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Mirantis et Supermicro accélèrent les déploiements d’IA souveraine et de cloud hybride

Mirantis annonce la validation de l’architecture de serveurs modulaires de Supermicro avec Mirantis k0rdent, afin d’automatiser les opérations pour les environnements d’IA souveraine et de cloud GPU hybride.

Cette validation offre aux concepteurs de data centers IA et aux neoclouds une stack Kubernetes-native vérifiée pour déployer et opérer une infrastructure accélérée par GPU à grande échelle.

Alors que les organisations cherchent à industrialiser l’IA, les équipes infrastructure se tournent vers des plateformes full-stack capables de simplifier le déploiement GPU, d’optimiser l’utilisation des ressources et de garantir sécurité et conformité. Mirantis k0rdent AI répond à ces besoins en proposant des capacités de provisioning automatisé, de gestion du cycle de vie et d’orchestration sur l’ensemble de la stack IA, du Metal au Model.

« L’infrastructure IA est devenue trop complexe pour être gérée manuellement », déclare Kevin Kamel, vice-président produits IA chez Mirantis. « Avec k0rdent, les organisations peuvent passer de l’assemblage de composants matériels à la composition de plateformes IA entièrement automatisées, en réduisant considérablement les frictions liées au déploiement, et tout en conservant le contrôle, les performances et la conformité. »

La combinaison des deux technologies supprime les workflows de provisioning manuel : les nodes Supermicro sont automatiquement détectés et provisionnés en tant qu’infrastructure Kubernetes.

En associant le hardware Supermicro à l’accélération AMD gérée par opérateur et à l’automatisation Mirantis k0rdent, les organisations peuvent consolider leurs workloads legacy et leurs applications IA modernes sur une plateforme bare-metal unifiée.

« En tant qu’architecte de projet pour le système universitaire de Texas Tech, ThisWay Global s’est associé à Supermicro pour déployer un cluster de calcul nouvelle génération transformateur, alimenté par NVIDIA », déclare Angela Hood, CEO et fondatrice de ThisWay Global, un pionnier de l’innovation logicielle en IA dont les racines en R&D remontent à l’ideaSpace de l’Université de Cambridge. « Il ne s’agit pas seulement d’infrastructure : c’est le fondement d’une IA à l’échelle souveraine, de la recherche accélérée et de l’innovation en entreprise.
« Pour tirer pleinement parti de son intensité computationnelle et maximiser le ROI, k0rdent de Mirantis et ses services managés, associés aux technologies d’orchestration intelligente d’Amalgamy.ai, forment la stack technologique », poursuit-elle. « Ensemble, nous veillons à ce que le cluster de calcul le plus moderne du Texas soit également le déploiement le plus puissant et le plus ciblé pour stimuler la découverte, l’IA à grande échelle et l’avenir du calcul haute performance. »

CertEurope choisit ITS Integra pour refondre son infrastructure IT

ITS Integra  accompagne CertEurope dans un vaste projet de refonte de son infrastructure et de son infogérance.

CertEurope, filiale française du groupe Tinexta InfoCert, est la première Autorité de Certification en France et prestataire de services de confiance pour garantir la sécurité et la traçabilité des échanges numériques. La société propose des solutions autour de la signature électronique, de la sécurisation des échanges, de l’identité numérique ou de l’onboarding client. Dans le cadre de son activité, s’appuyer sur une infrastructure souveraine de nouvelle génération, performante, toujours disponible et hautement sécurisée est un prérequis. C’est dans ce contexte que CertEurope a décidé de faire évoluer son organisation et de confier l’infogérance de son SI à un expert français disposant de compétences et de savoir-faire étendus.

Après étude des propositions du marché, l’offre d’ITS Integra a été sélectionnée. Ce choix s’explique par la qualité de la réponse apportée, par l’expertise des équipes, leur sens de l’écoute et de l’accompagnement, la robustesse des infrastructures et les certifications obtenues : ISO 27001, ISO 9001, HDS v2, qualification SecNumCloud en cours, etc. Mené en deux temps, le projet a commencé par la phase d’infogérance, permettant à CertEurope de bénéficier d’un service premium et de disposer d’un SI toujours disponible, performant et sécurisé en mode 24/7.

