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Cribl : l’IA agentique fait évoluer les besoins d’infrastructure data et de télémétrie

Une enquête HBR Analytic Services soutenue par Cribl montre que le déploiement des agents IA augmente les volumes de télémétrie, renchérit les coûts d’infrastructure et pousse les entreprises à moderniser leur socle data.

L’IA agentique ne transforme pas seulement les usages métiers de l’intelligence artificielle. Elle modifie aussi les besoins d’infrastructure des entreprises. En permettant à des agents IA d’exécuter des workflows complexes, d’interagir avec plusieurs systèmes et de prendre des décisions en fonction du contexte, les organisations augmentent mécaniquement leurs besoins en données, en connectivité, en gouvernance et en observabilité.

Les chiffres issus de l’enquête HBR Analytic Services soutenue par Cribl montrent que cette transformation est déjà visible. 80 % des répondants indiquent que leur organisation s’attend à devoir faire évoluer son infrastructure data à cause de l’IA agentique. Cette donnée illustre un basculement important : les projets IA ne peuvent plus être pensés uniquement comme des couches applicatives ajoutées à l’existant. Ils nécessitent un socle capable d’alimenter les agents en données fiables, accessibles et exploitables en continu.

La télémétrie occupe une place centrale dans cette évolution. Les agents IA génèrent et consomment des données liées au comportement des systèmes, aux interactions utilisateurs, aux performances applicatives et aux décisions automatisées. Le rapport indique que 76 % des organisations ayant des agents en production, en pilote ou en expérimentation constatent une hausse du volume de données de télémétrie. Pour près d’un tiers d’entre elles, ce volume a doublé ou davantage.

Cette hausse crée un défi pour les infrastructures existantes. Les outils traditionnels d’observabilité et de supervision, déjà sollicités par la multiplication des architectures cloud, microservices et distribuées, peuvent rapidement atteindre leurs limites lorsque les agents IA viennent s’ajouter à l’équation. Les entreprises doivent alors être capables de traiter plus de données, plus vite, tout en maîtrisant les coûts et en conservant la flexibilité nécessaire pour expérimenter.

Le rapport fait également ressortir un enjeu financier. Parmi les organisations ayant des agents en production, en pilote ou en expérimentation, 47 % indiquent que les coûts d’infrastructure data liés à l’IA agentique sont supérieurs aux attentes. Cette situation montre que le coût réel de l’IA ne se limite pas aux modèles ou aux applications visibles. Il inclut aussi les investissements nécessaires dans les plateformes data, les outils d’observabilité, les capacités de stockage, les réseaux et les architectures à faible latence.

Pour Cribl, cette évolution impose de repenser la manière dont les entreprises collectent, traitent et orientent leurs données de télémétrie. L’enjeu n’est pas seulement d’accumuler davantage de données, mais de donner aux équipes la capacité de choisir où les envoyer, comment les transformer, combien les conserver et comment les exploiter en fonction des usages. Cette approche devient essentielle pour éviter que les volumes générés par l’IA agentique ne créent une nouvelle pression économique et opérationnelle.

L’infrastructure data devient ainsi un facteur de passage à l’échelle. Sans données de qualité, intégrées et gouvernées, les agents IA risquent de produire des résultats limités, difficiles à expliquer ou impossibles à industrialiser. Le rapport souligne d’ailleurs que les principaux axes d’amélioration concernent la qualité des données, l’intégration entre systèmes et la gouvernance de la donnée.

Avec ce rapport, Cribl positionne la télémétrie comme un maillon essentiel du développement de l’IA agentique. Les entreprises qui veulent déployer des agents IA à grande échelle devront moderniser leur socle data, maîtriser leurs flux et construire une infrastructure suffisamment ouverte, flexible et efficace pour accompagner l’augmentation des usages sans subir l’explosion des coûts.

Emploi et formation : Cleansoft investit dans les compétences des infrastructures critiques

Cleansoft continue d’innover et annonce la création d’un plateau technique dédié à la formation des Techniciens en Datacenters. Situé sur Aubagne, ce dernier représente un investissement conséquent et permet de former des futurs experts aux métiers de l’entretien et de la réhabilitation des datacenters .

Répondre à la formation de métiers en tension 

Fort d’une poussée importante du nombre de datacenters sur toute la France, le besoin en technicien expérimenté dédié au maintien en conditions opérationnelles des équipements se positionne comme un sujet stratégique. C‘est dans ce contexte que le nouveau plateau technique permettra de former massivement de nouveaux talents.

