Accueil Blog Page 55

Comment Colibri accompagne La Rosée Cosmétiques dans sa croissance fulgurante

0

Colibri, éditeur d’une solution Cloud de Sales & Operations Planning, accompagne l’hyper croissance de La Rosée Cosmétiques en modernisant ses processus de gestion logistique.

La Rosée Cosmétiques a été créée à Lyon par deux pharmaciennes, avec la volonté de créer une offre simple de soins hydratants, à la fois respectueux de la peau et de la planète. Les produits sont distribués via les réseaux de pharmacies partenaires, et sur le site e-commerce de la marque. La marque est présente en France, en Belgique et en Espagne. L’entreprise connaît une phase d’internationalisation et amorce l’ouverture de nouveaux pays, via des réseaux de distribution qui s’adaptent aux spécificités territoriales.

Trouver un outil ergonomique pour des données agiles dans un contexte de forte croissance

Si les propositions de prévision étaient autrefois effectuées sur Excel, ce modèle a rapidement montré ses limites dans un environnement « VUCA » : volatile, incertain, complexe et ambigu.

Pour La Rosée Cosmétiques, il est important de pouvoir faire du cas par cas. Les produits sont en effet soumis à de multiples composantes qui viennent influencer les prévisions de vente, et donc les plans d’approvisionnement. On retrouve notamment l’effet lié à la sortie de nouveaux produits, la saisonnalité propre aux produits, leur rythme d’écoulement, l’augmentation de la notoriété de la marque, l’évolution de la concurrence. Ces caractéristiques réclament de l’agilité et de pouvoir rebattre les cartes à chaque nouveau cycle.

À cet environnement fluctuant s’ajoute le contexte d’hyper croissance propre à l’entreprise, qui rend le tout encore plus complexe. En réponse, l’équipe Supply s’est agrandie et le modèle a évolué, pour aboutir à un constat sans appel : il est impossible de tout prévoir avec la force de l’esprit, l’heure est à la professionnalisation de l’outil de travail.

La sélection de la plateforme Colibri

Pour effectuer un choix éclairé, l’équipe est partie à la rencontre de plusieurs acteurs et cinq solutions ont été shortlistées : des solutions S&OP et DDMRP.

Voici les besoins clés auxquels Colibri a su répondre :

  • Une interface user friendly qui permet une immersion intuitive ;
  • Une approche multi-canal pour intégrer des produits vendus en b2b, en b2c et à l’export avec des modèles d’approvisionnement distincts ;
  • Une solution éprouvée capable de s’adapter à différents scénarios et de faciliter la vie des équipes : s’appuyer sur une solution capable d’intégrer et de répondre aux différentes contraintes business ;
  • La diversité des modèles statistiques permettant d’aller loin dans la personnalisation du modèle de prévision, afin d’adapter un modèle de prévision par produit ou par famille de produits ;
  • Le coût : s’appuyer sur des modèles de coûts flexibles qui évoluent selon les besoins réels, à l’inverse d’une charge fixe annuelle ;
  • Un service support disponible, en opposition aux suites logicielles trop institutionnelles avec un fonctionnement par tickets et un helpdesk très éloigné. Cela représentait aussi un critère important pour faciliter la prise en main et bien s’approprier l’outil.

Après la délibération, l’intégration s’est effectuée grâce à l’accompagnement de deux consultants et de divers ateliers de cadrage pour paramétrer la solution et l’adapter à la réalité de l’entreprise : définir les grandes familles de produits, les axes d’analyse, les univers, les éléments pour identifier les prévisions anormalement élevées ou anormalement faibles, etc.

Fluidité de la solution, lecture intuitive des données, groupement par familles, export des données dans de nombreux… sont autant de bénéficies liés à la plateforme Colibri. La solution permet également de rationaliser les prévisions avec une approche financière. Il est possible d’entrer des paramètres en fonction des canaux de distribution, des zones géographiques des produits, et donc d’obtenir assez facilement une vision chiffrée des prévisions, qui peut être comparée au budget.

