Microsoft BUILD 2017 : beaucoup d’Azure et de l’IA

La plénière d’ouverture de la conférence développeur Microsoft a duré plus de 2h50 ! Il faut parfois avoir du courage pour tenir et les premières 30-40 minutes ont parfois été difficiles… L’éditeur a annoncé que 500 millions de terminaux fonctionnent avec Windows 10, à mi-chemin du milliard attendu pour 2018. Le chemin est encore long. 

Microsoft mise beaucoup sur les IoT (les objets connectés), Azure et l’IA (Intelligence Artificielle). L’éditeur, démos à l’appui, veut prouver que l’ensemble IoT + les services Azure + IA + 1 peu de codes vont servir les personnes et rendre de nombreux services. Par exemple, l’analyse temps va permettre de détecter une anomalie et d’envoyer une notification à la bonne personne. Nous avons déjà cela avec les API cognitives qui se multiplient mais là, MS propose un niveau totalement intégré.

Flippant ou pas, cela montre bien comment cet ensemble technologique va interagir et s’intégrer avec notre quotidien. L’IA joue le rôle central, tout comme Azure (pour la connexion avec les IoT et les services intelligents). Bref, le bon côté de l’IA et des IoT mais on comprend immédiatement le mauvais côté et les risques de surveillance massive des personnes, des salariés. 

La partie assistant personnel, avec Invoke et Cortana, a pris la relève pour nous montrer comment Cortana va nous suivre à la maison, au bureau, en passant par la voiture. Là encore, l’expérience continue est importante. Microsoft démontre une plate-forme totalement intégrée, ce qu’un Amazon Echo / Alexa n’est pas, et veut profiter de l’espace libre avant les conférences développeurs de Google et d’Apple qui suivront BUILD. 

MS sous-entendu aussi, avec raison, que l’environnement IoT, les multiples terminaux, les technologies de plus en plus diverses envahissent nos vies mais qu’il faut orchestrer et intégrer ce “chaos”. 

La notion de Cloud intelligent est centrale dans cette approche globale. Azure, avec Scott Guthrie, a été un gros morceau de cette plénière. Avec plusieurs nouveautés :

  • Azure Cloud Shell : un terminal directement en ligne avec des améliorations
  • La disponibilité d’un portail Azure adapté aux terminaux mobiles (enfin !). Un app mobile suivra bientôt. Elle n’est pas encore finalisée.
  • Le debug en production des services et apps cloud ! Là c’est cool. 
  • DocumentDB est remplacé par un nouveau service massivement distribué à haute performance, CosmosDB. Les utilisateurs de DocumentDB pourront bien évidement migrer !
  • Outil Azure Database Migration Service pour faciliter la migration SQL Server interne vers le service Azure
  • Les services MySQL et Postgresql 100 % managés !
  • SQL Server 2017 disponible localement, sur Azure et sur Docker

Scott a aussi rappelé l’importance du serverless, de l’architecture microservice dans Azure et pour le Cloud en général. Microsoft propose beaucoup le serverless entre les services Azure. Désormais, ce sont + 100 fonctions disponibles pour créer des scénarios serverless. 

La dernière partie de la plénière a été consacré à l’IA en général. Aujourd’hui, le développeur dispose de plusieurs dizaines d’API cognitives sur Azure et de nouvelles ont été annoncées aujourd’hui dont le Video Indexer. Mais en regardant plus loin, et c’est le point le plus intéressant, l’IA transforme Microsoft au niveau des services et des logiciels. Ainsi, l’IA va permettre de nouvelles fonctions comme une traduction à la volée dans PowerPoint. C’est une tendance lourde chez les grands fournisseurs technologiques.

Mais pour le développeur, il s’agit aussi d’accéder facilement à ces fonctions via les frameworks et les API. L’éditeur a annoncé un nouveau framework open source : Adaptative Cards. Le développeur conçoit des “cards” pour leurs applications / services qui seront totalement multi plates-formes avec la même syntaxe et compréhension partout. Le framework supporte par exemple Skype, Cortana, Bing, etc. Et d’autres frameworks devraient arriver dans les prochains mois pour étendre l’expérience IA. MS présente Adaptative Cards ainsi : 1 frameworks, de multiples canvas. 

Et Microsoft a aussi annoncé la disponibilité en version finale de Visual Studio 2017 pour Mac. Cet IDE permettra de développer des apps mobiles, cloud et .Net Core ou encore des jeux via Unity. Le but n’est pas de développer des applications Windows ou pur .Net. VS Mac supporte les développements macOS, iOS, Android, tvOS et watchOS. 

François Tonic