Dans un second temps, une migration de l’infrastructure a été réalisée avec succès au sein du Data Center français d’ITS Integra, avec également un changement des équipements (passage de Proxmox à un nouvel hyperviseur VMware, etc.). Pour tenir les échéances clients, cette migration a été menée en temps record : 3,5 mois au lieu des 6 mois initialement prévus, alors même que le planning de départ était déjà particulièrement challengeant. Désormais, ITS Integra est en charge de l’ensemble des sujets IaaS et PaaS. Livré en deux fois moins de temps, ce projet a tenu toutes ses promesses.

Frédéric FOUYET, Chief Information Security Officer chez CertEurope : « Nous appuyer sur un partenaire de confiance français pour faire évoluer, héberger et maintenir en conditions opérationnelles notre infrastructure souveraine est un élément stratégique. ITS Integra a su répondre en tous points à nos besoins et mobiliser une équipe pluridisciplinaire d’une vingtaine de collaborateurs bénéficiant de compétences réseaux, base de données, stockage, etc. Cet accompagnement de qualité est un élément fondamental qui nous permet de mener à bien nos opérations au quotidien. »

Santé : les données réglementées au cœur de la majorité des fuites dans le cloud et l’IA générative

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Les chercheurs du Threat Labs de Netskope ont analysé les principales cybermenaces qui ont touché les organismes de santé et leurs employés au cours des treize derniers mois et viennent de publier leurs conclusions dans leur rapport annuel sur le secteur de la santé.

Dans un contexte où de plus en plus de personnels de santé adoptent et utilisent les applications d’IA générative, le risque de fuite d’informations confidentielles à travers des prompts ou des documents continue de croître. Les données réglementées, telles que les dossiers des patients et leurs résultats cliniques, sont particulièrement exposées à ce risque, représentant 89 % de toutes les infractions aux politiques internes attribuées aux applications d’IA générative, chiffre nettement supérieur à la moyenne intersectorielle de 31 %.

Ce problème est aggravé par l’utilisation de comptes personnels pour ce type d’application sur le lieu de travail. Bien que ce comportement ait fortement diminué au cours des treize derniers mois, 43 % des professionnels de santé continuent d’utiliser des outils personnels échappant à tout contrôle interne, ce qui rend certaines fuites de données impossibles à détecter. Afin de parer à ce risque, les organismes de santé déploient désormais leurs propres versions d’applications d’IA générative à un rythme soutenu et incitent leur personnel à les employer. La proportion de collaborateurs utilisant ces applications validées par leur organisation est passée de 18 % à 67 % au cours de la même période, dépassant ainsi les moyennes intersectorielles (26 % à 62 %).

Les organismes de santé sont toujours plus nombreux à chercher de nouvelles pistes pour mettre l’IA au service de leurs objectifs. Le rapport du Threat Labs montre déjà une accélération du déploiement et de l’utilisation d’outils IA internes dotés de systèmes de sécurité spécialement conçus. Toutefois, même lorsque des applications d’IA générative ou des agents IA sont déployés en interne, ils doivent souvent se connecter au système cloud sous-jacent afin d’être traités via une API dédiée. La surveillance du trafic des API peut donc être utilisée pour évaluer les déploiements locaux d’IA. Dans le secteur de la santé, près de deux organisations sur trois détectent du trafic API vers OpenAI et AssemblyAI (respectivement 63 % et 62 %), et plus d’un tiers (36 %) vers Anthropic. Cette forte dépendance à l’égard des intégrations basées sur des API souligne le rôle croissant des services d’IA intégrés dans les systèmes cliniques, administratifs et opérationnels, qui doivent également être sécurisés et gérés avec soin pour limiter les risques d’incidents.