Édouard Bergeret, Directeur des Opérations La Rosée Cosmétiques « Grâce à Colibri, nous avons mis en place des réunions S&OP avec le commerce, la finance et la Supply. La solution constitue un support très dynamique pour animer ces réunions, en nous permettant de faire varier les hypothèses et d’évaluer les conséquences. »

En complément du module Vision, dédié à la prévision de ventes, La Rosée Cosmétiques va déployer un second module : Flow.

Édouard Bergeret, Directeur des Opérations La Rosée Cosmétiques « Nous sentons que tout le monde souhaite cultiver le partenariat et faire en sorte qu’on soit épanouis avec la solution. Flow permettrait de prendre en compte une politique de stockage – niveau de stock de sécurité, délai d’approvisionnement, prix en fonction du volume -, et donc d’optimiser les plans d’approvisionnement : soit au profit du coût, de la sécurité ou du taux de service. C’est donc un module complémentaire à Vision. »

Platform.sh dévoile sa nouvelle offre PaaS Upsun

Platform.sh, acteur majeur du Platform-as-a-Service (PaaS), annonce aujourd’hui le lancement d’Upsun, sa nouvelle offre conçue pour fournir aux startups et aux scaleups une plateforme en libre-service, flexible et évolutive. Avec l’objectif de simplifier le cycle de vie des applications – de la conception au déploiement en passant par l’itération – elle fournit aux développeurs les outils pour décrire et composer l’infrastructure de manière flexible, optimiser le code, utiliser efficacement les ressources et, in fine, résoudre facilement les problèmes.

Au quotidien, les startups sont confrontées à divers défis, de la conception de leurs produits au recrutement de talents, en passant par la gestion de leurs finances. Les contraintes de temps et de ressources peuvent alors entraver leur croissance et leur capacité à évoluer et innover. Grâce à Upsun, les équipes de développement peuvent se concentrer sur la création de nouvelles fonctionnalités et sur l’amélioration de leur activité, plutôt que de passer un temps considérable à gérer les plateformes d’ingénierie et les infrastructures cloud. Les startups peuvent ainsi croître et mettre en œuvre une grande variété de projets cloud. La plateforme est parfaitement adaptée aux architectures découplées, aux projets headless et aux applications riches en données ou en intelligence artificielle.

« Pendant sept mois, nous avons eu l’opportunité de tester en version bêta Upsun et avons été impressionnés par sa facilité d’utilisation, compte tenu de la complexité qu’Upsun peut gérer. La plateforme fournit les outils parfaits pour les startups comme Witty Works, une plateforme répondant aux besoins en ressources nécessaires pour un code personnalisé, des microservices et de projets riches en IA. Nous avons pu améliorer nos performances et automatiser le déploiement de nos applications sans avoir besoin de recruter une équipe DevOps dédiée. Cette flexibilité nous a permis de concentrer nos équipes sur notre technologie principale. », explique Lukas Kahwe Smith, co-fondateur et CTO de Witty Works.

Le modèle de tarification d’Upsun est transparent, flexible et basé sur la consommation. Cette approche permet aux startups de ne payer que ce qu’elles utilisent et de se développer étape par étape, tout en gérant plus efficacement leurs budgets.

“Le lancement d’Upsun marque une nouvelle ère dans notre engagement envers l’innovation, la durabilité et la croissance des startups. Nous sommes convaincus que cette nouvelle offre leur fournira les ressources nécessaires pour se développer et prospérer dans un environnement en constante évolution. « , déclare Fred Plais, PDG et co-fondateur de Platform.sh.

Provectio se positionne pour une croissance accélérée avec Generis Capital Partners

Provectio, un fournisseur de services informatiques de référence, annonce une levée de fonds réalisée auprès de Generis Capital Partners pour mener à bien sa nouvelle stratégie de croissance et accélérer son développement sur les régions ouest, nord et île de France.

