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Telehouse investit 275 millions de livres dans un nouveau data centre durable

Telehouse International Corporation of Europe annonce le lancement officiel des travaux de son nouveau centre de données, Telehouse West Two, situé sur son campus existant des Docklands de Londres – le campus de data centres le plus connecté d’Europe.

Cet investissement de 275 millions de livres sterling (370 millions de dollars US) représente une nouvelle étape majeure pour Telehouse. La mise en service du site est prévue pour 2028. Le projet sera réalisé par Flynn Management and Construction, entreprise internationale spécialisée dans la construction et l’aménagement, en collaboration avec Jones Engineering Group, experts en ingénierie mécanique, électrique et en protection incendie.

Conçu autour des principes de durabilité, de résilience et de sécurité, Telehouse West Two offrira une garantie de disponibilité de 99,999 %, assurant ainsi un fonctionnement ininterrompu pour ses clients. Le bâtiment est conçu pour répondre à la certification BREEAM Excellent, gage d’une performance environnementale élevée selon un standard internationalement reconnu. L’ensemble des opérations sera alimenté par de l’électricité 100 % renouvelable.

Le nouveau data centre offrira une efficacité énergétique exceptionnelle, avec un WUE (Water Usage Effectiveness) et un PUE (Power Usage Effectiveness) optimisés. Il contribuera également aux objectifs de durabilité du groupe grâce à des systèmes de récupération de chaleur et des générateurs de secours alimentés en biocarburant HVO.

Cette nouvelle installation s’inscrit dans la stratégie à long terme de Telehouse visant à renforcer sa présence à Londres, où l’entreprise est implantée depuis plus de 35 ans. Ce développement confirme la trajectoire de croissance mondiale de Telehouse, répondant à la demande croissante en infrastructures numériques avancées et accompagnant les entreprises dans leur transformation digitale.

Kenkichi Honda, Managing Director de Telehouse Europe, déclare :

« Le nouveau site Telehouse West Two marque une étape importante dans notre mission de proposer une infrastructure numérique durable de classe mondiale. Cette expansion permettra aux entreprises de divers secteurs d’accélérer leur transformation numérique et d’exploiter les technologies émergentes qui façonnent le monde de demain, tout en garantissant efficacité énergétique et neutralité carbone. »

Le bâtiment de neuf étages couvrira une surface totale de 32 000 m², dont 11 292 m² d’espaces IT (“white space”) répartis sur six niveaux, intégrant des zones techniques et des espaces clients. Pensé pour offrir une flexibilité maximale, le design inclura des équipements électriques, des systèmes UPS, des solutions de refroidissement à eau glacée et une ventilation par étage, afin de répondre à un large éventail de besoins clients.

Le site sera alimenté par deux nouvelles sous-stations de 132 kV, délivrant une tension de 11 kV sur l’ensemble du campus, pour une capacité totale de 33 MW. Chaque étage pourra fournir jusqu’à 4,4 MW, garantissant la résilience et la scalabilité nécessaires à la croissance future.

Pour assurer un niveau de sécurité optimal, le site bénéficiera d’un dispositif complet combinant sécurité physique multicouche, détection avancée des menaces, surveillance 24h/24 et 7j/7, présence d’agents de sécurité et protocoles de réponse en temps réel.

Kevin Flynn, CEO de Flynn Management and Construction, déclare :

« Nous sommes fiers d’avoir été à nouveau choisis par Telehouse pour ce nouveau projet. Notre équipe est prête à concrétiser la vision de l’entreprise pour un data centre à la pointe des besoins numériques actuels, et c’est une formidable opportunité de renforcer notre présence sur le marché londonien. »

Idéalement situé à proximité du quartier financier de Londres, le nouveau site a été conçu pour accompagner l’essor rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle. Il intégrera des solutions de refroidissement par air et par liquide, capables de répondre à la demande croissante en environnements à haute densité de calcul, tout en garantissant évolutivité et performance. Telehouse West Two disposera également de deux salles d’interconnexion (Meet-Me Rooms) et de quatre conduits sécurisés dédiés à la connectivité.

