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Cybersécurité – Etat de la menace en 2025 et stratégies de protection

Que retenir du Rapport Cato CTRL 2025 de CATO Networks ? L’analyse de SASETY – Par Jérôme Beaufils, CEO de SASETY

Source : Rapport 2025 de Cato CTRL sur les Menaces – 

Le rapport Cato CTRL 2025 analyse les tendances et menaces en cybersécurité, en s’appuyant sur les données collectées via la plateforme SASE de CATO Networks. Il met en avant les évolutions des cyberattaques, les vulnérabilités critiques et les recommandations pour améliorer la résilience des entreprises.

 

Contexte 2025 

L’année 2025 marque un tournant dans le domaine de la cybersécurité.

Les organisations, qu’il s’agisse d’institutions publiques, d’hôpitaux, de banques, de multinationales ou de PME, font face à des cybermenaces d’une ampleur et d’une sophistication inédites.

L’essor des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle, la généralisation des services cloud et la multiplication des objets connectés ont considérablement élargi la surface d’attaque des systèmes d’information.

Dans ce contexte, il ne s’agit plus simplement de se protéger contre des virus informatiques ou des intrusions ponctuelles, mais de faire face à des cybercriminels organisés, souvent soutenus par des États, qui ciblent les organisations de manière méthodique et stratégique.

L’évolution des cyberattaques ne se limite plus aux simples ransomwares ou aux campagnes d’hameçonnage classiques.

Aujourd’hui, les assaillants exploitent des vulnérabilités en temps réel, manipulent des données grâce à l’intelligence artificielle et contournent les protections traditionnelles avec une efficacité redoutable.

Face à ces défis, la cybersécurité doit évoluer vers un modèle plus agile, proactif et résilient.

L’IA au service des cyberattaques

L’Intelligence Artificielle, qui a bouleversé de nombreux secteurs, s’avère être une arme à double tranchant.

Si elle permet aux organisations d’améliorer leur sécurité en détectant plus rapidement les menaces, elle est également utilisée par les cybercriminels pour rendre leurs attaques plus efficaces et difficiles à repérer.

Les campagnes d’hameçonnage (phishing), qui autrefois reposaient sur des e-mails génériques souvent mal rédigés, sont désormais personnalisées grâce à l’IA.

Une attaque sophistiquée peut utiliser un algorithme capable d’analyser les communications internes d’une organisation et de générer des messages crédibles en imitant le ton et le style d’un dirigeant ou d’un collègue.

Cela rend ces tentatives d’escroquerie particulièrement dangereuses, car même des employés expérimentés peuvent se laisser piéger.

Un exemple récent a mis en évidence l’impact de cette technologie dans une attaque visant une grande organisation humanitaire. Les cybercriminels ont utilisé une IA pour analyser les échanges entre le directeur financier et ses équipes. En se basant sur ces informations, ils ont généré un faux e-mail demandant un transfert urgent de fonds vers un compte frauduleux, imitant parfaitement la manière dont le directeur communiquait habituellement. Le transfert a été effectué sans suspicion, entraînant une perte financière conséquente.

Les deepfakes constituent une autre menace de taille. Grâce à des modèles avancés de synthèse vocale et vidéo, des cybercriminels peuvent créer des enregistrements manipulés dans lesquels un dirigeant semble donner des ordres à ses collaborateurs. Plusieurs cas ont déjà été recensés où des PDG ont « demandé » à leurs équipes de valider des paiements ou de modifier des accès sensibles à des systèmes internes, alors qu’il s’agissait en réalité d’imitations générées par l’IA.

Face à ces menaces, les organisations doivent mettre en place des protocoles de validation systématique pour toute demande sensible, en instaurant des vérifications à plusieurs niveaux. Par exemple, un virement important ne devrait jamais être validé sur la seule base d’un e-mail ou d’un appel téléphonique, mais nécessiter une double authentification impliquant plusieurs personnes.

L’exploitation des failles zero-day : une course contre la montre

Les failles zero-day représentent l’une des plus grandes menaces actuelles pour les systèmes informatiques.

Ces vulnérabilités, non encore corrigées par les éditeurs de logiciels, sont activement recherchées par les cybercriminels et exploitées avant même que les développeurs ne puissent les patcher.

