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VMware : rester, migrer ou repenser son modèle d’infrastructure ?

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Par Samuel Pollet, Responsable Solutions chez NXO

Le rachat de VMware par Broadcom continue de provoquer des interrogations majeures au sein des directions informatiques. Chez NXO, nous observons cette évolution avec une double perspective : celle d’un partenaire accompagnant quotidiennement les entreprises dans leurs choix d’infrastructure, mais également celle d’un opérateur de cloud privé. À travers nos plateformes NXO Cloud en France métropolitaine et à La Réunion, nous faisons face aux mêmes enjeux que nos clients : évolutions des modèles de licences, maîtrise des coûts, choix technologiques de long terme et nécessité de garantir un haut niveau de disponibilité et de sécurité. Cette proximité nous permet de mesurer concrètement l’impact des décisions prises par les grands éditeurs sur l’ensemble de l’écosystème numérique. Or force est de constater que le rachat de VMware par Broadcom marque une rupture. Hausse des coûts, disparition de certaines offres historiques, réduction des marges de manœuvre : de nombreuses organisations s’interrogent désormais sur leur trajectoire d’infrastructure. Mais au-delà du cas VMware, la véritable question est ailleurs : comment reprendre durablement le contrôle de son système d’information dans un environnement où les coûts augmentent, où les technologies évoluent rapidement et où la confiance devient un critère aussi important que la performance ?

Car d’ici les prochaines années, chaque DSI devra répondre à une question simple : rester, partir ou transformer son modèle d’infrastructure ?

Premier scénario : rester sur VMware

C’est souvent l’option la plus naturelle. Les équipes maîtrisent la technologie, les processus sont en place et les applications fonctionnent. À court terme, rester permet d’éviter les risques et les coûts d’une migration. Mais ce choix implique d’accepter une nouvelle réalité : celle d’une dépendance forte à un fournisseur dont les orientations commerciales ont profondément changé. Les entreprises qui restent sur VMware font le pari d’une stabilité future sans véritable garantie sur l’évolution des coûts ou des offres. C’est un choix de continuité, mais rarement un choix de souveraineté.

Deuxième scénario : changer d’hyperviseur

Face à l’incertitude, de nombreuses organisations étudient désormais les plateformes alternatives. Parmi elles, Proxmox attire particulièrement l’attention. Longtemps considéré comme un acteur de niche, l’hyperviseur open source a fortement gagné en maturité et voit son adoption s’accélérer dans les entreprises. Son principal atout repose sur son architecture basée sur KVM (Kernel-based Virtual Machine), une technologie open source éprouvée qui constitue également le socle de nombreuses solutions du marché comme HPE VM Essentials, Huawei DCS ou encore plusieurs infrastructures cloud de grande échelle. Cette approche présente un avantage majeur : l’ouverture. Là où les plateformes propriétaires créent parfois une dépendance forte à un éditeur unique, les solutions basées sur KVM offrent davantage de liberté dans les choix d’évolution, d’intégration et d’exploitation. Les entreprises retrouvent une capacité à piloter leur trajectoire technologique sans être contraintes par les décisions stratégiques d’un seul fournisseur. Pour autant, le sujet ne se limite pas au coût des licences. Migrer d’un environnement VMware vers Proxmox ou toute autre plateforme KVM reste un projet structurant. Les enjeux de compatibilité, de continuité d’activité, de cybersécurité et de montée en compétences doivent être soigneusement anticipés. L’hyperviseur n’est finalement qu’un moyen. La véritable question reste celle de la maîtrise et de la pérennité de l’infrastructure.

Troisième scénario : changer de modèle

Et si la vraie question n’était pas le choix du prochain hyperviseur ? Depuis plusieurs mois, beaucoup d’entreprises consacrent leur énergie à comparer les technologies. Pourtant, le véritable enjeu est ailleurs : faut-il encore porter soi-même l’ensemble de la complexité de l’infrastructure ? Dans un contexte marqué par l’inflation des coûts IT, la pression sur les budgets et l’accélération des enjeux cyber, de plus en plus d’organisations envisagent une approche différente. Non plus acheter une technologie. Mais consommer un service.

