Red Hat partage ses prédictions sur le futur du Big Data, d'OpenStack et du Cloud

LE BIG DATA

La place centrale des data scientists en entreprise

La frontière entre Big Data et données continuera de s’estomper. Les DSI voudront consolider et intégrer les sources de données traditionnelles (les entrepôts de données, par exemple), relier systèmes analytiques aux tableaux de bord de Business Intelligence, et appliquer les technologies Big Data de nouvelle génération, telles que Hadoop, aux volumes de données. Cette exploitation du Big Data fera émerger de nouveaux modèles d’entreprise et segments de marché. Le rôle des data scientists va se diversifier : on fera appel à des nettoyeurs de données (data hygienists) pour optimiser la qualité des données, à des explorateurs de données (data explorers) pour sélectionner les données pertinentes ou encore des experts en campagnes (campaign experts) pour produire des résultats à partir des renseignements extraits des données. L’innovation Open Source dans le secteur du Big Data devrait s’accélérer, de même que l’adoption des technologies émergentes, de type Storm et Spark.

- Greg Kleiman, directeur de la stratégie de la division Stockage et Big Data, Red Hat                       

L’intégration et le traitement des données seront des avantages compétitifs significatifs.

2015 sera marquée par l’essor des montres, lunettes et autres accessoires connectés qui peuplent l’Internet des objets et dont les données vont venir alimenter le flot du Big Data. Les entreprises qui sauront intégrer ces données, les traiter judicieusement et les traduire rapidement en orientations stratégiques se démarqueront de la concurrence. Elles auront besoin d’une infrastructure IT à base : de plates-formes Cloud IaaS et PaaS, pour développer et exécuter avec flexibilité et agilité leurs applications et processus métier ; de plates-formes d’applications mobiles et de services adaptés et performants ; de technologies légères d’intégration au Cloud, pour donner aux clients le sentiment d’une grande transparence au niveau de l’interaction des données, des applications et des processus métier. Et enfin elles auront également besoin de plates-formes décisionnelles et d’automatisation permettant la modification rapides des processus métier et des décisions pour stimuler l’engagement client.

- Pierre Fricke, directeur du marketing produit de la division Middleware, Red Hat

Tout comme elle a inspiré Netflix pour la série à succès House of Cards, l’analyse du Big Data devrait faire naître de nouveaux modèles d’entreprise et segments de marché.

- Irshad Raihan, directeur senior du marketing produit de la division Stockage et Big Data, Red Hat

LE CLOUD COMPUTING

Le Cloud hybride a le vent en poupe.

Les innovations se multiplient dans le domaine du Cloud public, notamment suite aux annonces d’Amazon Web Services et de Google. Les entreprises commencent à s’intéresser de près au Cloud public mais pour tenir toutes leurs engagements, ces offres doivent être suffisamment ouvertes aux technologies existantes pour ne pas compliquer la portabilité des clients et l’interopérabilité entre les anciens et nouveaux systèmes. Même si les entreprises vont encore hésiter entre environnements privés et Cloud public elles devraient au final se rapprocher du Cloud hybride.

- Ashesh Badani, vice-président et directeur général de la division OpenShift, Red Hat

Le Cloud hybride s’imposera comme l’alternative la plus judicieuse pour un nombre croissant d’entreprises, à condition d’élaborer la bonne stratégie d’administration. Les décideurs réaliseront que les Clouds privés et les infrastructures virtualisées entravent leur liberté d’action, et que les Clouds publics coûtent trop cher et sont incomplets.

- David Egts, directeur technique en charge des solutions pour l’administration américaine, Red Hat

En 2015, les Clouds publics séduiront davantage d’entreprises en quête d’évolutivité, mais ils révèleront également leurs limites, en termes de continuité des opérations et de prévisibilité des performances. L’approche hybride apparaîtra alors plus pertinente. Elle sera plus largement déployée, de préférence sous sa forme logicielle, à l’instar des applications SaaS.

- Marco Bill-Peter, vice-président du département Service et engagement client, Red Hat

Plus que les environnements associant Clouds publics et privés, le terme ‘hybride’ va se généraliser pour désigner les déploiements à la fois physiques, virtuels et Cloud, avec par exemple des modèles de services hybrides mêlant IaaS, PaaS et SaaS, des architectures hybrides extensibles (scale up et scale out), des applications hybrides combinant composants standard et personnalisés, émergents et préexistants, ainsi que les modèles de distribution hybrides englobant services hébergés, gérés en Cloud et sur site.

- Mark Coggin, directeur senior du marketing produit de la division Plates-formes, Red Hat

Les systèmes physiques nus (ou bare-metal) constitueront un environnement de choix pour le Cloud Computing.

Les systèmes bare-metal figureront parmi les 5 principaux environnements de déploiement des Clouds.

- Bryan Che, directeur général, en charge de la stratégie des produits Cloud, Red Hat

La nouvelle ère du ‘Cloud Sprawl’ (prolifération des Clouds)

2015 sera l’année du ‘Cloud sprawl’. Après la prolifération des serveurs, solutionnée par la virtualisation, puis celle des systèmes virtualisés, résolue par le Cloud Computing, viendra la prolifération des Clouds. Le foisonnement des services Cloud abordables conjugué aux nouvelles attributions des départements IT d’entreprise a fait exploser le nombre de petits projets hébergés en Clouds privés, publics et hybrides et conduit à une plus forte exposition des entreprises aux risques.

