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05mai
nouveau témoignage Windows Azure
10:24 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
12avr.
Cloud : il ne faut plus considérer la sécurité comme une problématique à part»
08:58 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
Par Pierre Calais, Vice Président Engineering & Operations
Avec l’avènement du Cloud, les ressources informatiques vont être de plus en plus dispersées. Certaines entreprises choisiront certainement de conserver dans leur infrastructure privée (ou Cloud privé) certaines applications et données, et choisir d’utiliser des ressources en externe, en s’appuyant sur des Clouds Publics. Selon les analystes, les Clouds Hybrides -mélanges des deux- seront les plus répandus dans les prochaines années. Cependant, la principale erreur commise actuellement est de considérer la sécurité informatique comme une problématique à part. Très souvent, on ne se préoccupe de la sécurité qu’après le passage au Cloud, alors qu’aujourd’hui, elle doit impérativement faire partie du déploiement. Elle doit être prise en compte dès la conception des architectures basées sur le Cloud, et encore plus dans le cas des infrastructures hybrides.
Ressources dispersées, sécurité non garantie
En matière de sécurité, le Cloud pose deux problématiques majeures. D’une part, en permettant des déploiements d’applications sur différents réseaux privés, publics ou sur une combinaison des deux, il provoque une banalisation des accès qui doit s’accompagner d’une authentification (gestion d’identité) renforcée. De plus, ce type d’architecture implique par nature que l'on ne sait plus réellement où sont nos applications métiers et où sont stockées nos données confidentielles. D’autre part, avec la virtualisation et l’externalisation des serveurs et des équipements de stockage, les systèmes informatiques ne sont plus cloisonnés comme autrefois. Sur le LAN cloisonné, les applications étaient protégées grâce aux firewalls et IPS. Avec le Cloud, le LAN explose, ressources et applications se dispersent, et ne sont plus protégées directement. Les entreprises vont avoir de plus en plus de mal à localiser les équipements et applications, et ne pourront plus avoir une entière confiance dans l’infrastructure. Elles auront par ailleurs plus de difficultés à savoir qui accède aux applications et comment.
Il devient alors impératif de repenser la sécurité, et de rajouter des protections. La sécurité périmétrique va donc évoluer : les périmètres vont se rétrécir et se multiplier. Les entreprises devront mettre la sécurité au plus près des différents équipements et applications les plus stratégiques et les plus sensibles.
Enfin, l’administration de la sécurité devra savoir gérer l’ensemble des ressources, en privé et en externe. Il faudra aussi être informé (alerté) en cas de brèche, d’attaques ou d’incident sur une ressource exploitée par un tiers, ce que les prestataires cloud (SaaS, PaaS ou IaaS) proposent encore rarement.
NETASQ suggère donc trois mesures pour améliorer la sécurité du cloud :
1/ Repenser la sécurité périmétrique pour tenir compte de l’architecture en place dans l’entreprise et chez ses prestataires éventuels
2/ Concentrer les efforts de sécurité sur des périmètres réduits, au plus près des équipements hébergeant les applications les plus stratégiques et stockant les données les plus sensibles pour l’entreprise et ses clients.
3/ Associer une appliance de sécurité virtualisée aux applications stratégiques, les données sensibles de l’entreprise restant ainsi protégées, où que soient les plate-formes physiques les supportant.
14mar.
le cloud de fujitsu pour photo24
15:02 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
Fujitsu annonce aujourd'hui que Photo24 ProductionGmbH a choisi la plate-forme Fujitsu IaaS pour accueillir ses services photo et multimédia, en particulier son service photo pour bébé qui connaît une forte croissance, www.babysmile24.de. Fujitsu garantit que cette plate-forme a été conçue de manière à gérer les pics d’activité et de respecter les délais pour satisfaire les clients.
Photo24 a choisi la solution de crédit-bail de l'offre IaaS de Fujitsu, son souhait premier étant d'éviter d'investir des capitaux importants dans une infrastructure informatique, tout en disposant de la capacité et de la disponibilité lui permettant de satisfaire les commandes de ses clients. Grâce au modèle « pay-as-you-use » (vente à la demande) de Fujitsu, Photo24 est assuré de la flexibilité, de la fiabilité et de la disponibilité de ses systèmes informatiques, ces éléments étant garantis par un contrat de service.
En 2009, Photo24, une entreprise jeune et dynamique offrant une large palette de services photo, admet avoir besoin de remplacer son ancienne solution de planification des ressources de l'entreprise (ERP) ainsi que son matériel, sa capacité limitée devenant un frein à la croissance de la société. Le modèle commercial de Photo24 implique des besoins importants en termes de capacité de stockage des fichiers multimédia. Les nombreux employés de l'entreprise doivent pouvoir accéder au serveur et aux espaces de stockage 24 heures sur 24 afin d’avoir accès à l’ensemble des fichiers et contenus. Les systèmes doivent également être suffisamment puissants pour prendre en charge les procédures ERP de Photo24. Après avoir considéré l'option consistant à installer un datacenter dans ses locaux, Photo24 décide de ne pas donner suite à ce projet en raison de l'investissement qu'elle nécessitait en termes d'équipement, d'espace et de personnel. Sans compter le manque de flexibilité requise pour s'adapter à la fois aux pics saisonniers et aux exigences croissantes des processus métier.
La solution alternative proposée par notre partenaire SIGMA Chemnitz consistait en une solution Cloud basée sur l'offre IaaS de Fujitsu. L'infrastructure informatique est physiquement située dans un datacenter Fujitsu, ce qui garantit à Photo24 des ressources disponibles et à jour. Fujitsu gère également la sécurité et la sauvegarde des données, ce qui apporte un peu plus de sérénité à Photo24. Cette garantie s'étend également aux clients de Photo24, qui peuvent, par exemple, réaliser des photos de nouveau-nés et les offrir via le portail photo www.babysmile24.de aux parents et aux proches.
D'un point de vue financier, Photo24 confirme que la solution IaaS de Fujitsu a permis de réduire les coûts généraux et technologiques, car elle supprime complètement les investissements nécessaires en termes de temps, de main d'œuvre et de technologie que Photo24 aurait engagés pour la prise en charge et la mise à niveau du matériel sur ses propres systèmes informatiques. Il en est de même pour les coûts liés à la formation, aux logiciels, aux certificats, au travail de maintenance et aux mises à jour. Le modèle flexible de paiement échelonné « pay-as-you-go » permet à l'entreprise de ne pas réaliser des investissements en matériel inutiles tout en améliorant la transparence des coûts.
Afin de s'assurer de la fluidité de la transition et du lancement du service, SIGMA a créé un concept de service personnalisé et a assuré la coordination de la transition avec Fujitsu, en dispensant des conseils pour travailler à partir d’une configuration optimale et sur la coordination avec le datacenter.
05mar.
CloudWare et les couches cloud de OW2 : le point complet
14:37 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
les premiers travaux autour du cloud et de l'informatique dynamique remontent à 2009. La vision centrale de OW2 est d'offrir une middleware logiciel pour le cloud, une suite logicielle pour l'infrastructure. Et la priorité est le cloud. mais c'est aussi une opportunité dixit les responsables de OW2. CloudWare, le socle cloud, a été initié en mai 2010 et actuellement une trentaine de société / organisation ont rejoint l'initiative. Actuellement les axes cloud se concentrent sur le IaaS et le PaaS.
Une des questions posées par cloudware est de savoir comment on passe d'un middleware à un middleware cloud. Mais comme le rappel les responsables, le cloud est multiple et il faut le prendre en compte. Ainsi que les usages car des usages dépendent telle ou telle approche. bref, dans le cloud il n'y a pas un type d'architecture, mais plusieurs. Et finalement, presque chaque fournisseur propose la sienne. OW2 a l'ambition de couvrir l'ensemble des besoins, de supporter toutes les architectures ainsi que les usages.
Et le cloud va du silo IT que l'on passe en cloud à un cloud massivement distribué s'appuyant sur de petits datacenter et non plus uniquement par d'immenses datacenter à la Google, Amazon, Microsoft, Apple. C'est aussi pour cela que OW2 travaille avec d'autres organisations du cloud comme OpenStack. Et l'un des problèmes concerne l'émergence des standards que prend du temps. Et actuellement, chacun fait des spécifications dans son coin. Et le défi est de pouvoir s'exécuter dans tous ces acteurs différents via des méta-modèles.
Sur la présence de Microsoft, OW2 nous a précisé que c'est l'éditeur qui a fait les premières démarches et que l'organisation constate que chez Microsoft l'interopérabilité est un axe stratégique important. L'idée entre OW2 et Microsoft est de s'appuyer sur des piles, API open source pour développer une interopérabilité Java (meilleure qu'aujourd'hui donc).
A la question du PaaS chez OW2, l'équipe nous a répondu : "les gens commencent à comprendre les possibilités du IaaS". Le Paas demeure parfois peu clair. Le travail sur le PaaS débute à peine. OW2 pense avoir un avantage sur le PaaS notamment sur sa connaissance de Java. Et l'espoir peut être de fournir une couche PaaS standard pour faire du Java sur le cloud. Ce qui sera un beau pavé à SpringSource, Google, Force.com et même à la communauté Java. Mais le PaaS demeure peu ouvert selon OW2 même si des éditeurs cherchent l'interopérabilité. Il existe quelques offres comme CloudBees mais cela reste finalement bien Java ! Pourquoi toujours s'intéresser à Java ? Certes le patrimoine Java est important mais est-ce uniquement pour cette raison ? Il faut dire que du côté .Net, Microsoft verrouille le PaaS avec Azure.
Si les travaux avancent, pour le moment, difficile de passer en production. Il reste encore beaucoup de R&D et de travail à accomplir pour finaliser l'ensemble des briques cloud chez OW2 et même compléter les offres. Un autre axe de développement concerne SlapOS qui est actuellement en pleine incubation chez OW2.Il s'agit d'un système virtuel réseau. OW2 travaille aussi à peaufinir, améliorer JASMINe et la gestion multi-IaaS.
Agenda : journée OW2 durant le salon IntheCloud !!!
