Free Cloud Alliance : initiative intéressante mais trop embryonnaire

annonce officiel :
IELO, Mandriva, Nexedi et TioLive fondent la Free Cloud Alliance (FCA). Composée de quatre éditeurs de logiciels libres, cette alliance vise le marché en pleine croissance du Cloud Computing privé pour les professionnels. La Free Cloud Alliance constitue à ce jour la première initiative de Cloud Computing libre qui propose une offre global réunissant l'IaaS (infrastructure en tant que service), le PaaS (plate-forme en tant que service) et le SaaS (logiciel en tant que service).

Les composants technologiques de la Free Cloud Alliance sont à ce jour: NiftyName Virtual Datacenter (NVD), Block Storage Server (BS2), Xtreem Storage Server (XS2), Neo Storage Server (NS2), SLAP Cloud Engine (SCE) et TioLive OEM Platform (TOP). De nouveaux composants devraient rejoindre la FCA prochaînement.

Julien Ducros, PDG de IELO, déclare : «NiftyName Virtual Datacenter (NVD) constitue une solution d'infrastructure à la demande (IaaS) conçue pour les hautes peformances, la haute disponibilité et la tolérance aux pannes. Des études montrent que NVD est de 2 à 400 fois plus rapide que les solutions propriétaires concurrentes. NVD repose soit sur une infrastructure éprouvée de SAN (Storage Area Network) soit sur notre serveur BS2 ( Block Storage Server) é quivalent libre à un SAN mais plus avantageux économiquement.»

Arnaud Laprévote, PDG de Mandriva, indique : «XS2 (Xtreem Storage Server) est un système de fichiers qui vient compléter BS2. Ce système permet d'effectuer un stockage réparti des fichiers sur différents serveurs aux quatre coins de la planète au lieu d'un stockage sur un seul serveur et sur un même réseau local. Par ailleurs, la redondance des données sur plusieurs serveurs supprime tout risque de perte de données. XS2 est compatible avec les réseaux professionnels Windows.»

Jean-Paul Smets, PDG de Nexedi, explique : «NS2 (NEO Storage Server) est complémentaire à BS2 et XS2. NS2 permet de stocker des données non pas sous forme de fichiers ou de blocs, mais sous forme d'objet et ce, en répliquant les données. Ces dernières sont ainsi conservées de manière structurée et sécurisée. Cette forme de stockage est en fait particulièrement adaptée à l'archivage de grandes bases de données du données gouvernementales ou pour l'enregistrement de transactions bancaires.»

Jean-Paul Smets, PDG de Nexedi, ajoute : «SLAP Cloud Engine (SCE) permet la coordination et l'optimisation des ressources sur le Cloud. Ce système permet de détecter automatiquement les machines inactives pour fournir plus de puissance à celles effectivement qui expriment un sucroît de besoin à un moment donné. Il repose sur le progiciel open source ERP5 pour la partie comptabilisation et facturation du Cloud.»

Jacques Honoré, Community Manager de TioLive, conclut : «La plate-forme TioLive OEM (TOP) utilise pleinement chaque composant technologique de la Free Alliance pour fournir une solution de PaaS open source. Entièrement libre, TOP fournit des outils tels que l'ERP, le CRM, le KM, l'e-business et le Web en mode PaaS. Ces derniers peuvent être rapidement adaptés à tout type de métier grâce à l'ajout de catégories spécifiques ou à la modfication des nomenclatures existantes. La solution verticale ainsi obtenue peut alors être redistribuée sous forme de SaaS en marque blanche.»

Analyse : l'ambition est de positionner une offre open source Saas, Iaas et PaaS. Une grande ambition de la part de Free Cloud Alliance. La partie entreprise reste payante et la facture peut dépasser assez largement les 15 000 euros. L'objectif concerne ici le cloud privé même si avoir du Saas, du Paas et du Iaas dépassent l'approche cloud privé mais soit. Après se pose la question de l'intégration des différentes briques et surtout de l'interoperabilité avec les applications, les données car rien n'est réellement annoncé sur ce sujet. L'initiative va plus loin que celle d'Ubuntu qui est cher et pour le moment peu intéressante mais il est dommage que rien ne soit proposer par les utilisateurs actuels de Amazon ou de Google. la partie applicative est bien trop limitée, idem pour la sécurité et surtout l'administration qui est pour nous trop faible. Dans l'état actuel des choses, il serait plus sage d'attendre que de passer à l'acte. Et de voir comment évoluera cette offre, les garanties légales que l'on pourra avoir.