Les organisations qui ne disposent pas de solutions de détection proactive s’exposent ainsi à des intrusions avant même d’avoir conscience de la menace.

En 2024, un ministère européen a été victime d’une attaque basée sur une faille zero-day touchant un logiciel de gestion documentaire utilisé par plusieurs administrations. En exploitant cette brèche, les attaquants ont pu exfiltrer des milliers de documents confidentiels avant même qu’un correctif ne soit disponible. Ce type d’attaque démontre que les cybercriminels n’ont plus besoin de forcer des accès protégés : il leur suffit d’attendre qu’une faille apparaisse pour frapper avec une précision redoutable.

Pour réduire les risques, les organisations doivent investir dans des solutions de détection comportementale, qui ne se basent pas uniquement sur la recherche de signatures connues, mais analysent les comportements anormaux sur les systèmes. En parallèle, l’adoption d’une architecture Zero Trust, où aucun accès n’est accordé par défaut, constitue une barrière efficace contre ce type de menaces.

Les ransomwares évoluent : vers une cyber-extorsion de plus en plus agressive

Les ransomwares ne se limitent plus à chiffrer les fichiers d’une organisation en échange d’une rançon.

Les attaquants combinent désormais double extorsion et destruction ciblée, ce qui signifie qu’ils volent d’abord des données sensibles avant de les chiffrer.

Ils menacent ensuite de les divulguer publiquement si la rançon n’est pas payée, ajoutant une pression supplémentaire sur les victimes.

Un cas emblématique a concerné une grande chaîne d’hôpitaux en 2024. Les cybercriminels ont non seulement bloqué l’accès aux dossiers médicaux des patients, mais ont également menacé de publier des informations confidentielles sur les pathologies et traitements en cours. Face à ce dilemme, l’organisation s’est retrouvée dans l’obligation de négocier, car la divulgation de ces données aurait eu des conséquences éthiques et juridiques désastreuses.

La seule solution viable pour lutter contre ce type d’attaque est d’adopter une approche préventive et résiliente. Cela inclut la mise en place de systèmes de sauvegarde segmentés, garantissant que les données critiques restent accessibles même en cas d’attaque.

L’authentification multifactorielle et une surveillance en temps réel des activités suspectes doivent également être déployées pour identifier et stopper les tentatives d’intrusion avant qu’elles n’aboutissent.

Les attaques ciblant les identités numériques : le maillon faible des systèmes

L’exploitation des identités numériques est devenue une priorité pour les cybercriminels. Plutôt que d’essayer de forcer une porte, ils préfèrent voler une clé et l’utiliser discrètement.

Le credential stuffing, qui consiste à tester automatiquement des combinaisons d’identifiants volés, est devenu une technique courante pour s’introduire dans les systèmes d’information des organisations.

Un exemple frappant est celui d’une grande université européenne, où des comptes étudiants compromis ont permis à des attaquants d’accéder aux bases de données de recherche confidentielles. Cela a entraîné un vol de propriété intellectuelle portant sur des années de travaux académiques.

Les organisations doivent renforcer leur gestion des identités et des accès en adoptant des solutions capables d’analyser en temps réel les connexions suspectes.

Vers une cybersécurité intégrée et managée

Dans un environnement numérique en constante évolution, les organisations ont l’opportunité de renforcer leur cybersécurité en adoptant des solutions innovantes et interconnectées.

Pour protéger les infrastructures, les identités et anticiper les menaces, l’association de CATO Networks, Silverfort et Pentera permet d’établir une stratégie de sécurité complète et performante.

Grâce à son architecture SASE (Secure Access Service Edge), Cato Networks assure une protection unifiée des réseaux en intégrant des mécanismes de sécurité directement au sein des flux de données. Cette approche optimise la connectivité tout en garantissant une sécurité cohérente sur l’ensemble des accès, qu’ils proviennent du cloud, des sites physiques ou des utilisateurs distants.

Pour compléter cette protection, Silverfort apporte une gestion avancée des identités en sécurisant l’authentification et en surveillant les accès en temps réel. Son intégration permet d’identifier immédiatement les tentatives d’accès inhabituelles et d’appliquer des contrôles adaptés, garantissant ainsi que seuls les utilisateurs autorisés accèdent aux ressources essentielles.