Fondée en 2004, Provectio est une entreprise innovante en services informatiques managés qui allie croissance et innovation avec un fort engagement RSE. Elle se spécialise en informatique prédictive, offrant des solutions en infrastructure réseau, cybersécurité, cloud computing, télécommunications et infogérance. Sa croissance constante reflète son engagement envers la proximité client et la réactivité. Basée historiquement en Bretagne, Provectio propose également ses services en Pays de Loire et Normandie. En croissance régulière, l’entreprise réunit une cinquantaine de collaborateurs, bénéficie d’un parc clients de 500 PME et réalise plus de 7 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Étoffer l’offre de services managés existante

Provectio ambitionne de faire évoluer son offre de service et de lancer de nouveaux packages spécialement créés pour répondre aux besoins spécifiques des PME. Ce faisant, les clients pourront se reposer sur une offre de services managés à forte valeur ajoutée et indispensable pour mener à bien leurs projets de transformation numérique. Dans ce contexte, Provectio vient notamment de lancer une offre de cybersécurité : Procyber. Le nouvel apport de capital permettra aussi de travailler en plus grande proximité avec les partenaires technologiques existants, de tisser de nouvelles alliances et d’accélérer la stratégie d’innovation de la société.

Renforcer la croissance et les parts de marché sur les régions ouest et nord

Au-delà de la croissance organique réalisée chaque année par l’entreprise (de l’ordre de 15 % par an), la société souhaite procéder à des opérations de croissance externe ciblées sur les régions ouest, nord ou Région Parisienne. Dans ce contexte, Provectio ambitionne de se rapprocher d’entreprises affichant des expertises similaires. Cela permettra de simplifier les processus d’intégration des équipes et de délivrer rapidement de nouvelles offres aux clients dans les domaines de la cybersécurité, des réseaux ou encore des télécoms par exemple.

Maxime CHARLES, Président de Provectio « Nous sommes fiers d’ouvrir notre capital à Generis Capital Partners qui partage notre vision et qui va nous permettre de passer un nouveau cap pour mener à bien notre plan stratégique. Véritable bras armé des DSI, Provectio leur propose de s’appuyer sur des offres industrielles pour relever leurs défis IT et bénéficier d’un support de qualité à tout moment. »

Generis Capital « Nous considérons que Provectio dispose de tous les atouts pour devenir un des leaders sur le marché des services informatiques managés, devenir un acteur important à l’échelle régionale et nationale et s’afficher en consolidateur crédible sur ce marché en croissance ».

Hive lève 12 M€ en Série A pour permettre à tous d’accéder à un cloud distribué et durable

Fondée en 2022 par David Gurlé (ex-fondateur et CEO de Symphony), Hive est une société proposant un cloud distribué à destination du grand public et des entreprises.
Basé sur une technologie décentralisée, Hive utilise l’espace inutilisé sur les appareils de ses utilisateurs pour offrir des solutions de stockage de données et de calcul pour des charges de travail telles que l’entraînement de modèles d’IA (LLM) et le traitement vidéo.
La startup propose ainsi une solution concrète aux défis posés par les modèles traditionnels de cloud computing en promettant un cloud indépendant, sécurisé et énergétiquement sobre.

Hive – cloud distribué  qui combine les ressources inutilisées des ordinateurs – annonce sa Série A à hauteur de 12M€ menée par SC Ventures et OneRagtime ainsi que des investisseurs privés. 

Aujourd’hui, l’approche de Hive permet de convertir 70% de la capacité inutilisée des appareils dans le monde en un “super-ordinateur” global. En parallèle, la société aide les entreprises à gérer efficacement leurs dépenses liées au cloud, à réduire leur dépendance à l’égard des services cloud traditionnels, et, in fine, à diminuer la consommation d’énergie du secteur. 

Hive réinvente le cloud

En 2023, les centres de données mondiaux, qui alimentent le cloud computing, ont consommé 7,4 gigawatts d’énergie, soit une augmentation de 55% par rapport à 2022. En parallèle, les centres de données représentent jusqu’à 3% de la consommation mondiale d’électricité, et les projections suggèrent que ce chiffre pourrait atteindre 4% d’ici à 2030.

De ce constat, Hive souhaite répondre à cette évolution en passant d’un modèle de cloud centralisé à une infrastructure distribuée. Concrètement, Hive permet de stocker les fichiers de ses utilisateurs sur hiveDisk, et de partager une partie de leur espace de stockage inutilisé avec hiveNet pour réduire efficacement leurs coûts d’abonnement et construire un cloud distribué. En parallèle, la capacité de calcul fournie à hiveNet alimente hiveCompute pour permettre aux entreprises de gérer des charges de travail telles que l’inférence pour l’IA générative, le traitement vidéo et la modélisation 3D.