14fév.
Amazon AWS : témoignage d'un utilisateur
09:54 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
Fred Beringer (VP business development Europe - SOASTA)
SOASTA a été crée en 2006 pour répondre à une problématique business. Durant les années 2000, Tom Lounibos, alors CEO de Sagent une société de Business Intelligence fonctionnant (déjà!) en mode SaaS, voulait s'assurer que son application pouvait répondre à une charge exceptionnelle à certains moments clefs de l'année. A l'époque, les outils pour effectuer des tests de charge et de performance existaient mais malheureusement restaient très onéreux de par leur nécessité d'un investissement important en matériel et licence logiciel et de par le fait que l'analyse de la performance ne pouvait se faire en temps réel. Mr Lounibos a donc décider de pallier à ce manque en investissant dans une technologie lui permettant de garantir la fiabilité et des performances optimales de son application.
L'avènement de SOASTA en tant que leader du Cloud Testing est à mettre en parallèle avec le succès des services Cloud de Amazon EC2. En effet, en 2006 SOASTA fut l'un des premiers clients beta de la plateforme très populaire aujourd'hui. Cette plateforme permettait à SOASTA de provisionner (manuellement en 2006) des serveurs a la demande afin de générer du trafic utilisateur, enregistré au préalable, dans le but de tester la fiabilité de sites web et applications à fort volume de fréquentation. Les premières expériences furent pour le moins douloureuses: Manque d'API, provisoirement manuel et approximatif (Pour une demande de 200 serveurs, plus de la moitié pouvaient rester dormants!) et des performances loin de répondre aux besoins de SOASTA. Mais très vite, les équipes d'Amazon on su écouter leurs utilisateurs et en 2007, la plateforme était utilisée quotidiennement par les ingénieurs en performance de SOASTA pour tester des applications web. L'intégration de la nouvelle API de EC2 dans les produits SOASTA a été facilité par la disponibilité des équipes d'Amazon pour répondre aux questions et développer des nouvelles interfaces. Début 2010, SOASTA était capable de déployer plus de 800 instances EC2 en 20 minutes en cliquant sur un bouton ! (lors du test de myspace debut 2010). Un rêve devenu réalité pour tous ceux effectuant des tests de charge et de performance !
SOASTA ne s'est pas arrêté la puisque ses besoins en ressources machines s'accroit au rythme du trafic grandissant d'internet. Des partenariats ont été signé avec des acteurs du Cloud Computing proposant les mêmes services: Microsoft Azure, IBM Cloud, GoGrid, 3Tera etc. L'expérience avec Microsoft est intéressante puisque Azure se situe plus au niveau du Platform -as-a-service (PaaS) plutôt qu'à celui de l'Infrastructure-as-a-Service (IaaS) et plutôt orienté .NET. Mais Microsoft a su voir l'opportunité que représentait les tests de charge pour Azure est a travaillé d'arrache pied avec SOASTA pour offrir la même qualité de service que EC2. L'intégration de l'API a été plus douloureuse que celle d'EC2 celle-ci étant au départ prévue pour du .NET mais les ingénieurs des deux sociétés ont su trouver des solutions pour offrir une API élégante et flexible.
Aujourd'hui la fiabilité des plateformes cloud est bien meilleure qu'il y a 18 mois et les API permettent de gérer parfaitement les cas d'erreurs et redémarrage des instances ayant subit un problème. Il est très rare que nos ingénieurs aient besoin d'utiliser l'interface administrative de EC2 ou Azure pour régler un problème au niveau des instances.
Au niveau clouds publics, SOASTA aujourd'hui possède une plateforme lui donnant accès a environ 40 000 serveurs qui lui permet de répondre aux demandes de ses clients. Le déploiement de ces serveurs est entièrement automatisées pour les plateformes les plus populaires mais nous travaillons aussi avec des partenaires moins matures pour des besoins locaux/géographique (certains de nos clients ont besoin de générer de la charge provenant d'un pays particulier. Typiquement, En France SOASTA recherche des partenaires IaaS offrant les mêmes type de service que EC2 et Azure). Avec ces partenaires, le déploiement reste manuel.
La plateforme Cloud s'étend également aux clouds privés. Nous pouvons aujourd'hui agréger des ressources provenant d'infrastructure vCloud (VMWare), Eucalyptus ou cloud.com. Ces clouds privés deviendront partie intégrante du cloud global à disposition pour les tests de performance. Ce que nous appelons le "SOASTA Global Test Cloud" devient donc un Cloud Hybride dédié aux tests de performance. La verticalisation des Clouds est une direction très forte dans l'informatique d'entreprise. SOASTA le fait dans le domaine des tests de performance mais nous pouvons facilement imaginer des clouds dédiés à la santé, la finance, le service publique etc.
Le Cloud Computing est la "silver bullet" pour les tests de charge et de performance. Les outils traditionnels de test n'en profitant pas ne pourront plus rivaliser très longtemps avec ce type d'offre. L'investissement en matériel aujourd'hui n'a plus aucun sens pour ce type de test et la possibilité de générer une charge quasiment infinie (nous effectuons des tests à plus de 1 millions d'utilisateurs virtuels toute les semaines avec des clients comme NetFlix, Intuit, La BBC etc.) est du pain bénie pour tous les ingénieurs en performance du monde !

01déc.
OW2 Conference : vers un modèle de développement cloud !
09:17 - Par francois tonic - actus - aucun commentaire
Durant la conférence OW2 de fin novembre dernier à Paris, Hailong Sun (Pékin) a présenté une session intéressante autour de « a cloud platform for delivering instant development service with service oriented approaches ». En premier lieu, on nous présente un développement orienté service de type n-couches : infrastructure, services composants et applications. La vision de Hailong Sun, ou FutureWare, est une approche service et par couche : l’infrastructure fournit les services de base (OS, stockage, réseau), le middleware (services, API, SDK) puis on trouve la plateforme de production logicielle. On peut alors de demander si l’approche orienté service des applications et du développement peut être une bonne solution dans le monde cloud computing.
Nous sommes plutôt pour car le cloud doit justement casser l’approche des développements monolithique car le cloud doit s’appuyer sur des notions de services mais avec la migration des applications actuelles, cela pourra très difficile de l’appliquer à tout, hormis pour les projets nouveaux. Hailong Sun parle ainsi de SOARware avec une couche de fondation, une couche de développement et de modeling, une couche d’exécution puis couche de consommation / présentation en mode SaaS. La fondation (ou SOARBase) rassemble le business process, les bases de données, les notions de qualité. Bref c’est du vrai modèle de développement cloud avec un bus de service, des outils d’administration, du BPMN.
Hailong met aussi en avant l’open cloud et notamment les problèmes liés : installation et configuration des outils de développement et du middleware. Il faut donc repenser tout cela avec des outils de développement en mode SaaS, une plate-forme entièrement hostée et à la demande. Il démontre alors son environnement de développement basé sur AppEngine et Flex.
02nov.
Migration Top-chrono d’une application JEE sur le Cloud Computing partie 1
15:44 - Par francois tonic - avis d'expert - un commentaire
par Frédéric Sauzet & Hervé Desaunois (Consultants seniors - Valltech Consulting Toulouse )
Depuis maintenant quelques années le Cloud Computing est en croissance exponentielle. Il ne se passe pas un trimestre sans que des annonces majeures ne soient faites et que de nouvelles plates-formes émergent. Toutes ces offres mettent en avant des arguments séduisants tels que des avantages économiques, meilleur ROI (Return On Investissment), un démarrage rapide et une facilité de déploiement (Time to market), une forte capacité d’évolution (ressource élastique de type hardware ou software) ainsi qu’une très haute disponibilité et une montée en charge quasiment transparente selon les solutions Cloud.
Nous nous proposons de confronter ces arguments en tentant de migrer une application de référence JEE sur le Cloud Computing.
Quelques concepts
Définir ce qu’est le Cloud Computing n’est pas chose facile, à tel point que même l’encyclopédie en ligne Wikipedia n’en propose pas une clairement… Tentons l’exercice néanmoins : le Cloud Computing est un terme général désignant des services accessibles depuis Internet et mettant à disposition des ressources informatiques (ressource hardware et software de façon élastiques). Ces ressources sont distribuées géographiquement et dématérialisées pour l’utilisateur qui peut y accéder à partir d'un client léger.
La mise en œuvre du Cloud Computing est divisée en trois catégories (du plus spécialisé au plus généraliste) :
• SaaS, Software as a Service, les services sont rendus par un logiciel (par exemple, Salesforce) ;
• PaaS, Plateforme as a Service, les services sont rendus en mettant à disposition une plateforme (par exemple, une plateforme de développement) ;
• IaaS, Infrastructure as a Service, les services sont rendus en mettant à disposition une infrastructure (par exemple, une machine virtuelle).
Nous allons introduire la notion de container Cloud : il s'agit d'une application hébergée par une solution Cloud qui doit se souscrire à des services techniques comme un composant EJB hébergé par un container JEE. Les services techniques sont divers; ils sont constitués généralement d’un service de base de données orientées ligne ou colonne, d’un service stockage de type fichier à plat, d’un service de sécurité (firewall, cryptage, authentification), d’un service d’administration et d’un service de communication de type middleware orienté message (MOM). Le MOM permet de réaliser des échanges entre le container Cloud et le monde extérieur, l’entreprise ou une autre solution Cloud.
Dans notre étude nous allons prendre les trois acteurs majeurs du Cloud Computing :
• Microsoft avec son offre Azure, qui est une offre de type PaaS ;
• Google et son fameux Google App Engine (GAE), également PaaS ;
• Amazon avec le doyen Amazon Web Service (AWS), offre de type IaaS.
Nous allons détailler ci-dessous les avantages et les inconvénients de chacune de ces solutions dans le cadre de la migration d’une application de référence JEE dans un container Cloud.
Scrumtoys
L’application que nous avons choisie pour tester et comparer ces différentes offres est Scrumtoys. C'est une application Web minimaliste de gestion de projets à l'aide de la méthode agile Scrum. Scrumtoys fait partie des applications de référence JSF 2.0 fournies dans le tutoriel JEE6. Le choix du serveur d’application s’est naturellement porté sur Glassfish v3 comme serveur d’application JEE6.
