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Microsoft 365 : Comment protéger sa messagerie contre le spear phishing ?

Par Rebeca Rocha chez Altospam

Le spear phishing est une technique d’attaque ciblée par e-mail qui vise spécifiquement des individus. C’est une attaque qui découle du phishing ou hameçonnage, menace omniprésente pour les entreprises. Les cybercriminels profitent pour l’utiliser contre des solutions de communication indispensables comme Microsoft 365, présentes quotidiennement dans les organisations. L’objectif des pirates qui utilisent le spear phishing est de voler les identifiants d’un compte ou de répandre des malwares de plus en plus sophistiqués. Apprendre à discerner un e-mail de phishing peut prévenir d’une potentielle catastrophe.

Quelle est la différence entre le phishing et le spear phishing ?

Comme évoqué précédemment, le spear phishing découle du phishing. En d’autres termes, les deux attaques s’appuient sur une même base : l’usurpation d’identité. Le phishing est une attaque en masse, envoyée à un grand nombre de victimes, sans ciblage spécifique. Tandis que le spear phishing cible une personne bien précise, avec des informations recherchées au préalable, dans le but de tromper cette victime en étant le plus crédible possible par email.  En général, cela se déguise sous forme de demande urgente, de virements inattendus ou encore de cadeaux surprises.

Voici les attaques les plus récurrentes par phishing :

  • Phishing classique,
  • Phishing sophistiqué,
  • Spear phishing,
  • Attaques APT,
  • Ingénierie sociale.

Comment identifier une attaque par hameçonnage ciblé ?

Pour reconnaître un email de phishing, spear phishing :

  • Vérifiee l’adresse de l’expéditeur : les pirates ont tendance à utiliser des noms de domaines inhabituels, qui ressemblent à celles de sources légitimes, mais avec de légères modifications ou fautes de frappe. Par exemple, un domaine comme « exemplecompany.com » pourrait être falsifié en « examp1ecompany.com ».
  • Analyser le contenu de l’email : Pour la plupart des attaques de spear phishing, les demandes paraissent urgentes ou alarmantes pour inciter les victimes à agir rapidement sans réfléchir. Attention aux emails pressant le destinataire d’agir immédiatement, surtout si cela contient des erreurs grammaticales, des informations sensibles ainsi que des liens et pièces jointes suspects.
  • Vérifier la cohérence du message : Les attaques de spear phishing peuvent être hautement personnalisées, mais des erreurs peuvent survenir. Se méfier des emails qui semblent connaître certains de vos détails personnels, mais qui sont légèrement inexacts ou utilisent ces informations de manière maladroite.
  • Sensibiliser et former ses collaborateurs : La sensibilisation et la formation régulières sur la sécurité peuvent grandement contribuer à identifier les tentatives de spear phishing. Les entreprises qui organisent des sessions de formation pour enseigner aux employés comment reconnaître et réagir face aux emails suspects ont moins de chance de tomber dans des pièges en ligne.

Pourquoi les cybercriminels usurpent l’identité de l’équipe Microsoft 365 ?

Microsoft est aujourd’hui l’entreprise la plus ciblée par les pirates informatiques. En effet, Microsoft Office 365 est utilisé par plus d’un million d’entreprises. Les utilisateurs de M365 représentent donc une cible particulièrement attrayante pour les cybercriminels à la recherche de données et de fichiers sensibles. Ce qui devient problématique pour les entreprises, particulièrement celles qui n’ont pas de ressources suffisantes pour investir dans des équipes ou logiciels de cybersécurité. L’email reste le principal vecteur de cyberattaques contre Microsoft Office 365.

Quelles sont les principales attaques menaces contre Microsoft 365 ?

Selon une étude d’IBM, les attaques par phishing représentent la deuxième cause des violations de données sensibles et pourtant la solution de Microsoft ne peut pas les contrer. Les attaques de spear-phishing (BEC) quant à elles, ont coûté aux entreprises en moyenne 4,89 millions de dollars en 2021, ce qui en fait le deuxième type de cyberattaque le plus coûteux dans le monde.

