Accueil Blog Page 28

Directive NIS 2 : enjeux et bonnes pratiques de conformité

0

Le constat est sans appel. Près d’une entreprise sur deux (47 %) a subi au moins une cyberattaque réussie en 2024. Une tendance à la hausse qui ne risque pas de s’inverser, l’Hexagone ayant enregistré +40 % d’atteintes numériques en 5 ans.

Désormais, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, plus aucun secteur ni organisme n’est épargné. Les grandes entreprises ne sont plus les seules visées, bien au contraire. Parmi les raisons : l’émergence de l’IA générative facilitant notamment les campagnes de phishing. Or, malgré l’explosion des usages d’intelligence artificielle, seules 22 % des entreprises ont mis en place des mesures de cybersécurité adaptées.

Résultat, les plus petites entreprises comme les collectivités, disposant souvent de moins de ressources, ouvrent la porte de leurs systèmes d’information aux failles de sécurité et par la même occasion aux cybercriminels. Quant aux grandes entreprises, moins agiles, elles sont peut-être plus avancées dans leur transformation, mais elles doivent souvent composer avec des infrastructures obsolètes et des métiers peu enclins au changement.

En réponse, l’Union européenne a alors décidé d’étendre sa directive NIS 1 (Network and Information Security – ou en français, sécurité des réseaux et des systèmes d’information) pour couvrir un champ beaucoup plus large de domaines et d’entités. Officiellement entrée en vigueur en Europe le 17 octobre 2024, elle devrait être adoptée par la France courant 2025 avec quelques ajustements.

Préparer son projet NIS 2 dans une logique industrielle

En France, plusieurs milliers d’entités, qu’elles soient classées « Essentielles » ou « Importantes », se verront dans l’obligation de se conformer à NIS 2 dès 2025, là où elles n’étaient que quelques centaines à être couvertes par NIS 1. Selon l’étude d’impact de la directive NIS 2, 15 000 entités dans 18 secteurs d’activités, contre 500 dans 6 secteurs pour NIS 1, entrent directement dans le champ d’application de cette directive. Une nécessité face aux cyberattaques dont sont victimes les organismes : 90 % des entreprises de la région EMEA ont ainsi été confrontées à des incidents de cybersécurité que la conformité à la directive NIS 2 aurait pu prévenir.

Pour autant, elles sont peu nombreuses à répondre aux exigences de la directive. Opacité de certaines obligations, manque de ressources, problème de budget, frein au changement… Les raisons sont multiples et les pénalités lourdes. Des sanctions qui, néanmoins, peuvent s’avérer tellement dissuasives qu’elles poussent à accélérer la mise en conformité et, in fine, la transformation des entreprises. En ce sens, NIS 2 tend à s’imposer dans les années à venir comme un moteur d’innovation !

Tel est l’objectif réel derrière la directive : uniformiser la maturité des entreprises en matière de pratiques de cybersécurité dans toute l’Europe. Par conséquent, dans quelques années, la cybersécurité sera davantage intégrée à l’ensemble des activités de l’entreprise, plaçant l’automatisation et l’apprentissage automatique au centre des enjeux de sécurité. Néanmoins, la gestion des risques ne peut se faire sous le seul angle technique, et implique le plus souvent d’engager une transformation organisationnelle pour mettre en place une nouvelle gouvernance.

Soit un grand nombre de chantiers à lancer, parfois en simultané. Résultat, les entreprises peuvent rencontrer un certain nombre de difficultés d’implémentation ou même humaines. NIS 2 implique une vision 360 de la sécurité et une approche holistique, nécessitant un grand nombre d’expertises. C’est pourquoi les organisations qui décideront de mener ces transformations en interne s’exposeront davantage aux risques de pénalités financières du fait d’une conformité partielle ou d’erreurs d’interprétation de la règlementation. S’entourer d’experts pour se conformer à NIS 2 est donc un véritable must have.

 

Par Yoann Moreau, Head of Cybersecurity Audit & Advisory chez Squad

MariaDB accélère sa stratégie cloud avec l’acquisition de SkySQL

MariaDB plc annonce l’acquisition de SkySQL Inc., société pionnière d’une plateforme de bases de données gérées (DBaaS) sans serveur et optimisée par l’IA. Cette opération marque le retour de la solution DBaaS de SkySQL au sein du portefeuille MariaDB.