L’utilisation d’applications cloud personnelles sur le lieu de travail reste néanmoins problématique en matière de sécurité des données, les collaborateurs pouvant y importer (intentionnellement ou non) des données sensibles. Ici encore, les données réglementées sont les plus exposées, cette catégorie représentant 82 % des infractions aux politiques internes sur l’utilisation de ce type d’application. Des solutions existent pour réduire ce risque, comme l’affichage automatisé en temps réel d’avertissements en vue de dissuader le partage d’informations sensibles avec des services externes, ou encore le blocage des téléchargements vers des applications personnelles. Au cours de l’année écoulée, plus de la moitié des organismes de santé (56 %) ayant mis en place de telles politiques ont empêché les utilisateurs de télécharger des fichiers vers des comptes Google Drive personnels, ce qui illustre bien la fréquence des risques d’exposition des données dans les applications cloud les plus répandues. Google Drive est d’ailleurs suivi par Google Gmail (39 %) et OneDrive (30 %).

La confiance aveugle que les employés accordent aux applications cloud et aux fichiers que ces applications peuvent héberger est largement mise à profit par les cybercriminels. Dans le secteur de la santé, Azure Static Web Apps, GitHub et Microsoft OneDrive ont été les plateformes les plus fréquemment exploitées pour distribuer des logiciels malveillants, avec respectivement 8,2 %, 8 % et 6,3 % des organisations ayant bloqué des tentatives de téléchargement de logiciels malveillants à partir de chacune de ces applications.

CANUT sélectionne OUTSCALE et UNITEL pour son Lot 3 « Cloud Souverain »

CANUT annonce l’attribution du Lot 3 « Cloud Souverain » à l’alliance formée par OUTSCALE, marque cloud de Dassault Systèmes certifiée SecNumCloud, et UNITEL CLOUD SERVICES, marque cloud du Groupe Unitel. Cette décision s’inscrit directement dans la continuité de la circulaire adressée par le Premier ministre aux acteurs des marchés publics, appelant à renforcer la souveraineté dans les choix numériques de l’État et des collectivités. 

À travers cet accord-cadre d’une durée de 4 années, la CANUT poursuit l’accompagnement des structures publiques qui souhaiteraient accélérer la relocalisation des charges de travail en France, renforcer la protection des données sensibles et contribuer à l’émergence de clouds souverains européens capables d’atteindre une taille critique. L’objectif est de proposer aux administrations et collectivités des environnements cloud souverains industrialisés, sécurisés, conformes et immédiatement exploitables.

L’alliance repose sur une complémentarité structurante. OUTSCALE apporte un socle cloud de confiance, certifié SecNumCloud, répondant aux exigences les plus élevées de l’État en matière de sécurité, de résilience et de protection des données. UNITEL CLOUD SERVICES complète ce dispositif par ses certifications PCI/DSS, HDSv2, ISO27001 ainsi qu’une capacité de déploiement et d’exploitation au plus près des territoires, grâce à un modèle fondé sur des datacenters souverains implantés en Île-de-France et dans les différentes régions françaises.

Cette dimension territoriale constitue un point clé du dispositif. Pour les collectivités et les établissements publics plus largement, la souveraineté ne se résume pas à la conformité : elle suppose aussi une proximité opérationnelle, une meilleure maîtrise des délais, une relation directe avec les équipes techniques, et une capacité d’intervention et d’infogérance adaptée aux contraintes locales. Les datacenters régionaux d’UNITEL répondent à cet enjeu en rapprochant l’infrastructure des utilisateurs, tout en conservant un cadre de sécurité et de gouvernance aligné avec les exigences publiques.

Pour la CANUT, le « move to cloud » ne peut être réduit à un simple choix technologique. La réussite des projets dépend aussi de la capacité à accompagner les migrations, d’assurer l’exploitation 24/7, de garantir la continuité de service et d’organiser la réversibilité. Le marché vise ainsi à sécuriser l’ensemble de la chaîne, de la migration à l’exploitation, tout en garantissant un niveau de performance et d’innovation équivalent aux meilleurs standards du marché, pour accompagner la modernisation des services publics.