Scrumtoys utilise les nouveautés de JSF 2.0 pour la partie présentation et JPA pour la persistance de données.
Microsoft Azure Platform
Cette offre, de type PaaS, est construite autour des trois services suivant :
• Windows Azure ;
• SQL Azure ;
• AppFabric.
Windows Azure concerne les services liés aux outils de développement, au stockage de données et aux ressources de calcul.
SQL Azure comme son nom l’indique, est le service de base de données relationnelle basée sur SQL Server et disposant de toutes les fonctionnalités requises en matière de configuration, administration et maintenance. Et pour finir AppFabric sert à connecter les services Azure entre eux, il fait office de bus de communication entre ceux-ci. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps. La solution Microsoft n’est pas clairement adaptée à ce type de migration. Il est certes possible d’exécuter des applications Java sur Azure mais cela se révèle très fastidieux. Le point fort de la solution Microsoft est d’être un container Cloud spécialisé pour le déploiement et la migration de solutions Microsoft et PHP.

18oct.
Le Cloud computing aide à contrôler l’IT à moindre coût
11:31 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
par Jean-Yves Pronie (Directeur Marketing EMC France)
Les technologies de virtualisation associées au Cloud privé aident l’entreprise à réduire ses dépenses IT tout en déployant rapidement de nouveaux services fiables, souples et évolutifs.
Les Datacenters sont confrontés à un réel défi : le volume d'applications et de données continue de croître de façon exponentielle. Parallèlement, la Direction des Systèmes d’Informations s’efforce de fournir, tant bien que mal, les ressources nécessaires au déploiement de nouveaux services, commandés par les directions métiers ou par de grands clients. Ces services doivent contenter des groupes de travail distants de partenaires ou de salariés, des utilisateurs familiarisés aux services en ligne disponibles en continu.
Trop longtemps, une approche cloisonnée a freiné l’efficacité de l’informatique. Des silos ont été formés, au fil des ans, avec des plates-formes serveurs, des environnements systèmes et des charges applicatives étroitement couplés. Ce modèle complique l’administration de la disponibilité, de la sécurité et des performances. Pire, il entraîne une prolifération de serveurs et d’équipements de stockage, aux coûts de maintenance prohibitifs. Créant un fardeau de plus en plus lourd sur les épaules de l’équipe exploitation, il l’empêche d’ajuster les moyens techniques aux attentes des métiers, de façon dynamique. De ce fait, une infime partie du budget consacré à l’informatique crée véritablement de la valeur pour l’entreprise. En moyenne, elle dépense 72% de son budget IT à maintenir ses infrastructures et applications en condition opérationnelle, ce qui signifie que moins de 30% du budget est consacré à la recherche d’une différenciation au bénéfice de l'entreprise et à l’innovation.
Relâcher les liens entre données, applications et matériels
Le Cloud computing est une nouvelle approche visant à réduire les coûts d’exploitation informatique, à gagner en productivité grâce aux services déployés rapidement, à moindre coût. Plutôt qu’un lien rigide entre un serveur, une application et ses données, ce modèle offre une infrastructure IT fournie comme un service omniprésent, fiable et simple d’accès, tels que peuvent l’être le téléphone et l’électricité. La mise en ligne de nouveaux services est jusqu’à 30 fois plus rapide, car on s’appuie - aussi souvent que possible - sur des plates-formes virtualisées, interconnectées entre elles. Conformément à cette approche, qui reprend les protocoles standards d’Internet, un Cloud privé est un environnement d’infrastructure informatique entièrement virtualisé, géré comme un service, sous le contrôle de la DSI. Il est compatible avec les applications existantes, gère aussi bien les applications résidant sur le serveur, le stockage que sur le poste de travail, et peut combiner des infrastructures internes et externes.
L’entreprise veut profiter des avantages du Cloud computing, mais en fixant ses propres conditions. Elle tient à utiliser les applications existantes sans avoir à les réécrire ou à les modifier. La solution doit limiter toute interruption de service critique et savoir s’adapter aux nouvelles architectures applicatives, au fur et à mesure de leur apparition. Adaptée à ses besoins, elle doit fournir un contrôle total sur les niveaux de services, de bout en bout. Il s’agit d’évoluer sans être captif d’une application, d’un système d’exploitation ou d’une architecture matérielle particulière. Bref, l’entreprise veut emprunter un chemin simple vers une infrastructure pérenne de type Cloud computing qui privilégie le choix des applications.
De la virtualisation au cloud privé
La première étape est souvent déjà franchie, en partie ou totalement. Elle consiste à consolider dans un Datacenter les ressources les plus critiques de l’entreprise, puis à les virtualiser. Ensuite, les applications et les données peuvent être transférées entre ce Datacenter physique et le Datacenter virtuel de type Cloud, au sein d’un Cloud privé très sécurisé. Une fois l’infrastructure du Datacenter virtualisée, c’est-à-dire, une fois que les serveurs, le réseau et le stockage sont virtualisés, on peut passer au Cloud. En pratique, le Cloud peut être considéré comme un moyen de transport alternatif dans un environnement entièrement virtualisé. Que la ressource de calcul, de stockage ou réseau soit physiquement présente dans le Datacenter ou qu’elle soit transmise à partir d’un Cloud externe, la ressource reste virtuelle.
Par essence, lorsque toutes les ressources informatiques deviennent virtuelles, il devient possible d’évoquer la notion d’informatique délivrée en tant que service, ou ITaaS. L’ITaaS consiste à préparer rapidement - et délivrer à la demande - des ressources informatiques afin de réduire les investissements, les coûts opérationnels étant gérés via un modèle fondé sur le partage de ressources. Ainsi, les serveurs virtuels, optimisés par la virtualisation du stockage et du réseau, peuvent-ils évoluer en toute indépendance les uns par rapport aux autres. Ils s’adaptent parfaitement à une charge de travail donnée, à un niveau de service ou de sécurité, aux règles de gouvernance ou aux dernières réglementations.
Vers un Datacenter de nouvelle génération
La fédération entre les ressources internes du Cloud privé et celles du Cloud public requiert la mise en œuvre d’un ensemble de bonnes pratiques. Pour savoir quelles ressources provisionner à quel endroit (sur site ou dans le Cloud), les professionnels de l’informatique doivent savoir de quelle façon les ressources sont utilisées. La gestion des ressources réparties devient donc un facteur clé pour atteindre les objectifs et niveaux de services attendus. La mise en place d’indicateurs clés de performance s’avère nécessaire pour aligner les fonctions technologiques sur les besoins métiers.
L’infrastructure elle-même doit être hautement virtualisée pour s’adapter à l’environnement de serveurs virtualisés. Il est essentiel de pouvoir provisionner et faire évoluer, rapidement et selon les besoins, les ressources de calcul, de stockage et réseau. Cela permet de respecter les niveaux de service et d’optimiser le retour sur investissement du Datacenter de nouvelle génération.
15oct.
EMC : The Journey to Private Cloud - Cloud privé : quels sont les vrais bénéfices ?
08:13 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
par Jean-Yves Pronier, Directeur Marketing EMC France
Avec les technologies de virtualisation, l’entreprise compte améliorer le rendement de ses équipements informatiques : les serveurs et les équipements de stockage, en particulier, gagnent à être mutualisés pour servir plusieurs applications. On évite ainsi d’acquérir de nouveaux matériels à chaque nouveau projet. Pourtant, l’avantage principal de la virtualisation ne réside pas là, mais plutôt dans la perspective d’adopter des mécanismes de reconfiguration dynamique des ressources, autrement dit dans le ‘provisionning à la demande". Au fur et à mesure qu’ils s’impliquent dans la virtualisation, les utilisateurs confirment une évolution de leurs priorités. Leurs principaux objectifs deviennent dès lors la rapidité, la flexibilité et la réactivité.
Et c’est là qu’intervient le concept de Cloud privé. En fait, on distingue quatre avantages issus de la virtualisation des ressources informatiques :
- Tout d’abord, des économies d’échelle sont obtenues par la virtualisation qui contribue à réduire les coûts d’infrastructure IT. Cela est vrai en particulier quand la virtualisation est appliquée aux applications critiques.
- Les utilisateurs deviennent plus indépendants de l’infrastructure. Avec le Cloud privé, leur relation à l’IT évolue. Ils peuvent se focalisent sur les niveaux de services et leurs coûts refacturés et non plus sur l’emplacement physique des données.
- La rapidité, la flexibilité et la réactivité séduisent les DSI car ils peuvent mettre en ligne des nouveaux services. Lorsqu’il leur faut habituellement 4 à 6 semaines pour déployer un nouveau serveur, ce délai est réduit à moins d’une journée avec une machine virtuelle.
- Enfin, la refacturation des services à l’usage est simplifiée. Mais, lorsque le déploiement de nouveaux services peut s’effectuer en quelques minutes au lieu de plusieurs jours, les utilisateurs deviennent plus exigeants. C’est pourquoi la refacturation devient un mécanisme de plus en plus essentiel de la gestion des ressources virtuelles, surtout quand celles-ci permettent d’offrir une consommation à l’usage, à la hausse comme à la baisse en fonction des besoins du « business ».
Économies d'échelle, relation orientée services avec les utilisateurs, accélération considérable du déploiement, alignement des prix des logiciels sur l’utilisation réelle, facturation aux entités en fonction des usages : tout cela est la fondation du Cloud computing
La transition vers le Cloud privé
Le Cloud computing offre trois avantages clés aux responsables informatiques : plus d’efficacité, plus de contrôle et plus de choix. Il réduit le coût d’appropriation des technologies et minimise le temps et les investissements consacrés à la gestion et à la maintenance de l’infrastructure. L’environnement est géré automatiquement, optimisé dynamiquement et permet de proposer une consommation variable des ressources informatique en fonction des besoins utilisateurs.