Avec Pentera, la cybersécurité devient proactive. Cette solution automatise les tests de pénétration et simule en continu des attaques réelles afin d’évaluer la robustesse des défenses en place. En fournissant une visibilité claire sur les vulnérabilités potentielles, Pentera permet aux organisations d’optimiser leur posture de sécurité et d’agir avant qu’une menace ne puisse être exploitée.

Pour tirer pleinement parti de ces technologies, un accompagnement expert est essentiel.

SASETY facilite leur intégration en assurant une mise en œuvre rapide et fluide, adaptée aux besoins spécifiques de chaque organisation.

L’objectif est de rendre les équipes IT autonomes grâce à des formations ciblées et un transfert de savoir-faire.

En tant que fournisseur de services de cybersécurité managés, SASETY assure également la surveillance et l’optimisation continue des solutions pour garantir une protection efficace et durable.

Cette approche permet aux organisations d’adopter une cybersécurité performante et évolutive, tout en s’appuyant sur une expertise spécialisée pour s’adapter aux nouveaux défis.

Edge Datacenter : un levier stratégique pour l’avenir du numérique décentralisé

La demande de traitement de données en temps réel explose à mesure que l’IoT, la 5G et les applications pilotées par l’IA redéfinissent les industries. De la fabrication, où les applications de l’industrie 4.0 nécessitent un traitement de données ultra-rapide pour surveiller et contrôler les opérations en temps réel, aux domaines comme les jeux et le streaming, qui dépendent également fortement de performances à faible latence pour offrir des expériences utilisateur fluides, le besoin d’une latence ultra-faible est primordial. Le traitement de données traditionnel et centralisé a du mal à répondre à ces exigences, ce qui nécessite un changement de paradigme dans l’infrastructure numérique.

Rapprocher les données de l’endroit où elles sont utilisées 

La réduction de la latence résiduelle nécessite une proximité. En plaçant stratégiquement les data centers plus près des utilisateurs finaux cela réduit la dépendance à l’égard des datacenters distants, garantissant des transferts de données plus rapides et des interactions en temps réel plus fluides. Cette évolution est essentielle pour les secteurs qui dépendent du traitement instantané des données comme pour les centres hospitaliers par exemple.

Alimenter les technologies de nouvelle génération 

Nous ne considérons plus l’informatique comme un concept émergent : elle est le moteur de la révolution numérique. L’IA, l’IoT et les systèmes autonomes s’appuient sur des connexions ultra-rapides et stables pour fonctionner efficacement. Les usines intelligentes exploitent l’informatique de pointe pour l’automatisation en temps réel, minimisant les temps d’arrêt et maximisant la productivité. Dans le domaine de la santé, la télémédecine évolue au-delà des consultations virtuelles pour inclure les chirurgies robotisées, les diagnostics assistés par l’IA et la surveillance continue des patients à distance. En traitant les données localement, l’informatique de pointe transforme les innovations autrefois théoriques en efficacité quotidienne.

Évolutivité et durabilité 

L’avenir de l’infrastructure numérique doit équilibrer performances et efficacité. Modulaires et économes en énergie de par leur conception, les data centers peuvent évoluer avec les avancées technologiques tout en réduisant l’impact environnemental. Les innovations telles que la réutilisation de la chaleur, où l’énergie excédentaire est réutilisée pour chauffer les bâtiments locaux, illustrent la manière dont les infrastructures peuvent intégrer la durabilité sans compromettre les performances. L’objectif n’est pas seulement de réduire les émissions, mais aussi de garantir que l’expansion numérique s’harmonise avec la responsabilité environnementale.

Démocratiser l’accès au calcul à haut débit 

Au-delà de l’efficacité et de la rapidité, la décentralisation de l’infrastructure numérique en région contribue à créer des conditions de concurrence plus équitables. Les Edge Datacenters contribuent à apporter des services à haut débit et à faible latence aux régions favorisant ainsi la croissance économique et l’inclusion technologique. Dans une infrastructure hybride, les communautés éloignées et rurales peuvent bénéficier de services numériques avancés tandis que les entreprises conservent la capacité d’optimiser les charges de travail dans les environnements centralisés et décentralisés. Cette flexibilité permet aux entreprises de tirer parti de l’IA, d’optimiser la logistique et d’améliorer l’expérience client grâce au calcul en temps réel.