Le choix du partenaire avant le choix de la technologie

Les entreprises n’ont pas forcément besoin d’un nouvel hyperviseur. Elles ont besoin de visibilité, de sécurité et de prévisibilité. C’est toute la logique des offres de cloud privé opérées. L’infrastructure devient un service, porté par un partenaire capable d’assurer son évolution, sa disponibilité et sa sécurité sans exposer l’entreprise aux changements permanents des modèles éditeurs. Avec NXO Cloud, les organisations retrouvent cette maîtrise. Elles s’appuient sur une infrastructure sécurisée et hébergée en France tout en se libérant des contraintes liées aux cycles matériels, aux licences et aux évolutions technologiques.

Le rachat de VMware par Broadcom agit comme un révélateur.

Les entreprises ont désormais trois options : accepter les nouvelles règles du jeu, migrer vers une alternative comme Proxmox ou repenser plus profondément leur modèle d’infrastructure. La véritable décision n’est finalement pas technologique. Elle consiste à déterminer jusqu’à quel point l’entreprise souhaite conserver la maîtrise de son destin numérique. Et pour beaucoup, cette maîtrise passera moins par le choix d’un hyperviseur que par celui d’un partenaire de confiance.

Everpure fait évoluer son architecture de stockage pour accompagner la montée en charge de l’IA

FlashBlade//EXA sépare métadonnées et transport des données afin de faire progresser le débit avec les besoins des infrastructures d’IA.

Faire évoluer une infrastructure d’IA ne consiste pas uniquement à ajouter des GPU. À mesure que la puissance de calcul augmente et que les modèles grossissent, le stockage doit lui aussi absorber davantage de transferts sans créer de temps d’attente pour les accélérateurs. Everpure s’appuie pour cela sur l’architecture désagrégée de FlashBlade//EXA. Le système sépare la gestion des métadonnées du transport des données afin de permettre aux différentes ressources de progresser indépendamment.

Le débit progresse avec le nombre de nœuds

Les résultats de MLPerf Storage v3.0 donnent une indication de cette montée en charge. Lors du checkpointing d’un modèle de 1 250 milliards de paramètres, le débit d’écriture de FlashBlade//EXA passe de 327,65 Gio/s avec 10 nœuds de données à 877,52 Gio/s avec 30 nœuds. Dans cette dernière configuration, 1 024 accélérateurs simulés sont associés aux 30 nœuds de données. Le débit de lecture atteint 588,28 Gio/s. La configuration comprend également 30 lames FlashBlade//EXA et 120 modules DirectFlash dédiés aux métadonnées, pour environ 866 To de capacité utile accessibles à travers un système de fichiers unifié.

Éviter que le stockage ralentisse les accélérateurs

Cette architecture vise à accompagner l’évolution parallèle du calcul et des volumes de données. Lorsqu’un entraînement effectue un checkpoint ou qu’une charge d’inférence récupère son cache KV, un stockage trop lent peut laisser les GPU et les accélérateurs sans données à traiter. Everpure inscrit cette approche dans sa vision Enterprise Data Cloud, destinée à gérer les données à travers des environnements de plus en plus complexes.

Les performances maximales restent un critère, mais la capacité à faire évoluer les transferts de manière prévisible devient également déterminante lorsque les infrastructures IA gagnent en taille.

Pourquoi les Edge Datacenters deviennent incontournables en Europe

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Historiquement, la performance des infrastructures numériques reposait essentiellement sur la puissance de calcul et la capacité de stockage. Aujourd’hui, un autre facteur s’impose comme un véritable levier de compétitivité : la proximité entre les applications et leurs utilisateurs. 

L’essor de l’intelligence artificielle générative, la généralisation des services numériques en temps réel, les exigences croissantes en matière de souveraineté des données et le renforcement des réglementations européennes transforment profondément les stratégies d’infrastructure. Désormais, la latence n’est plus un simple indicateur technique : elle devient un enjeu économique. Chaque milliseconde gagnée améliore l’expérience utilisateur, accélère les transactions, optimise les traitements d’IA et renforce la résilience des services numériques. 

Pour les entreprises comme pour les opérateurs télécoms et les fournisseurs de cloud, la question n’est donc plus de savoir s’il faut rapprocher les infrastructures des utilisateurs, mais comment construire une architecture distribuée capable de répondre à ces nouvelles exigences. 

L’edge, nouveau pilier des infrastructures numériques 

Face à ces défis, les Edge Datacenters s’imposent comme un élément clé de l’évolution des infrastructures européennes. En rapprochant les capacités de calcul des lieux où sont produites et consommées les données, ils permettent de réduire significativement les temps de réponse tout en améliorant la résilience des applications critiques. Cette approche évite également aux organisations d’investir dans la construction de leurs propres infrastructures tout en bénéficiant de datacenters hautement sécurisés, fortement interconnectés et implantés au cœur des principaux bassins économiques européens. 