Enfin, l’architecture d’hiveNet permet d’accéder à des processeurs graphiques supplémentaires (CPU, GPU, NPU) pour augmenter la puissance de calcul si nécessaire. Les entreprises souhaitant davantage de contrôle peuvent également créer leur propre hiveNet privé, où les responsables informatiques conservent un contrôle total sur les appareils. Grâce à cette approche, Hive a déjà attiré plus de 23 000 utilisateurs et contributeurs actifs répartis dans 147 pays.

Vers une transformation technologique durable 

D’ores et déjà constituée d’une équipe de 40 personnes, Hive souhaite profiter de cette levée pour renforcer ses équipes et accélérer son expansion à l’international en se concentrant sur les besoins des entreprises, notamment ceux des startups et des PME. En parallèle, la société va également se concentrer sur le développement de produits, la création d’une communauté de contributeurs, ainsi que sur les efforts de vente et de marketing pour atteindre les utilisateurs à grande échelle.

Hive répond au besoin urgent d’un nouveau paradigme cloud : celui de démocratiser son accès, d’abaisser les barrières financières, et, in fine, d’encourager l’innovation. Avec plus de 70% de la puissance de calcul disponible depuis nos appareils, le modèle communautaire de Hive construit un réseau plus vert, plus résilient et plus sécurisé. Nous remercions nos investisseurs, ainsi que l’INRIA et Bpifrance, pour leur soutien continu dans la réalisation de nos objectifs ambitieux.« , affirme David Gurlé, fondateur et Président de Hive.

Nous croyons beaucoup à la technologie de cloud distribué de Hive qui permettra un accès moins cher et plus efficace à la puissance de calcul et au stockage. Un élément important quand on sait que la plupart de nos investissements ont une composante d’IA qui nécessite d’augmenter cette puissance de calcul. A terme, nous tisserons des relations entre Hive et nos investissements pour que ces derniers tirent parti de leurs services.déclare Alex Manson, Responsable de SC Ventures.

“La technologie cloud a ouvert des horizons d’innovation, mais avec des défis de coûts, de sécurité, de confidentialité des données et d’impact environnemental, accentués par la demande croissante en ressources informatiques, notamment pour l’IA. Grâce à son approche pionnière du cloud distribué, Hive rend son accès plus sécurisé, plus abordable et plus efficace, tout en permettant de libérer des ressources partagées de puissance de calcul. En tant qu’investisseur et supporter de la première heure, OneRagtime est particulièrement enthousiaste de soutenir la vision et l’équipe de Hive.”, explique Stéphanie Hospital, Fondatrice et CEO de OneRagtime.

Tendances de la cybersécurité : Que révèle le baromètre de Docaposte et Cyblex Consulting ?

Docaposte, filiale du groupe La Poste et leader français de la confiance numérique, et Cyblex Consulting, cabinet de conseil et d’audit en cybersécurité, présentent la première édition de leur baromètre annuel de la cybersécurité à l’occasion du Forum InCyber 2024. Cette enquête nationale, réalisée auprès de plus de 500 décideurs français*, a vocation à évaluer année après année la maturité des entreprises et entités publiques, notamment les plus petites d’entre elles.

Portés par l’ambition commune de contribuer à une meilleure information des décideurs face aux défis croissants des menaces en ligne, Docaposte et Cyblex Consulting ont co-réalisé ce 1er baromètre national dont l’objectif est une meilleure compréhension des enjeux de la cybersécurité par les organisations privées et publiques, de leur niveau actuel de résilience numérique et de leur évolution vers une protection plus efficace.

1 entreprise sur 5 confrontée à une cyberattaque

Selon le baromètre, 1 entreprise sur 5 a déjà subi une cyberattaque. En première ligne : les petites et moyennes entreprises, confrontées à des contraintes budgétaires. 82 % des PME et 78 % des TPE interrogées accordent moins de 10 K€ par an au budget dédié à leur sécurité informatique. En comparaison, 1/3 des entreprises au global affirme que celui-ci est en hausse.