Il existe plusieurs techniques de spear phishing :

  • Ingénierie sociale
  • Whaling, pretexting
  • Demandes urgentes
  • Envoi d’emails via mobile, etc…

Ces attaques ont de réelles conséquences en entreprise, en pertes de données, pertes financières, mais surtout en baisse de réputation et malgré son avancée, l’anti spam M365 a des limites. Il n’est pas toujours capable de détecter l’ensemble de ces types de spear phishing. De plus, son filtrage antispam de base se nomme EOP (protection Exchange Online). Pour avoir un filtrage de meilleure qualité, vous devez souscrire à l’offre ATP (Advance Thread Protection).

Comment sécuriser sa messagerie contre les différents types de spear phishing ?

Combiner des solutions spécifiques avec Microsoft 365 peut être nécessaire et permet de renforcer sa messagerie et d’assurer une sécurité robuste à ses collaborateurs, utilisateurs d’Office 365. En effet, la défense contre le spear phishing commence par des mesures de sécurité de base, telles que l’activation de l’authentification multi-facteurs et l’implémentation de politiques de sécurité strictes. Cependant, pour une protection complète, les entreprises doivent aller au-delà et adopter des solutions spécialisées.

Combiner des solutions spécifiques  avec Microsoft 365 permet à l’entreprise de garantir :

  • L’amélioration de la détection des menaces
  • La réduction des faux positifs
  • La protection contre le spear phishing
  • La protection contre les programmes malveillants zero-day avec l’anti-malware
  • La protection contre les attaques DDoS
  • La protection contre les menaces émergentes
  • Un PRA Inclus (Plan de Reprise d’Activité )
  • Des rapports et statistiques accessibles sur l’interface Altospam

Enfin, les attaques par spear phishing sont aujourd’hui en hausse exponentielle. Pour éviter que l’entreprise ne soit l’une des victimes de ces attaques, il est nécessaire d’accorder de l’importance à ces 3 points : la sensibilisation des équipes, la mise en place d’une stratégie de sécurité informatique efficace, l’investissement dans un nouveau matériel et dans de nouvelles solutions plus performantes. L’avenir des attaques par phishing présente des défis,  avec une combinaison de sensibilisation au phishing et de technologies avancées, les entreprises peuvent renforcer leur sécurité et se prémunir contre les menaces émergentes.

ASC Technologies France accélère sa croissance avec une hausse de 30 %

ASC Technologies France annonce une forte traction de ses activités en 2024 en réalisant une croissance de plus de 30 % de son chiffre d’affaires par rapport à son dernier exercice.

Le fort développement d’ASC Technologies en 2024 s’explique notamment par la signature de nombreux nouveaux contrats d’envergure dans le secteur des services financiers. Les sujets liés à la migration vers le cloud et la montée en puissance de l’IA dans l’offre d’ASC Technologies ont également fortement contribué au développement du chiffre d’affaires. Cette année a aussi été marquée par la signature de nouveaux partenaires intégrateurs en France. Ce sont plus de 25 clients qui ont accordé leur confiance dans les solutions ASC en 2024. Cette année a aussi été marquée par l’élargissement du réseau de partenaires , notamment avec Insight et adista, permettant ainsi de renforcer notre présence sur le marché français.

En 2025, ASC Technologies va renforcer sa solution avec des fonctionnalités dédiées à l’analyse des risques du secteur financier, notamment avec l’IA. La montée en puissance des migrations cloud sera enfin un fort accélérateur que ce soit en technologies Microsoft Teams ou RingCentral.

Éric BUHAGIAR, Directeur Général d’ASC Technologies France « La forte croissance de nos activités démontre la qualité et la pertinence de notre offre. Nous nous positionnons comme un partenaire de choix pour accompagner nos clients efficacement dans leurs opérations de mise en conformité de leurs enregistrements et analyses des communications, notamment sur le secteur de la finance. Nous allons fortement renforcer notre avantage concurrentiel sur un marché dynamique et en attente de solutions de nouvelle génération conjuguant amélioration de la productivité et respect des normes en vigueur. En 2025, nous allons continuer à travailler en grande proximité avec nos partenaires pour accompagner au mieux nos clients dans leurs différents projets. »

Dstny lance Call2Teams Go à l’occasion du salon IT Partners

Dstny, l’un des principaux fournisseurs de solutions de communication d’entreprise dans le cloud, lance une nouvelle fonctionnalité intégrée à sa Solution MBCaaS Dstny. À travers cette annonce stratégique, Dstny démontre une nouvelle fois sa capacité à innover et à offrir à son réseau de partenaires des solutions de nouvelle génération leur permettant d’accompagner efficacement leurs clients dans leurs projets de communications unifiées. Call2Teams Go Dstny sera officiellement lancée à l’occasion du salon IT Partners où Dstny exposera sur le stand  F039.