L’avenir de l’infrastructure numérique 

L’Edge Computing est passé d’une tendance industrielle à un élément clé d’un paysage numérique plus connecté, efficace et durable. À mesure que la technologie progresse, les Edge Data Centers contribueront au progrès dans tous les secteurs, ouvrant de nouvelles possibilités pour les entreprises, les institutions et les particuliers. Le paysage numérique évolue et l’avenir repose sur une infrastructure équilibrée qui privilégie la rapidité, l’efficacité et l’accessibilité.

Par Thomas Murtin, Directeur commercial nLighten France

IA appliquée au Sales & Operations Planning avec les dernières innovations de Colibri

Colibri, éditeur d’une solution Cloud de Sales & Operations Planning, continue d’innover et lance de nouveaux modules s’appuyant sur l’IA pour simplifier les opérations de planification et les processus de Supply Chain Management de ses clients.

Cette annonce stratégique s’inscrit dans le cadre de l’évolution continue de la solution de Colibri. Elle est le résultat de travaux de R&D d’envergure menés par l’équipe technique de l’éditeur et a pour ambition d’offrir toujours plus de confort d’utilisation à ses clients et de leur permettre de mener à bien et en toute agilité leurs différentes opérations de Sales & Operations Planning.

Présentation des nouvelles offres proposées :

Le module Super Best Fit : S’appuyant sur une approche d’IA , la solution Super Best Fit compare et sélectionne les algorithmes les plus innovants pour traiter des cas d’usages spécifiques. Apporche statistique, machine learning ou deep learning, plus besoin d’y passer des heures de réflexion, l’algorithme s’en occupe pour vous.  L’approche Colibri garantit d’avoir toujours les meilleurs modèles de prévisions et les meilleures prévisions possibles. Sans effort, les utilisateurs bénéficient donc des meilleurs outils pour mener à bien leurs opérations et prendre des décisions pertinentes.

Le module Data Sensing (variables externes) : Ce module va prendre en compte des données externes (météo, promotions, variations de prix, ruptures des concurrents, etc.) qui peuvent impacter les opérations et mesurer cet impact. L’utilisateur grâce à l’IA pourra alors les intégrer dans son calcul de prévision pour toujours plus d’efficacité, d’anticipation, de prédictibilité et de performance. Il est alors possible de corréler un ensemble de données pour gagner en efficacité.

Fonctionnalités d’automatisation : Cela permet d’automatiser des tâches variées (stock de sécurité en fonction des priorités, des catégories de produits, optimisation des plans, apprentissages des actions des utilisateurs, etc.) et de faire des prévisions. Il est donc possible de commencer à automatiser des tâches complexes et stratégiques.

D’ores et déjà opérationnels et disponibles, ces nouveaux outils basés sur l’IA seront prochainement complétés avec notamment le lancement d’assistants intelligents spécialisés, véritables co-pilotes du planificateur. Ces assistants pourront réaliser des tâches dans la plateforme Colibri, parler avec les utilisateurs dans n’importe quelle langue, mais également faire des analyses complexes en récupérant des données sur internet.

Mehdi Kharab, directeur Innovation et IA chez Colibri « L’intégration de l’IA dans notre offre continue à être une étape clé dans le développement de nos activités. Elle nous permet de simplifier toujours plus les tâches de nos utilisateurs, d’accroitre leur efficacité opérationnelle et leur performance grâce à l’utilisation d’algorithmes de nouvelle génération, créés pour répondre à leurs attentes métiers, tout en évitant l’effet « boite noire ». »

Le rôle stratégique des data centers dans une économie numérique fragmentée

Sami Slim, CEO de Telehouse France

Les câbles sous-marins étaient autrefois les autoroutes invisibles de l’Internet, transportant discrètement des données entre les continents. Mais aujourd’hui, ils sont sous le feu des projecteurs. Les conflits dans des zones maritimes clés menacent de couper ces liens vitaux, obligeant les entreprises à rediriger leur trafic critique ou à contourner certaines régions.

Parallèlement, les disparités dans la réglementation des infrastructures de data centers entre les pays ajoutent une complexité supplémentaire. Les opérateurs doivent naviguer dans un patchwork de restrictions pour répondre aux demandes des clients et soutenir la prochaine vague de services numériques.