Les niveaux de services supérieurs se concrétisent par une disponibilité continue des applications, ce qui favorise la croissance et la réussite de l’entreprise. Avec le Cloud computing, on bénéficie d’un environnement plus souple pour délivrer des services métiers.
D’autre part les utilisateurs bénéficient d’un accès direct au catalogue de services de l’entreprise. Ils sont capables de sélectionner les applications dont ils ont besoin, de leur associer un niveau de service ad’hoc et d’en connaître le cout. La virtualisation permettra d’automatiser le ‘provisionning’ de ces ressources matérielles et logicielles de manière très rapide. L’apparition du Cloud privé permet de promouvoir la virtualisation, et inversement. En synthèse, un Cloud privé se compose d’un Datacenter ou d’une fédération de plusieurs Datacenters hautement virtualisés, comportant éventuellement des ressources informatiques externes, de type Cloud public.
Les Clouds privés étant fondés sur des technologies standards et compatibles, les DSI disposent d’un choix très vaste parmi plusieurs fournisseurs. Ils peuvent opter pour toute combinaison d’exécution d’application, en interne sur un Cloud privé et ou en externe. En revanche, la plupart des modèles de Cloud public imposent l’utilisation de ressources externes ; ce sont celles d’un seul et unique prestataire de services en général.
Une fois que l’entreprise a virtualisé la totalité de son infrastructure (serveurs, stockage et réseau), qu’elle a regroupé ses ressources en un même pool, elle peut bénéficier d’un fonctionnement plus efficace, plus fiable et plus flexible. La construction d’un Cloud privé lui permet de consacrer davantage de temps au déploiement des applications et moins de temps à la gestion du réseau.
Pour obtenir un retour optimal sur les investissements et une réduction des coûts opérationnels, il convient de transformer l’infrastructure sur site pour la faire évoluer vers une infrastructure virtuelle. EMC estime qu’une approche hybride, avec des ressources sur site combinées à des ressources virtuelles, pour former un Cloud privé, constitue la meilleure évolution possible de l'infrastructure informatique.
18sept.
Reprise d'activité transformationnelle dans un univers hybride : physique, virtuel, cloud-computing
09:12 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
Ces dernières années, la virtualisation et le cloud-computing ont été présentés comme la panacée pour le secteur informatique et, dans un contexte d'incertitude économique, ces deux environnements peuvent aider les entreprises à tirer le meilleur parti de leurs infrastructures serveur et de stockage existantes. Ces deux technologies se retrouvent une fois de plus au cœur du débat, mais quels effets ont-elles réellement en matière de sauvegarde et de restauration ?
Dans le monde d'aujourd'hui, pour leurs stratégies de reprise d'activité après sinistre, les entreprises peuvent choisir entre trois plates-formes : physique, virtuelle et de cloud-computing. Chacune de ces plates-formes présente des avantages et pose un certain nombre de défis. Certaines entreprises choisiront de conserver uniquement un environnement physique, d'autres opteront pour la virtualisation et les plus téméraires choisiront d'implémenter une plate-forme physique, une plate-forme virtuelle et une plate-forme de cloud-computing.
La réussite du plan de sauvegarde et de restauration d'une entreprise dépend de la disponibilité de ses systèmes et de l'impact de l'interruption de son activité en termes de perte de revenus et de clients, quel que soit l'environnement de ses systèmes et de ses données. Toutefois, en termes de reprise d'activité après sinistre, les services de cloud-computing et la virtualisation offrent des possibilités des plus intéressantes.
Pour les PME, le succès d'un service dépend de sa capacité à offrir une simplicité d'utilisation, un rapport coût-efficacité intéressant et une certaine flexibilité, ainsi que de sa capacité à implémenter rapidement de nouvelles mesures de façon à ce que l'impact sur l'activité soit quasi immédiat. Les services de cloud-computing et la virtualisation répondent tous deux à ces exigences.
Prenons par exemple les services de sauvegarde en ligne (cloud-computing) : ils sont faciles à configurer et à utiliser, avec une courbe d'apprentissage réduite, ce qui est essentiel pour les responsables informatiques dont le temps est particulièrement précieux. Vous avez uniquement besoin d'un ordinateur, d'un navigateur et d'une bonne connexion Internet. Dans le cloud-computing, aller au-delà de la sauvegarde basée sur les fichiers est une des perspectives d'avenir parmi les plus passionnantes. Aujourd'hui, les PME n'ont souvent pas suffisamment de ressources pour avoir leurs propres centres de données. Demain, les entreprises pourront implémenter une stratégie complète de reprise d'activité après sinistre dans le cloud-computing afin de supporter leurs plans existants de sauvegarde et de restauration physiques sur site. Cette combinaison de technologies permettra aux PME de bénéficier d'une protection optimale et de gérer plus facilement la continuité de leur activité. Elles pourront sauvegarder et restaurer intégralement, à distance, des fichiers, des applications et leurs systèmes d'exploitation.
Pour ce qui est de la virtualisation, les entreprises s'éloignent du modèle où elles avaient à demander le budget nécessaire au déploiement de serveurs physiques, à commander le nouveau matériel, à monter les serveurs et à procéder à leur installation. Cette procédure pouvait durer trois semaines. Aujourd'hui, il vous suffit de cliquer avec le bouton droit de la souris, puis de cloner et d'ajouter un nouveau serveur. Vous êtes à nouveau opérationnel en moins de 30 minutes. Les entreprises bénéficient ainsi d'une plus grande souplesse et peuvent réduire leurs dépenses.
Nous vivons en réalité dans un monde hybride. Harmoniser les avantages de ces trois technologies fondamentales, gérer la transition entre les différents environnements et déterminer la meilleure combinaison possible pour votre entreprise témoignent d'une véritable avancée en matière de stratégie de reprise d'activité après sinistre. Les trois plates-formes (physique, virtuelle, cloud-computing) ne constituent pas nécessairement la solution qui permettra de surmonter définitivement tous les défis de la reprise d'activité après sinistre (et qui sait ce que nous réservent les 10 prochaines années). Cependant, elles font indubitablement avancer les PME dans la bonne direction en leur offrant souplesse, réduction des dépenses, choix et performances, ainsi que la solution la plus complète actuellement disponible sur le marché.
David Junca - Directeur Général d’Acronis pour l'Europe du Sud
15sept.
quel cloud pour quel besoin ?
10:53 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
Le Cloud Computing se trouve à présent au cœur des réflexions de nombreuses entreprises. Si vous avez commencé à vous plonger dans ce nouveau modèle informatique, vous avez certainement découvert qu’il existe différents types de clouds, et qu’une solution ne se limitera pas à un seul cloud. L’une des tendances les plus marquées que nous constatons aujourd’hui au sein des entreprises réside dans l’adoption de clouds privés. En quoi consiste un cloud privé, et comment s’intègre-t-il à votre avenir ?
Le NIST (National Institute of Standards and Technology) propose une définition des clouds qu’il est utile d’examiner. Les déploiements de clouds sont au nombre de quatre :
· Cloud public. Comme le nom le sous-entend, ce type d’offre de cloud est généralement disponible via Internet avec des services destinés à un nombre virtuellement illimité de clients sur la même infrastructure. Les offres de clouds publics les plus connues, comme celles d’Amazon, Rackspace,Salesforce.com, Microsoft et Google se concurrencent pour fournir une large gamme de services informatiques et d’applications professionnelles.
· Cloud privé. Ce type de cloud est spécifiquement conçu pour une seule organisation, telle qu’une institution financière ou un organisme public. En général, l’organisation tire parti de la technologie pour virtualiser les systèmes d’exploitation et les réseaux, ce qui peut se traduire par une réduction du nombre de serveurs et de périphériques réseau, ou au moins une rationalisation de leur gestion.
· Cloud communautaire. Ce type de cloud est créé pour un nombre limité et bien précis d’entités. Une chaîne logistique ou une association de plusieurs organismes publics rentrent bien dans le cadre des applications de ce type de cloud.
· Cloud hybride. Définit une combinaison de plusieurs des types de clouds précédents, qui sont intégrés selon une méthode donnée pour permettre la communication qu’impliquent certaines activités économiques. Un utilisateur peut avoir besoin d’accéder à différents clouds avec un seul jeu d’identifiants, des données doivent circuler entre des clouds, ou une application de cloud privé peut nécessiter un accès temporaire à des ressources de cloud public (concept de « cloud bursting »).
Pour établir une stratégie de Cloud Computing, de nombreuses entreprises ont été limitées de par le passé à comparer les clouds publics et privés. Il s’agit d’un bon point de départ. Les grandes entreprises ont au fil du temps bâti des architectures, systèmes et processus informatiques relativement sophistiqués. Ce réseau « interne » offre un environnement permettant d’envisager un cloud privé, alors que les concepts d’externalisation permettent d’envisager la migration de systèmes vers un cloud public. Lorsqu’elles comparent à présent les clouds publics et privés, les entreprises doivent considérer les critères clés suivants :
· Coût - Quel type de cloud est le plus rentable à court terme et/ou long terme ?
· Sécurité – Quel est le degré de sécurité d’un cloud public par rapport à une solution interne, et quels sont les risques pour mon entreprise ?
· Conformité – Suis-je en mesure de prouver la conformité aux obligations réglementaires si j’utilise un cloud public ?
· Gouvernance – Quelle est la nature de la visibilité dont je dispose sur la technologie et les pratiques commerciales d’un fournisseur de cloud public, et existe-t-il des outils pour superviser ce fournisseur ?
De nombreuses entreprises envisagent à présent de déployer des clouds privés tout en utilisant certains services de clouds publics. Les processus décisionnels en termes d’organisation diffèrent toutefois, car d’aucuns peuvent recourir à des processus décisionnels sophistiqués intégrant les risques, alors que d’autres se contenteront d’étudier le coût pour déterminer le type de service informatique couvert par chaque modèle de déploiement de cloud. Les clouds privés gagnent en intérêt car ils permettent de bénéficier de certains avantages du Cloud Computing tout en conservant un degré de contrôle. À long terme, il s’avère peu probable que les entreprises pourront concurrencer les synergies des fournisseurs de clouds publics. À court terme, le déploiement des clouds privés risque de s’avérer en fait plus long car les entreprises devront traiter le problème des données très sensibles et des systèmes stratégiques.