Une offre innovante à coût compétitif comme véritable relai de croissance pour le Channel

Concrètement, Call2Teams Go Dstny permet de passer et recevoir des appels téléphoniques directement depuis Microsoft Teams en affichant son numéro de fixe ou de mobile. Il est alors possible de passer tous ses appels externes sans jamais quitter l’interface de Microsoft Teams. Cette approche répond parfaitement aux usages attendus sur le marché par les clients des partenaires distributeurs, revendeurs et intégrateurs de Dstny.

Au-delà de la pertinence de ce positionnement, Call2Teams Go Dstny est lancée à une tarification unique. En effet, cette fonctionnalité permet de bénéficier des fonctionnalités de la licence voix Teams à un tarif bien inférieur car le cumul de la Licence Teams Phone Standard n’est plus un prérequis. Cette offre tarifaire sans précédent permettra aux partenaires de Dstny de développer significativement leurs ventes et constituera un véritable point d’entrée vers la Solution MBCaaS Dstny.

Les partenaires de Dstny pourront ainsi répondre à de nombreux cas d’usages comme par exemple :

  • Proposer cette nouvelle alternative aux sociétés qui utilisent la téléphonie Microsoft, paient le plein tarif et vont chercher à réduire leurs coûts à l’expiration de leurs licences. Call2Teams Go Dstny offre alors une solution économique qui élimine le besoin de licences téléphoniques Microsoft coûteuses tout en maintenant une intégration complète avec Microsoft Teams.
  • S’adresser aux entreprises déjà équipées de Teams, mais qui n’ont pas une option de téléphonie intégrée, car la licence Teams Phone Standard est trop chère. Avec Dstny, grâce à un tarif abordable, les entreprises peuvent intégrer la téléphonie dans Teams de manière transparente, leur permettant de bénéficier de fonctionnalités avancées d’appel sans dépasser leur budget et avec une plateforme de communication unifiée et professionnelle.

Mervé Gunesel, responsable marketing stratégique chez Dstny « Nous sommes fiers d’annoncer la disponibilité de notre nouvelle fonction Call2Teams Go Dstny qui démontre notre attachement à offrir à nos partenaires des solutions professionnelles, éprouvées et à un coût ultra compétitif. Ce faisant, ils peuvent démocratiser l’accès à des solutions jusqu’alors souvent onéreuses et les diffuser à très grande échelle auprès de l’ensemble des entreprises et structures publiques. Ainsi, ces dernières peuvent mieux collaborer, communiquer et optimiser significativement leurs coûts liés à l’usage de Teams. »

Blue Soft s’allie à Bleu pour proposer des services cloud de confiance aux acteurs publics, Opérateurs d’Importance Vitale (OIV) et de Services Essentiels (OSE)

Ce partenariat permet à Blue Soft Empower, l’entité ultra-spécialiste des solutions Microsoft du groupe Blue Soft, de répondre plus efficacement aux acteurs publics qu’elle accompagne : l’Etat, les collectivités territoriales, les hôpitaux et établissements de santé, les entités publiques et privées reconnues comme Opérateurs d’Importance Vitale (OIV) et Opérateurs de Services Essentiels (OSE).

Bleu ouvre de nouveaux horizons aux organisations publiques, OIV et OSE

Bleu proposera le meilleur des services Microsoft Azure et Microsoft 365 dans un cloud qui vise la qualification SecNumCloud 3.2 délivrée par l’ANSSI : un futur cloud dit “de confiance” au sens de la doctrine portée par le gouvernement français. Grâce à son partenariat technologique avec Microsoft, Bleu propose une richesse fonctionnelle inégalée (suite de collaboration et de productivité Microsoft 365 et services cloud Microsoft Azure) afin d’améliorer le service rendu aux collaborateurs, agents et citoyens.