- Irshad Raihan, directeur senior du marketing produit de la division Stockage et Big Data, Red Hat

Deux types de charges de travail dans le Cloud

Les charges de travail Cloud vont se scinder en deux catégories distinctes mais néanmoins liées. La première sera principalement pilotée par les machines virtuelles, dynamiques, qui doivent être isolées des autres applications mais peuvent partager des ressources IT, non sans quelques conflits. Elles reposent sur une infrastructure consolidée (de dizaines de machines virtuelles) et sont destinées aux applications horizontales (scale out) plutôt que verticales (scale up). La seconde sera basée sur des conteneurs hébergés sur plusieurs hôtes qu’il faudra intégrer et orchestrer et qui supposent un dispositif d’administration des ressources et un environnement ultra dense (comprenant des centaines, voire des milliers de conteneurs), qui conviennent à tous types d’applications extensibles, horizontales notamment.

- Mark Coggin, directeur senior du marketing produit de la division Plates-formes, Red Hat

Stockage élastique, mais contraintes au niveau des applications.

Séduites par les possibles gains d’efficacité, les entreprises vont vouloir migrer dans le Cloud une part maximum de leur infrastructure avec des réussites variables. Les applications préexistantes seront difficiles à migrer et beaucoup continueront de tourner là où elles sont, mais dans une architecture reconfigurée pour mieux consommer les capacités de stockage évolutives, sur site et ailleurs, ce qui s’avère être le niveau d’évolution le plus facilement accessible.

- Neil Levine, directeur senior, en charge de la gestion des produits de stockage et Big Data, Red Hat

IPv6, nouveau protocole par défaut

Le protocole IPv6 va devenir l’option par défaut d’accès aux machines virtuelles dans la plupart des Clouds.

- Nicolas Barcet, directeur en charge de la gestion des produits OpenStack, Red Hat

OPENSTACK

2015 : année de la guerre pour le pouvoir d’OpenStack (et de sa consolidation)

La tendance à la consolidation autour de trois ou quatre fournisseurs spécialistes d’OpenStack verra certaines entreprises gagner ou perdre selon la capacité d’intégration de leur distribution OpenStack de base. Les clients voudront des solutions intégrées parfaitement testées et validées mais ils craindront aussi les inconvénients du verrouillage propriétaire et ils préféreront au final associer les composants de différents éditeurs.

- Neil Levine, directeur senior, en charge de la gestion des produits de stockage et Big Data, Red Hat

La consolidation du marché SDN (software-defined networking) Open Source aura lieu en 2015. Il existe actuellement plus d’une demi-douzaine de projets SDN Open Source. En 2015, nous assisterons à la consolidation du marché autour des quelques solutions OpenStack et de piles SDN entières, et les rachats de sociétés aboutiront à l’identification d’un grand gagnant dont le projet dominera le segment de la collaboration et de la virtualisation réseau OpenStack.

- Dave Neary, ingénieur en chef, spécialiste des logiciels, de l’Open Source et des standards, Red Hat

Une grande année pour OpenStack.

L’adoption d’OpenStack va dépasser l’IT, le monde de la recherche et celui de l’université pour gagner plusieurs segments verticaux et passer du stade des "innovators" à celui des "early adopters". Les clients s’intéresseront moins au pourquoi et davantage aux applications d’OpenStack et aux solutions envisageables. Pour les opérateurs télécom, OpenStack en production prendra la forme de projets de virtualisation des fonctions réseau (NFV) au ROI éprouvé.

- Radhesh Balakrishnan, directeur général, OpenStack, Red Hat

L’adoption d’OpenStack par les entreprises va s’intensifier et les clients qui envisageront OpenStack comme une plate-forme d’infrastructure de nouvelle génération demanderont des fonctions pour les charges de travail traditionnelles (de reprise après sinistre, de haute disponibilité, etc.). OpenStack est à présent mature et riche en fonctionnalités. La technologie, dont le concept est à présent validé, sort des labos pour devenir opérationnelle, prête pour les charges de travail de production. On trouve déjà OpenStack dans de nombreux secteurs verticaux (administration, services financiers, laboratoires pharmaceutiques, grandes entreprises, télécommunications) et ce n’est que le début des déploiements qui vont se poursuivre en 2015.

- Joe Fitzgerald, vice-président et directeur général, Cloud Management, Red Hat

2015 sera l’année de la légitimité pour OpenStack et le système d'exploitation, fusionnant   pour concrétiser les promesses de l’IaaS.

- Mike Ferris, directeur senior du marketing produit, Red Hat

Il y aura bientôt autant de nœuds tournant sous OpenStack dans le monde que de nœuds sur lesquels AWS est déployé.

- Nicolas Barcet, directeur en charge de la gestion des produits OpenStack, Red Hat

Les spécialistes des réseaux et des télécommunications adoptent OpenStack sans réserve.

Les professionnels des télécommunications vont adopter OpenStack comme plate-forme NFV par défaut dans les prochains déploiements en production à l’issue des phases POC et pilotes.

- Werner Knoblich, vice-président senior et directeur général pour la zone EMEA, Red Hat

En 2014, plusieurs grands noms des télécommunications et fournisseurs d’équipements réseau ont reconnu en OpenStack la base essentielle de leur agilité. En 2015, ils vont comprendre qu’ils n’ont pas intérêt à tout faire eux-mêmes mais plutôt à se tourner vers des distributions en amont.

- Tim Burke, vice-président, Cloud and Operating System Infrastructure, Red Hat

Au moins un opérateur de télécommunication va déployer publiquement un service central tournant sur une infrastructure OpenStack. La technologie NFV a révolutionné le monde des télécoms ces deux dernières années. La prochaine étape, celle du déploiement en production d’un service de télécommunication central, comme vIMS ou vEPC, se produira en 2015.

- Dave Neary, ingénieur en chef, spécialiste des logiciels, de l’Open Source et des standards, Red Hat

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