La Cleansoft Academy : un mini data center pour former les techniciens

Ainsi, ce plateau unique de 75 M2 permettra aux apprenants de se former aux techniques de maintien en conditions opérationnelles les plus avancées sur le marché des datacenters & infrastructures critiques. Il sera ainsi possible d’acquérir des expertises précises sur des sujets complexes comme les opérations de deep cleaning, de micro-dépoussiérage, de réhabilitation, de confinement, ou encore des travaux sur des ouvrages de second œuvre (planchers techniques, plafonds suspendus, cloisons et autres ouvrages sensibles).

À travers cette annonce, le groupe Cleansoft démontre une nouvelle fois sa capacité à se positionner comme un acteur central sur ces domaines d’expertise et à diffuser de bonnes pratiques pour permettre aux exploitants de datacenters d’intégrer la performance et l’excellence opérationnelle au centre de leur modèle de croissance. 

Bertrand Debruyne, Directeur Général du groupe Cleansoft « Pour la construction de notre Datacenter Ecole nous avons mobilisé l’ensemble de nos équipes, terrain comme bureau, dans un format collaboratif et immersif.  La Cleansoft Academy est bien plus qu’un simple chantier : c’est un outil de formation et de transmission, au service de la qualité, de la sécurité et de l’avenir de nos métiers »

Un Datacenter regroupant l’ensemble des savoirs faire de Cleansoft

-Planchers techniques 
-Plafonds suspendus
-Cloisons grillagées 
-Couloirs de confinement 
-Menuiserie & Métallerie
-Micro-dépoussiérage – Deep Cleaning et contrôle de la qualité de l’air
-Levage d’équipements IT actifs pour remplacer des planchers surélevés défaillants.

Bertrand Debruyne, Directeur Général du groupe Cleansoft « Nous sommes fiers de lancer cette initiative sans précédent qui est une chance unique de former des techniciens aux techniques de maintien en conditions opérationnelles des datacenters. Cela nous permettra d’une part de former nos équipes en continu, mais aussi de former nos jeunes techniciens soucieux de développer et d’acquérir des expertises reconnues et ce afin de pouvoir répondre rapidement au développement nos activités dans ce secteur dynamique. »

NXO dévoile un agent IA conversationnel pour simplifier la gestion des environnements réseau

NXO  fait évoluer sa pratique NetDevOps pour concilier des approches sur mesure et industrielles qui intègrent l’IA afin de répondre aux spécificités des clients et à leurs différents niveaux de maturité.

Des innovations fortes 

Ces derniers mois, le framework NetDevOps a fortement évolué afin de répondre aux enjeux croissants d’automatisation, de standardisation et d’exploitation intelligente des infrastructures réseau. Parmi les apports majeurs, NXO a développé un agent IA conversationnel capable d’interroger l’ensemble des infrastructures connectées afin d’aider les équipes à mieux naviguer dans des environnements complexes et hétérogènes. Cet assistant intelligent constitue une véritable aide opérationnelle pour accélérer les diagnostics, faciliter l’accès à l’information et améliorer l’expérience des exploitants.

Un front-end ergonomique offrant une couche d’abstraction complète vis-à-vis du code a aussi été créé. Cette interface centralise les opérations de build et de run au sein d’un point de gestion unique, permettant ainsi aux utilisateurs de piloter leurs automatisations de manière intuitive et industrialisée, sans expertise en développement.

Afin de répondre aux différents niveaux de maturité de ses clients, l’offre NXO s’articule autour de trois niveaux d’accompagnement :

Structuration et montée en maturité

Une approche basée sur des scripts, des méthodologies, des bonnes pratiques et des formations permet de redonner un cadre cohérent aux organisations ayant des initiatives d’automatisation décentralisées.

Framework prêt à l’emploi

Une solution « sur étagère » intégrant un front-end unifié ainsi qu’un ensemble de connecteurs déjà développés, permettant une mise en œuvre rapide et industrialisée.

Approche sur mesure

Une offre dédiée aux grands comptes nécessitant des développements spécifiques, des intégrations avancées ou des architectures adaptées à des environnements critiques et complexes.

Une équipe d’experts reconnue pour mener à bien les projets 

La pratique NetDevOps NXO s’appuie aujourd’hui sur une équipe composée de 12 architectes logiciels et développeurs, 2 Scrum Masters et 1 responsable de pratique NetDevOps. Le groupe accompagne plus de 20 clients en production. Son approche repose sur l’utilisation des outils communautaires. 