Patrick Dubois, Directeur de Blue Soft Empower, indique : “Nous devons aujourd’hui proposer des solutions qui allient le meilleur de l’innovation, une protection optimale des données sensibles et l’immunité des services aux lois non-européennes. Ce partenariat avec Bleu va nous permettre de renforcer notre position sur le secteur public en proposant les expertises conjointes de Blue Soft Empower et de Bleu aux 500 acteurs publics que nous accompagnons. Grâce à la qualification “SecNumCloud 3.2” que vise Bleu, nous serons également en capacité d’adresser des secteurs d’activités privés d’importance vitale.”

« Ce partenariat incarne notre ambition de mettre à disposition des acteurs publics, OIV et OSE un cloud qui allie innovation et confiance. En collaborant avec Blue Soft Empower, spécialiste des solutions Microsoft avec une forte empreinte sur le secteur public, nous renforçons notre engagement à accompagner les organisations publiques dans leur transformation numérique. » souligne Laurent Lemaire, Directeur Commercial et Marketing de Bleu.

Betoobe accompagne la Centrale d’Achat de l’Informatique Hospitalière et ses adhérents

Betoobe, spécialiste de la gestion du cycle de vie du matériel informatique et acteur innovant en Green IT, a été retenu par la Centrale d’Achat de l’Informatique Hospitalière (CAIH) sur la partie Services de télécommunications lot 9 : Équipements et accessoires. Ce partenariat vise à fournir aux établissements de santé une solution efficace, durable et sécurisée pour leurs besoins en équipements de télécommunications et accessoires, tout en réduisant leur impact environnemental.

Une solution sur mesure pour répondre aux enjeux des établissements de santé

L’offre de betoobe inclut une gamme complète de services destinés aux plus de 2 000 adhérents de la CAIH, parmi lesquels figurent des CHU, des EHPAD, et d’autres organismes publics ou privés à but non lucratif. Avec une approche modulable, betoobe propose :

  • Une gestion globale du cycle de vie des équipements télécoms, allant de l’approvisionnement à la maintenance et au recyclage.
  • Une plateforme de gestion d’assets IT : MOBILEHUB, logiciel SaaS, développé en France par le groupe bconnex, garantissant une utilisation optimale des ressources et une réduction significative de l’empreinte carbone.
  • Des solutions adaptées aux besoins spécifiques des établissements, intégrant les dernières innovations technologiques, en s’appuyant sur une approche sécurisée et responsable.

Une reconnaissance de l’engagement responsable de Betoobe

« Nous sommes fiers de la confiance que nous accorde la CAIH. Ce gain est une reconnaissance de notre capacité à conjuguer performance technologique et engagement écoresponsable. Il illustre aussi notre détermination à accompagner les acteurs du secteur de la santé dans leur transformation numérique », déclare Sébastien Reverdy Président du groupe bconnex, dont betoobe fait partie.

Avec une présence à l’échelle nationale, betoobe offre un accompagnement personnalisé, combinant expertises technique et écologique, afin de répondre aux attentes des établissements dans un contexte de transformation durable.

Vers un avenir numérique et durable

Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie globale de bconnex et de sa filiale betoobe, qui visent à transformer la gestion des infrastructures informatiques des entreprises et des organisations publiques en adoptant des pratiques innovantes et responsables.

Croissance de 20 % pour Colibri avec un chiffre d’affaires de 3,3 millions d’euros

Colibri, éditeur d’une solution Cloud de Sales & Operations Planning, annonce une croissance de 20 % en réalisant un chiffre d’affaires de 3,3 millions d’euros. À travers cette performance, Colibri démontre une nouvelle fois sa capacité à se distinguer sur un marché concurrentiel et à accompagner ses clients dans la modernisation de leurs processus de Supply Chain.

Colibri édite une application de nouvelle génération à destination des sociétés qui souhaitent améliorer leurs processus de Supply Chain Management en toute agilité. À ce jour, Colibri réunit 35 collaborateurs qui travaillent au quotidien pour plus de 110 clients en France et à l’international.

Plus de 20 nouveaux clients en France et à l’international en 2024

La forte croissance de l’éditeur a notamment été portée par sa capacité à innover en continu et à proposer à ses clients des fonctionnalités leur permettant d’optimiser le cashflow et le résultat de l’entreprise. Parmi les innovations lancées, citons notamment le renforcement du module de planification qui permet une couverture fonctionnelle complète (approvisionnement, production, distribution et réassort). Le positionnement de l’IA au centre de la solution apporte encore plus de valeur ajoutée au S&OP. Cette année aura aussi été marquée par l’accomplissement de premiers projets d’envergure à l’international.