Cette évolution accompagne une transformation plus large des architectures numériques. Les infrastructures centralisées, qui ont soutenu la croissance du cloud pendant plus d’une décennie, atteignent aujourd’hui leurs limites pour répondre aux nouveaux usages nécessitant des traitements en temps réel. L’IA, la souveraineté et la 5G accélèrent le besoin de proximité Plusieurs tendances de fond expliquent cette accélération. L’inférence de l’intelligence artificielle constitue sans doute la plus marquante. Si l’entraînement des modèles peut être réalisé dans de grands centres de calcul, les phases d’inférence — lorsque l’IA répond instantanément à une requête — nécessitent d’être exécutées au plus près des utilisateurs afin de préserver la qualité de service. Cette exigence concerne aussi bien les assistants conversationnels que la détection de fraude, les applications industrielles ou les services SaaS enrichis par l’IA. 

Le secteur financier est confronté à la même problématique. Les plateformes de paiement, les services bancaires ou les applications de trading reposent sur des temps de réponse extrêmement faibles, où quelques millisecondes peuvent avoir un impact direct sur la performance opérationnelle et la satisfaction client. 

Les opérateurs télécoms sont eux aussi engagés dans cette transformation avec le déploiement de la 5G, du Multi-access Edge Computing (MEC) et de réseaux de plus en plus virtualisés. Ces nouvelles architectures nécessitent des infrastructures de calcul distribuées, implantées au plus près des antennes et des utilisateurs. Enfin, les enjeux de souveraineté numérique prennent une importance croissante. Sous l’effet du RGPD, de DORA, de NIS2 et des stratégies européennes visant à renforcer l’autonomie numérique du continent, les entreprises cherchent à conserver leurs données et leurs applications au sein d’infrastructures localisées en Europe, sans renoncer aux performances attendues des services cloud. 

Construire une infrastructure pensée pour les prochaines années 

Dans ce contexte, le choix d’un partenaire d’hébergement ne relève plus uniquement de considérations immobilières ou techniques. Il s’agit désormais d’un choix stratégique qui conditionne la capacité des organisations à accompagner leur croissance numérique. La couverture géographique du réseau de datacenters, la richesse des interconnexions avec les opérateurs et les principaux fournisseurs de cloud, la disponibilité énergétique pour accueillir des charges IA toujours plus denses, ainsi que la capacité à garantir un haut niveau de conformité réglementaire deviennent autant de facteurs différenciants. 

À cela s’ajoute un impératif souvent sous-estimé : disposer d’une plateforme homogène à l’échelle européenne, capable d’offrir les mêmes niveaux de service, de sécurité et d’exploitation sur l’ensemble des sites. Cette standardisation simplifie considérablement le déploiement de nouvelles applications dans plusieurs pays et permet aux entreprises de faire évoluer rapidement leur infrastructure en fonction de leurs besoins. 

Vers une nouvelle génération d’infrastructures européennes

 L’Europe entre dans une nouvelle phase de sa transformation numérique. L’essor de l’IA, la montée en puissance des applications temps réel, les exigences de souveraineté et la multiplication des traitements distribués rendent incontournable une approche plus décentralisée des infrastructures. Les Edge Datacenters constituent désormais bien plus qu’une simple extension du cloud : ils deviennent le socle d’une nouvelle génération d’infrastructures numériques, capables de conjuguer proximité, performance, résilience et conformité réglementaire. Les organisations qui intégreront dès aujourd’hui cette dimension dans leur stratégie disposeront d’un avantage concurrentiel durable. Car, demain, la capacité à rapprocher les traitements des utilisateurs ne sera plus seulement un facteur de performance technique : elle sera l’un des principaux moteurs de compétitivité de l’économie numérique européenne.

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Thomas MURTIN chez nLighten France

Cloud distribué souverain : quand le cloud revient au plus près des données

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Le cloud public a transformé l’informatique en donnant accès, presque instantanément, à des ressources puissantes et flexibles. Mais l’essor de l’IA, la montée des exigences réglementaires et le besoin de mieux contrôler les données font émerger une nouvelle voie : le cloud distribué souverain.

Pendant des années, les termes du débat sur le cloud étaient simples. D’un côté, le cloud public, synonyme d’agilité, d’élasticité et d’accès rapide à l’innovation. De l’autre, les infrastructures locales, plus contrôlables, mais souvent plus lourdes à exploiter. Cette opposition est en train d’être dépassée.