Ces tensions sont un signal d’alarme : une approche plus unifiée de la connectivité mondiale est nécessaire. Sans une coopération accrue, l’industrie pourrait faire face à des lacunes critiques dans le développement de l’économie numérique et à un ralentissement des services basés sur l’IA.

Gérer les tensions géopolitiques

 

L’une des menaces les plus immédiates pour cette vision provient de la montée des tensions géopolitiques. Si elles ne sont pas résolues, elles risquent de fragmenter l’économie numérique mondiale. Les câbles sous-marins, qui constituent l’épine dorsale du trafic Internet mondial, sont devenus des cibles, qu’il s’agisse de négociations politiques ou d’attaques délibérées.

En 2024, quatre câbles sous-marins ont été sectionnés en mer Rouge lors d’un présumé sabotage, impactant environ 25 % du trafic entre l’Asie et l’Europe. HGC Global Communications a dû réagir rapidement en redirigeant son trafic. La situation a atteint un point où certaines entreprises posent désormais des câbles évitant certaines régions. Par exemple, Meta a décidé de contourner l’Europe avec l’un de ses nouveaux projets de câbles sous-marins, reliant directement l’Asie aux États-Unis via l’Afrique. Ce système de 24 paires de fibres offre une capacité accrue pour soutenir les projets d’IA.

Si cette tendance se poursuit, elle pourrait entraîner une augmentation des coûts et de la latence, alors que la connectivité doit être universelle. À long terme, des continents entiers risquent d’être privés d’accès à l’économie numérique mondiale. Une plus grande collaboration entre les fournisseurs de technologies et les opérateurs de data centers est essentielle pour faire face à ces risques et garantir que les nouveaux câbles atteignent un maximum de régions.

Au-delà de la connectivité, la diversité des réglementations des data centers représente un autre défi majeur. Même au sein de l’Europe, des disparités entre les politiques nationales, notamment en matière d’objectifs de durabilité, créent des obstacles pour les opérateurs. Toutefois, l’UE a récemment mis en place un système obligeant les opérateurs de data centers à déclarer leurs indicateurs de performance clés dans une base de données européenne. Cette réglementation vise à harmoniser les objectifs de durabilité entre les pays et à garantir que les opérateurs puissent continuer à se développer tout en répondant aux exigences des nouvelles technologies, comme l’IA.

Le rôle des data centers dans le développement de l’IA

Les restrictions sur l’exportation de GPU avancés vers certaines régions ont généré de l’incertitude, compliquant la planification des investissements dans les infrastructures IA. Toute perturbation des chaînes d’approvisionnement peut freiner l’innovation et le développement de nouvelles applications et services. Une approche coopérative de la gouvernance technologique est donc essentielle, car l’IA et le calcul haute densité sont indispensables pour des domaines comme l’analyse complexe des données, les systèmes autonomes, la science des matériaux et la découverte de médicaments. Cette technologie en pleine expansion renforce encore la nécessité d’une connectivité mondiale stable et unifiée.

Par exemple, l’entraînement des modèles d’IA n’est pas particulièrement sensible à la latence, mais le traitement en temps réel des tâches d’IA (l’inférence) nécessite des environnements ultra-faibles latence. Les charges de travail IA doivent donc être hébergées au plus près des utilisateurs finaux, rendant l’infrastructure mondiale encore plus cruciale.

Dans ce contexte, une collaboration mondiale est également nécessaire pour standardiser les déploiements de refroidissement liquide. Ce type de refroidissement est essentiel pour prendre en charge des infrastructures IA plus puissantes et énergivores, notamment les systèmes basés sur des GPU, permettant aux data centers d’atteindre des densités de rack allant jusqu’à 300 kW. Alors que l’adoption des solutions IA progresse, le refroidissement liquide devra suivre la même dynamique.

Cependant, les fournisseurs de matériel développent actuellement leurs propres solutions de refroidissement propriétaires, rendant difficile la mise en place d’une infrastructure standardisée. Sans une meilleure collaboration entre fabricants pour créer des normes communes, les data centers risquent de faire face à des coûts plus élevés et à des inefficacités opérationnelles.