Le dispositif répond également aux exigences croissantes liées à NIS2, qui impose un nouveau standard de cybersécurité, de gouvernance et de résilience pour de nombreux acteurs publics. Ce vecteur contractuel a notamment vocation à accompagner les collectivités concernées par la directive Européenne NIS2 (+30 000 habitants), appelées à renforcer leurs dispositifs de sécurité, de supervision et de pilotage.

Ce marché illustre une convergence stratégique entre la volonté de l’État de soutenir l’industrie française, la nécessité de relocaliser les charges critiques sur le territoire national et l’urgence de réduire les dépendances technologiques. Dans la nouvelle économie de l’IA, la souveraineté numérique devient un prérequis : sans maîtrise des données, des infrastructures et des chaînes technologiques, il n’y a ni sécurité durable, ni compétitivité.

Cette dynamique s’inscrit enfin dans le parcours de Kevin Polizzi, fondateur d’UNITEL, engagé depuis plus de vingt ans dans la construction d’un modèle d’infrastructures et d’infogérance ancré en France. L’attribution du Lot 3 « Cloud Souverain » vient confirmer la pertinence de cette vision : bâtir un cloud souverain concret, proche, conforme et industrialisé, au service des territoires et de la transformation publique.

 

Aras renforce sa stratégie cloud pour favoriser la flexibilité de déploiement et accélérer l’accès à l’IA

Aras annonce une stratégie cloud élargie pour Aras Innovator qui offre aux entreprises une plus grande flexibilité dans le déploiement, la modernisation et l’évolutivité du PLM sans sacrifier la flexibilité de configuration, le contrôle ou l’accès à des capacités IA avancées. Aras Cloud propose une plateforme qui prend en charge les déploiements en mode SaaS, en environnement géré par le client, ou en mode hybride.

Une adoption cloud en forte croissance, reconnue par les analystes

Aras est le leader du secteur dans la fourniture de solutions SaaS PLM hautement performantes. Reconnu par des analystes de premier plan, notamment IDC, qui a classé l’entreprise parmi les fournisseurs les mieux notés sur le marché des applications PLM et lui a décerné le prix 2025 « SaaS Customer Satisfaction Award for PLM ».

Aras constate une forte tendance à l’adoption du cloud, avec plus de 50 % des nouveaux déploiements d’Aras Innovator fournis en tant que SaaS et un nombre croissant de clients de longue date d’Aras migrant vers le SaaS.

Face à la nécessité de moderniser leurs environnements numériques d’ingénierie et de fabrication pour tirer pleinement parti du cloud et de l’IA, de nombreuses entreprises hésitent à adopter le SaaS par crainte de perdre en flexibilité, en gouvernance ou en investissements existants. Aras Cloud répond à ces enjeux avec une plateforme SaaS unifiée, dotée d’un plan de contrôle centralisé pour gérer identités, environnements, politiques et cycle de vie. Son architecture évite les migrations forcées, garantit une personnalisation avancée et une évolution continue, et permet de bénéficier des innovations cloud et IA sans redéploiements lourds.

Aras Cloud : une plateforme unique pour toutes les offres PLM SaaS, cloud et hybrides

Aras Cloud offre aux entreprises la flexibilité nécessaire pour adopter des solutions PLM et de continuité numérique hautement intégrées et compatibles avec le cloud grâce à une architecture à plateforme unique, de la manière la mieux adaptée à leurs besoins commerciaux, réglementaires et informatiques avec notamment :

