Pourquoi OVH et Octave Klaba ont raison de parler technique pour expliquer les pannes de jeudi

Il est à peine 8h quand nous constatons que nos sites et une partie de nos mails ne sont plus accessibles. Le stress monte vite. N’étant pas à la rédaction, nous appelons immédiatement notre responsable web pour suivre la situation. Il confirme la panne et elle vient de notre hébergeur, Ovh. On pense immédiatement à une attaque massive comme cela peut arriver. Le doute plane quelques minutes mais très rapidement, on comprend ce qu’il se passe : une succession de pannes a provoqué le chute d’une partie du réseau OVH au niveau européen. 

La panne débute par un incident sur le réseau optique qui connecte le site de Roubaix avec 6 autres points du réseau. Manque de chance pour OVH, les liens 100G (liés au noeuds optiques) sont perdus avec impossibilité de faire le moindre diagnostique distant. Il faut intervenir sur place et manuellement pour débrancher, retrancher et redémarrer les équipements. L’incident se clôt à 10h34. La piste du bug logiciel sur les équipements optiques peuvent expliquer cela. Dans sa communication, Octave Klaba est très clair « les bugs ça peut exister, les incidents qui impactent nos clients non. Il y a forcément une erreur chez Ovh… ». En fait, deux incidents distants ont touché l’infrastructure d’Ovh. Le premier concerne le site de Strasbourg qui a connu un incident électrique de grande ampleur : coupure d’alimentation. Les deux pannes successives ont donc directement impacté les nombreux hébergés sur les serveurs Ovh. Le cumul des deux pannes durant quasiment toute la matinée a eu un impact important. 

Octave Klaba a rapidement communiqué sur les pannes et les raisons de celles-ci et de manière technique. Les clients et partenaires ont besoin de ces précisions pour se rassurer et éviter toute confusion. Le pire aurait été de ne rien dire ou de faire une communication « tout public » sans donner le fond du problème. Ce qui aurait pu laisser planer un doute : une attaque massive, une erreur humaine, etc. 

D’un fournisseur critique de l’infrastructure, nous attendons justement cela : une communication technique la plus précise possible, avec la transparence qui va avec.