Paritel finalise la dernière tranche du plan d’investissement de modernisation de son infrastructure IT pour un montant global de plus de 5 millions d’euros.
Créé en 1991, Paritel est propriétaire de son réseau IP et MVNO Mobile. Le groupe apporte le meilleur des services de communication à ses 385 000 utilisateurs professionnels et en entreprise. Avec 35 agences implantées en France, Paritel couvre un large territoire qui permet d’offrir à ses clients un service de qualité : téléphonie, accès internet, intégration, connectivité multisites, sécurité (vidéosurveillance), cybersécurité, infogérance, sites web etc… Réunissant environ 400 talents, Paritel réalise un chiffre d’affaires de plus de 50 millions euros.
Opérant sa propre infrastructure pour servir ses clients et leur offrir une qualité de service, une sécurité et des performances de premier plan, Paritel investit en continu pour intégrer les meilleurs standards et pratiques du marché. C’est dans ce contexte qu’un vaste plan de modernisation de son infrastructure IT a été initié en 2021. Ce projet stratégique et d’envergure a permis d’agir sur 5 volets clés de l’infrastructure du groupe.
Au-delà de ces éléments, sur le volet purement organisationnel, un travail de fond a été effectué auprès d’une équipe d’ingénieurs chargés de faire évoluer l’infrastructure sur les volets réseau, systèmes, cybersécurité et VoIP. Ces derniers ont bénéficié de cursus de formation avancés et de nombreuses ressources leur permettant de monter en compétence et de devenir experts sur les dernières technologies mises en œuvre.
David Robin, Directeur Technique de Paritel « Nous sommes fiers d’avoir mené à bien le plan de transformation de notre infrastructure qui est au cœur de la qualité de service délivrée à nos clients. Ce projet a aussi permis à nos équipes de renforcer significativement leurs compétences techniques et leur maîtrise des nouvelles technologies. Nous sommes donc en capacité de répondre aux nouveaux usages de nos clients et de leur proposer des offres de services à forte valeur ajoutée autour de l’Ucaas, de la téléphonie, ou encore de la cybersécurité par exemple. »
Bien que la téléphonie IP soit souvent négligée en matière de sécurité, la protection des téléphones IP demeure une priorité constante. Les vulnérabilités potentielles peuvent également servir de points d’entrée.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des fabricants de matériel et de logiciels sont régulièrement confrontés à des alertes de sécurité. Le paysage des menaces évolue sans cesse : les cybercriminels sont de plus en plus organisés et équipés, et donc toujours plus imprévisibles. Il est donc fondamental de s’attacher à contrer cette menace par une stratégie pertinente en matière de développement et de maintenance des produits. La sécurité n’est pas un état, mais une pratique. Chaque ligne de code, chaque interface web et chaque interface de configuration doit être analysée comme une surface d’attaque potentielle et protégée. Il est essentiel de rester vigilant en la matière.
La majorité des vulnérabilités concernent les interfaces web, l’authentification et les processus de configuration – précisément ces interfaces qui offrent un grand confort aux administrateurs, mais qui peuvent simultanément devenir des points d’entrée potentiels pour les attaques. Les failles de sécurité elles-mêmes sont rarement spectaculaires, mais elles sont récurrentes – et c’est là que réside le véritable défi pour les fabricants et les installateurs qui souhaitent contrer ce problème.
Trois types de menaces ciblant les téléphones eux-mêmes – contrairement aux systèmes PBX ou de gestion de la téléphonie, où différents scénarios s’appliquent – méritent une attention particulière.
Les interfaces web intégrées aux téléphones IP pour la configuration des terminaux offrent un certain confort, mais constituent également une surface d’attaque. Des entrées insuffisamment validées peuvent entraîner l’exécution de code JavaScript dans le contexte d’une session active. Les attaquants obtiennent ainsi la possibilité d’exécuter des commandes d’administration ou de manipuler les configurations. Ces risques peuvent être atténués par une validation rigoureuse des entrées, une séparation claire des droits utilisateur et administrateur, et des mises à jour régulières du micrologiciel. Plus ces principes sont appliqués de manière cohérente, plus la probabilité d’apparition ou d’exploitation d’une telle vulnérabilité est faible.