Une disparité dans les efforts fournis et les inquiétudes face aux risques

Néanmoins, une progression se ressent sur le terrain dans les efforts fournis, parmi lesquels : le renforcement de la gestion des mots de passe (81 %), les mises à jour régulières des logiciels (79 %) et le déploiement de dispositifs de sécurisation des postes de travail (78 %).

En revanche, l’efficacité de ces mesures est perçue différemment selon la taille de l’entreprise : plus elle est petite, moins elle se sent menacée. Au total, 31 % se considèrent comme des cibles potentielles avec comme première crainte le vol de données.

Sécurité et souveraineté numériques modérément prises en compte 

Ce baromètre souligne aussi une prise de conscience des enjeux liés à l’autonomie stratégique française et européenne : les répondants jugeant ce sujet assez important pour influencer l’usage de systèmes de cybersécurité souverains (français ou européen) dans leur choix sont deux fois plus nombreux que ceux qui le jugent peu important.

Une maturité moyenne mais un fort potentiel d’évolution

Si 66 % des entreprises n’appliquent pas les pratiques permettant d’atteindre le niveau essentiel défini par l’ANSSI, près de 2/3 de l’échantillon pourraient pourtant basculer au niveau supérieur avec un bon accompagnement et une mise en perspective du degré d’importance des mesures à mettre en place.

« Les résultats et les grands enseignements du baromètre nous permettent de mieux appréhender le degré de maturité des entreprises et organisations publiques face aux risques cyber afin de les accompagner au mieux dans le renforcement de leur cyber-résilience pour qu’elles se concentrent sur leur cœur de métier. », explique Olivier Vallet, Président directeur général de Docaposte

« Ce baromètre se positionne en complément des différentes études, sondages et rapports décrivant l’évolution ou l’état de l’art en matière de cybersécurité. L’originalité́ de notre indicateur réside dans la volonté́ d’offrir une photographie annuelle de la perception et des conditions de gestion des cyber-risques de la part des acteurs de l’économie française. », ajoute Christophe Vendran, Directeur général de CyblexConsulting

Les 7 grands enseignements du baromètre

1 entreprise sur 5 affirme avoir déjà subi une cyberattaque mais on note de fortes disparités en fonction de la taille des entreprises et des impacts hétérogènes.

31 % des sondés se considèrent comme des cibles potentielles (avec un score plus important pour les répondants issus des fonctions IT).

64 % des entreprises pensent faire suffisamment d’efforts pour réduire les risques cyber. Il existe de fortes disparités budgétaires en fonction de la taille des organisations.

La principale crainte évoquée par 62% des répondants est la perte de leurs données.

1/3 n’ont pas confiance dans les mesures prises par leur organisation pour se protéger des risques cyber.

Seul 1/3 positionne l’usage de technologies souveraines comme un sujet important. 

66 % des sondés n’appliquent pas les pratiques permettant d’atteindre le niveau essentiel préconisé par l’ANSSI. 

L’intégralité de l’étude est disponible ici : https://www.cyblex-consulting.com/wp-content/uploads/2024/03/Barometre-Cybersecurite-2024-0403.pdf

Infographie : https://www.cyblex-consulting.com/wp-content/uploads/2024/03/Docaposte_Infographie_Barometre_cyber_03_2024_V2.pdf

*Méthodologie

Orienté dirigeants et décideurs français, ce baromètre tire ses résultats d’entretiens téléphoniques réalisés par la société Iteractii auprès de plus 500 répondants évoluant dans tous les types d’organisations (TPE, PME, grands comptes, structures publiques) et dans tous les secteurs d’activités. À noter que les ¾ des personnes interviewées ne sont pas spécialisés dans l’IT ou la cybersécurité.

Pilotage par le risque : enjeux de souveraineté dans l’IT

De nos jours, les acteurs de l’IT sont invités à piloter leur activité en tenant compte des risques. Le pilotage par le risque a créé une tendance significative sur le marché actuel, mettant en avant l’importance de la cybersécurité.