Cloud Temple reconnu Leader du cloud de confiance par Exaegis

Cloud Temple annonce sa reconnaissance en tant que Leader dans le tout premier Blueprint® Exaegis dédié aux solutions de cloud de confiance, le référentiel d’aide à la décision stratégique pour les dirigeants publics et privés.

Cette distinction consacre la stratégie de Cloud Temple : construire un cloud européen de confiance, fondé sur la souveraineté des données, la sécurité opérationnelle et l’indépendance technologique.

Elle confirme la position de l’entreprise comme pilier industriel du numérique de confiance en Europe et moteur d’une nouvelle génération de services cloud alliant performance, transparence et indépendance technologique.

« Cloud Temple se positionne désormais comme un fournisseur de cloud européen de confiance : souveraineté, conformité, services d’IA et de LLM sécurisés. La société met l’accent sur un très haut niveau de sécurité validé par les qualifications et certifications comme SecNumCloud, HDS et plus récemment BSI C5 en Allemagne. Autant de gages de crédibilité pour les acheteurs réglementés ou avec des exigences fortes », explique Ronan Mevel, Directeur associé, Responsable de l’expertise Infrastructures et Cloud chez Exaegis.

« Nos clients recherchent des partenaires capables d’allier performance, résilience et conformité européenne : des conditions indispensables pour bâtir une infrastructure numérique qui protège autant qu’elle libère », déclare Sébastien Lescop, Directeur général de Cloud Temple. « Cette reconnaissance illustre la trajectoire que nous portons : celle d’un cloud européen fédéré, qualifié et interopérable, au service de la souveraineté numérique de long terme. »

Un marché en pleine accélération
Le Blueprint Exaegis intervient dans un contexte de forte croissance du marché du cloud de confiance en France et en Europe.

Selon l’étude, la demande pour des solutions cloud sécurisées et souveraines devrait croître de 30 % par an d’ici 2028, pour atteindre 1,2 milliard d’euros sur le marché français. Cette dynamique confirme l’importance stratégique d’alternatives européennes crédibles, capables d’offrir sécurité, conformité et performance sans dépendance extraterritoriale.

Une analyse indépendante de référence
Le Blueprint Exaegis 2025-2026 est le fruit d’une évaluation rigoureuse et indépendante des acteurs du marché.

Cette première édition dédiée au cloud de confiance recense 13 fournisseurs actifs en France et évalue leur niveau de maturité selon des critères précis : sécurité, conformité, innovation et qualité de service.

Durabilité des datacenters : nLighten dévoile les premiers scores ICFEn en Europe

nLighten, l’un des principaux opérateurs européens de centres de données, a annoncé aujourd’hui les premiers scores ICFEn (Integrated Carbon-Free Energy) pour ses installations au Royaume-Uni, en Allemagne et en Espagne, marquant ainsi une étape importante dans la mesure de la durabilité des centres de données. Cette méthodologie de notation innovante va au-delà des normes traditionnelles du secteur en prenant en compte l’équilibre horaire entre l’énergie sans carbone, la récupération de chaleur et la contribution à la stabilité du réseau.

Développé en collaboration avec la Fondazione Eni Enrico Mattei (FEEM), le cadre ICFEn représente un changement fondamental dans la manière dont les centres de données mesurent et communiquent leur impact environnemental. Contrairement aux mesures conventionnelles qui s’appuient sur des moyennes annuelles ou se concentrent uniquement sur la consommation d’électricité, l’ICFEn offre une transparence en temps réel sur la manière dont les installations contribuent à la décarbonisation grâce à la réutilisation de l’énergie et au couplage sectoriel.

Comprendre l’ICFEn : une approche holistique

Le score ICFEn s’appuie sur le concept d’énergie sans carbone 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, en intégrant trois éléments essentiels : l’électricité renouvelable appariée heure par heure, les systèmes de récupération de chaleur et les contributions à la stabilisation du réseau. Cette approche globale permet de dresser un tableau complet de l’impact environnemental des activités des centres de données, conformément à la directive européenne sur l’efficacité énergétique et aux cadres de durabilité, notamment le protocole sur les gaz à effet de serre (GES) et l’initiative Science Based Targets.