De nombreuses attaques visent à obtenir des privilèges élevés via des vulnérabilités existantes. Si un compte utilisateur, même celui d’un ancien employé, se voit attribuer par inadvertance le statut d’administrateur en raison d’une gestion des droits insuffisante, des paramètres de sécurité critiques tels que les configurations TLS ou les politiques de chiffrement peuvent être modifiés. Cela compromet l’ensemble de l’architecture de sécurité. Par conséquent, une gestion des droits cohérente et à jour doit être une priorité absolue.
Le provisionnement est un mécanisme central de la téléphonie IP. Si les entrées ne sont pas correctement validées lors de ce processus, les paramètres peuvent être facilement manipulés ou le renvoi d’appel peut être activé. La protection de ce processus par TLS, l’authentification mutuelle et des certificats individuels pour chaque périphérique garantit qu’aucun serveur ni terminal ne peut être usurpé sans autorisation. Globalement, le provisionnement offre un certain confort, mais malheureusement aussi une faille de sécurité potentielle. L’expérience montre que sécurité et convivialité ne sont pas incompatibles, mais exigent une grande rigueur dans leur mise en œuvre.
Les téléphones IP ne sont plus de simples terminaux, mais de véritables ordinateurs dotés de leur propre système d’exploitation, de leur propre pile réseau et de leur propre serveur web. C’est précisément pourquoi la maintenance continue du firmware est essentielle : elle apporte non seulement de nouvelles fonctionnalités, mais corrige également les failles de sécurité qui peuvent apparaître dans la plateforme logicielle sous-jacente. Les mises à jour régulières ne sont donc pas une question de commodité, mais bien une nécessité pour la sécurité informatique. Cependant, cela implique aussi que les utilisateurs devront remplacer leurs appareils lorsqu’une mise à jour du firmware ne sera plus possible. Ceci s’applique aussi bien aux téléphones IP qu’aux PC et smartphones : si le matériel est obsolète, une protection complète ne peut plus être garantie. Il est généralement préférable de moderniser le matériel plutôt que d’exposer toute l’entreprise à un risque de sécurité. L’expérience de ces dernières années montre que la sécurité ne repose pas uniquement sur la technologie, mais sur une combinaison de facteurs.
Cela implique d’inclure la téléphonie IP dans les audits de sécurité, de ne jamais rendre les interfaces web des téléphones et des outils de configuration directement accessibles depuis Internet sans protection, et d’activer toutes les fonctionnalités de sécurité disponibles du téléphone. La segmentation des réseaux de communication et le chiffrement systématique de toutes les connexions de configuration et de signalisation demeurent également des composantes essentielles d’une approche de sécurité moderne.
Pour proposer des solutions sécurisées sur le long terme, il est donc nécessaire d’investir : tests d’intrusion, séparation claire des rôles et des droits, chiffrement systématique ou encore revue de code pour chaque nouvelle mise à jour du firmware. Ce dernier doit parfois être révisé et mis à jour dans des délais très courts.

Par Noemia Domingues
Channel manager France chez Snom
Sewan annonce deux nominations stratégiques au sein de sa Direction Service Client qui réunit plus de 160 collaborateurs répartis dans 3 pays. Cette évolution s’inscrit dans un contexte d’amélioration continue des processus organisationnels du groupe et vise à positionner l’excellence opérationnelle et la qualité de service au centre de son modèle de croissance.

Julie Lefrique est nommée Directrice des Services Clients
A ce poste, elle pilote la Direction des Services Clients et assure la gestion directe de la cellule production et des projets grands comptes. Pour mener à bien sa mission, elle s’appuie sur une solide expérience acquise dans le secteur des télécoms auprès de B3G, Completel, puis de Sewan où elle a occupé de nombreux postes structurants ces quinze dernières années. Julie Lefrique rejoint également le Comité de Direction du groupe.

Alan Benedict est nommé Directeur des Services Clients Adjoint
Dans ce contexte, il épaule Julie dans sa mission et assure en direct la gestion du support technique. Alan bénéficie également d’une longue expérience professionnelle dans le secteur des technologies et d’une parfaite connaissance des offres et de l’organisation de Sewan qu’il a intégré il y a six ans et où il était précédemment Manager du support technique.
