Fog Computing : IoT, Cloud Computing et local

Le monde technologique aime les nouveaux concepts ou faire passer pour nouveau ce qui existait déjà mais pas avec le même mot. Le Fog Computing c'est un peu ça. En gros, le Fog Computing est une architecture décentralisée pour les données et les traitements, sans oublier le stockage et les applications sont distribués. On évoque souvent le Fog Computing lié au Cloud Computing et aux IoT, les fameux objets connectés. Au lieu de tout traiter, et donc de tout envoyer, vers le Cloud, il s'agit de stocker et de traiter des données localement, directement sur l'objet connecté, notre fameux IoT. Le Fog (ou Edge) peut être vu comme une extension du cloud. 

3 éléments intéressants :

- l'analyse de données directement à la source et à la volée

- actions de l'IoT suivant les données récoltants et traités localement

- on envoie uniquement les données nécessaires à notre back-end cloud IoT : par exemple pour créer un historique de données de ces IoT

Il est important en effet de se dire que le Fog permet de traiter, stocker et récolter des données localement, d'utiliser les ressources, limitées, de son IoT au lieu de devoir toujours envoyer à son infrastructure IoT, donc sur le Cloud. On minimise le trafic réseau et surtout, on peut éviter la latence, la perte d'usage de certaines fonctions quand le réseau tombe ou quand il est mauvais. Cependant, l'IoT doit embarquer les ressources nécessaires. Aujourd'hui, il existe de nombreuses solutions capables de traiter et de stocker, par exemple, les ESP8266. On pourrait alors retrouver le concept de M2M, au sens premier du tout. La latence réseau est un critère important dans certains usages IoT. Vous évitez de surcharger inutilement le réseau : vous n'envoyez plus toutes les données toutes les x secondes. Vous améliorez, en théorie, la sécurité en minimisant le trafic entrant / sortant. Et vous ciblez mieux les données à stocker et celles à envoyer dans votre cloud (on pouvait déjà le faire). 

Dans un livre blanc, Cisco préconise cette approche pour :

- des données très précises et sensibles : infrastructure de transport par exemple

- x millions d'objets déployés partout dans le monde

- nécessité d'analyser les données en -1s et d'agir immédiatement

La connexion entre l'IoT / Fog et le Cloud est la même. On ne change pas fondamentalement l'architecture mais on rajoute une couche intermédiaire : on renforce les traitements locaux et on allège son cloud. Mais attention aussi à ne pas faire exploser les ressources matérielles des IoT. Par définition un IoT embarque des ressources limitées par des contraintes de prix, de place ou d'autonomie. Pour nous, le Fog ne concerne pas tous les IoT, mais des objets bien précis, dans des domaines / usages bien précis. Il faut voir comment les constructeurs d'IoT vont agir vis-à-vis du Fog mais comme les fournisseurs de plateformes Cloud / IoT et réseaux vont packager des offres, les constructeurs pourraient ne pas avoir le choix. 

A suivre.