Les clouds privés ET publics représentent sans conteste une dimension de l’avenir de l’entreprise. Bienvenue dans le monde des clouds hybrides, et des principales normes de gestion des identités qui vont en ouvrir les portes.
par Par Dipto Chakravarty, Novell
15sept.
Mon cloud est-il légal (suite)
08:47 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
Où sont stockées mes données ?
« Refusez les prestataires qui ne veulent pas dire où sont stockés les données » alerte Bernard Huc (sogeti). C’est un point que toute entreprise qui veut faire du cloud doit poser aux prestataires et fournisseurs. Cette localisation est vitale afin de respecter le « privacy », les transactions transfrontalières, la pérennité des données, etc. Car si le Datacenter servant de stockage de ces données se situe en Europe (ou en France) ou en dehors de l’Union, la problématique légale change ainsi que les procédures CNIL. Mais d’une manière générale, il ne faut pas la moindre opacité des fournisseurs cloud envers l’entreprise surtout qu’un fournisseur peut sous traité à un cloud situé en Amérique ou en Asie sans qu’on le sache explicitement dans la documentation et le contrat. Les données métiers ne sont pas soumises aux cadres légaux (sauf si des données personnelles apparaissent il faudra alors les gérer).
Plusieurs gros fournisseurs cloud ont changé leur politique envers ce problème de localisation. Amazon a longtemps refusé de le dire, désormais c’est clairement indiqué. Microsoft avec Windows Azure aussi. Google qui visait jusqu’à présent le geek et le public pour Google App Engine devra lui aussi se poser la question de cette localisation pour accrocher le marché entreprise.
D’une manière générale. « Le problème d’audit (du fournisseur) est rédhibitoire. » précise Bernard Huc. Idéalement, vous devez pouvoir auditer vos prestataires et fournisseurs ou tout le moins avec des informations les plus précises possibles. Cela peut être un motif pour recaler un fournisseur cloud ! « Si j’ai un accident chez un fournisseur comment faire une enquête ? » se demande Yves Le Roux (Principal Consultant - région EMEA - CA Technologies). Idéalement, chaque accident de fonctionnement d’un service cloud devrait déboucher sur une enquête sur accident de la part de l’entreprise.
Si jusqu’à présent, le SI prenait des libertés avec la gestion des données personnelles et des contraintes de stockage des données ayant une contrainte de stockage dans le temps, le cloud doit inciter le DSI à remettre à plat cette gestion Car le cloud pose des problèmes pour l’intégrité des données ayant une durée de vie de plusieurs années et sur comment s’assurer qu’elles n’ont pas été modifiées, altérées, ou encore comment être certain de l’identité des signataires. Cela passe par des process de signature électronique. Par exemple une facture électronique doit être conservée entre 5 et 10 ans… Mais cela pose aussi la question de la pérennité des solutions techniques choisies. Et il faut que le DSI contrôle le nombre de copie des données, le cloud introduit des notions de réplications, de load balancing qui multiplient les points de stockages et le nombre d’occurrence.
Il faut impérativement que l’entreprise fasse le tri entre les données sensibles et non sensibles. A cela se rajoute les contraintes réglementaires et légales sur ces données. A partir de là, il sera possible de choisir le mode de stockage, d’archivage et l’externalisation ou non de ces données. Un audit sera nécessaire. Finalement, depuis des années, les entreprises, par méconnaissance ou mauvaise maitrise du SI, font transiter des données stratégiques sur les réseaux. Les récents conflits entre des Etats et le constructeur RIM posent la question de la confidentialité. « Les communications sont écoutés » prévient M. Huc. Aux Etats Unis, le Patriot Act autorise d’aller voir dans des données privés et d’entreprise qu’elles soient américaines ou étrangers, parfois, sans le moindre jugement. Les accords SWIFT avaient provoqué en Europe un tollé car autorisaient les Etats-Unis à regarder l’ensemble des données bancaires et transactions même intra européennes. SWIFT 2 ne l’autoriserait pas mais les Américains peuventt voir les transactions Europe – pays tiers…
24juin
Cloud Computing : Du rêve à la réalité
08:48 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
par Stéphane Aïch, Consultant Avant-Vente – Brocade
Le succès du Cloud Computing est réel et ne se dément pas. De plus en plus d’applications sont désormais disponibles en ligne. Cependant, les entreprises disposent-elles de l'infrastructure adéquate et en tirent-elles pleinement parti ?
Depuis quelques années, le nombre d'utilisateurs et la popularité des applications collaboratives ne cessent de croître et ont des répercussions considérables sur le trafic réseau des entreprises. Publié en janvier 2009, un rapport du Yankee Group prévoit la multiplication du trafic réseau par dix au cours des cinq prochaines années.
Le Cloud Computing est un concept révolutionnaire, qui permet l’amortissement de l'infrastructure réseau et des ressources du centre de données, transformant les frais fixes en coûts d'exploitation variables. En 2009, de nombreuses entreprises ont souhaité profiter des nombreux avantages mis en avant par les fournisseurs de solutions informatiques et par les analystes. Cependant, une interrogation reste en suspens : quel type d’infrastructure sous jacente est nécessaire à l’adoption de ces technologies ?
Un des moteurs du Cloud Computing est la possibilité de configurer au moyen d'un logiciel, les services à mettre à disposition.
Les utilisateurs finaux accèdent alors à ces solutions via un catalogue de ressources disponibles en libre-service. Le rôle des fournisseurs de services réseau est de s'assurer que l'infrastructure peut être configurée par les logiciels de supervision du marché et capable de dialoguer avec eux. A noter que toute modification apportée à l'infrastructure doit s’effectuer en coordination avec les autres ressources du centre de données, comme les systèmes de stockage ou les nœuds de calcul. Désormais, les frontières entre les silos de ressources tendent à s'estomper.
Pour bénéficier pleinement du Cloud Computing, les entreprises doivent développer une infrastructure réseau basée sur les standards, hautement performante et robuste. Le Cloud Computing public ou privé repose sur les mêmes briques : puissance de calcul et logiciels à la demande, virtualisation et automatisation, réseaux haut débit, et centres informatiques importants et sécurisés. Le réseau est de fait le maillon essentiel pour connecter ces briques et les prendre en charge efficacement.
Fort de ce constat, les entreprises ont l'obligation de s’appuyer sur une solution combinant l'architecture réseau et une couche logicielle qui apporte de la flexibilité à l’intérieur d’un parc de serveurs virtuels. Cette solution exploite ainsi la virtualisation pour offrir des performances déterministes, des connexions et des règles persistantes, ainsi qu'un suivi et un reporting complets, quel que soit l’outil d’orchestration.
L'aspect décisif de cette stratégie réside dans l'unification du déploiement et la mise à disposition des ressources réseau sur les serveurs virtualisés, les réseaux locaux et le stockage (SAN). Pour virtualiser et automatiser l'infrastructure des centres de données, cette approche est essentielle.
Par exemple, une solution réseau efficace s’appuie sur des services innovants afin de réaffecter automatiquement les nœuds de calcul et de reconfigurer le réseau selon les besoins applicatifs. Elle joue ainsi le rôle de coordinateur de la virtualisation. De plus, lors de la réaffectation et de la reconfiguration d'une ressource, cette solution doit assurer un maintien sans discontinuité de l'automatisation et de la connectivité afin d'assurer une implémentation en temps réel.
Ces solutions réseau exploitent et améliorent les ressources existantes tout en contribuant à prolonger les investissements dans les centres de données. Grâce aux environnements virtualisés, le réseau apporte des avantages connexes, tels qu'une plus grande agilité, une réduction des coûts et un rendement supérieur.
La généralisation de la virtualisation et du Cloud Computing induisent une refonte des modèles économiques. Par conséquent, les entreprises dépendent de plus en plus de leur infrastructure réseau pour disposer de la virtualisation et de la mobilité dynamique des ressources logiques. Ces réseaux doivent, quant à eux, offrir des performances, une évolutivité et une fiabilité supérieures pour devenir la dorsale applicative de l'entreprise virtuelle.
Le Cloud Computing est encore loin d'être entièrement défini mais il est en passe de s'imposer comme l'une des évolutions majeures de l'industrie informatique. En conséquence, les entreprises doivent s'assurer de disposer de l'infrastructure réseau requise pour le supporter et profiter de ses avantages associés.
24juin
Cloud computing et SLA
08:46 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
par Eric Rousseau, Président Directeur Général de VeePee
1/ Ces derniers mois, les annonces liées au Cloud Computing se sont multipliées sur le marché. Aujourd'hui, peut-on dire que c'est une technologie qui va s'inscrire dans le temps et évoluer, ou considère-t-on que cette technologie a bénéficié d'un buzz éphémère?
Le terme de buzz correspond parfaitement à la surexposition dont a fait l’objet le Cloud Computing, tour à tour source de promesses, d’engouement, de questions et de débats. Mais il ne faut pas oublier que les dernières grandes révolutions IT ont démarré de la même manière : Internet, en 2000, ou plus près de nous, les réseaux sociaux, ont d’abord été considérés comme une simple mode sans réel avenir… L’effet positif est certainement celui de la concentration du temps : les questions, les débats, la maturation, tout se pose et se résout plus rapidement, du fait de la massification du sujet. Et l’on arrive plus vite à ce qui constitue son réel intérêt.
Car il est indéniable que le Cloud Computing, en apportant des réponses en termes de coûts, de performances et d’évolutivité sur de nombreux sujets technologiques, bouscule les fondamentaux et amène les entreprises à envisager différemment leur informatique. Et l’énorme avantage du Cloud, c’est qu’il laisse aux entreprises le temps de procéder par étapes : accéder dans un premier temps à plus de ressources (CPU, mémoire…) et de puissance de calcul, puis au fur et à mesure aller chercher des applications nouvelles en mode SaaS.