L’IA change la donne

L’intelligence artificielle change en effet profondément la donne. Elle réclame davantage de puissance de calcul, des capacités GPU coûteuses (Graphics Processing Unit, ou processeurs graphiques), des volumes de données massifs et, surtout, une proximité beaucoup plus forte entre les traitements et les données elles-mêmes. Dans le même temps, les organisations veulent savoir où sont stockées leurs informations, qui exploite leurs infrastructures, quelles juridictions s’appliquent et jusqu’où elles restent maîtresses de leurs choix technologiques. Autrement dit, le sujet n’est plus seulement : cloud ou pas cloud ? Il devient : quel cloud, pour quel usage, avec quel niveau de contrôle ?

Sans être problématique, le cloud public n’a pas réponse à tout

Rappelons tout d’abord une évidence : le cloud public a été un formidable accélérateur. Il a démocratisé l’accès à des infrastructures modernes, réduit les délais de déploiement et rendu accessibles des services qui auraient autrefois nécessité des investissements considérables. Mais plus les usages sont devenus critiques, plus certaines limites sont apparues.

Les projets d’intelligence artificielle en sont une bonne illustration. Acheter et maintenir soi-même de grandes capacités GPU est extrêmement coûteux. Et déplacer systématiquement des données sensibles ou stratégiques vers des infrastructures distantes n’est pas toujours souhaitable non plus. À cela s’ajoutent les contraintes de conformité, de gouvernance, d’« auditabilité » ou encore de continuité d’activité. Certains secteurs réglementés, environnements industriels ou infrastructures critiques ont besoin de savoir précisément où se trouvent leurs données et dans quelles conditions leur infrastructure fonctionne. C’est ici qu’apparaît le cloud distribué souverain.

Un nouveau venu : le cloud distribué souverain

Son principe est relativement simple : il s’agit d’amener l’expérience et les services du cloud au plus près de l’organisation, dans son propre environnement ou dans une infrastructure souveraine dédiée. Le cloud distribué souverain propose le meilleur du cloud tout en assurant un contrôle. Il brouille volontairement la frontière entre cloud et infrastructure locale, et cherche à apporter sur site ce qui faisait la force du cloud public : l’automatisation, l’orchestration, la consommation à la demande, les services d’infrastructure et de plateforme, la capacité à faire évoluer rapidement les ressources. Avec cette technologie renouvelée, l’organisation conserve la maîtrise de l’environnement physique, de la localisation des données et des conditions d’exploitation. Certaines architectures peuvent même fonctionner de manière autonome, sans dépendre en permanence d’une connexion à Internet ou à une plateforme extérieure.

Pour l’IA, cette approche est particulièrement prometteuse. Elle permet de rapprocher la puissance de calcul des données, de réduire certaines contraintes de transfert et de déployer des capacités adaptées à des traitements intensifs, à la recherche ou à des applications nécessitant une forte proximité avec les systèmes métiers.

Attention toutefois : ce nouveau modèle ne signe pas la fin du cloud public. Gardons-nous donc de remplacer un dogme par un autre. En réalité, l’avenir sera probablement beaucoup plus composite : cloud public pour certains usages, cloud souverain pour d’autres, infrastructures dédiées lorsque les contraintes l’exigent, et cloud distribué lorsque l’on souhaite réunir agilité et contrôle.

La vraie modernité n’est peut-être plus de tout déplacer vers le cloud. Elle consiste à faire venir le cloud exactement là où l’on en a besoin !

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Philipp Jäggi

Head of Business Line Cloud

DEEP

CCaaS : les TPE et PME, angle mort d’un marché en forte croissance

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Par Cédric Rittié, Directeur Marketing et Produit chez Sewan

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Le Contact Center as a Service (CCaaS) permet de centraliser l’ensemble des interactions clients (appels, emails, SMS, chat, réseaux sociaux) au sein d’une plateforme unique accessible à distance. Longtemps réservé aux grandes entreprises, ce modèle connaît une croissance spectaculaire : le marché mondial devrait passer de 8,3 milliards de dollars en 2026 à plus de 30 milliards en 2034, soit une croissance annuelle moyenne de 17,4%*.