  • Aras Innovator SaaS : L’offre cloud phare d’Aras est une plateforme complète de PLM et de continuité numérique, proposée sous forme de SaaS de niveau entreprise, avec le même degré de configurabilité et d’extensibilité qui fait la singularité d’Aras Innovator. Aras Innovator SaaS pour GovCloud répond aux besoins des acteurs de l’aéronautique, de la défense et des contractants gouvernementaux. Il prend en charge les exigences ITAR et protège les informations contrôlées non classifiées (CUI) conformément aux attentes CMMC 2.0.
  • Customer-Managed Cloud : Les clients peuvent héberger Aras Innovator Standard dans leur propre environnement cloud tout en bénéficiant de la flexibilité et de l’efficacité des services Kubernetes d’Aras, des architectures de référence et des bonnes pratiques.
  • Aras InnovatorEdge :  Ce produit ajoute à Aras Innovator des capacités de gouvernance et d’intégration fournies dans le cloud qui connectent les utilisateurs externes, les développeurs, les applications et les ressources d’IA. Avec le lancement des nouveaux services InnovatorEdge (Edge API Manager, Edge App Builder et Edge AI), les utilisateurs peuvent étendre les déploiements SaaS et gérés par les clients ou adopter des solutions de cloud hybride adaptées à leurs besoins spécifiques.
  • Aras DevOps : elle fournit une intégration continue/déploiement continu (CI/CD) basée sur le cloud pour les applications Aras Innovator, tant pour les abonnés Standard que SaaS.
  • Aras CIAM : elle fournit un service unique pour l’inscription, la connexion et l’accès aux services numériques Aras, notamment Aras Innovator, les services Aras InnovatorEdge, la communauté Aras et la Marketplace d’Aras.

« Chaque organisation se trouve à un stade différent dans son parcours vers le cloud, et nous nous efforçons d’accompagner nos clients là où ils en sont. Pour y parvenir, nous offrons à nos clients une grande flexibilité : ils peuvent choisir comment utiliser les logiciels pour soutenir leurs processus métier PLM, comment configurer leur continuité numérique, comment exploiter la puissance des capacités cloud modernes et comment intégrer l’IA dans leurs environnements d’ingénierie et de développement de produits. Cette flexibilité peut être mise à profit pour créer un avantage concurrentiel dans pratiquement tous les processus métier et tous les secteurs d’activité à l’échelle mondiale. » Leon Lauritsen, PDG d’Aras.

Tenexa progresse vers SecNumCloud avec la validation du jalon J1

Tenexa annonce la validation officielle de son jalon J1 par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dans le cadre du processus devant conduire à la qualification SecNumCloud 3.2 de sa solution. Ce jalon J1 représente l’acceptation par l’ANSSI de la stratégie d’évaluation élaborée par Tenexa pour son Cloud Privé Horizon, consolidant ainsi l’entrée de l’entreprise dans une phase d’audit approfondi du processus de qualification.

Une progression majeure vers le plus haut standard de sécurité cloud français

La qualification SecNumCloud, développée et pilotée par l’ANSSI, constitue aujourd’hui la référence la plus exigeante en matière de sécurité, de souveraineté et de confiance numérique pour les services cloud. Elle repose sur un référentiel strict de critères techniques, organisationnels et juridiques, assurant notamment :

  •  l’étanchéité des systèmes d’information ;
  •  l’hébergement et le traitement des données exclusivement sur le territoire européen ;
  •  la protection des actifs numériques contre toute influence ou législation extraterritoriale.

La validation du jalon J1 marque une avancée significative dans ce parcours exigeant, après la validation du jalon J0 obtenue par Tenexa en novembre 2025, qui avait ouvert la phase d’instruction du dossier auprès de l’ANSSI.

Horizon : une plateforme prête pour un cloud de confiance

Le Cloud Privé Horizon, cœur de l’ambition SecNumCloud de Tenexa, est une infrastructure souveraine déjà conforme aux standards européens, opérée exclusivement en France par des équipes internes réparties en Ile de France et Hauts-de-France. Il repose sur un modèle d’exploitation maîtrisé alliant sécurité, performance et conformité et est déjà certifié ISO 27001, ISO 20000 et HDS (Hébergeur de Données de Santé).

