Exposition dans un datacenter : Jason Matthew Lee investit Marilyn

Marilyn est un datacenter peu commun. Issu d’un brevet français, c’est le premier datacenter haute-densité écologique au monde depuis 2012.

En mars, il s’est transformé en bâtiment d’art grâce à la collaboration de l’artiste new-yorkais  Jason Matthew Lee et le fondateur de Marilyn, Nicolas Aubé.  Une démarche inédite pour un résultat saisissant.

En tant que Fournisseur d’accès Internet pour les entreprises, CELESTE s’est doté d’un centre informatique de données  répondant aux exigences de performance les plus élevées du marché mais pas que… En cohérence avec le positionnement de l’opérateur, le fondateur et président du groupe, Nicolas Aubé, a imaginé et construit un centre informatique écologique unique au monde : Marilyn.

Le brevet du datacenter permet une réduction de la consommation d’énergie de plus de 35% par rapport à un centre traditionnel, grâce notamment à sa conception architecturale en tours verticales. C’est dans une des tours de cinq étages, pas encore exploitée,  que Nicolas Aubé a donné à Jason Matthew Lee  carte blanche.

Artiste new-yorkais né en 1989, surnommé le hacker des galeries, Jason Matthew s’est plongé dans une démarche de restructuration ou déstructuration de la technologie. C’est d’ailleurs son travail sur les cabines téléphoniques qui avait initialement séduit Nicolas Aubé et conduit à ce mécénat d’un genre nouveau.

« L’artiste en a construit un récit qui se découpe en cinq chapitres, dans un mouvement ascendant qui s’oppose peut-être aux cercles de l’enfer, zones concentriques et circulaires imaginées par Dante au XVè siècle. Il reprend une partie de l’iconographie de la société CELESTE qu’il infiltre petit à petit dans ses propres créations, comme si la communication de l’entreprise avait été infectée par un virus inconnu ou qu’elle avait elle-même envahi d’autres réseaux par le biais de posters, peintures et installations vidéos. » analysent les représentants de l’artiste, de la galerie Crève-cœur.

Plus simplement, cette fusion entre un univers cloisonné, sécurisé et adapté aux contraintes opérationnelles et une démarche artistique inspirée tant de la pop que de la mythique de Tragic Venus nous pousse à réaliser que l’art peut interroger  tous les domaines. Si l’installation prend fin prochainement, le travail de Jason Matthew Lee sera préservé dans la plupart des salles du datacenter lors de la mise en production prochaine.

Et Marilyn restera le premier datacenter d’art du XXI° siècle.

Visiter l'explosition