L’ensemble des développements sont réalisés selon des standards stricts en mode DevSecOps, garantissant sécurité, qualité et maintenabilité. NXO accompagne également ses clients dans la mise en conformité de leurs pipelines CI/CD avec les meilleures pratiques du marché. Enfin, l’ESN investit fortement dans la construction d’agents IA locaux, permettant de bénéficier des capacités de l’intelligence artificielle sans aucune fuite de données sensibles.

La prolongation du cycle de vie des infrastructures IT s’impose comme un levier de performance

La pénurie mondiale de composants électroniques et la forte hausse des coûts qui en découle constituent  un enjeu majeur pour l’ensemble des organisations. Cette situation impacte  les stratégies d’investissement, les projets de transformation numérique et la capacité des entreprises à faire évoluer leurs infrastructures informatiques dans des délais et des budgets maîtrisés.

Dans ce contexte inédit, les ESN ont un rôle essentiel à jouer. Au-delà de la simple fourniture de technologies, ils doivent accompagner leurs clients dans la recherche de nouveaux leviers d’optimisation leur permettant de poursuivre leur développement tout en limitant l’impact économique de cette inflation des équipements.

Optimiser et prolonger le cycle de vie des infrastructures IT

Face à l’allongement des délais d’approvisionnement et à la hausse continue des coûts matériels, la capacité à pérenniser les infrastructures existantes devient un véritable avantage concurrentiel. L’objectif n’est plus uniquement de remplacer les équipements en fin de cycle, mais de maximiser leur durée d’exploitation sans compromettre la qualité de service, les performances ou la capacité à accueillir de nouveaux projets.

Assurer sa croissance sans réinvestir massivement

L’association de prestations de conseil spécialisées et d’outils avancés permet d’identifier rapidement d’importants gisements d’optimisation au sein des infrastructures existantes. Dans de nombreux cas, les ressources informatiques sont largement surdimensionnées par rapport aux usages réels. Les analyses réalisées montrent fréquemment que 30 à 40 % des capacités d’un système d’information sont sur-allouées et ne contribuent jamais à l’activité de production. Cette situation représente un potentiel considérable d’optimisation. En ajustant plus finement les ressources aux besoins réels, les entreprises peuvent absorber de nouveaux usages, accueillir de nouveaux projets ou soutenir leur croissance sans engager immédiatement de nouveaux investissements matériels.

Étendre le cycle de vie des plateformes et différer les investissements

La prolongation de la durée de vie des équipements constitue un levier particulièrement efficace pour faire face aux tensions actuelles du marché. Cette stratégie repose notamment sur la constitution de stocks de pièces détachées couvrant l’ensemble des technologies déployées chez les clients. Grâce à cette anticipation, les équipes techniques sont en mesure d’assurer le maintien en conditions opérationnelles des infrastructures, de réduire les risques d’indisponibilité et de prolonger significativement la durée d’exploitation des équipements.

Une démarche également vertueuse sur le plan environnemental

Au-delà des bénéfices économiques, cette approche s’inscrit pleinement dans une démarche RSE pragmatique et mesurable. Les entreprises peuvent ainsi engager des actions concrètes en faveur de la réduction de leur empreinte environnementale tout en préservant leur compétitivité. Cette convergence entre performance économique et responsabilité environnementale constitue aujourd’hui un argument de plus en plus déterminant dans les stratégies de transformation numérique.

S’entourer du bon partenaire pour réussir sa démarche

La modernisation et l’optimisation d’une infrastructure IT ne s’improvisent pas. Chaque environnement possède ses spécificités, ses contraintes techniques et ses enjeux métiers. Dans ce contexte, le choix d’un partenaire disposant d’une expertise reconnue en matière d’optimisation, de maintien en conditions opérationnelles et de gestion du cycle de vie des infrastructures devient un facteur clé de succès. Grâce à un accompagnement adapté, les entreprises peuvent redonner de la capacité à leurs infrastructures, sécuriser leurs opérations et limiter l’impact de la hausse des coûts des composants. Cette démarche constitue une réponse concrète aux défis actuels du marché, tout en offrant un retour sur investissement rapide et mesurable.