Des perspectives prometteuses pour 2025

Pour soutenir sa dynamique sur les prochains mois, l’éditeur prévoit de renforcer ses équipes R&D, vecteur principal de croissance. À noter également que Colibri va compléter ses services d’accompagnement client avec des experts métier. Fort de ces différents éléments, l’éditeur a pour ambition de conserver durablement son avantage concurrentiel et de poursuivre sa stratégie de croissance sur les prochaines années.

Nicolas Commare chez Colibri « Nous sommes fiers d’annoncer cette nouvelle croissance qui est le résultat du travail de nos équipes techniques, conseil et commerciales qui travaillent en proximité avec nos clients afin de répondre à la modernisation de leurs processus Supply Chain et d’amélioration de leurs résultats économiques. Avoir pu mener à bien vingt nouveaux projets cette année démontre notre capacité à pouvoir gérer efficacement des déploiements exigeant un très haut niveau d’expertise. Nous allons poursuivre notre trajectoire et travailler en profondeur sur le sujet de l’IA qui va être un véritable accélérateur à long terme. »

Données froides pourquoi et comment les valoriser à l’ère de l’IA

Par Patrick DUFOUR chez Stordata

L’exploitation des données froides, à des fins d’analyse, de conception de nouveaux services, de compréhension des évolutions de marché et des habitudes de consommation a des allures d’arlésienne. Entre les difficultés de localisation et d’accès aux données archivées et le coût potentiel des infrastructures dédiées aux projets IA, les données froides continuent surtout de dormir profondément. Pourtant, avec la puissance de ses algorithmes, l’IA change vraiment la donne. Plus pertinente, plus performante, la technologie représente un potentiel d’extraction de valeur jamais atteint jusque-là. Le moment de réveiller son patrimoine informationnel est peut-être arrivé.

Une mémoire de l’entreprise en dormance

Les organisations conservent et archivent la donnée pour des raisons principalement réglementaires. Variables selon la nature des documents et les textes applicables, les durées de rétention imposées ont vocation à permettre tout contrôle utile, sur de nombreuses années en arrière parfois.

Avec l’augmentation galopante de la donnée produite en entreprise, l’archivage est un enjeu sans cesse renouvelé, à plusieurs titres : le choix des technologies de stockage, leur coût et leur évolution, leur pérennité, la mise en œuvre d’une gestion documentaire, la gouvernance de la donnée, et bien évidemment, leur potentiel d’exploitation.

S’il est relativement facile de faire travailler la donnée de production avec une gouvernance bien étayée et la présence effective d’un chief data officer (CDO), la donnée froide, stockée sur des supports lointains et parfois déconnectés, échappe généralement à tout traitement. Une fois que les délais réglementaires sont écoulés, dans quelle mesure alors est-il pertinent de conserver encore la donnée ? Au fond, la conscience de l’existence d’un patrimoine informationnel riche inexploré subsiste dans l’entreprise. Sa suppression n’est jamais naturelle. Elle induit le risque de faire disparaître une mémoire que l’on espère toujours pouvoir exploiter. Mais elle s’oppose également à de nouvelles obligations, tout aussi impérieuses, telles que la protection de l’environnement et le combat contre le réchauffement climatique, qui interrogent le sens d’une conservation de lourds volumes de données inexplorées.

L’approche « au cas où » et l’avènement de l’intelligence artificielle

Toutes les organisations font le pari de l’apparition d’un algorithme suffisamment puissant pour monétiser la donnée archivée. Les promoteurs de l’intelligence artificielle sont d’ailleurs convaincus de sa réussite à terme.