Initialement développée par MariaDB, puis devenue entité indépendante en 2023, SkySQL a considérablement enrichi son offre produit. Son acquisition permet désormais à MariaDB de répondre encore mieux aux attentes des clients et du marché en matière de flexibilité et de choix de déploiement, grâce à une gamme complète de solutions cloud autogérées ou entièrement gérées Les fonctionnalités de SkySQL seront intégrées à MariaDB Cloud, qui devient ainsi un pilier central de l’offre MariaDB.

« Nos clients nous demandent des solutions de bases de données puissantes, fiables et flexibles, adaptées à leurs besoins qu’ils soient sur site, dans le cloud ou dans un environnement hybride », déclare Rohit de Souza, PDG de MariaDB plc. « L’acquisition de SkySQL accélère notre feuille de route et renforce l’innovation de MariaDB Cloud. C’est un investissement stratégique pour nos clients et une étape majeure vers une plateforme complète, moderne et de classe mondiale, conçue pour les aider à prospérer et à conserver un avantage concurrentiel. »

Selon les prévisions d’IDC, les entreprises migreront de plus en plus leurs charges de travail vers des bases de données cloud pour optimiser évolutivité, coûts et accessibilité. Cette tendance s’explique par la nécessité d’une infrastructure agile, capable de suivre l’évolution des besoins métiers et de soutenir des équipes distribuées (IDC, Worldwide Database Management Systems Software Forecast, 2025-2029, US53032525, juin 2025).

MariaDB Cloud offre une base de données gérées sur les trois principaux clouds publics (AWS, Azure et Google Cloud), ainsi qu’un mode sans serveur permettant aux développeurs de concevoir instantanément des applications cloud natives et pilotées par l’IA, sans surcoûts. L’intégration de fonctionnalités d’IA agentique transforme déjà la manière dont les développeurs interagissent avec des données opérationnelles complexes. De plus, MariaDB Cloud permettra d’exploiter MariaDB Enterprise Platform, produit phare de l’entreprise, en mode cloud entièrement géré, offrant ainsi performance, sécurité des données, réplication, clustering et haute disponibilité pour les charges de production.

« Le niveau de sophistication de SkySQL – de son élasticité intégrée à sa technologie sans serveur avancée et à ses capacités d’IA agentique – est impressionnant », souligne Vikas Mathur, directeur produit chez MariaDB plc. « En intégrant SkySQL, nous répondons immédiatement aux besoins de nos clients tout en posant les bases pour faire de MariaDB la solution de référence dans la création d’applications GenAI. »

Dans le cadre de cette acquisition, l’ensemble des équipes de SkySQL rejoindra à nouveau MariaDB, renforçant les pôles produit, ingénierie, support et mise sur le marché avec une expertise DBaaS précieuse.

« Je suis très fier de ce que nous avons construit en si peu de temps avec SkySQL : un service de base de données flexible, pensé pour les charges de travail sans serveur et les applications fiables pilotées par l’IA », déclare Jags Ramnarayan, cofondateur de SkySQL Inc. « Cette acquisition est une excellente nouvelle pour nos clients, qui bénéficieront de nos efforts conjoints et de cycles d’innovation accélérés. Rejoindre à nouveau MariaDB nous permettra d’apporter ces capacités au marché mondial plus rapidement et plus efficacement. »

L’acquisition de SkySQL fait suite à une autre acquisition récente d’une solution de haute disponibilité , Galera Cluster, en juin 2025, et au lancement d’une nouvelle version améliorée de MariaDB Enterprise Platform en janvier 2025, qui comprenait l’introduction de la recherche vectorielle open source. MariaDB Enterprise Platform a récemment été reconnue comme la meilleure base de données globale lors du prix DBTA Readers’ Choice Award 2025 et comme la meilleure solution d’IA open source lors des AI TechAwards 2025. La dynamique de MariaDB cette année fait suite à l’ opération de sortie de bourse opérée par le fonds K1 Investment Management et à la nomination de Rohit de Souza au poste de PDG de MariaDB en septembre 2024.

Hyperscalers : le rôle central des datacenters de proximité dans le cloud

Par Anwar Saliba, Managing Director France chez nLighten

Nous assistons à une réorganisation silencieuse mais profonde du paysage numérique mondial. À mesure que les géants du cloud poursuivent leur croissance exponentielle, une évidence s’impose : la centralisation massive ne suffit plus. L’avenir du cloud ne se joue plus uniquement dans les hubs géants de Francfort, Dublin ou Ashburn. Il se dessine désormais au plus près des territoires, là où les usages numériques explosent, où la latence devient un facteur critique, et où les attentes réglementaires et écologiques imposent une nouvelle géographie de l’infrastructure.