Par Philippe Menestreau – Directeur développement des ventes chez Stordata

Interconnexion de deux datacenters de proximité : la Sarthe crée son alternative locale aux géants du cloud

Sarthe Numérique, DRI et Sartel ont officialisé un partenariat stratégique portant sur l’interconnexion de deux infrastructures exemplaires locales : les datacenters Datagrex et Sartera. L’objectif : offrir aux collectivités et entreprises du territoire une infrastructure cloud souveraine et résiliente capable de rivaliser avec les standards des GAFAM. Cette initiative est pionnière dans le Grand Ouest en rapprochant les capacités de calcul, de stockage et de traitement des données au plus près des usages locaux.

Une alliance territoriale entre acteur public et industriels du numérique

Partenaires de longue date, Sartel, filiale d’Axione opérant le réseau fibre sarthois, et DRI, hébergeur cloud souverain implanté dans le département depuis 2001, mettent à profit, avec Sarthe Numérique, leur complémentarité pour permettre aux collectivités et aux entreprises du territoire d’accéder à des services numériques perfectionnés en termes d’hébergement pour un contrôle local des données et une indépendance numérique départementale renforcée vis-à-vis des législations étrangères. Cette collaboration rend possible l’interconnexion des datacenters Datagrex (infrastructure de DRI pionnière en termes d’engagement environnemental) et Sartera (premier datacenter public de proximité de la Sarthe inauguré début 2024 et géré par Sartel).

Depuis l’origine, le Conseil départemental de la Sarthe a fait du numérique un véritable levier d’aménagement et d’équité territoriale. Sarthe Numérique porte une ambition simple : permettre à toutes les collectivités sarthoises, quelle que soit leur taille ou leur localisation, d’accéder aux mêmes infrastructures et aux mêmes niveaux de services numériques. Après le déploiement de la fibre sur l’ensemble du territoire, cette interconnexion entre Sartera et Datagrex marque une nouvelle étape de cette stratégie publique au service du développement local.

« Ce projet illustre la capacité de l’investissement public à créer une dynamique collective et à fédérer des acteurs privés innovants autour d’une vision commune : construire en Sarthe un numérique souverain, performant et responsable, au bénéfice des collectivités, des entreprises et des habitants. En rapprochant les infrastructures, les compétences et les usages, nous démontrons qu’un territoire peut développer des alternatives locales crédibles aux grands opérateurs internationaux tout en renforçant son attractivité et sa résilience numérique », explique Dominique Le Mèner, Président de Sarthe Numérique.

Une nouvelle génération de datacenters de proximité

Cette interconnexion se matérialise par un pont numérique basé sur les technologies de transport optique WDM (Wavelength Division Multiplexing), particulièrement adaptées aux usages critiques et aux échanges massifs de données entre centres de données. Sartera accueille les serveurs du Groupe DRI dans 5 baies hautement sécurisées. À la clé : une capacité allant jusqu’à 400 Gbit/s et une latence particulièrement faible, inférieure à 1 milliseconde, soit une vitesse cinq fois supérieure à une celle d’une connexion classique. DRI étend son infrastructure cloud Kubernetes et sa puissance de calcul IA sur plusieurs sites géographiques, tout en offrant une très haute disponibilité de service (99,999 %) et une sécurité physique totale. Pour une mairie ou une PME, en cas d’incident sur l’un des datacenters, le relai est automatique et transparent grâce à une réplication en temps réel, sans interruption de service. Cette architecture multisite ouvre un accès abordable à des stratégies de Plan de Continuité d’Activité (PCA) avec la possibilité d’héberger des données particulièrement sensibles (certification HDS de DRI pour l’hébergement de données de santé). De telles capacités étaient jusque-là principalement réservées aux grands acteurs internationaux du cloud et deviennent aujourd’hui accessibles à toutes entreprises et collectivités.

« Avec ce partenariat, nous franchissons une nouvelle étape dans l’évolution des infrastructures numériques du territoire. Après avoir déployé la fibre à grande échelle en Sarthe, l’enjeu est désormais de permettre aux collectivités et aux entreprises d’accéder à des services numériques souverains, résilients et performants. L’interconnexion entre les datacenters Sartera (Sartel) et Datagrex (DRI) illustre parfaitement cette nouvelle génération d’usages : des infrastructures locales capables d’offrir des standards technologiques de très haut niveau, tout en garantissant proximité, sécurité et maîtrise des données. » déclare Rémi Carrière, Directeur de Sartel.