« Les mesures traditionnelles de durabilité se sont concentrées sur le profil énergétique des centres de données, mais l’ICFEn intègre le centre de données dans un système énergétique communautaire qui tient compte à la fois de la consommation et de la contribution », a déclaré Chad McCarthy, directeur technique chez nLighten. « En tenant compte de la récupération de chaleur et de l’appariement en temps réel des énergies renouvelables, nous offrons à nos clients et à nos parties prenantes une transparence sans précédent sur notre impact environnemental réel, heure par heure, et pas seulement sur les moyennes de fin d’année. »

Des résultats qui démontrent le leadership de l’entreprise

Les installations de nLighten au Royaume-Uni, en Allemagne et en Espagne ont obtenu d’excellents scores ICFEn grâce à des investissements stratégiques dans des contrats d’achat d’énergie renouvelable et des programmes innovants de récupération de chaleur. Les centres de données de la société au Royaume-Uni ont obtenu un score ICFEn de 94,61 %, dépassant largement la moyenne régionale du réseau CFE, qui est de 56,47 %.

La société parvient à équilibrer son approvisionnement en énergie renouvelable heure par heure en intégrant des actifs d’énergie renouvelable à son portefeuille et en affectant leur production aux opérations des centres de données en temps réel. Cela garantit que les installations sont alimentées par de l’énergie propre lorsqu’elles sont effectivement utilisées, ce qui permet de maintenir l’intégrité même dans les régions où le mix énergétique est moins favorable.

« Nous ne nous contentons pas de mesurer l’énergie renouvelable consommée, nous quantifions davantage l’amélioration environnementale grâce à des projets durables, pour lesquels nous partageons de manière transparente la méthode de calcul », a déclaré Francesco Marasco, vice-président des opérations énergétiques et du développement durable chez nLighten. « La méthodologie ICFEn nous permet de démontrer des avantages mesurables à l’échelle du système qui réduisent les émissions de la communauté. Nous encourageons activement d’autres opérateurs à adopter ce cadre, car la sensibilisation aux centres de données profite à tous. »

Une méthodologie ouverte encourage l’adoption par l’industrie

Dans le but de favoriser le changement à l’échelle du secteur, nLighten a publié la méthodologie ICFEn sous licence Creative Commons, la rendant ainsi librement accessible à d’autres opérateurs. Le moment est particulièrement opportun, car le protocole GHG évolue vers l’obligation de déclarer les énergies renouvelables sur une base horaire. Le système de notation ICFEn de nLighten fournit l’infrastructure commerciale et technique nécessaire pour répondre aux futures exigences des clients en matière de reporting de développement durable. nLighten prévoit de déployer le reporting ICFEn sur tous ses sites européens, avec une vérification par un tiers des données horaires sur l’énergie et la récupération de chaleur comme prochaine étape clé pour garantir une validation indépendante.

La CNAF accélère sa transformation digitale avec VMware Cloud Foundation

Broadcom Inc. annonce que La Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF), pilier du service public en France, a choisi VMware Cloud Foundation (VCF) pour accélérer sa transformation numérique. Le nouveau cloud privé de la CNAF, basé sur VCF, permettra à l’institution de conjuguer sécurité renforcée, souveraineté des données et agilité opérationnelle, dans un contexte où la modernisation des services publics est un enjeu national.

Un SI sous contrainte réglementaire et sécuritaire

La CNAF gère chaque année des millions de transactions et doit répondre à des obligations réglementaires strictes, imposant des délais de mise en production extrêmement serrés. Dans le même temps, ses équipes de cybersécurité font face à des tentatives d’attaques quasi-quotidiennes, nécessitant une résilience et une réactivité maximales.

En centralisant les opérations dans une interface unifiée, VCF offre une vision globale des infrastructures de cloud privé. Cela améliore la productivité et accélère l’accès aux informations critiques, permettant ainsi une résolution plus efficace des incidents et une optimisation continue des performances — des éléments essentiels au bon fonctionnement des Caisses d’Allocations Familiales (CAF) sur l’ensemble du territoire.

Sécurité et souveraineté au cœur de la stratégie

Avec VCF, la CNAF bénéficie de fonctionnalités critiques comme le live patching, la micro-segmentation Zero Trust et une supervision automatisée des charges de calcul. Ces capacités renforcent la protection des données des allocataires, tout en réduisant les délais de déploiement de nouvelles applications.

