MariaDB Roadshow : tout MariaDB à Paris

Ce 16 avril, l’éditeur MariaDB organisait une journée dédiée à Paris. Une partie des équipes techniques était présente ainsi que les responsables France et Europe. Il s’agissait de présenter la stratégie, les nouveautés produits et d’échanger, sans oublier des retours d’entreprises qui ont choisi MariaDB. 

Parmi les solutions présentées durant la journée, nous avions la plateforme X3, MariaDB aujourd’hui et demain, la haute disponibilité selon l’éditeur, l’analytique, comment Pixid a migré d’Oracle à MariaDB, la sécurité et la protection des données. 

L’éditeur met en avant la possibilité d’utiliser la solution sur site et en cloud, et bien entendu, en cloud hybride (très à la mode avec le multi-cloud). MariaDB est avant toute une base transactionnelle, relationnelle et générique capable de supporter plusieurs moteurs de données (stockages) et est supporté par défaut par les principales distributions Linux et les langages du marché. La base se veut être une alternative à MySQL, surtout depuis son rachat par Oracle (via le rachat de Sun). Si au départ, MariaDB est un fork de MySQL, aujourd’hui, une grande partie du code a été réécrit. 

MariaDB fait aussi le constat que le marché des SGBD évolue finalement assez peu depuis 30 ans, au niveau des gros acteurs et des architectures or, la complexité et la diversité de la donnée n’a jamais été aussi grande. Ces évolutions ont vu apparaitre des SGBD spécialisés (graph, document, colonne, etc.). Il est donc nécessaire de déployer une base de données générique mais capable de supporter cette diversité. Bien entendu, MariaDB le permet :-)

La session d’ouverture a rappelé aussi l’importance de l’open source sur le marché IT, notamment avec les derniers rachats : Red Hat 34 milliards, Elastic 2,5 milliards, GitHub 7,5 milliards. Rien qu’en 2018. 

Le modèle économique de MariaDB n’est pas différent de d’autres SGBD : version communautaire, fonctions purement entreprises, abonnement mensuel ou annuel, pas de licences traditionnelles. Support niveau entreprise disponible en 24-7. MariaDB mise sur sa tarification pour concurrencer les bases traditionnelles. Même si MariaDB est encore très loin de MySQL, l’éditeur reste confiant sur sa croissance malgré des avis parfois opposés. Si l’entreprise emploie 250 personnes, le rôle de la communauté est vital pour faire vivre et évoluer la plateforme. Une équipe est dédiée au projet de migration. 

Dans les dernières versions, MariaDB propose un certain niveau de compatibilité avec PL/SQL (le SQL d’Oracle), la possibilité de remontée dans le temps sur les données (une sortie de Time Machine de la data), la notion de schémas. Pour la protection des données, l’éditeur met en avant : le masquage de la donnée (= on « blanchit » la donnée) et l’obfuscation. 

MariaDB est disponible sur les principales plateformes de cloud et une offre managée, SkySQL, sera disponible dans les prochains mois. Le marché des SGBD à la demande explose et l’offre est déjà très fournie. MariaDB fait aussi des rachats pour compléter sa panoplie fonctionnelle. Dans la partie haute disponibilité, Clustrix est en cours d’intégration dans la plateforme. 

La partie haute disponibilité est une des priorités de la base de données, notamment autour de 3 points : la réplication (notamment des serveurs et donc des données), le clustering (le mode distribué est crucial) et la gestion dynamique et en temps réel du failover. Un des objectifs est de pouvoir assurer la disponibilité des données et des architectures même si des noeuds tombent. Il faut pouvoir basculer d’un serveur à un autre, d’un site à un autre sans interruption de services. MariaDB gère la réplication et le clustering en mode synchrone, semi-synchrone et asynchrone. Un des composants de la haute disponibilité est MaxScale.

MariaDB est actuellement disponible en version 10.4.4 (du 7 avril). La 10.4.5 le sera prochainement. MaxScale est disponible en v2.3.5 (début avril). MariaDB Platform est une solution qui rassemble la partie transaction et analytique. Platform X3 a été déployée mi-janvier. 

François Tonic