 

Les hyperscalers face à un paradoxe de croissance

La promesse originelle des hyperscalers reposait sur une logique d’industrialisation et de massification. Mutualiser la puissance de calcul à l’échelle mondiale, optimiser les coûts d’exploitation, centraliser les données dans des méga-structures techniques interconnectées aux grandes dorsales Internet. Cette approche a démontré sa force… jusqu’à atteindre ses limites.

Aujourd’hui, les hyperscalers doivent relever un triple défi :

  1. Répondre à des usages de plus en plus exigeants : vidéo en 4K, gaming, IA générative, objets connectés industriels… Ces usages nécessitent une latence minimale, une bande passante locale et une haute disponibilité.
  1. Se conformer à des régulations locales toujours plus strictes : souveraineté des données, hébergement en Europe, contraintes liées à la santé, à l’éducation ou au secteur public, exigences fiscales ou énergétiques spécifiques à chaque pays.
  1. Réduire leur empreinte environnementale : la pression monte de la part des gouvernements, des investisseurs et des citoyens. Il ne suffit plus d’être “green” en façade, il faut prouver que chaque watt est optimisé localement, que l’eau est préservée, que les émissions sont limitées.

Or, les architectures centralisées, pensées pour l’optimisation globale, peinent à répondre simultanément à ces enjeux de proximité, de souveraineté et de durabilité.

Le datacenter de proximité : levier stratégique, pas infrastructure secondaire

Il serait erroné de considérer les datacenters régionaux comme des extensions périphériques. Ils sont aujourd’hui des nœuds stratégiques dans l’écosystème numérique. Ces infrastructures locales permettent aux hyperscalers de sortir de la logique du “one-size-fits-all” pour adopter une approche beaucoup plus granulaire, agile et résiliente.

Concrètement, un datacenter de proximité permet :

  • Un traitement local des données sensibles, évitant leur transit inutile vers des pays tiers, facilitant le respect du RGPD ou des réglementations sectorielles.
  • Une réduction immédiate de la latence, essentielle pour les services interactifs (cloud gaming, e-santé, véhicules autonomes).
  • Une optimisation de la bande passante, en désengorgeant les grands réseaux nationaux et internationaux.
  • Une conformité réglementaire native, en s’adossant à des partenaires locaux déjà intégrés dans les cadres juridiques et économiques nationaux.
  • Une meilleure efficacité énergétique, en exploitant des solutions adaptées aux contextes locaux (récupération de chaleur, refroidissement naturel, électricité bas carbone…).

Les datacenters régionaux deviennent ainsi de véritables catalyseurs d’un cloud distribué, capable de répondre à la fois aux besoins globaux et aux exigences locales.

Vers une souveraineté distribuée et pragmatique

Ce mouvement vers des infrastructures plus proches n’est pas une régression. Il ne s’agit pas de fragmenter l’Internet, mais de l’adapter. De passer d’un paradigme purement centralisé à une approche distribuée, évolutive et contextualisée.

L’Europe, avec sa diversité législative, linguistique et culturelle, est le terrain idéal pour expérimenter cette nouvelle approche. Elle impose de facto une stratégie d’hébergement multirégionale et multifournisseurs. Dans ce contexte, les hyperscalers ont tout intérêt à s’appuyer sur des partenaires d’infrastructures locaux qui allient expertise technique, maîtrise réglementaire et ancrage territorial.

Cette collaboration n’est pas uniquement technologique : elle devient stratégique et politique. Elle permet aux hyperscalers de gagner en agilité opérationnelle, en légitimité auprès des acteurs publics, et en résilience face aux aléas géopolitiques et climatiques.

 

Un cloud hybride, multi-niveaux, enraciné dans les territoires

Ce que nous observons, c’est l’émergence d’un modèle de cloud hybride et hiérarchisé. Les hyperscales ne disparaîtront pas, mais ils seront complétés, interconnectés, renforcés par un maillage dense d’infrastructures locales. Chaque niveau du cloud aura un rôle spécifique à jouer dans cette nouvelle architecture :

  • Le core, pour la puissance brute et les grands volumes.
  • Le region, pour la résilience, la conformité et les traitements intermédiaires.
  • L’edge, pour la réactivité, la personnalisation et les usages temps réel.

C’est à cette condition que le cloud pourra réellement accompagner la transformation numérique des territoires, des entreprises et des citoyens.