Un modèle de numérique responsable tourné vers l’innovation et l’IA

L’exigence environnementale associée à ce projet, partagée par toutes les parties prenantes, est remarquable : les deux datacenters affichent des performances énergétiques bien meilleures que les standards du marché (PUE de 1,13 pour Datagrex, 1,25 pour Sartera). L’ensemble est renforcé par des certifications majeures (ISO 27001, HDS, ISO 14001), garantissant à la fois la sécurité des données et la maîtrise de l’empreinte carbone. En outre, sur ce socle de confiance, DRI développe une plateforme d’IA souveraine et un programme collectif de recherche et d’innovation sur l’intelligence artificielle souveraine et éco-responsable baptisé Frugalia et 100% hébergé en France avec Easyvirt et le laboratoire IMT-Atlantique.

« Ce rapprochement joue pleinement en faveur du territoire, de sa compétitivité et de sa souveraineté. Grâce à l’extension multisites de notre infrastructure cloud, nous offrons aux entreprises et aux collectivités locales des solutions d’hébergement et d’intelligence artificielle à forte valeur ajoutée et très haute disponibilité, une alternative crédible et souveraine face aux hyperscalers et aux GAFAM », se réjouit Régis Josso, Président du groupe DRI.

Les cinq critères essentiels pour évaluer un véritable cloud souverain

La forte montée en puissance du Cloud ces dernières années, largement portée par l’externalisation de tout ou partie du Système d’Information, amène les entreprises et structures publiques à être particulièrement vigilantes sur le choix de leurs partenaires IT. Cela est renforcé par les tensions géopolitiques actuelles qui ont fait émerger à grande échelle l’importance des notions de souveraineté. 

Dans ce contexte, le sujet du Cloud souverain est plus que jamais une priorité stratégique à intégrer dans sa gouvernance IT. Mais derrière le mot « souverain », il convient d’être particulièrement vigilant et de bien s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un simple argument marketing opportuniste. 

5 grands piliers permettant d’évaluer la souveraineté de son partenaire Cloud/hébergement 

–     La notion d’actionnariat et de propriété des infrastructures : Ce premier point est un élément clé à prendre en compte pour bien identifier les actionnaires portant l’offre de cloud proposée. Ainsi, opter pour une société détenue par un actionnariat français est une approche différente que de sélectionner un fournisseur détenu par un fond américain par exemple. Cette première grille de lecture est donc à prendre en considération.

–     Ne pas avoir de dépendances technologiques : Ce critère, souvent peu mis en avant, est pourtant stratégique. Le fournisseur cloud sélectionné ne doit pas être enclavé dans des écosystèmes partenaires et doit pouvoir proposer des solutions alternatives sans entraîner de rupture d’exploitation. Il est donc nécessaire d’évaluer rigoureusement l’indépendance et la pluralité de l’offre sur l’ensemble de ses strates. S’ajoute à cette exigence la force de concevoir, détenir et opérer ses propres datacenters : cette maîtrise verticale garantit une souveraineté technique complète, renforce la résilience opérationnelle et préserve l’agilité commerciale en écartant tout risque de verrouillage ou de dépendance critique vis-à-vis d’un tiers.

–     Connaitre le lieu d’hébergement de ses données : Cette notion est fondamentale en matière de souveraineté. Ainsi, garantir un hébergement des données clients en France est un prérequis non négociable. Les données sont alors protégées par la législation française à l’image du RGPD et non exposées à des lois étrangères à l’image du Patriot Act pour les États-Unis par exemple. 

–     Piloter les projets localement : les opérations sont gérées depuis la France et les services de supports y sont localisés. Cette approche couplée à une gestion des aspects cyber en local est un impératif.

–     Se conformer aux meilleures pratiques du marché : Un fournisseur de Cloud souverain ne peut s’affranchir des normes, certifications et qualifications qui attestent d’une approche réellement souveraine et respectant le cadre réglementaire. Nous pouvons aussi bien évoquer des initiatives transversales à l’image de SecNumCloud ou d’autres plus sectorielles comme HDS.  

À travers ces éléments, il est possible de s’assurer qu’un certain nombre de fondamentaux sont réunis pour évaluer la pertinence des approches souveraines proposées par les fournisseurs du marché. Seules les organisations qui prendront le temps de bien qualifier toutes les spécificités des offres pourront alors faire un choix éclairé, souverain et travailler dans une bulle de confiance. 