« La sécurité et la souveraineté de nos données ne sont pas négociables. Avec VCF, nous veillons à ce que les informations sensibles restent hébergées dans nos centres de données, tout en tirant parti de clouds européens de confiance », souligne Nicolas Poulain, Direction des Opérations & Ingénierie Technique de la CNAF.

Ce positionnement s’inscrit dans la dynamique nationale visant à renforcer la résilience des infrastructures publiques, un enjeu majeur à l’heure où la souveraineté numérique est devenue une priorité stratégique.

« La transformation de la CNAF illustre parfaitement la mission des technologies VMware : permettre au secteur public d’allier innovation, sécurité et performance pour répondre aux attentes croissantes des citoyens. Avec VMware Cloud Foundation, nous aidons les organisations à franchir une nouvelle étape, en posant les bases d’un cloud de confiance capable de soutenir aussi bien les services d’aujourd’hui que les usages émergents de demain. » explique Marc Dollois, Directeur General France, Broadcom Software.

L’innovation au service de millions de bénéficiaires

Au-delà des gains techniques, la modernisation de la plateforme vise un objectif clair : améliorer l’expérience des allocataires. La CNAF travaille à automatiser l’attribution des prestations afin que les bénéficiaires reçoivent directement leurs droits, sans démarches administratives complexes. Cette simplification permettra de réduire la fraude, d’augmenter l’équité et de faciliter l’accès aux allocations pour les personnes qui y ont légitimement droit.

« Notre mission est de garantir un système d’information fiable, stable et performant, car derrière chaque démarche en ligne ou chaque versement se trouvent des millions de familles qui comptent sur nous », rappelle Nicolas Poulain.

S’engager pour un avenir plus performant et accessible

En adoptant VCF, la CNAF se donne également les moyens d’expérimenter de nouveaux cas d’usage, en intelligence artificielle par exemple, grâce à l’intégration de VMware Private AI, ou pour l’orchestration des applications modernes avec vSphere Kubernetes Services (VKS), offrant plus d’agilité, résilience et conformité pour les applications cloud-natives.

L’objectif : ouvrir la voie à un service public plus proactif et automatisé, capable d’anticiper les besoins et de délivrer les allocations de manière transparente et rapide. La combinaison d’une infrastructure modernisée, d’une sécurité renforcée et de capacités d’IA intégrées place la CNAF à l’avant-garde de la digitalisation du secteur public en France.

Pour 71% des décideurs publics, la sécurité des données est le critère prioritaire pour choisir leur fournisseur cloud

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À l’occasion du mois de la cybersécurité, NumSpot met en lumière une donnée clé issue de son Baromètre « Souveraineté numérique et secteur public », réalisé par l’Ifop auprès de décideurs publics en charge du numérique et de l’innovation : la sécurité des données est désormais le premier critère du choix d’un fournisseur cloud, confirmant une exigence accrue de conformité, de maîtrise juridique et de souveraineté dans les stratégies technologiques des administrations.

Répondre aux enjeux de sécurité est prioritaire

Alors que la transformation numérique s’accélère dans les administrations, 71 % des décideurs publics interrogés déclarent que la sécurité des données est le critère n°1 dans le choix de leur fournisseur cloud. Ce chiffre reflète une prise de conscience renforcée des risques de cybermenaces, mais aussi une volonté de garantir la maîtrise et la protection des systèmes d’information critiques.

Un constat renforcé par les critères qui arrivent en deuxième et troisième position pour le choix d’un fournisseur cloud, directement liés à l’enjeu de sécurité :

  • La non-exposition aux lois extra-européennes pour 43% des répondants, pour dresser une barrière de protection réglementaire face aux menaces ;
  • La qualification SecNumCloud pour 40%, délivrée par l’ANSSI et gage d’un très haut niveau de sécurité, de souveraineté et de résilience pour les infrastructures cloud, pour 40%

Le cloud souverain, pilier de la confiance numérique publique

Ces résultats s’inscrivent dans une dynamique plus large révélée par le baromètre : la sécurité et la souveraineté ne sont plus des sujets techniques, mais des leviers de stratégie publique. Elles conditionnent désormais la volonté des institutions de moderniser leurs systèmes d’information (47 %), d’accélérer l’usage de l’intelligence artificielle (47 %), de mettre en place des plans de continuité d’activité (46 %), ou encore de proposer des services numériques pour les citoyens (39 %).