En somme, l’avenir du cloud ne sera pas uniquement hyperscale. Il sera polycentrique, intelligent et profondément enraciné dans l’écosystème local. C’est cette conviction qui guide notre mission chez nLighten, et que nous partageons avec les acteurs du numérique prêts à construire un avenir plus durable, plus souverain et plus performant.

Les disques durs restent indispensables dans les centres de données


Par Rainer W. Kaese, Senior Manager, HDD Business Development at Toshiba Electronics Europe GmbH

Ces dernières années, la disparition du disque dur a été annoncée. Pourtant, ce support de stockage reste indispensable dans les centres de données des entreprises et des fournisseurs cloud. Et, dans un avenir proche, il est peu probable que cela change.

Si les disques durs ont disparu de la plupart des appareils grand public – et donc du point de vue des utilisateurs finaux –, ils restent très présents dans les centres de données. Plus encore, ils supportent l’essentiel des besoins de stockage de données, car aucun autre support de stockage ne peut offrir l’accès direct et la capacité nécessaires à l’IA, au streaming vidéo et à d’autres applications gourmandes en données de manière aussi économique que les disques durs. Après tout, les SSD restent environ cinq à huit fois plus chers par unité de capacité. Même si leur prix devait égaler celui des disques durs, il faudrait des décennies et des investissements considérables pour augmenter la capacité de production à un niveau où les SSD pourraient éventuellement remplacer les disques durs. Cela est dû à la production complexe et coûteuse de mémoire flash.

Par conséquent, non seulement la majorité de la capacité de stockage installée dans les centres de données est constituée de disques durs, mais les nouvelles capacités reposent également majoritairement sur ce support de stockage classique. Rien qu’en 2024, 56 millions de disques durs d’entreprise ont été livrés dans le monde, pour une capacité totale de 959 exaoctets, soit 959 millions de téraoctets et plus de quatre fois la capacité des SSD d’entreprise livrés sur la même période (59 millions d’unités pour un total de 226 exaoctets).

La raison pour laquelle le disque dur est toujours aussi demandé près de 70 ans après son lancement est principalement due à la croissance constante de sa capacité – de 2 téraoctets par an – tout en maintenant des coûts stables. Initialement, des innovations telles que les disques remplis d’hélium et les disques plus fins ont permis des capacités plus élevées. Aujourd’hui, de nouvelles technologies d’enregistrement telles que l’enregistrement magnétique assisté par micro-ondes (MAMR) et l’enregistrement magnétique assisté par chaleur (HAMR) sont à l’origine de cette progression. Ces technologies utilisent respectivement des micro-ondes et des diodes laser, ce qui réduit le besoin d’énergie magnétique et permet une tête d’écriture plus compacte. Des têtes d’écriture plus petites permettent un stockage de données plus dense et, par conséquent, des capacités supérieures. Les experts prévoient que des disques pouvant atteindre 50 téraoctets par unité seront possibles dans les années à venir.

De plus, malgré leurs pièces mobiles, les disques durs sont remarquablement durables et efficaces. Le taux de défaillance des disques durs d’entreprise est généralement d’environ 0,35 %, ce qui correspond à seulement sept disques défectueux par an dans un centre de données comptant 2 000 disques durs en fonctionnement. Les grands opérateurs de centres de données et les fournisseurs cloud affichent souvent des taux de fiabilité encore supérieurs. La consommation électrique des disques durs est également relativement constante, quelle que soit la capacité ou la charge de travail, car la majeure partie de l’énergie est utilisée pour faire tourner la broche (généralement entre 7 et 8 W). Pour les disques durs haute capacité, cela rend les disques durs très économes en énergie, ne consommant que 0,3 à 0,5 W par téraoctet, ce qui est comparable à celui des SSD de même capacité.

Les performances relativement faibles des disques durs sont souvent pointées du doigt, mais ce constat ne s’applique qu’à un seul disque. Dans les architectures de stockage modernes, des dizaines de disques durs fonctionnent ensemble en matrices, permettant des opérations de lecture et d’écriture parallèles. Ainsi, les systèmes de stockage peuvent facilement atteindre des débits de 15 Go/s et plus de 15 000 IOPS.

En fin de compte, les disques durs offrent tout ce que les opérateurs de centres de données et les fournisseurs cloud apprécient: des capacités élevées à faibles coûts d’acquisition et d’exploitation, une fiabilité élevée et des performances suffisantes pour la plupart des applications. En cas de performances insuffisantes, quelques SSD peuvent facilement être ajoutés, mais la majorité des données résident toujours sur des disques.