La nécessité d’une réponse coordonnée

Les facteurs géopolitiques influencent directement la disponibilité du trafic Internet mondial, et de grandes entreprises choisissent désormais de rediriger leurs câbles loin de certaines régions stratégiques. Par ailleurs, les disparités réglementaires compliquent les opérations des data centers, et le manque de standardisation freine l’adoption des nouvelles technologies. L’économie numérique mondiale risque donc de devenir inefficace, plus coûteuse et de voir les opportunités liées à l’IA réduites. Il est plus urgent que jamais d’assurer une coopération transfrontalière.

Les opérateurs de data centers, les fournisseurs technologiques et les décideurs politiques doivent travailler ensemble pour établir des objectifs communs. Par exemple, la collaboration est essentielle pour garantir que le déploiement des câbles sous-marins couvre un maximum de régions, que la connectivité reste résiliente et que le développement des infrastructures soit optimisé, permettant à l’innovation alimentée par l’IA de se déployer sans entrave. À mesure que le monde dépend de plus en plus du traitement en temps réel des données, une connectivité mondiale fluide peut accélérer l’innovation technologique et favoriser la croissance économique dans toutes les régions.

nConnect : la solution réseau de nLighten pour une connectivité fluide et sécurisée

nLighten lance nConnect, sa nouvelle plateforme de services réseau. Cette solution offre des services réseau polyvalents à tous les datacenters nLighten compatibles nConnect en Europe. Grâce à la plateforme nConnect, les entreprises peuvent se connecter en toute fluidité aux datacenters, à Internet et aux fournisseurs de cloud, garantissant ainsi un accès haute performance et à faible latence dans toute l’Europe. Construite sur un réseau résilient et diversifié couvrant 12 des 34 Edge datacenters de nLighten, la plateforme s’appuie sur la dernière architecture réseau.

Offre de services complète et avantages clés

nConnect propose à ses clients une gamme de services, notamment Cloud Connect, DC Connect, Accès Internet Direct (DIA) et Transit IP (IPT), qui s’intègrent parfaitement à leur présence dans les datacenters nLighten. Cela garantit une connectivité fluide et une intégration réseau simplifiée, offrant aux clients :

  • Provisionnement rapide et options de bande passante flexibles,
  • Architecture réseau de pointe prenant en charge la segmentation, la protection DDoS et l’analyse avancée,
  • Contrat de niveau de service (SLA) et modèle de tarification standardisés, sans contrat à long terme,
  • Guichet unique pour plusieurs services, réduisant la complexité et les coûts.

Extension de la connectivité sur les principaux marchés européens

nConnect est désormais disponible sur quatre des sept marchés où nLighten est présent, notamment :

  • Pays-Bas : Amsterdam (AMS1 et AMS2)
  • Allemagne : Francfort (FRA1)
  • France : Paris (PAR2)
  • Royaume-Uni : Birmingham (BHX1), Bristol (BRS1), Chester (MAN1), Leeds (LBA1), Liverpool (PLP1), Milton Keynes (LTN1), Nottingham (EMA1) et Swindon (BRS2).

Un déploiement progressif vers d’autres Edge datacenters nLighten est prévu en 2025, garantissant une faible latence et une connectivité haute performance dans toute l’Europe.

Priorité à la confidentialité et à la sécurité des données 

La confidentialité des données est un élément clé de nConnect. La plateforme offre un réseau haute performance et résilient, utilisant une technologie de réseau de pointe. Les réseaux Ethernet privés et les services IP protégés garantissent un traitement sécurisé et efficace des données, faisant de nConnect la solution idéale pour les environnements critiques, à haute densité et pilotés par l’IA.

Saaswedo poursuit son développement aux États-Unis avec Jean-Christophe Van Simaeys

Saaswedo, société française spécialisée dans la gestion de la performance durable de la Digital Workplace des entreprises, continue d’étoffer son management en annonçant la nomination de son Chief Operating Officer USA.

En tant que COO, sa mission sera de mettre en œuvre la stratégie de croissance de l’entreprise aux USA et de veiller à l’efficacité opérationnelle des différents départements. Ce rôle inclut l’optimisation des processus internes, l’amélioration des performances et la gestion des ressources pour assurer la croissance et la rentabilité. Il consiste aussi à anticiper les défis organisationnels. Par ailleurs, il assurera une communication forte entre l’entité européenne du groupe et celle des USA.

