Boomi garde les agents IA dans le périmètre de l’entreprise

Déployable dans le cloud, un VPC ou sur site, l’Agent Control Plane permet d’exécuter modèles et agents dans les périmètres choisis par l’entreprise.

Adopter des agents IA ne signifie pas nécessairement envoyer modèles, données et traitements vers un même cloud public. Boomi fait de cette séparation un principe de son Agent Control Plane, conçu pour fonctionner aussi bien dans le cloud public que dans un environnement cloud privé ou sur l’infrastructure de l’entreprise. Cette flexibilité répond à une difficulté croissante. Un agent devient réellement utile lorsqu’il peut accéder aux données et aux applications métiers. Mais certaines de ces ressources ne peuvent pas sortir d’un réseau privé, d’une zone géographique donnée ou d’un environnement soumis à des règles particulières.

Boomi permet donc aux organisations de maintenir agents, outils et modèles dans les périmètres qu’elles choisissent. L’architecture prend aussi en charge les modèles apportés par l’entreprise, ou BYOM, ainsi que les petits modèles de langage spécialisés. Une organisation peut ainsi faire cohabiter plusieurs approches sans imposer le même environnement d’exécution à tous les usages.

Connecter sans ouvrir tout le système d’information

Le défi reste de donner aux agents les accès dont ils ont besoin. Boomi Connect propose pour cela plus de 1 000 serveurs et outils MCP préconfigurés destinés à relier les agents aux applications métiers. Ces connexions peuvent utiliser les fournisseurs d’identité déjà présents dans l’entreprise. Les appels sont alors authentifiés, journalisés et mesurés. L’idée est de conserver les mécanismes de contrôle existants plutôt que de créer un second circuit d’accès réservé à l’IA.

L’Agent Control Plane ajoute une couche de supervision commune. La future AI Gateway doit centraliser les échanges avec les LLM et les serveurs MCP, appliquer des règles d’accès et permettre une validation humaine avant certaines actions. Les entreprises peuvent donc modifier leurs modèles ou leur lieu d’exécution sans reconstruire entièrement leur dispositif de gouvernance. Cette architecture hybride touche aussi à la protection des données et de la propriété intellectuelle. Un modèle spécialisé peut rester à l’intérieur d’un réseau privé, tandis qu’un autre service est consommé dans le cloud lorsque les contraintes le permettent.

L’arrivée des agents remet ainsi la question du cloud hybride au premier plan. Il ne s’agit plus seulement de choisir où stocker une application ou une base de données. Les entreprises doivent désormais décider où un agent peut raisonner, quelles ressources il peut solliciter et quelles informations ont le droit de franchir les frontières de leur infrastructure.

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