Les disques durs ne sont peut-être pas la star des centres de données; ils existent depuis trop longtemps pour cela. Ce sont plutôt des outils silencieux et indispensables qui fonctionnent en arrière-plan de manière fiable. Sans eux, il est juste de dire que notre monde numérique ne fonctionnerait plus.

92 % des entreprises dépassées par la multiplication des outils et la surcharge d’alertes et de faux positifs.

0

SentinelOne vient de publier l’édition 2025 de son Cloud Security Survey Report, réalisée en partenariat avec CyberEdge Group [1].

Dans cette étude, SentinelOne met en lumière l’un des enjeux les plus critiques pour les équipes de sécurité – la protection des environnements cloud – et révèle une situation préoccupante : entre la multiplication des outils, la pénurie de talents et la surcharge d’alertes et de faux positifs, les stratégies actuelles de sécurité cloud montrent leurs limites. Vous trouverez, ci-dessous, les 5 grandes tendances à prendre en compte et les chiffres clés à retenir.

Les 5 grandes tendances

1- Le cloud, nouveau pilier de la cybersécurité

89 % des professionnels interrogés estiment que le cloud est désormais au cœur de leur architecture globale de sécurité. Qu’il s’agisse de la gestion des identités et des accès, de la conformité, de la prévention de la fraude, de la sécurité des réseaux et des données et de la détection des menaces internes, le cloud influence la totalité du périmètre cyber. Il devient l’élément fédérateur d’une posture de sécurité moderne et agile.

2 – Trop d’outils et trop d’alertes nuisent à la réactivité et affaiblissent les défenses

L’élargissement de la surface d’attaque pousse les entreprises à multiplier les solutions spécifiques. Résultat : une explosion du nombre d’alertes (dont 53 % de faux positifs) et des équipes SOC surchargées qui mettent plus de temps à détecter et réagir aux incidents critiques. 92 % des entreprises déclarent, par ailleurs, rencontrer des difficultés pour sécuriser leurs environnements cloud en raison de cette fragmentation des outils.

3 – L’automatisation et l’IA changent la donne.

En dépit des nouveaux défis, les équipes chargées de la sécurité du cloud sont plus confiantes qu’en 2024 portées, notamment, par l’essor des workflows automatisés et de l’IA. Ces technologies permettent d’accélérer la détection des menaces, d‘affiner l’analyse des vulnérabilités, et de gérer plus efficacement les incidents. Plus de 98% des professionnels interrogés considèrent l’IA comme un levier clé pour améliorer les solutions de sécurité cloud.

4 – L’IA au service de l’humain

Au-delà des bénéfices techniques, l’IA contribue également à combler la pénurie chronique de profils qualifiés en cyber. Elle rend les opérations complexes accessibles aux moins expérimentés, et permet aux experts d’accomplir davantage dans le même laps de temps.

5 – Vers des plateformes intégrées et unifiées

Les entreprises prennent de plus en plus conscience que la multiplication d’outils hétérogènes freine la résilience cyber. Elles se tournent désormais vers des architectures CNAPP et des plateformes intégrées (CDR, CSPM, CIEM..), pour gagner en visibilité sur les données, filtrer les alertes, éliminer les problèmes d’intégration, simplifier le déploiement et l’administration, gérer les workflows automatisés et permettre une analyse sans et basée sur des agents.

Les chiffres clés du rapport

  1. 67,7 % des entreprises sont dépassées par la masse de données à analyser dans le cloud
  2. Seules 28,5 % des entreprises sont en mesure de traiter plus de 90 % des alertes dans les 24 heures.
  3. 1 entreprise sur 3 déclare que 60 % à 79 % de leurs alertes dans le cloud sont des faux positifs.
  4. Sur une échelle de 1 à 5, les menaces les plus redoutées sont : les violations de données et le vol de propriété intellectuelle (4,92), les malwares et attaques sans fichier (4,18), les accès non autorisés (4,11), les attaques DDOS (3,97) et les fuites de données (3,88).
  5. La majorité des professionnels de la sécurité interrogés considèrent l’IA comme un levier d’amélioration pour accélérer la réponse aux incidents (53,8 %), améliorer l’efficacité de leur équipe de sécurité cloud actuelle (52%), détecter les attaques plus rapidement (51,8 %) et mieux analyser et évaluer les risques (50,3%).
  6. 60,2 % d’entre eux considèrent les solutions de détection et réponse cloud (CDR) comme une technologie prioritaire, devant les CSPM (53%) et DSPM (47%)
  7. 42,5 % pointent le manque de personnel expérimenté en sécurité comme principal frein à une réponse efficace.
  8. 57 % identifient l’automatisation des workflows comme 1er critère dans le choix d’une plateforme cloud de cybersécurité.