Servane Augier, responsable des affaires publiques de NumSpot, commente : « Ces chiffres montrent que les administrations recherchent plus que des solutions performantes : elles veulent également des garanties de confiance, de conformité et de souveraineté. Le cadre réglementaire, la localisation des données et la transparence deviennent des critères aussi importants que la technologie elle-même. »

Méthodologie de l’étude
L’étude Ifop pour NumSpot, en partenariat avec Acteurs Publics, a été menée en ligne du 7 avril au 3 juillet 2025, auprès de 257 décideurs du numérique et de l’innovation dans les 3 fonctions publiques et décideurs publics issus d’un fichier de contacts fourni par Acteurs Publics. La majorité des répondants à l’enquête (63 %) appartiennent à l’administration d’État, notamment dans des fonctions stratégiques : Direction des systèmes d’information (DSI) (21%), Direction numérique (18%), secrétariat général (16%).

Gouvernance : Telehouse France promeut Julien Durain à la direction générale adjointe

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Telehouse, leader européen des solutions d’hébergement en datacenters à forte connectivité, fait évoluer sa gouvernance et promeut Julien Durain au poste de Directeur Général Adjoint. Cette annonce s’inscrit dans un contexte de forte accélération pour Telehouse France qui va lancer sur les prochaines années de nombreux projets structurants au service de la transformation numérique des acteurs économiques français.

À compter d’octobre 2025, Julien Durain prendra les fonctions de Directeur Général Adjoint de Telehouse France, en charge de l’ensemble des activités opérationnelles et d’infrastructure. Plus globalement, il travaillera en étroite collaboration avec la Direction générale pour garantir l’excellence opérationnelle, la résilience des installations et l’efficacité énergétique des datacenters.

Expert reconnu dans le secteur des télécommunications, il a débuté sa carrière en tant que prestataire multi technique chez ELYO sur le Datacenter de BNP Paribas. Il a évolué pendant plus de dix ans à travers différentes fonctions techniques et opérationnelles, dont celles de Responsable de site et de Responsable des opérations techniques. En 2008, il intégré BNP Paribas Partners for Innovation pour piloter les opérations de maintenance, avant de prendre en charge, dès 2010, la gestion de l’exploitation technique des Datacenter de BNP Paribas. En 2012, il rejoint Telehouse en tant que Responsable Sécurité et Infrastructure technique, avant d’y prendre des responsabilités croissantes, notamment en tant Directeur Adjoint des Infrastructures, puis Directeur des Infrastructures & Opérations à partir de 2021.

Julien Durain, Directeur Général Adjoint de Telehouse France « Telehouse France  est un acteur engagé en faveur de la souveraineté numérique française et européenne. Nos datacenters se distinguent par leur capacité d’interconnexion et jouent un rôle central dans l’écosystème numérique. Résolument tournés vers l’avenir, nous concevons et développons des infrastructures adaptées aux nouveaux usages, notamment aux besoins croissants de l’intelligence artificielle. Nous sommes également profondément investis dans la durabilité et la décarbonation, en créant des datacenters résilients, intégrés à leur environnement local et alimentés par des énergies renouvelables. Telehouse France dispose de toutes les ressources et de tous les atouts nécessaires pour devenir le leader incontesté de son marché. »

Tokens et IA : ce qu’il faut savoir pour comprendre le langage des modèles

Les tokens sont les unités de base du texte que les modèles d’IA couramment utilisés utilisent pour comprendre et apprendre le langage. Ils sont utilisés pour le traitement du langage naturel. Les  tokens sont les éléments constitutifs qui permettent aux systèmes d’IA de décomposer des textes volumineux en unités ou blocs plus petits. Ils peuvent ainsi analyser plus efficacement le langage et générer des réponses. Au cours du processus de tokenisation, le modèle d’IA convertit les textes longs en éléments plus petits et plus faciles à gérer, généralement composés de mots ou d’expressions. Avant de traiter une entrée, un modèle d’IA divise le texte en fonction des espaces, de la ponctuation et d’autres délimiteurs

Pour comprendre la longueur d’un token, la règle empirique est la suivante :

1 token ≈ quatre caractères en anglais

1 token ≈ ¾ mots

100 tokens ≈ 75 mots

Ce processus permet à l’IA d’analyser et de digérer le langage humain sous une forme qu’elle peut comprendre, ce qui lui permet de traiter les entrées humaines et de fournir des réponses. Nous faisons la distinction entre les tokens d’entrée, qui sont les questions posées et les tokens de sortie, qui sont les réponses générées par le modèle d’IA.