2/ Certains DSI ont mis en place un Cloud Computing au sein de leur infrastructure et déjà des critiques apparaissent, qui pointent du doigt de réels freins et contraintes. Quels sont-ils, et peut-on les expliquer ?
Le buzz marketing cité plus haut a certainement contribué à minimiser toute la complexité technologique qu’il y a derrière le Cloud : il ne s’agit d’ailleurs pas d’une technologie mais d’un ensemble de technologies de pointe (virtualisation, stockage, réseau, administration…), qui toutes nécessitent de l’expertise et, plus difficile s’agissant de sujets récents, de l’expérience. La contrainte des ressources internes et de leur montée en compétences se pose donc assez vite.
De plus, les technologies évoluent rapidement sur ces sujets encore en pleine maturation, il s’avère donc difficile et coûteux à l’échelle d’une DSI d’en suivre le rythme. Une architecture Cloud redondante et sécurisée en interne amène un certain nombre de contraintes (techniques, compétences, évolutivité). En réalité, le véritable effet de levier économique réside dans la mutualisation. C’est pourquoi la voie du « Cloud Privé Externalisé » répond à tous les besoins et enjeux attendus d’un Cloud interne (sécurité, performance, SLAs), en mutualisant les coûts de structure et en externalisant les compétences techniques. C’est donc celle qui permet aujourd’hui de tirer le meilleur parti du Cloud Computing en termes de prix et surtout de flexibilité.
3/ Quelles doivent être les principales préoccupations d'une entreprise lorsqu'elle décide de s'appuyer sur une infrastructure Cloud Computing?
La première préoccupation a très vite été identifiée par les DSI : il s’agit de la sécurité. Une entreprise qui choisit d’externaliser des données ou des applications sensibles doit légitimement être en droit d’obtenir de son prestataire des garanties de sécurité au moins aussi fortes que ce qu’elle pourrait faire en interne. Le cloisonnement des différentes instances clients, la protection des accès contre l’extérieur ou encore les politiques de sauvegarde doivent être prises en compte.
Un second critère important est celui de la proximité. Externaliser ne signifie pas forcément que les serveurs du prestataire doivent nécessairement se trouver à l’autre bout du monde ! Le modèle du Cloud Computing a fait l’objet de nombreux débats, car les premiers grands acteurs disposaient de centres de données ultra-mutualisés répartis « dans le nuage » et difficiles à localiser. Mais il est tout à fait possible de sélectionner un prestataire en France - ce qui, d’ailleurs, est juridiquement préférable s’agissant de données sensibles ! La proximité, c’est aussi un certain degré d’accompagnement : a-t-on des interlocuteurs identifiés en amont du projet ?, sait-on qui joindre en cas de question ou d’incident ?, etc…
Un dernier élément à prendre en compte, enfin, ce sont les SLAs. La question de la disponibilité est essentielle.
4/ Mais pourquoi est-il si important de communiquer ses SLAs pour rassurer un DSI, alors que le principe même du Cloud Computing est de garantir une forte disponibilité ? Le SLA constitue-t-il un réel critère de choix pour les DSI ?
Il est vrai que le Cloud Computing, grâce notamment aux apports des environnements virtualisés et de la redondance qu’ils permettent, bénéficie intrinsèquement d’une disponibilité plus élevée qu’un hébergement classique. Mais s’agissant d’environnements externalisés, il ne faut pas oublier que le Cloud est indissociable de l’accès au Cloud ! A quoi me sert en effet de savoir que mon application est totalement disponible, si je ne peux y accéder, faute d’une infrastructure d’accès suffisamment redondée ? Le DSI doit pouvoir challenger son prestataire sur les SLAs du service global, et pas seulement sur ceux de la plateforme Cloud. Les SLAs vont donc d’une part permettre au DSI de comparer les différentes offres de Cloud, mais ils vont aussi lui permettre d’identifier les acteurs capables de s’engager sur la globalité du service (depuis la porte de leur LAN jusqu’au Cloud).
5/ A quoi servent donc des SLAs élevés sur des architectures de Cloud Computing ?
Des SLAs élevés ne sont bien sûr nécessaires que pour répondre à des enjeux critiques ! Les applications possibles grâce au Cloud sont nombreuses, et toutes ne nécessitent pas un taux de disponibilité maximal. La mise à disposition d’un environnement de pré-production, par exemple, sera beaucoup moins critique que l’accès à un site web, surtout si ce dernier porte un enjeu de vente en ligne. C’est pourquoi il est tout à fait intéressant de voir se multiplier les modèles et les offres de Cloud Computing : le DSI va avoir à sa disposition une palette de solutions, avec des caractéristiques et des tarifs différents. A lui de mettre en relation l’offre et ses différents types de besoins, pour choisir le meilleur de chaque technologie en fonction de ses enjeux réels.
07juin
3 questions sur la sécurité du cloud
16:52 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
1/ Le Cloud Computing constitue une énième révolution dans le domaine de la sécurité, après l’adoption de IP, Internet et la mobilité :
Les innovations technologiques dans le domaine de l’informatique ont toujours posé de nouvelles problématiques de sécurité. Dans les années 90 l’adoption généralisée du protocole IP pour les réseaux a exposé de nombreuses faiblesses conceptuelles jusqu’alors peu exploitées, Internet a soudainement ouvert l’accès aux systèmes d’information des entreprises puis des particuliers, et la mobilité a augmenté dramatiquement la « surface d’attaque » exploitable.
Le Cloud Computing fait partie de ces (r)évolutions. En l’adoptant l’entreprise confie tout ou partie de ses données et de leur traitement à une chaîne de tiers dont la sécurité et l’organisation sont peu ou pas maîtrisées. En outre le Cloud Computing s’appuie lui-même sur des technologies (telles que les Web Services ou la virtualisation) dont la sécurité s’appuie sur des concepts différents de ceux appliqués dans les infrastructures actuelles.
2/ De nouvelles technologies de communication entre les applications font leur apparition et leur sécurité est peu ou pas maîtrisée :
Le Cloud Computing généralise l’implémentation de communications de « machine à machine » via des protocoles de communication automatisés, permettant ainsi l’interopérabilité de systèmes hétérogènes. La puissance fonctionnelle de ces « Web Services » repose sur des applications plus ouvertes et plus accessibles, sur la diffusion incontrôlée de mode opératoires et sur des formats de données variables. Ces caractéristiques, poussées à l’extrême à des fins d’automatisation et d’interopérabilité, offrent de nouveaux angles d’attaque.
En outre l’utilisation socle technologique connu (tel que le protocole HTTP comme base pour le transport des messages) induit laisse à penser que les problématique de sécurité sont similaires et déjà prises en compte par les infrastructures existantes. Cette illusion de la sécurité est une menace considérable pour le Cloud Computing.
3/ La sécurité est déléguée, ce qui peut représenter un avantage dans le cas d’acteurs du Cloud qui auraient une réelle expertise dans le domaine. Peut-elle pour autant être contrôlée ?
Toutefois le fait d’externaliser une proportion importante du système d’information peut présenter un avantage notable. En effet, certaines structures ne disposent pas des moyens humains et financiers nécessaires à la mise en place d’une sécurité efficace. Le principe de la mutualisation des ressources inhérente au Cloud Computing offre dès lors la possibilité de se disposer de pôles d’expertise chez le tiers auquel sont confiés les données et leur traitement.
En revanche l’évaluation de cette expertise reste complexe à plusieurs titres. D’une part il n’existe aujourd’hui aucune norme ni certification concernant spécifiquement les technologies et infrastructures du Cloud. D’autre part les infrastructures de Cloud Computing sont, par essence, distribuées entre plusieurs acteurs. Ainsi il est nécessaire d’évaluer non seulement la sécurité du fournisseur de service mais également de l’ensemble des tiers intervenant dans la chaine applicative, directement ou indirectement via d’autres tiers…
Par Deny All, spécialiste de la protection et de l’accélération des applications Web, XML et FTP. Les solutions de Deny All sont faciles à installer et garantissent le plus haut niveau de protection contre les attaques connues et inconnues grâce à un filtrage applicatif des flux HTTP(S), SOAP/XML et FTP(S). Aujourd’hui, les solutions de Deny All protègent plus de 20 000 applications web à travers le monde.
01juin
Nuage à l’horizon
21:38 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
par David Dariouch, Pillar Data Systems
Si le concept de Cloud (que l’on peut traduire par « nuage » en français) remonte à la fin des années 1960, ce n’est qu’en 2002 qu’il est apparu dans sa version moderne avec le lancement par Amazon.com des Amazon Web Services. Fondamentalement, on peut considérer le Cloud comme un réseau de serveurs informatiques et d’espaces de stockage disséminés en différents points et dynamiquement alloués aux applications prises en charge. Le Cloud automatise la gestion de cette architecture dans son ensemble, et s’appuie sur le réseau pour diffuser le contenu aux utilisateurs – qu’il s’agisse de personnes physiques ou de machines. Le Cloud peut également constituer un ensemble souple et dynamique de ressources dispersées, capable de s’adapter en temps réel aux applications et à la charge pour optimiser la réactivité, la résilience, la flexibilité et l’efficacité du réseau.
En matière de Cloud, les entreprises ont le choix entre deux possibilités. Elles peuvent tout d’abord opter pour un Cloud privé. Dans ce premier cas, le département informatique de l’entreprise configure le réseau de telle sorte que seuls les collaborateurs et les clients de l’entreprise puissent bénéficier des services fournis par le Cloud. Elles peuvent également opter pour un Cloud public, c’est-à-dire externaliser la mise en oeuvre du Cloud et de ses services à un prestataire externe.
Le Cloud Computing permet ainsi aux entreprises de réduire leurs investissements matériels et logiciels. Il introduit une démarche baptisée SaaS pour Software-as-a-Service qui s’applique à des fonctions comme le stockage, la gestion des données et la puissance de calcul. Le Cloud Computing n’annonce pas pour autant la disparition des salles informatiques, car les données sont toujours stockées sur des baies de stockage auxquels se rattachent les serveurs.