 

Relever les défis du NetOps

Par Greg Collins, Senior Product Marketing Manager, Progress Software

Alors que la transformation numérique s’accélère dans tous les secteurs, les réseaux sont devenus le système circulatoire des entreprises. Du centre de données au cloud, des télétravailleurs aux objets connectés, l’ampleur et l’échelle des réseaux actuels sont stupéfiantes. Pour les équipes d’exploitation réseau (NetOps), cette nouvelle réalité peut davantage ressembler à un cauchemar sans fin qu’à un rêve rationnel. Les professionnels NetOps sont confrontés à un nombre croissant de défis, tels que les manques de visibilité et les silos organisationnels. En effet, ces derniers peuvent impacter les performances, la sécurité et la disponibilité des réseaux.

Malgré tout, il existe une voie intéressante à suivre. Avec les bonnes stratégies, les bons outils et un état d’esprit adapté, ces défis peuvent se transformer en opportunités d’innovation, de résilience et d’efficacité. Il existe trois obstacles majeurs auxquels les équipes NetOps sont confrontées aujourd’hui. Voici comment les surmonter.

Réseaux fragmentés : comment y voir clair ?

Les réseaux ne se limitent plus aux centres de données traditionnels. Les environnements hybrides et multi-cloud, la main-d’œuvre à distance, les terminaux mobiles et les intégrations tierces ont élargi le périmètre du réseau au-delà de toute reconnaissance. Ce changement a conduit à une visibilité fragmentée là où les équipes NetOps luttent pour surveiller et gérer le trafic à travers les différentes plateformes, fuseaux horaires et fournisseurs.

Les outils traditionnels sont souvent insuffisants dans cet environnement. Les pertes de paquets, la latence et les interruptions de service peuvent passer inaperçues jusqu’à ce que les utilisateurs s’en plaignent. Pire encore, lorsqu’un problème survient, l’identification de la cause première peut prendre des heures, voire des jours, c’est à dire un temps précieux que les entreprises ne peuvent pas se permettre de perdre.

Pour gérer cette complexité, il est essentiel d’obtenir une visibilité de bout en bout. Les équipes NetOps doivent alors adopter des stratégies de surveillance holistiques qui vont au-delà de l’interrogation SNMP et des vérifications basiques. Les solutions qui regroupent les données provenant des appareils sur site, des environnements cloud et des périphériques peuvent offrir une vue unifiée des performances et de la disponibilité.

Voici les meilleures pratiques :

· Surveillance basée sur les flux (comme NetFlow ou sFlow) afin de comprendre le comportement du trafic

· Tests synthétiques pour simuler l’expérience de l’utilisateur à partir de différents endroits

· Tableaux de bord centralisés pour corréler les mesures de performance entre les domaines

Ces capacités permettent aux équipes d’identifier la compromission des performances avant que les utilisateurs ne soient affectés et de résoudre les problèmes plus efficacement.

En quête de talents NetOps

Alors que les réseaux ont évolué rapidement, le développement de la main d’œuvre n’a pas toujours suivi. L’essor du SD-WAN, des réseaux cloud et de l’automatisation a créé une demande pour des ensembles de compétences que de nombreuses équipes NetOps sont encore en train de développer. Dans le même temps, les professionnels expérimentés atteignent l’âge de la retraite, ce qui crée un vide de connaissances.

La réponse à la pénurie de talents ne consiste pas seulement à embaucher plus de personnel, mais aussi à travailler plus intelligemment et à investir dans les personnes. La mise à niveau des équipes existantes avec une formation aux plateformes cloud, aux langages de script (comme Python) et aux principes du DevOps peut améliorer considérablement l’efficacité et le moral. Parmi les autres stratégies, citons :

· Encourager la formation croisée entre les équipes pour créer de la redondance et briser les silos.

· Exploiter des outils low-code/no-code pour réduire le travail de configuration manuel.

· Établir des partenariats avec des établissements d’enseignement pour développer des stages et des filières de début de carrière

Les entreprises devraient également favoriser une culture dans laquelle l’apprentissage continu est valorisé et soutenu. Les certifications délivrées par des organismes neutres tels que CompTIA ou la Fondation Linux peuvent également contribuer à renforcer les compétences qui s’appliquent à tous les fournisseurs et à toutes les plates-formes.