« Offrir un service client premium est une priorité pour Sewan. Cela nous permet de bâtir une relation de confiance durable et de transformer chaque interaction en levier de croissance et de fidélisation. Notre nouvelle organisation va nous permettre d’aller encore plus loin et de déployer de nouvelles ressources pour accompagner toujours mieux et de bout en bout nos clients dans leurs projets », expliquent Julie Lefrique et Alan Benedict.
Fujitsu et Scaleway annoncent une collaboration stratégique visant à explorer l’inférence IA basée sur CPU comme une option durable et souveraine pour les organisations européennes. En combinant les recherches avancées de Fujitsu sur les processeurs avec l’expertise européenne de Scaleway dans le cloud, les deux entreprises cherchent à évaluer de nouvelles manières de soutenir un déploiement de l’IA efficace, responsable et sécurisé à grande échelle.
L’adoption rapide de l’IA en Europe a accru la demande d’infrastructures capables de concilier performance, efficacité énergétique et souveraineté des données. De nombreuses organisations exploitent désormais des modèles d’IA en production de façon continue et nécessitent une performance prévisible, des coûts d’exploitation maîtrisés et une empreinte environnementale réduite. Les architectures basées sur CPU sont particulièrement adaptées à ces besoins, car elles offrent des performances stables, une utilisation efficace de l’énergie et une intégration simple dans les environnements existants. MONAKA a été conçu dans cet objectif et pour compléter les systèmes d’IA déjà utilisés en Europe.
Fujitsu a conçu MONAKA en mettant l’accent sur l’efficacité énergétique, l’efficacité économique et une performance d’inférence fiable. Les premiers résultats partagés par Fujitsu indiquent des gains allant jusqu’à 1,9 fois en efficacité énergétique et jusqu’à 1,7 fois en efficacité économique pour certaines charges d’inférence. MONAKA est également conçu pour prendre en charge des modèles allant jusqu’à 70 milliards de paramètres, offrant une option haute performance pour les organisations cherchant un déploiement d’IA efficace à grande échelle.
Pour Scaleway, cette collaboration s’inscrit dans son objectif de fournir aux organisations de toute taille une infrastructure alignée avec leurs besoins opérationnels et stratégiques. Les charges de travail IA varient en échelle, complexité et contraintes, et l’approche de Scaleway consiste à proposer l’architecture appropriée pour chaque usage tout en garantissant une transparence totale sur la performance, les coûts et l’impact environnemental.
En évaluant MONAKA dans des environnements réels d’inférence, Scaleway et Fujitsu souhaitent élargir la gamme d’options de calcul efficaces disponibles sur la plateforme de Scaleway et soutenir le développement de systèmes IA à la fois performants et responsables.
Les équipes d’ingénierie des deux organisations travailleront ensemble pour tester MONAKA dans de véritables scénarios d’inférence et explorer comment il pourrait compléter le portefeuille d’infrastructures IA existant de Scaleway. L’objectif est d’offrir davantage d’options aux builders européens et de créer de nouvelles voies pour déployer l’IA à grande échelle avec efficacité et durabilité à long terme.
L’ESN Tenexa accompagne le Laboratoire Puressentiel dans l’évolution de son infrastructure et son passage au Cloud privé
Le Laboratoire Puressentiel, une entreprise familiale, indépendante et certifiée B Corp, leader sur le marché de l’aromathérapie en Europe, a fait le choix stratégique de regrouper ses infrastructures IT au sein d’un cloud privé souverain.
Fabien Cannevière, Responsable des Systèmes d’Information au sein du Laboratoire Puressentiel : « À l’époque, notre infrastructure reposait sur trois hébergeurs différents, ce qui compliquait la gestion globale. L’accompagnement était parcellaire, peu centralisé. Nous avons donc décidé de regrouper tous nos serveurs chez un seul hébergeur, français, et certifié HDS (Hébergement de Données de Santé), pour mieux anticiper les besoins futurs de l’entreprise et répondre à nos impératifs de sécurité et de conformité, tout en inscrivant cette évolution dans une démarche responsable, alignée avec nos engagements RSE et notre certification B Corp. »
Tenexa a proposé une offre solide, à la fois sur le plan technique et humain. Ce qui a véritablement fait la différence, c’est la volonté claire de Tenexa d’obtenir et de maintenir toutes les certifications nécessaires à l’évolution du secteur. Mais surtout, c’est la qualité de la relation humaine qui a été un véritable différenciateur. Dès le départ, la relation entre Puressentiel et Tenexa s’est construite sur une confiance réciproque.