Derrière cette dynamique se cache pourtant un paradoxe. Alors que les attentes des clients n’ont jamais été aussi fortes, les TPE et PME restent largement à l’écart de cette transformation. Le sujet n’a rien d’anecdotique : selon PwC, 29% des consommateurs ont déjà cessé d’acheter auprès d’une marque à cause d’une mauvaise expérience client**. On explique souvent ce retard par un manque de maturité ou par des offres jugées trop complexes. Ces lectures passent à côté de l’essentiel. Le frein n’est ni technologique ni commercial : il tient au modèle par lequel ces solutions sont conçues et distribuées.

Le CCaaS reste pensé pour les grandes entreprises

Historiquement, ces solutions ont été développées pour des organisations structurées, dotées d’équipes IT dédiées. Face à ce constat, le marché adopte toujours la même stratégie : simplifier des plateformes conçues pour les grands comptes afin de les rendre accessibles aux petites structures. C’est une erreur de diagnostic. Un dirigeant de TPE ou de PME ne cherche pas une version allégée d’une plateforme d’entreprise, mais une solution adaptée à sa réalité : rapide à déployer, simple à administrer, immédiatement utile à ses équipes.

Le modèle de distribution change tout

C’est là que se joue l’adoption. Un grand compte achète une plateforme et l’intègre. Une TPE/PME, elle, a besoin d’un interlocuteur qui comprend son métier, configure le service à sa place et reste présent ensuite. Cet interlocuteur existe : c’est l’intégrateur de proximité. Sa connaissance du terrain lui permet de transformer une technologie complexe en un service immédiatement exploitable. Encore faut-il qu’il dispose des bons outils. Les plus performants s’appuient sur des plateformes qui centralisent la configuration, l’activation et l’évolution des services dans une interface unique, pour déployer vite tout en gardant la relation directe avec leur client.

Repenser la chaîne de distribution plutôt que le produit

La véritable question est de rendre le CCaaS accessible à un tissu économique qui représente plus de 99% des entreprises françaises. Pendant des années, l’industrie a concentré ses efforts sur l’innovation technologique. Le prochain défi sera davantage organisationnel qu’informatique : rendre ces solutions simples à acheter, à déployer et à exploiter. À mesure que l’expérience client devient un facteur de différenciation décisif, l’avantage ira aux acteurs capables de combiner des plateformes robustes avec un accompagnement de proximité. Le CCaaS ne manque ni de maturité ni de pertinence. S’il peine encore à convaincre les TPE et PME, c’est moins parce que la technologie n’est pas prête que parce que l’écosystème n’a pas encore appris à parler leur langage.

‘* Source : https://www.fortunebusinessinsights.com/fr/contact-center-as-a-service-ccaas-market-104160?utm_source=chatgpt.com

‘** Source : https://www.pwc.com/us/en/services/consulting/commercial-excellence/library/2025-customer-experience-survey.html?utm_source=chatgpt.com

Boomi garde les agents IA dans le périmètre de l’entreprise

Déployable dans le cloud, un VPC ou sur site, l’Agent Control Plane permet d’exécuter modèles et agents dans les périmètres choisis par l’entreprise.

Adopter des agents IA ne signifie pas nécessairement envoyer modèles, données et traitements vers un même cloud public. Boomi fait de cette séparation un principe de son Agent Control Plane, conçu pour fonctionner aussi bien dans le cloud public que dans un environnement cloud privé ou sur l’infrastructure de l’entreprise. Cette flexibilité répond à une difficulté croissante. Un agent devient réellement utile lorsqu’il peut accéder aux données et aux applications métiers. Mais certaines de ces ressources ne peuvent pas sortir d’un réseau privé, d’une zone géographique donnée ou d’un environnement soumis à des règles particulières.

Boomi permet donc aux organisations de maintenir agents, outils et modèles dans les périmètres qu’elles choisissent. L’architecture prend aussi en charge les modèles apportés par l’entreprise, ou BYOM, ainsi que les petits modèles de langage spécialisés. Une organisation peut ainsi faire cohabiter plusieurs approches sans imposer le même environnement d’exécution à tous les usages.

Connecter sans ouvrir tout le système d’information

Le défi reste de donner aux agents les accès dont ils ont besoin. Boomi Connect propose pour cela plus de 1 000 serveurs et outils MCP préconfigurés destinés à relier les agents aux applications métiers. Ces connexions peuvent utiliser les fournisseurs d’identité déjà présents dans l’entreprise. Les appels sont alors authentifiés, journalisés et mesurés. L’idée est de conserver les mécanismes de contrôle existants plutôt que de créer un second circuit d’accès réservé à l’IA.