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Fabien MOLLET, CTO cegedim.cloud

Starburst renforce son socle open lakehouse pour soutenir l’IA à grande échelle

 

Avec Managed Icehouse, de nouvelles capacités Icehouse Ingest et Icehouse LakeOps, ainsi qu’un modèle Bring Your Own Cloud, Starburst veut aider les entreprises à exécuter leurs workloads d’IA et d’analytics dans des environnements hybrides et multicloud, sans perdre le contrôle de leur infrastructure.

Le déploiement de l’IA à grande échelle impose de nouvelles exigences aux architectures data. Les entreprises doivent pouvoir interroger des volumes importants de données, maintenir des performances élevées, garantir la résilience des systèmes critiques et conserver un haut niveau de contrôle sur leur infrastructure. C’est sur ce terrain que Starburst renforce sa proposition avec l’Enterprise Intelligence Platform, annoncée lors de son événement AI+Datanova.

La plateforme vise à permettre aux organisations d’exécuter l’IA directement sur des données distribuées, sans les déplacer ni changer de plateforme. Ce positionnement répond à la réalité des environnements d’entreprise, où les données sont rarement centralisées dans un seul système. Elles sont souvent réparties entre clouds publics, environnements hybrides, data lakes, applications SaaS, catalogues et systèmes métiers.

Selon une étude Mavvrik de 2025 citée par Starburst, 84 % des entreprises estiment que les coûts de l’IA réduisent leurs marges de plus de 6 %. Pour l’éditeur, la fragmentation des données joue un rôle majeur dans cette pression financière, car elle augmente les coûts de déplacement, de duplication, d’intégration et de gouvernance. Starburst défend donc une approche consistant à faire venir l’IA aux données, plutôt que l’inverse. Pour soutenir cette ambition, l’entreprise met en avant les performances de son moteur, présenté comme offrant jusqu’à deux fois les performances de Trino open source. Ce gain vise à permettre aux entreprises d’exécuter des workloads d’analytics et d’IA à grande échelle, tout en continuant à exploiter des environnements ouverts et distribués. Starburst insiste aussi sur les nouvelles capacités de résilience de sa Starburst Enterprise Platform, conçues pour garantir la continuité des systèmes critiques, y compris dans des architectures d’IA agentique.

 

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L’une des annonces structurantes concerne Managed Icehouse, une capacité construite sur l’architecture ouverte d’Apache Iceberg et de Trino. Starburst rappelle que cette approche open lakehouse est déjà utilisée par des entreprises comme Netflix, Apple, Shopify ou Stripe. Avec Managed Icehouse, l’objectif est d’automatiser l’ensemble du cycle de vie des tables Apache Iceberg dans des environnements hybrides et multicloud. Deux briques principales sont mises en avant. Icehouse Ingest permet l’ingestion de fichiers en streaming et par batch. Icehouse LakeOps apporte de son côté l’optimisation intelligente des tables, l’ajustement des requêtes et une observabilité complète de la santé des tables. Ensemble, ces capacités doivent réduire la complexité opérationnelle liée aux architectures open lakehouse et rendre leur exploitation plus accessible dans les usages d’IA d’entreprise.

Starburst complète ce socle technique avec un modèle de déploiement Bring Your Own Cloud, désormais en preview. Cette approche étend Starburst Galaxy aux environnements cloud des clients tout en leur permettant de conserver le calcul, le réseau et les données dans leurs propres comptes cloud. L’objectif est de proposer l’expérience d’un service managé, sans imposer aux organisations de renoncer à la maîtrise de leur infrastructure, de leur sécurité ou de leur conformité. Ce modèle répond à une demande croissante des entreprises confrontées à des exigences de souveraineté, de sécurité et de contrôle opérationnel. Les clients peuvent ainsi bénéficier des capacités managées de Starburst tout en gardant la main sur les environnements dans lesquels leurs données sont stockées et traitées.

Ces briques d’infrastructure viennent soutenir AIDA, désormais disponible de manière générale, et les AI-Ready Data Products. AIDA permet aux utilisateurs métiers d’interagir avec les données distribuées de l’entreprise, de générer des visualisations, de déclencher des workflows ou de mettre à jour des enregistrements. Les AI-Ready Data Products apportent quant à eux le contexte métier, les métadonnées et les définitions nécessaires pour rendre ces usages plus fiables.

Avec cette annonce, Starburst ne se limite pas à présenter une nouvelle couche d’intelligence artificielle. L’entreprise cherche aussi à renforcer les fondations techniques nécessaires à une IA d’entreprise performante, résiliente et gouvernée, dans des environnements où les données restent distribuées par nature.

 

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