Unifier les équipes informatiques

Dans de nombreuses entreprises, les équipes NetOps fonctionnent encore indépendamment de leurs homologues de la sécurité (SecOps), du DevOps ou même de la gestion des services. Ce manque de coordination peut entraîner des politiques incohérentes, des outils redondants et une résolution plus lente des incidents qui couvrant plusieurs domaines.

Par exemple, une application dégradée peut déclencher des alarmes à la fois dans le NetOps et le DevOps. Mais, sans visibilité partagée, chaque équipe peut enquêter en parallèle sans collaboration significative. Ou pire encore, une mauvaise communication entre le NetOps et le SecOps peut entraîner des lacunes dans la détection des menaces au niveau de la couche réseau.

L’élimination de ces silos commence par des objectifs communs et des outils intégrés. L’alignement interfonctionnel peut être réalisé grâce à des stratégies telles que :

· Des plateformes intégrées qui permettent à plusieurs équipes de visualiser les mêmes données télémétriques du réseau.

· Des exercices “war room”réguliers pour simuler des incidents réels et définir des rôles clairs.

· Des pratiques DevSecOps efficaces qui intègrent les considérations de réseau et de sécurité dans le cycle de vie de l’application

En outre, les équipes NetOps devraient participer lors des migrations vers le cloud et lors des déploiements d’applications. Leur connaissance des modèles de trafic, de l’application des politiques et de la disponibilité des services est essentielle à la réussite.

NetOps prédictif et préventif

De nombreuses équipes NetOps commencent à adopter l’analyse prédictive et l’automatisation alimentée par l’IA pour passer d’une lutte réactive contre les problèmes à une optimisation proactive. En exploitant les données historiques, les algorithmes d’apprentissage automatique peuvent anticiper les pics de trafic, détecter les anomalies et recommander des changements de configuration pour atténuer le risque de panne.

Il ne s’agit pas de remplacer les humains, mais de leur donner de meilleurs outils pour qu’ils se concentrent sur la stratégie plutôt que sur le dépannage manuel. L’analyse automatisée des causes profondes, les scripts d’autoréparation et le routage dynamique du trafic ne sont que quelques-unes des innovations qui conduisent NetOps vers un avenir plus autonome.

Cependant, même les outils les plus avancés ne peuvent pas réparer les processus défaillants. Pour être efficace, une approche NetOps prédictive doit s’accompagner d’un changement culturel, d’une communication transparente et de l’adhésion des dirigeants.

Indentifier les avantages concurrentiels en créant des opportunités

Le NetOps n’est plus une fonction d’arrière-boutique, c’est une capacité stratégique qui sous-tend chaque aspect de l’activité numérique. Les réseaux devenant de plus en plus complexes et distribués, les défis pour les équipes NetOps sont susceptibles de se multiplier. Mais ces défis ne sont pas insurmontables.

En adoptant une visibilité unifiée, en améliorant les compétences du personnel, en brisant les silos et en adoptant des technologies proactives, les entrepises peuvent transformer les problèmes réseaux en avantages concurrentiels. L’avenir du NetOps ne réside pas seulement dans de meilleurs outils, mais aussi dans une collaboration plus intelligente, des processus résilients et un engagement renouvelé en faveur de l’amélioration continue.

À propos de Progress Software

Progress Software permet aux entreprises de réussir leur transformation face à des changements perturbateurs. Notre logiciel permet à nos clients de développer, déployer et gérer des applications et des expériences numériques responsables basées sur l’IA avec agilité et facilité. Les clients bénéficient d’un fournisseur de confiance en Progress, avec les produits, l’expertise et la vision dont ils ont besoin pour réussir. Plus de 4 millions de développeurs et de technologues dans des centaines de milliers d’entreprises dépendent de Progress. Apprenez-en davantage sur www.progress.com.

Près de 40 % des entreprises s’appuient  sur des systèmes RH obsolètes, alors que la migration vers le cloud devient incontournable

0

Dans un contexte où rapidité, agilité et résilience sont essentielles, de nombreuses organisations dépendent encore de systèmes RH et ERP dépassés – un choix de plus en plus coûteux. Une nouvelle étude mondiale menée par Strada révèle que près de deux entreprises sur cinq continuent d’utiliser des plateformes telles que Microsoft Dynamics (20 %) et SAP (19 %), malgré l’approche des échéances de fin de support, qui augmentent considérablement le risque de perturbations.