Chaque CTO est maintenant chargé de piloter les risques liés à la sécurité et à l’IT, ainsi que de veiller à la continuité de l’activité. Cette situation amène à une réflexion : quels sont les risques en termes de souveraineté applicables à l’IT ? Comment puis-je les répertorier de manière exhaustive ? Quels choix d’infrastructures dois-je faire ? Comment puis-je procéder, sachant que le risque et la résilience engendrent des coûts IT importants ?

Aujourd’hui, qualifier l’indépendance d’une structure IT par rapport à des entités étrangères est extrêmement complexe. L’IT est fragmentée en plusieurs couches d’abstraction, notamment dans le cloud, qui sont extrêmement attrayantes (pas de dépenses d’investissement) et utiles au quotidien (solutions fluides, flexibles, start & stop, tout-en-un). En réalité, le CTO s’expose à une perte de contrôle, en particulier en ce qui concerne la souveraineté et à l’extraterritorialité de certaines juridictions. Il est important de rappeler que la souveraineté commence par l’infrastructure, la couche la plus fondamentale, c’est-à-dire les fibres, les centres de données et les premiers équipements qui constituent les bases de l’Internet.

Ce sont ces bases qui pourraient être menacées en termes d’intégrité ou même prises sous le contrôle d’une entité étrangère à l’organisation. En prenant du recul, il est aisé de se rendre compte que les grands blocs mondiaux, tels que les États-Unis et la Chine, qui dominent la technologie aujourd’hui, ainsi que les blocs de second rang, tels que l’Union européenne, le Japon, l’Inde et plus largement les BRICS, s’organisent pour mettre en place une approche à la fois juridique, sécuritaire et technologique de contrôle de l’IT, notamment en se concentrant sur les infrastructures.

Chaque CTO en France et en Europe doit prendre conscience qu’aujourd’hui, des blocs économiques étrangers contrôlent potentiellement les flux d’informations et la technologie que les CTO sont censés maîtriser.

Les blocs américains et chinois adoptent une attitude très offensive et protectionniste. Par exemple, citons le bloc américain qui a initié le Cloud Act, qui étend l’application de la législation américaine à toute infrastructure IT ou technologique, même si elle est opérée en dehors des frontières du pays. À la lumière de cet exemple, le CTO doit aujourd’hui faire face à de nombreuses failles pour piloter son infrastructure en tenant compte des risques. Piloter le risque pour une personne responsable au sein d’une organisation signifie avoir le choix d’accepter ou de refuser les risques d’extraterritorialité des données, ainsi que la capacité de travailler et de gérer sur le long court en fonction du pays concerné, la résilience de son infrastructure et la façon dont il fait face à ces risques.

Comment ? En mettant en place des solutions adaptées qui permettent de répondre à ces différents risques, de les atténuer voire de les résoudre lorsque cela est possible. En faisant des choix de sécurité compatibles et cohérents avec la sensibilité des données. Malgré les rapports de force actuels, il est toujours possible de collaborer avec des organisations américaines ou chinoises sur des aspects moins critiques ou moins sensibles à l’ingérence extraterritoriale. Cela évite la « balkanisation de l’Internet », qui est particulièrement limitante sur le plan technologique.

Aujourd’hui, il existe des accords diplomatiques et sécuritaires entre les différents blocs. L’Europe et le Japon ont établi une alliance internationale et signé un pacte de bienveillance qui offre des garanties aux pays et à leurs entreprises en ce qui concerne la non-extraterritorialité des lois, le respect du RGPD, le non-espionnage des câbles sous-marins ou des infrastructures critiques, etc. Ces accords souverains peuvent évoluer avec le temps et nécessitent des mises à jour régulières.

Ces rapports de force et ces accords multilatéraux offrent aux CTO la possibilité de définir un gradient de risque entre les différents pays et de modifier certaines collaborations en évaluant et en notant le risque. Le CTO n’attribuera pas la même note de risque à un fournisseur japonais qu’à un fournisseur américain ou chinois. Il n’adoptera pas la même approche en matière de résilience avec un fournisseur japonais qu’avec d’autres fournisseurs non européens.

La participation unique d’une entreprise étrangère telle que Telehouse à la cofondation d’Infralliance est un exemple remarquable des relations entre l’Europe et le Japon. Cela montre aux parties prenantes américaines et chinoises un modèle vertueux de collaboration transfrontalière, offrant aux entreprises la possibilité d’être en sécurité et leur permettant de gérer les coûts liés aux risques et à la résilience de manière plus durable.