Pour l’entreprise, l’exercice repose sur 3 piliers : la démonstration d’une valeur ajoutée, le secteur concerné, l’accessibilité de la donnée. Les demandes d’infrastructures de stockage dédiées à l’IA sont très clairement en augmentation. Nous constatons une sortie des phases de tests auprès des hyperscalers et le lancement d’études pour l’édification d’architectures spécifiques à l’IA on-premise. La problématique principale repose sur le sizing de ces infrastructures, qui ne peut s’appuyer ni sur un besoin clair (que les entreprises ne parviennent pas toujours à définir) ni sur la structure des ressources requises par les algorithmes employés. À ce jour, il serait simple de déclarer que l’IA requiert les plus hautes performances, les meilleurs composants, les réseaux les plus rapides… une analyse qui se heurterait vite au mur de la réalité, fait de budgets serrés et de compétences datascientists rares.

Les IA génératives généralistes, basées sur les grands modèles de langage, n’ont pas d’autre vocation que de devenir des outils de productivité et de bureautique. Seuls les modèles spécialisés peuvent présenter un intérêt concret aux entreprises souhaitant faire travailler leurs données selon leurs activités et leurs secteurs : le BIM dans la construction, la collecte de données de santé des infrastructures en services managés, le legaltech sur les fonds juridiques propres des éditeurs juridiques, la détection précoce de maladies, etc. Les avantages des modèles de petite taille sont par ailleurs nombreux : une empreinte carbone, des coûts opérationnels et une consommation d’énergie plus faibles ainsi qu’une sensibilité moindre au risque hallucinatoire.

L’accessibilité longue durée aux données en question

Reste l’accessibilité de la donnée archivée. Si « l’argent n’est pas un problème », la donnée archivée en ligne est naturellement la promesse d’une ré-exploitation facilitée. Ce n’est généralement le choix de personne compte tenu des coûts associés.

Les volumes sont tels que le coût du stockage doit rester maîtrisé, c’est pourquoi la bande a longtemps eu la préférence, conservée dans un site distant protégé des conditions de dégradation les plus variées. Rejeton de l’archivage papier, la bande continue d’avoir quelques adeptes et d’être régulièrement proposée. Mais sa fragilité et surtout sa ré-exploitation particulièrement délicate (compte tenu de l’absence de technologie de restauration en entreprise) n’en font pas le candidat idéal à la consommation de données froides à des fins de datascience.

Sous format fichier à 99 %, les données froides sont conservées désormais sur du disque. Les deux grands protocoles fichiers (NFS sous Unix et Linux et CIFS/SMV sous Windows) ont peu évolué et autorisent, dans une majorité de cas, une lisibilité pendant de nombreuses années. Toutefois, parce que l’archivage repose sur des durées longues, de l’ordre de 20 ans, il demeure complexe de garantir la lecture de formats très vieillissants. La problématique se pose notamment dans tous les secteurs exploitant des logiciels exotiques mais également pour des versions très anciennes de logiciels aussi courants que Microsoft Office.

Stocker en rythme

En conséquence de quoi, le temps reste le paramètre intangible des données froides. Si l’on a pu lire, ici ou là, que les données perdaient de leur valeur de production de plus en plus vite ces dernières années, ce n’est pas ce que nous remarquons sur le terrain, auprès de nos clients. La constitution des plans de sauvegarde montre que les délais de rétention des données actives n’ont pas particulièrement évolué. En revanche, les entreprises ont tendance à conserver leurs données à portée de main plus longtemps afin d’en faciliter la ré-exploitation.

C’est pourquoi, du strict point de vue de l’architecture de stockage, il devient pertinent de se doter d’une infrastructure composée d’un tiers de stockage de production performant désormais basé sur des technologies Flash de type TLC, d’un tiers de stockage capacitif basé sur des technologies de type disques dur ou Flash de type QLC, stockage orienté objet, et d’un tiers d’archivage sur bandes, disques ou dans le Cloud, associés à des outils d’automatisation du déplacement de la donnée. Si le rôle des CDO est de faire parler les données, l’exercice impose une gymnastique de déplacement des stocks, une réplication nécessaire sur du stockage performant ainsi qu’une gouvernance rigoureuse veillant à détruire cette donnée répliquée une fois son exploitation réalisée. La gestion électronique documentaire et l’archivage électronique des documents sont des solutions métiers qui complètent efficacement le processus, au service de la conformité certes mais aussi de la ré-employabilité de la donnée.

Entre progrès des algorithmes et innovations dans les technologies de stockage, les efforts consentis dans la bonne gestion du patrimoine informationnel de l’entreprise porteront à terme leurs fruits.

 

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