Avec la fin du support principal de SAP pour ERP Central Component (ECC) prévue en décembre 2025, et celle de Microsoft Dynamics GP d’ici 2029, le nouveau rapport de Strada “Le coût de l’inaction: pourquoi ignorer la transition vers le cloud pourrait nuire à votre entreprise”, met en lumière l’écart croissant entre les ambitions stratégiques et la réalité opérationnelle. Malgré des objectifs clairs de modernisation, d’adoption de l’IA, de renforcement de la cybersécurité et d’amélioration de l’expérience collaborateur, de nombreuses entreprises restent bloquées. Pour beaucoup, la transition depuis une infrastructure existante est perçue comme trop complexe ou trop coûteuse à court terme.

 

« La transformation n’est plus une priorité pour l’avenir – c’est une nécessité immédiate », déclare Gautam Sukumar, Chief Operating Officer chez Strada. « Les organisations qui retardent leur migration doivent faire face à des coûts croissants et à un support déclinant, les systèmes sur site étant progressivement abandonnés. Elles se retrouvent ainsi exposées et dans l’incapacité de saisir les opportunités à venir – de l’IA et de l’analyse de données à l’amélioration de l’expérience collaborateur. »

 

Si 36 % des entreprises dans le monde placent l’efficacité et la productivité en tête de leurs priorités, et 35 % se concentrent sur la valorisation des technologies, nombreuses sont celles qui peinent encore à passer à l’action. Les principales barrières restent les contraintes budgétaires (42 %), la complexité de l’intégration (42 %) et la résistance au changement (33 %) – en particulier dans les grandes structures, où la fragmentation des environnements installés et des processus décisionnels en silos ralentit l’avancée des projets.

 

Un autre écart persiste entre la vision stratégique des dirigeants et le vécu des utilisateurs finaux. Ainsi, 92 % des membres de comités de direction estiment que leurs systèmes RH sont efficaces, contre seulement 63 % des collaborateurs – et à peine 14 % considèrent que ces outils soutiennent leur évolution professionnelle. Ce décalage illustre un problème fondamental : les décisions technologiques sont souvent prises sans réelle compréhension des besoins des utilisateurs au quotidien.

 

Tandis que certaines organisations restent hésitantes, celles qui ont migré vers le cloud en récoltent déjà les bénéfices. Avant la migration, seuls 20 % des répondants jugeaient la gestion de la paie fluide ; après déploiement, ce chiffre atteint 55 %, démontrant l’impact positif d’une décision stratégique et les gains opérationnels concrets possibles.

 

Les arguments en faveur de l’adoption d’un HCM et d’un ERP cloud ne cessent de se renforcer. Les organisations sont de plus en plus motivées par la nécessité d’intégrer l’IA, d’obtenir une visibilité en temps réel sur les données, de disposer d’une infrastructure évolutive, de renforcer leur cybersécurité et de se conformer aux réglementations en constante évolution, comme la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD).

 

« Les entreprises n’ont plus le luxe d’attendre », déclare Johan Bosschaerts, Head of Product and Technology chez Strada. « Reporter une migration, c’est continuer à dépendre de systèmes inadaptés aux exigences actuelles. Les plateformes cloud modernes offrent une base solide pour plus de résilience et d’innovation, permettant d’exploiter l’IA tout en assurant une cybersécurité renforcée et une conformité simplifiée. Cela permet aux équipes IT de passer d’une gestion réactive à un accompagnement stratégique proactif. »

 

Alors que les systèmes sur site approchent de la fin de leur cycle de vie et que la pression à moderniser s’intensifie, l’enjeu est clair : la migration vers le cloud est la porte d’entrée vers l’innovation. Ces plateformes offrent des insights en temps réel, des capacités d’IA intégrées, des protocoles de sécurité robustes et une conformité adaptée à un paysage réglementaire en évolution. Agir maintenant permet non seulement de réduire les risques, mais aussi de mieux se positionner pour saisir les opportunités futures.

 

Méthodologie de l’étude

Les résultats mentionnés proviennent d’une étude indépendante commandée par Strada et réalisée par CensusWide. L’enquête a été menée du 19 au 28 février 2025 auprès de 1 212 professionnels des départements finance, RH et IT d’entreprises de plus de 1 000 salariés. Les répondants étaient basés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, et incluaient un mélange de dirigeants de haut niveau et de répondants de différents niveaux d’ancienneté.

 

Autres catégories