L’objectif est clair : faciliter les collaborations technologiques transfrontalières (import/export d’équipements ou de licences) tout en réduisant les risques, afin d’éviter des effets collatéraux tels que le « Trump Ban » sur les technologies et les télécommunications chinoises, dont tout le monde se souvient et dont le spectre continue à peser sur l’Europe. Contrairement aux logiciels, la résilience nationale s’applique plus facilement aux infrastructures telles que les datacenters, qui sont des équipements plus facilement régulables localement. Le cadre juridique s’adapte au cadre du pays d’accueil, en harmonie avec la territorialité des autorisations. Les datacenters Telehouse assurent la résilience en s’appuyant sur des alternatives canadiennes, japonaises ou brésiliennes en cas de conflit entre blocs.

La relocalisation des infrastructures en Europe est également un enjeu important en matière de souveraineté numérique. Relocaliser le trafic Internet permet de redonner du « soft power » aux pays d’accueil en Europe. Lorsque les contenus sont localisés sur nos territoires, cela présente plusieurs avantages. Tout d’abord, sur le plan financier, cela réduit les coûts, car nous n’avons pas à les récupérer. Ensuite, sur le plan juridique, nous avons un meilleur contrôle, car ces contenus se trouvent sur notre territoire national, ce qui nous permet d’agir plus facilement. Enfin, cela favorise la diversité et le choix, car cela encourage la création de contenu local tout en incluant les contenus étrangers dont nous avons besoin.

Sami Slim

Par Sami SLIM, Directeur général de Telehouse France et cofondateur d’Infralliance

Conjuguer PaaS et très haute sécurité : les solutions Clever Cloud sont désormais accessibles dans l’environnement SecNumCloud de Cloud Temple

Cloud Temple, fournisseur de cloud sécurisé de référence, et Clever Cloud, leader du Platform as a Service (PaaS), annoncent un partenariat stratégique afin d’offrir une solution de cloud française complète, sécurisée et souveraine.

Cette collaboration vise à rendre disponible le PaaS de Clever Cloud sur les infrastructures qualifiées SecNumCloud de Cloud Temple.

Clever Cloud incarne aujourd’hui la modernité et l’automatisation du cloud : elle permet aux développeurs et DevOps de déployer leurs applications et bases de données rapidement et facilement. La promesse de Clever Cloud est d’accélérer les mises en production, avec un gain de productivité, pouvant aller jusqu’à un facteur 8 chez certains clients.

Cloud Temple est l’une des références du cloud sécurisé, dont l’offre Infrastructure as a Service (IaaS) est qualifiée SecNumCloud depuis 2022. La qualification attribuée par l’ANSSI atteste que ses produits atteignent le plus haut niveau de sécurité technique, organisationnelle et juridique. Via sa marketplace, Cloud Temple apporte un socle de confiance aux éditeurs de solutions PaaS et SaaS, répondant ainsi à l’intégralité des besoins de transformation numérique des secteurs de l’Industrie, de la Finance, de la Santé et de la sphère publique.

Les offres de Cloud Temple et de Clever Cloud sont complémentaires et rendent ce partenariat naturel. Ensemble, les deux entreprises apportent des solutions aux enjeux d’innovation des organisations et des administrations dont les activités dans le cloud sont exposées à de fortes contraintes de sécurité et de souveraineté.

Sébastien Lescop, CEO de Cloud Temple, précise : “ Pour que nos clients n’aient plus à choisir entre sécurité et innovation, nous avons placé l’interopérabilité au cœur de notre stratégie. La collaboration avec Clever Cloud s’inscrit pleinement dans cette dynamique d’ouverture et d’agilité. ”

Quentin Adam, CEO de Clever Cloud, ajoute :  » En combinant les expertises de Clever Cloud et de Cloud Temple, nous créons une solution française alternative aux hyperscalers. Avec ce partenariat, nous répondons aux besoins d’agilité et d’automatisation des développeurs tout en répondant aux exigences de sécurité les plus strictes. « 

Autres catégories