Le fait de pouvoir changer de niveau de service de façon dynamique constitue un élément particulièrement important en matière de stockage. Et jusqu’à présent, les technologies appliquées au Cloud ne permettaient pas de le faire. Mais certaines sociétés comme Pillar Data Systems ont trouvé une solution au problème.
Stockage sur le Cloud
La manière selon laquelle les données du client sont administrées constitue un facteur clé de succès du Cloud. Aussi est-il essentiel de tenir compte des problématiques de stockage et des protocoles d’accès aux données associés. Une entreprise doit toujours chercher à appliquer les concepts de Cloud en interne – en commençant tout d’abord par créer une infrastructure informatique dynamique, reposant sur une architecture partagée. Pillar Axiom présente, à ce titre, l’avantage de réunir toutes les qualités nécessaires pour allouer les ressources de stockage en fonction du niveau d’application et de service requis – et ce faisant, offre une solution nativement très comparable à un Cloud.
Certes, les modalités d’interconnexion à votre Cloud en interne vont sans aucun doute susciter débat et discussions, mais gardez bien à l’esprit que la plate-forme de stockage choisie ne doit pas dicter la politique que vous devez adopter. Car in fine, peu importe l’endroit où vos données sont stockées. En revanche, il est beaucoup plus important d’affecter les applications à la bonne classe de service. Concentrez-vous sur les fournisseurs capables d’intégrer les technologies NAS, SAN, iSCSI et éventuellement FCoE à leurs plates-formes de stockage – à défaut de quoi vous risqueriez de vous retrouver avec des solutions à terme inadaptées à vos besoins.
Si nous sommes d’accord pour affirmer que le lieu sur le Cloud où sont stockées vos données importe peu, il est toutefois important de disposer d’une solution de stockage capable de hiérarchiser les données de telle sorte à optimiser les performances ou le fonctionnement de chaque application considérée individuellement. Pour saisir toutes les opportunités que le Cloud peut vous offrir, vous devez cibler au plus juste vos projets pour le stockage de vos données ; et pour y parvenir, vous devez vous doter votre Cloud de l’architecture de stockage la plus flexible et évolutive possible. Avec la solution Pillar Axiom, vous avez l’assurance que le déplacement des données, ou l’adaptation de classes de service pour une application donnée à l’intérieur du Cloud de stockage n’affectera en rien les autres applications disponibles sur le Cloud, et ce pour une raison simple : la solution Pillar Axiom utilise son gestionnaire de ressources intégré pour modifier les classes de stockage (déplacer les données), ajuster dynamiquement l’allocation du cache et les algorithmes, mettre à niveau la puissance du processeur, minimiser et gérer automatiquement les conflits entre applications selon des règles pré-établies et des profils de gestion personnalisée pour chaque application. Autant d’éléments qui permettent de virtualiser, consolider et simplifier la gestion des données, et donc d’agir durablement sur deux dimensions clés du Cloud, à savoir la flexibilité et l’agilité.
Enfin, la solution Pillar Axiom est une plateforme de stockage d’entreprise haut de gamme. Ce dernier point est fondamental car les centres informatiques offrant des services de Cloud doivent être particulièrement fiables, tolérants aux pannes sans dégradation de performance, simples à exploiter et virtualisés. Le stockage Application-Aware et les mécanismes de gestion des données par Qualité de Service Pillar fournissent aux prestataires de Cloud bien plus qu’un espace de stockage ; ils leurs donnent la possibilité d’obtenir l’efficacité optimale nécessaire dans l’utilisation de leurs infrastructures qu’une solution traditionnelle ne délivre pas.
www.pillardata.com
25mai
De l’influence du Cloud Computing sur le métier d’hébergeur
18:14 - Par francois tonic - avis d'expert - aucun commentaire
avis d'expert : par Dominique Morvan (internet.fr)
Le Cloud Computing est une évolution de l’informatique qui va entraîner des modifications dans la façon de gérer non seulement les investissements matériels et logiciels, mais aussi les prestations auxquelles les entreprises font appel auprès des sociétés de service.
De nos jours, le concept de Cloud Computing est désormais perçu comme un moyen rapide, performant et économique de mettre à disposition de la ressource informatique, sans évoquer son exploitation au quotidien. Cela provient du fait qu’il existe deux finalités au besoin de ressources de calcul :
- développer des logiciels et les tester
- mettre ces solutions en production au service d’utilisateurs
La plupart des arguments « économiques » qui sont mis en avant et en faveur du Cloud Computing portent sur la nécessité de développer des logiciels et les tester. En effet, l’argument précisant que les clients ne payent que ce qu’ils utilisent n’a de sens que si la ressource ne fonctionne pas 24H/24, ce qui est le propre d’un logiciel en production.
Le métier d’hébergeur, pourtant jeune, recouvre plusieurs métiers bien distincts, qui ne sont pas en compétition. Pourtant, l’ensemble de ces fonctions va être impacté considérablement par le Cloud Computing. On peut, en effet, considérer que le métier d’hébergeur s’organise selon 4 segments :
1) Le fournisseur des infrastructures de base, souvent appelé « housing » ou « colocation » :
Ce segment doit se poser la question d’un éventuel changement de clientèle. En effet, ces fournisseurs vont-ils voir disparaître la clientèle des entreprises renonçant à rechercher des baies pour y loger leurs serveurs et pour ne choisir que des ressources prises dans les nuages ? Si tel était le cas, est-ce que la clientèle des professionnels du Cloud Computing leur suffira ?
2) Le pourvoyeur de produits des nuages, sur un marché de masse :
Il s’agit exclusivement de sociétés telles que Godaddy, 1and1, OVH etc…Ce segment est attaqué massivement par de nouveaux arrivants à la renommée spectaculaire et aux moyens colossaux (Microsoft, Cisco, les acteurs du 4ème segment). Une lutte farouche est attendue : les uns pour conserver leurs parts de marché, les autres pour les prendre.
Cette guerre se concluera sur les prix. Est-ce que la créativité et le soin apporté au client seront de nature à faire toute la différence ?
3) Le prestataire de services à valeur ajoutée qui accompagne les clients dans l’exploitation de leurs systèmes.
Les plus connus en France sont Internet Fr, Ecritel, Link By Net, Claranet, Prosodie. Ici, les acteurs gèrent leurs baies soit en location aux acteurs du premier segment, soit en entretenant leur propre data center. Présents sur le métier des services, ils développent un peu plus chaque année ce marché. Vont-ils devenir des metteurs en scène des grands Clouds publics ?
4) Les hébergeurs de contenus (Google, Amazon, Sales Force, …),
Les protagonistes de cette dernière section sont également présents sur le second segment, notamment par la réutilisation de leurs infrastructures d’hébergement et leurs ressources informatiques, ou dans la foulée de la fourniture de services SaaS. Vont-ils rester sur le seul terrain de la fourniture en ligne ou ont-ils d’autres stratégies en réserve?
Un hébergeur à valeur ajoutée (3ème segment) agit comme un architecte. Il conçoit des plates-formes sur mesure pour les applications web à partir de composants industriels sur lesquels l’entreprise a développé une très forte expertise. Il assure, souvent forfaitairement, l’accompagnement de ses clients dans l’exploitation de la plate-forme et dans la gestion de toutes formes d’aléas. Ces prestations sont dénommées « Maintien en Conditions Opérationnelles ». Elles permettent à l’hébergeur de s’engager sur des niveaux de service clairs et précis qui dépendent des enjeux et de la robustesse de la plate-forme.
Un hébergeur à valeur ajoutée est d’autant plus concerné par le Cloud Computing que ses clients n’ont pas attendu la formalisation marketing de ce concept pour lui demander de concevoir des nuages privés, renforcés par la virtualisation, la parallélisation des traitements et l’évolution des capacités de stockage. Aujourd’hui, les clients commencent à demander massivement qu’on leur réalise des plates-formes réparties entre deux ou trois data centers capables de coopérer à un même objectif : le maintien en disponibilité d’une ou plusieurs applications web dites critiques. Les mises à jour de données peuvent être synchrones entre de grosses unités de stockage localisées dans des data centers rapprochés. Dans le choix de centres de données éloignés, la cohérence des données sera assurée par des techniques et des composants asynchrones pour surmonter la latence des transferts sur des routes variables. Tous les éléments sont ainsi redondés pour disposer d’une tolérance plus grande aux aléas techniques en tous genres.
Les serveurs, généralement dédiés, sont fortement virtualisés, de façon à rationaliser la puissance de ces serveurs et leur consommation électrique. Ils bénéficient aussi des fonctions de relocalisation dynamique des machines virtuelles qu’offrent des hyperviseurs comme VMware, en cas de panne de service d’un de ces serveurs. Ceux dédiés et organisés en nuages privés font l’objet d’une forte demande, car ils satisfont les critères de sécurité et de confidentialité en vigueur dans certains secteurs professionnels telles que la finance ou la banque, l’industrie ou encore la santé, etc…
Pour satisfaire à toutes les demandes qui lui parviennent, un hébergeur à valeur ajoutée entretient plusieurs nuages « publics », c'est-à-dire de serveurs organisés en machines virtuelles mises à la disposition des entreprises qui en ont le besoin. Ces machines virtuelles, créées autour de VMware et Windows Hyper-V, peuvent ainsi être avantageusement proposées à la clientèle lorsqu’elle a la nécessité de démarrer l’exploitation d’une application web dans les meilleurs délais et avec un rapport qualité/prix.
Une telle machine virtuelle est ainsi utilisable seule ou en coopération avec d’autres, en imbrication ou non avec des outils périphériques de répartition de charges, de sécurité, de stockage de masse, d’archivage ou de sauvegarde. Toutefois cela n’est possible que si les critères de sécurité et de confidentialité de l’entreprise ne s’y opposent pas.
Souvent même, une plate-forme dédiée et virtualisée peut être renforcée par les composants d’un Cloud public, sous réserve de respecter des conditions sévères d’isolation et d’étanchéité, pour des traitements complémentaires, occasionnels, qu’il serait inutilement coûteux de réaliser sur des serveurs réels supplémentaires. Plus particulièrement, quand il s’agit d’effectuer certains traitements ou tests, comme des vérifications de comportement des applications en cas de montée de version majeure des systèmes d’exploitation. Dans de telles circonstances, pouvoir provisionner dans la minute une machine virtuelle entièrement équipée, et mener dessus, pendant plusieurs jours, les traitements nécessaires, avant de la libérer pour d’autres usages, est un réel avantage.