« La validation du jalon J1 par l’ANSSI confirme la qualité et la robustesse de notre stratégie d’évaluation pour Horizon et témoigne du travail collectif et de l’expertise de nos équipes. Elle s’inscrit dans notre volonté d’offrir aux entreprises manipulant des données critiques, sensibles ou stratégiques, une plateforme cloud de confiance, sécurisée, souveraine et opérée en France, répondant aux plus hauts standards de l’État. » Stéphane Clément, Président Groupe Tenexa

La souveraineté des données au cœur des infrastructures numériques

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Par Mark Pestridge, Vice-Président Exécutif et Directeur Général de Telehouse Europe ; Sami Slim, CEO de Telehouse France ; Takeyuki Yanagisawa, Directeur Général du département Business Planning de Telehouse, KDDI

À mesure que les écosystèmes numériques se développent, la souveraineté des données s’impose comme un facteur critique dans la manière dont les infrastructures sont conçues et gouvernées. Pour les entreprises, le défi consiste à trouver le juste équilibre : les infrastructures doivent permettre une collaboration mondiale tout en respectant les réglementations locales et en garantissant la confidentialité et la sécurité des données.

Cet équilibre devient d’autant plus important que les violations des lois sur la souveraineté des données se multiplient. En Europe, les autorités ont infligé des amendes de plusieurs milliards d’euros au titre du RGPD, et des mesures d’application similaires apparaissent en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Cette tendance croissante souligne la nécessité de respecter strictement les réglementations locales en matière de résidence et de transfert des données. Des pays comme l’Inde, le Vietnam et le Brésil ont adopté des règles plus strictes, imposant que certains ensembles de données restent à l’intérieur de leurs frontières nationales ou soient transférés selon des conditions définies. Ces réglementations influencent les décisions architecturales et élèvent les attentes vis-à-vis des opérateurs de centres de données. Désormais, la capacité seule ne suffit plus : les clients exigent dès le départ clarté et confiance en matière de souveraineté des données.

Cette complexité croissante a stimulé la demande pour des environnements multi-cloud et neutres vis-à-vis des opérateurs, combinant une connectivité dense et une conformité éprouvée. De tels environnements permettent aux entreprises d’adapter leurs charges de travail aux juridictions, de maintenir le stockage des données dans le pays concerné et de respecter les obligations légales sans devoir repenser entièrement leurs infrastructures. À mesure que les cadres réglementaires évoluent, l’emplacement et la propriété des infrastructures influencent de plus en plus la gouvernance. La juridiction de l’opérateur d’infrastructure détermine les régimes juridiques applicables aux données, façonnant les considérations de confidentialité et la manière dont les revendications extraterritoriales sont traitées. Cela signifie que les centres de données doivent être conçus pour être adaptables, capables d’évoluer au rythme des technologies et des réglementations.

Moteurs réglementaires

Les exigences réglementaires influencent de plus en plus la conception des centres de données, en particulier dans les secteurs fortement régulés comme les services financiers. Par exemple, le règlement sur la résilience opérationnelle numérique (DORA), applicable à partir de janvier 2025, impose aux entités financières réglementées et à leurs partenaires technologiques, tels que les centres de données, de démontrer leur capacité à résister aux perturbations et à signaler rapidement les incidents. Cela s’inscrit dans une tendance mondiale plus large : les normes internationales évoluent vers une simplification de la conformité transfrontalière, tout en répondant à des attentes croissantes en matière de cybersécurité et de durabilité. Les certifications ISO/IEC 27001 (sécurité de l’information) et ISO/IEC 27701 (gestion de la protection de la vie privée) sont fréquemment demandées et s’alignent sur les réglementations européennes, notamment NIS2 et DORA. De même, le cadre de cybersécurité du NIST offre une approche commune de la gestion des risques, aidant les parties prenantes à maintenir des pratiques cohérentes lorsqu’elles développent leurs opérations à l’international. Si les normes internationales apportent une certaine cohérence, les règles de souveraineté des données restent fragmentées. Par exemple, bien que le RGPD constitue la référence en Europe, certains États membres imposent des dispositions locales plus strictes. Par ailleurs, des pays comme la Chine et le Japon disposent de leurs propres lois sur la souveraineté des données, avec des niveaux variables de contrôle des transferts transfrontaliers.