Pourquoi les tokens sont-ils importants ?

Il est important de comprendre les tokens dans le contexte de l’IA pour deux raisons :

Limites des tokens : les modèles d’IA ont un nombre limité de tokens qu’ils peuvent traiter en une seule fois, ce que l’on appelle la « fenêtre contextuelle. Le contexte comprend les demandes et les échanges passés. Des limites de tokens plus élevées signifient que le modèle peut gérer des entrées plus longues et conserver le contexte au cours de conversations prolongées. La limite varie de quelques milliers pour les modèles plus petits à plusieurs dizaines de milliers pour les modèles plus grands. Il est important de connaître ces limites de tokens, car elles ont un impact sur les performances, le coût et l’efficacité. En comprenant la nature et le nombre de tokens, les utilisateurs peuvent interagir plus efficacement avec le modèle d’IA. Contrôle des coûts : les grands créateurs de modèles fondamentaux tels que Open AI, Anthropic ou Mistral facturent en fonction de l’utilisation des tokens lorsque les consommateurs accèdent à leurs services d’IA. Ils peuvent ainsi suivre l’utilisation de leurs produits et facturent souvent les tokens d’entrée et de sortie. Plus vous alimentez le système en tokens, plus les coûts sont élevés. Les limites de tokens permettent de contrôler les coûts.

Les tokens étant essentiels pour les modèles d’IA et leur utilisation, il existe plusieurs stratégies pour les gérer efficacement : Rester concis dans ses demandes et ne pas mélanger trop de sujets dans une même requête.

Diviser les conversations longues en échanges plus courts pour éviter d’atteindre rapidement les limites.

Utiliser un outil de tokenisation pour compter les tokens à l’avance et estimer les coûts.

Quels sont les défis liés aux tokens ?

Les tokens sont essentiels à l’IA et à ses applications, mais ils posent divers défis.Ambiguïté – Le langage humain est ambigu et laisse place à l’interprétation, selon le contexte. La tokenisation seule ne permet pas toujours de résoudre ce problème et peut entraîner des interprétations erronées. Lors du processus de tokenisation, le modèle peut le confondre s’il ne dispose pas du contexte approprié. Cela conduit à des résultats inexacts, en particulier dans l’analyse des sentiments ou la traduction.

Limites linguistiques – Dans des langues telles que le chinois ou le japonais, les mots ne sont pas séparés par des espaces, ce qui rend la tokenisation assez difficile avec les méthodes traditionnelles pour trouver les limites de séparation. Un processus de tokenisation simple pourrait prêter à confusion et entraîner des erreurs. Cela signifie que les besoins en matière de tokenisation varient en fonction de la langue et que la stratégie doit donc être adaptée, par exemple pour le chinois ou l’arabe.Cas particuliers – Ils Impliquent des caractères spéciaux, des chiffres et des abréviations qui ne correspondent pas aux règles de tokenisation standard. Le modèle d’IA doit donc traiter correctement les situations particulières.

Les adresses de sites web et d’e-mails constituent une seule unité, mais le modèle d’IA peut la diviser, ce qui entraîne un traitement erroné.

Avec les chiffres et les symboles, le modèle d’IA doit décider si, par exemple, le numéro de téléphone est un seul token ou s’il doit être divisé en fonction du contexte. Si le contexte n’est pas correct, des mots tels que « États-Unis » ou « prise de décision » peuvent être traités comme un seul token ou divisés, là encore en fonction du contexte.

En fin de compte, les tokens sont les petits éléments secrets qui rendent possibles nos conversations avec l’IA. Ils déterminent la capacité de mémorisation du modèle, son coût et sa capacité à nous comprendre. Lors de ses conversations avec les IA il faut se rappeler que chaque mot, chaque pause compte.

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