Un hébergeur à valeur ajoutée tire ainsi profit de la technologie des nuages pour promouvoir son métier d’architecte, de concepteur et constructeur de plates-formes destinées à accueillir des applications critiques à très fortes contraintes. Cette expérience et ce savoir-faire se développent en intégrant toutes les facettes du Cloud Computing. Il s’agit de faire bénéficier d’une expertise rare aux clients, doublée d’engagements forts de niveau de service. Cette connaissance rare et pointue est actuellement mise en œuvre sur des environnements conçus par les hébergeurs à valeur ajoutée. Pourtant, la clientèle peut être attirée par les importants nuages des grands acteurs du Cloud de masse (segment 2). Ces derniers demanderont aux hébergeurs à valeur ajoutée de mettre cette expérience et cette compétence d’architecte et d’infogérant à leur service, en utilisant les « briques » de ces nuages et en les interconnectant à d’autres, dans d’autres Cloud.
A côté des nuages privés et publics, il pourrait se développer des nuages hybrides non seulement homogènes (ce que pratiquent déjà les hébergeurs à valeur ajoutée) mais aussi hétérogènes. Cela soulève un certain nombre de questions techniques et demande quelques prouesses, en particulier en matière de technologie réseau. Il est à noter que les architectures réparties, actuelles posaient hier les mêmes questions, et demandaient des prouesses comparables.
A n’en pas douter, le Cloud Computing va modifier les cartes. Il va permettre de renouveler le positionnement de certains acteurs, tout en permettant l’émergence de nouveaux et en confirmant d’autres dans le métier des services informatiques à valeur ajoutée.
22avr.
le cloud et les SSII
13:14 - Par francois tonic - avis d'expert - 2 commentaires
par Nicolas Chabrier , Président d’Evaluant
Software as a service, cloud computing sont devenus le credo de tous les éditeurs d'aujourd'hui. Et contrairement, à l'avènement des applications en mode ASP (Application Service Provider) qui ne sait jamais vraiment produit. La technologie, l’offre et le marché semblent enfin se retrouver pour passer ensemble une nouvelle étape dans l’évolution informatique
1 – Menaces
Mais tout changement draine avec lui son lot de craintes et de menaces. Nombres de professionnels semblent aujourd’hui désemparer par l’arrivée de cet invité de dernière minute qui joue les trouble-fêtes dans l’ordre établi. Certains partenaires font la politique de l’autruche et se replie dans un mutisme gêné à l’évocation du cloud computing. D’autres néanmoins n’hésitent pas à intégrer ce nouveau phénomène dans les paramètres de leur stratégie. Mais la grande majorité n’a aujourd’hui qu’un avis très superficiel sur la question. Comme tout système, l’écosystème informatique (éditeur, SSII, intégrateur …) a appris les règles du jeu et les contraintes associés. Or l’avènement du mode Saas rajoute aujourd’hui un paramètre supplémentaire et bouleverse par la même le comportement du système. Mais est ce si mal en soi ? Ceci ne serait –il pas tout simplement l’évolution ? Et les SSII ne devraient elles pas utiliser cette opportunité pour se focaliser sur leurs fondamentaux ?
2- Le retour aux fondamentaux
Comme tout activité, il est parfois salutaire d’analyser la chaine de la valeur. Quelle étape de mon process de production génère le plus de valeur ajouté ? Normalement, la rémunération est indexée sur cette valeur et par conséquent cette analyse permet aussi de visualiser les étapes les plus profitables de son activité. Lorsque l’on prend le cas d’une SSII (Société de Service en Ingénierie Informatique), on peut dénombre 4 grandes catégories d’activité : Analysis, plan, buid, Run.
Certaines SSII ne s’intéressent d’ailleurs pas à toutes ses catégories (Les sociétés de conseils ne s’aventurent rarement sur les phases de Buid et de Run). Et ceci pour une raison simple car la valeur ajoutée est majoritairement positionnée sur les phases d’analyse, de conception et de planification que sur les phases de réalisation et de maintenance. Et pour cause, car les premières phases ne nécessitent pas d’investissement externes (Software, Outils, …) et la valeur ajoutée est créée par des consultants chevronnés.
Le mode SaaS et ses acronymes associés PaaS et IaaS virtualisent les logiciels, les plateformes et les infrastructures et permettent donc d’accroitre la valeur ajoutée de la phase de Build. Les SSII peuvent donc accroitre naturellement leur chaine de valeur. De plus, n’est il pas d’une logique implacable qu’une société de services délivre du Service, même si ce dernier est un « software as a service » ?
3- Les opportunités
Le mode SaaS redistribue les cartes au profit de ceux qui sont positionnés sur les activités à forte valeur ajoutée. Les sociétés d’expertise vont donc pouvoir cibler plus facilement d’autres marchés. Le SaaS est donc une paire d’AS utile à posséder pour compléter ses mains.
Mais, un nouveau modèle ne va-t-il pas engendré de nouveaux business ? Quid de la TMA et de l’infogérance avec le cloud computing. Aujourd’hui, lorsqu’une entreprise externalise l’exploitation de tout ou partie de son SI, elle accueille souvent en son sein une armée de consultants qui interviennent sur site 24h/24 et 7j/7. Le cloud computing va décloisonner le SI et par conséquent libérer les contraintes d’exploitation. La prestation risque donc d’être moins coûteuse pour le client final car plus simple à délivrer.
Cet exemple simple n’est qu’une des conséquences que le mode SaaS va engendrer mais dont l’unique but est d’accroitre la qualité de services pour le client final qui est normalement le principal objectif d’une SSII
En conclusion, au delà des nuages, il y a donc de nouveaux mondes à explorer pour les SSII. Cette espace vierge qui s’offre à tout un chacun est donc une réelle opportunité qu’il convient de saisir.
05fév.
Quand la virtualisation impose de nouvelles compétences
18:13 - Par francois tonic - avis d'expert - un commentaire
Nicolas CHABRIER, Président d'Evaluant
L’ère du Cloud et de la virtualisation n’est maintenant plus un concept, mais bel et bien une réalité. En effet, poussée par des enjeux économiques, environnementaux et organisationnels, la virtualisation est désormais un axe de travail important chez les DSI et dessine les nouveaux contours de leur architecture informatique. Il est vrai que l’essor de la virtualisation dans de nombreux domaines, comme le stockage ou le poste de travail, conduit les entreprises à vivre une véritable révolution et à moderniser profondément leurs processus et architectures historiques.
Les apports de la virtualisation sont bien entendu alléchant et expliquent l’intérêt massif des entreprises et administrations pour cette approche. En effet, force est de constater que la virtualisation ne se cantonne pas aux sphères de grands groupes du CAC 40, mais se développe auprès de tous les acteurs économiques. Parmi les institutions, on remarquera également que la virtualisation du poste de travail est un projet présent dans la majorité des CHU. Oui, mais voilà, la virtualisation fait appel à de nouvelles compétences et le manque de spécialistes sur le marché risque de poser problème et de freiner le recours massif à ces technologies génératrices de nombreux avantages. Directeurs des Systèmes d’Informations, ingénieurs, consultants, experts et SSII doivent donc se former afin de transformer les projets de virtualisation en succès opérationnel.
Ce besoin de formation s’explique par des raisons purement technologiques (nouveaux outils, langages, process, etc.) et organisationnelles. En effet, les projets de virtualisation couvrent une large dimension organisationnelle. Il est donc impératif de bien prendre en compte ces paramètres « métier ». En ce sens, les porteurs de projets de virtualisation se doivent de maîtriser ces deux composantes. Il est fondamental de prendre en compte cette donnée sous peine de voir se transformer des projets porteurs en usines à gaz mal ficelées. Du point de vue technique, le besoin de compétences s’explique notamment par l’importance du spectre couvert par la virtualisation : l’on comprend bien que la virtualisation du stockage est un processus bien différent de celui de la virtualisation d’applications ou de la virtualisation du poste de travail. Bien entendu des similitudes existent et les offres vont progressivement jouer la carte de la convergence…
Mais pour l’instant, de fortes disparités peuvent exister. Les cursus de formations spécifiques sont donc un facteur incontournable. Pour venir en aide aux utilisateurs finaux, de courtes formations peuvent dans certains cas être dispensées. On notera néanmoins que la virtualisation est en général transparente pour ces utilisateurs finaux. Virtualiser son infrastructure informatique est donc un projet complexe qu’il convient de parfaitement préparer avant de lancer un quelconque déploiement. Il ne faut donc pas négliger le volet formation qui constitue la bonne mise en œuvre du projet. Rappelons-nous que, comme toute évolution technologique majeure, la virtualisation engendre de nouvelles habitudes et méthodes de travail qu’il est fondamental maîtriser afin d’accéder aux bénéfices recherchés.
01fév.
Présentation et démos du Windows Azure Roadshow par Wygwam
09:59 - Par sébastien warin - actus - aucun commentaire
Wygwam, fortement impliqué dans le Cloud Computing de Microsoft après l’écriture d’un livre blanc en début d’année dernière et la réalisation du Coach Azure pour la MSDN en fin d’année 2009, donné la semaine dernière une série de conférences en Belgique dans le cadre du Windows Azure Roadshow organisé par Microsoft Belux.
Cette conférence pratique avait pour but d’introduire aux technologies du Cloud Computing et plus particulièrement sur la plateforme Windows Azure en parcourant le service de Compute, de Storage pour finir sur SQL Azure.
Vous retrouverez donc, une semaine après, les slides et démos de ce Roadshow sur les blogs des deux speakers : Sébastien Warin et Gregory Renard.
A noter aussi, l'adresse du Coach Windows Azure sur la MSDN : http://msdn.microsoft.com/fr-fr/azure/msdn.coach.azure.aspx
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