Fabien Cannevière, Responsable des Systèmes d’Information précise « Ce que j’apprécie particulièrement chez Tenexa, c’est qu’on ne se retrouve pas seuls face à une interface ou à un portail distant. On échange avec de vraies personnes, compétentes et disponibles. Cette proximité humaine facilite énormément la communication et le pilotage de notre environnement cloud et fait partie des valeurs essentielles de notre entreprise »
En choisissant Tenexa et son cloud privé Horizon, Puressentiel a gagné en souveraineté, en simplicité et en qualité d’accompagnement. Un partenariat fondé sur la confiance et l’engagement, au service d’une IT sécurisée, agile et durable.
À l’heure où les entreprises cherchent à conjuguer sécurité, conformité et agilité, la gestion des identités et des accès s’impose comme un pilier stratégique de la gouvernance IT. Longtemps réservées aux grands groupes, les plateformes IAM-IAG deviennent aujourd’hui des leviers d’efficacité et de résilience pour toutes les organisations, y compris les ETI et les acteurs publics.
Cette démocratisation marque un tournant : les enjeux ne portent plus uniquement sur la protection des accès, mais sur la capacité à déployer rapidement des solutions souveraines, évolutives et simples d’usage, capables d’accompagner la transformation numérique sans la ralentir.
Les projets IAM et IAG ont longtemps souffert d’une réputation “d’usine à gaz” : déploiements interminables, paramétrages fastidieux, obligation de dépendance à des intégrateurs spécialisés…
Résultat, de nombreuses entreprises renonçaient à industrialiser la gestion des identités, faute de temps ou de ressources. Cette ère touche à sa fin. L’émergence de solutions plus modulaires, agiles et prêtes à l’emploi change la donne. Les projets IAM peuvent désormais être lancés en quelques ateliers, sans remettre en cause les infrastructures existantes, tout en offrant une montée en maturité progressive.
Cette simplification est un pré-requis essentiel pour généraliser l’IAM et en faire un levier d’efficacité, et non un projet subi.
Comme dans de nombreux domaines de la cybersécurité, le SaaS s’impose comme un accélérateur pour les projets IAM-IAG.
Il permet de se libérer des contraintes d’infrastructure, de réduire le time-to-value et de bénéficier d’évolutions continues sans maintenance lourde. Mais toutes les offres ne se valent pas : certaines plateformes “SaaS” ne sont en réalité que des portages d’architectures on-premise. L’enjeu est donc d’opter pour une approche SaaS native, réellement conçue pour le cloud, qui garantit performance, évolutivité et intégration fluide avec l’écosystème existant. C’est cette agilité qui permet aux entreprises de démarrer vite et d’évoluer sans rupture.
La question de la souveraineté dépasse désormais la seule dimension technique.
Les projets IAM manipulent des données hautement sensibles : comptes utilisateurs, habilitations, rôles, historiques d’accès.
Dans un contexte de tension géopolitique et de renforcement des cadres de conformité (RGPD, NIS2, DORA), il devient crucial de savoir où et sous quel droit ces données sont hébergées. Les technologies souveraines, opérées dans des environnements soumis au droit européen, garantissent la confidentialité et la maîtrise des données. Elles offrent aussi un gage de continuité opérationnelle et de transparence vis-à-vis des utilisateurs et des partenaires. La souveraineté n’est plus un “plus”, c’est un impératif stratégique pour toute démarche de cybersécurité durable.
L’avenir de l’IAM-IAG repose sur un équilibre : simplicité de mise en œuvre, sécurité maîtrisée et agilité d’usage.
Les entreprises ne cherchent plus des solutions monolithiques, mais des plateformes évolutives, capables de s’adapter à leur rythme et à leurs contraintes métiers.
En combinant ces trois leviers — SaaS, rapidité et souveraineté — les organisations peuvent renforcer la confiance numérique tout en fluidifiant leurs processus d’accès et de gouvernance.

Par François Poulet de chez Youzer