L’Agent Control Plane ajoute une couche de supervision commune. La future AI Gateway doit centraliser les échanges avec les LLM et les serveurs MCP, appliquer des règles d’accès et permettre une validation humaine avant certaines actions. Les entreprises peuvent donc modifier leurs modèles ou leur lieu d’exécution sans reconstruire entièrement leur dispositif de gouvernance. Cette architecture hybride touche aussi à la protection des données et de la propriété intellectuelle. Un modèle spécialisé peut rester à l’intérieur d’un réseau privé, tandis qu’un autre service est consommé dans le cloud lorsque les contraintes le permettent.

L’arrivée des agents remet ainsi la question du cloud hybride au premier plan. Il ne s’agit plus seulement de choisir où stocker une application ou une base de données. Les entreprises doivent désormais décider où un agent peut raisonner, quelles ressources il peut solliciter et quelles informations ont le droit de franchir les frontières de leur infrastructure.

Deux tiers des entreprises ont ramené des workloads IA du cloud public vers le on-premise ou le cloud privé

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 Cloudera  publie les résultats de sa nouvelle enquête mondiale, The Great AI Re-Architecture. Menée par Wakefield Research auprès de 1500 architectes d’entreprise, responsables d’infrastructure cloud et architectes de données, l’étude révèle que 66 % des organisations déclarent avoir transféré des charges de travail liées à l’IA depuis le cloud public vers un cloud privé ou une infrastructure sur site au cours des douze derniers mois. Un renversement qui en dit long sur la manière dont l’IA redéfinit, en profondeur, les choix d’infrastructure des entreprises.

Le cloud public n’est plus la destination par défaut

Ce mouvement de rapatriement ne traduit pas un désaveu du cloud public, mais la fin d’un dogme, où aucun environnement ne s’impose comme la réponse universelle. Interrogés sur l’endroit où s’exécutent réellement leurs charges d’inférence IA, les répondants citent d’abord l’hybride (31 %), talonné par le cloud public (30 %), le cloud privé (22 %) et le on-premises (8 %). Le constat se confirme lorsque les entreprises sont interrogées sur l’environnement le plus performant : le cloud public arrive en tête (30 %), mais l’hybride le suit (29 %) devant le cloud privé (23 %) et le on-premises (9 %). 

Autrement dit, les DSI ne cherchent plus « le » bon cloud, mais à placer chaque charge là où elle est performante, un arbitrage qui pèse à la fois sur la performance, le coût, la latence, la gouvernance et la disponibilité.

Derrière le rapatriement, une double pression

Ce rééquilibrage s’explique en partie par la pression économique : 84 % des personnes interrogées constatent que les charges de travail IA ont fait grimper leurs coûts d’infrastructure. La consommation de tokens s’ajoute désormais au compute et au stockage comme nouvelle variable de coût, incitant les organisations à réexaminer où leurs traitements s’exécutent. 

A cette logique de coûts s’ajoute une volonté d’indépendance : 33 % des répondants citent la réduction de leur dépendance à un fournisseur cloud unique parmi les moteurs de refonte de leur architecture, un enjeu de réversibilité qui résonne tout particulièrement chez les entreprises européennes.

« Le rapatriement des workloads IA n’est pas un rejet du cloud public, mais le signe d’une nouvelle maturité. Les entreprises ne raisonnent plus “cloud first”, mais cherchent à exécuter chaque workload là où il est le plus pertinent en termes de performance, de coût et de souveraineté. L’enjeu est désormais de garder cette liberté de choix sans jamais perdre le contrôle de ses données. » précise Fabien Petiau, VP France chez Cloudera.

Cette approche est au cœur de Cloudera Anywhere Cloud™, la plateforme hybride de données et d’IA de Cloudera. Conçue pour déployer, gouverner et faire évoluer les applications de données et d’IA là où résident les données (clouds publics, infrastructures souveraines ou data centers privés) depuis une interface unique, elle permet aux entreprises de placer chaque workload là où il est le plus pertinent, tout en conservant une gouvernance unifiée, la souveraineté de leurs données et la maîtrise de leurs coûts.

Méthodologie

Enquête réalisée par Wakefield Research à la demande de Cloudera, auprès de 1 500 architectes d’entreprise, responsables d’infrastructure cloud et architectes de données, dans des entreprises d’au moins 1 000 employés (250 pour l’Espagne, Singapour et l’Afrique du Sud), sur trois régions et neuf marchés, du 5 au 22 juin 2026.

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