Pour mener à bien sa mission, il peut s’appuyer sur un parcours de plus de vingt ans dans le monde des Télécoms (IBM, AT&T, OBS) où il a occupé des fonctions de management, et ce dans divers départements. Cela lui permet d’appréhender la diversité des composantes d’une entreprise et de mieux comprendre les challenges inhérents à chaque équipe. Jean-Christophe Van Simaeys a effectué la majorité de sa carrière en relation avec les États-Unis.

Jean-Christophe Van Simaeys « Le marché du TEM et de l’audit est en forte évolution avec une réduction marquée sur les coûts WAN et de téléphonie à la fois fixe et mobile, avec par ailleurs une augmentation des coûts liés au Cloud Services et aux licences logicielles. Cela nous oblige à évoluer et à proposer d’autres services complémentaires à valeur ajoutée. Nous apportons également un soutien aux entreprises dans la transition de technologies fixes en fin de vie vers de nouveaux services plus performants. Nous finalisons enfin l’intégration de CBI Telecommunications Consultants à la suite de son rachat par Saaswedo et devons à présent nous focaliser sur la croissance. »

Christian Cor, CEO de Saaswedo « Avec sa double culture européenne et américaine, Jean-Christophe apporte une compréhension unique des enjeux du marché nord-américain et de notre ADN international. Son expertise approfondie de notre industrie, sa parfaite connaissance de Saaswedo et la confiance qu’il inspire aux équipes font de lui un dirigeant idéal pour accompagner notre croissance outre-Atlantique. »

ITSM & ITOM : intégrer le ServiceOps pour casser les silos IT

Maitriser, connaitre et superviser son infrastructure IT de A à Z est un exercice complexe à bien des égards : manque de visibilité, manque de réactivité suite à un incident, absence de documentation centralisée, gestion de changements complexes, difficulté d’accès à un reporting exhaustif… Tous ces éléments sont de réels freins pour les Directions des Systèmes d’Information et les équipes en charge de la gestion des infrastructures et de leur bon fonctionnement. L’idée est donc de trouver une solution et un dispositif industriel visant à décupler la puissance du SI pour les utilisateurs et à simplifier sa gestion.

C’est précisément sur ce point que la notion de ServiceOps est fondamentale et permet d’accéder à des bénéfices opérationnels concrets. En ce sens, une bonne approche consiste à croiser des informations remontant de solutions de monitoring, de supervision et d’observabilité avec les solutions ITSM

Il s’agit donc d’agréger des sources de données les plus pertinentes. Il est alors possible de casser les silos, de croiser ITSM et ITOM et de déployer une organisation adaptée reposant sur un outillage, des process, de l’expertise humaine et un reporting précis et de qualité. Une meilleure qualité de service sera alors délivrée. Historiquement adressée aux grands comptes, l’approche Service Ops est aujourd’hui largement plébiscitée par les ETI et les PME.

Mais comment mettre en place une approche ServiceOps ?

Une première étape consiste à bien comprendre qu’une approche TOP down insufflée par le management est indispensable. Il faut aussi avoir une démarche progressive dans la mise en œuvre de son projet avec la recherche de Quick Wins qui permettra de donner une crédibilité à l’approche et ensuite de l’étendre sur de nouveaux périmètres.

Au final, en associant ITSM et ITOM, il sera alors possible de casser les silos, d’avoir une meilleure visibilité, de créer des passerelles entre les opérations et même d’avoir une approche prédictive, notamment grâce à la montée en puissance de l’intelligence artificielle (AIOps)

La démarche ServicesOps permet donc de gagner du temps dans la résolution des incidents, d’accroitre la qualité de service rendu et d’avoir une plus grande fluidité dans le traitement des opérations. Enfin, notons que l’IA va désormais être un véritable tournant pour le ServicesOps au travers de la prédiction. Ainsi, grâce à une analyse très fine des données, l’on pourra prédire les incidents et donc accompagner au mieux les équipes en charge de leur résolution dans la gestion de leurs actions. Les opérateurs seront alors augmentés et toujours plus performants.

Par Laurent ROUSSEL chez TENEXA

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