Perspectives régionales

Chaque région présente des exigences spécifiques en matière de souveraineté des données. En France, l’hébergement de données de santé à caractère personnel requiert la certification Hébergement de Données de Santé (HDS), et le schéma mis à jour impose un hébergement physique au sein de l’EEE avec des contrôles définis. Au Royaume-Uni, les centres de données sont désormais désignés comme Infrastructures Nationales Critiques, et le projet de loi sur la cybersécurité et la résilience devrait renforcer les exigences en matière de déclaration des incidents et de gestion de la chaîne d’approvisionnement. Parallèlement, le Japon a renforcé ses lois sur la protection des données, en durcissant les restrictions sur les transferts de données vers des pays tiers. Les amendements à la loi sur la protection des informations personnelles, qui s’inscrivent dans le cadre de l’accord de partenariat économique UE–Japon, garantissent une circulation de données de confiance entre les deux régions.

Stratégies de conception pour l’adaptabilité

À mesure que les cadres réglementaires évoluent, les centres de données doivent gagner en adaptabilité. Les conceptions modulaires, qui permettent une construction par phases et des rénovations progressives, sont de plus en plus courantes. Cette approche permet aux opérateurs de s’adapter aux changements réglementaires et aux exigences des clients sans procéder à des refontes majeures.

Les conceptions modulaires contribuent également aux objectifs de durabilité, avec des zones à haute densité prêtes pour l’IA et le refroidissement liquide, ainsi qu’une réduction du PUE (Power Usage Effectiveness), du CUE (Carbon Usage Effectiveness) et du WUE (Water Usage Effectiveness). Les campus neutres vis-à-vis des opérateurs, qui prennent en charge plusieurs fournisseurs de cloud et de télécommunications, permettent aux entreprises de respecter les exigences réglementaires tout en limitant la dépendance à un fournisseur unique.

Collaboration et partenariats écosystémiques

Si la conception des infrastructures pose les bases, l’atteinte effective de la souveraineté des données nécessite une collaboration entre de multiples partenaires. Aucun opérateur ne peut à lui seul répondre à toutes les exigences réglementaires, d’où l’importance d’un écosystème connecté. Celui-ci inclut la collaboration entre réseaux de télécommunications, fournisseurs de services cloud et partenaires de sécurité afin de garantir résilience, performance et conformité. Des écosystèmes de carriers denses et des points d’échange Internet (IXP) offrent des chemins courts et diversifiés vers les utilisateurs, réduisant la latence et la dépendance à un fournisseur unique. Parallèlement, les plateformes cloud hyperscale et les accès dédiés aux clouds privés assurent des performances prévisibles pour les charges de travail réglementées et permettent des transferts de données sécurisés et directs pour des technologies émergentes comme l’IA. Au-delà de ces partenariats techniques, des outils juridiques et de conformité tels que les clauses contractuelles types (SCC) et les accords de traitement des données renforcent la transparence et la responsabilité, garantissant que les données sont traitées conformément aux réglementations.

La voie à suivre

À mesure que la souveraineté des données devient un élément central de la conception des infrastructures, les opérateurs doivent se concentrer sur la flexibilité, la transparence et la conformité. En combinant des conceptions modulaires, une interconnexion neutre vis-à-vis des opérateurs et des normes reconnues, les entreprises peuvent bâtir des infrastructures qui respectent non seulement les lois actuelles, mais s’adaptent également à l’évolution des réglementations. Ainsi, la souveraineté des données n’est plus un obstacle à contourner. Elle devient un principe de conception à part entière, garantissant que les infrastructures puissent évoluer avec le paysage géopolitique, tout en soutenant l’innovation et en maintenant les données sécurisées et conformes.

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