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NXO décroche cinq lots dans le nouvel accord-cadre CANUT dédié aux réseaux sécurisés

NXO, partenaire de proximité dans la conception et l’infogérance d’infrastructures sécurisées et de cloud souverain, poursuit sa progression dans le secteur public en étant de nouveau titulaire d’un accord-cadre auprès de la CANUT.

L’obtention de cinq lots dans ce nouvel accord-cadre renforce et élargit le champ d’accompagnement proposé par NXO aux établissements publics.

Centrale d’Achat du Numérique et des Télécoms, la CANUT propose des marchés publics qui simplifient les achats de matériels, logiciels et prestations en couvrant l’ensemble des besoins numériques et télécoms de ses adhérents.

UN PARTENARIAT RENFORCE ET PERENNE

Déjà attributaire depuis avril 2025 du lot 2 de l’accord-cadre de fourniture, installation, évolution et maintenance des solutions de téléphonie Cisco et de son écosystème, NXO voit sa présence renforcée et sa confiance renouvelée par la CANUT.

NXO est désormais titulaire de 5 lots du nouvel accord-cadre portant sur l’acquisition, la mise en œuvre, la maintenance et les évolutions de solutions de réseaux et de sécurité pour les 9 prochaines années :

  • Lot 5 – Solutions d’infrastructures réseau ARISTA NETWORKS,
  • Lot 6 – Solutions d’infrastructures réseau JUNIPER NETWORKS,
  • Lot 8 – Solutions d’infrastructures réseau NOKIA,
  • Lot 9 – Solutions d’infrastructures réseau ALLIED TELESIS et D-LINK,
  • Lot 10 – Solutions de sécurité FORTINET.

 

UN ENGAGEMENT GLOBAL AU SERVICE DU SECTEUR PUBLIC

NXO s’engage fortement avec la CANUT pour développer ces marchés :

  • Renforcement de la force commerciale via une recrutement de 12 commerciaux répartis sur toute la France,
  • Renforcement de la direction dédiée au pilotage des marchés nationaux,
  • Mise en place d’un plan d’animation avec des cas d’usages orientés besoins métiers du secteur public. Exemple : Accueil citoyen, gestion des incivilités, développement et résilience numérique du territoire, Wifi public, déploiement de la politique éducative numérique…
  • NXO part à la rencontre des bénéficiaires et prospects de la CANUT au travers d’un programme d’événements physiques et virtuels dédié aux organisations publiques : présence sur des salons et congrès (ex : SMCL du 18 au 20 novembre 2025), animation d’atelier dans des associations professionnelles, webinaires, événements dédiés en région.

Nathalie MAGAND, Directrice Générale de NXO et de ses filiales déclare :
« L’attribution de ce nouvel accord-cadre par la CANUT constitue une étape déterminante dans notre plan stratégique visant à renforcer notre rôle d’accompagnateur des établissements publics. Ce référencement témoigne de notre ancrage territorial et de notre engagement à offrir des solutions innovantes et sécurisées, en parfaite adéquation avec les besoins spécifiques de nos clients du secteur public.»

Stordata franchit le cap des 120 millions d’euros de chiffre d’affaires

Stordata continue d’accélérer en annonçant une nouvelle croissance de son chiffre d’affaires qui s’élève cette année à 120 millions d’euros contre 90 millions en 2024. Cette annonce démontre la capacité du groupe à maintenir sa croissance organique sur un marché concurrentiel et à avoir intégré avec succès la société Duonyx récemment acquise.

Stordata accompagne au quotidien ses clients dans la mise en œuvre de projets structurants grâce à des compétences uniques. Stordata propose l’une des offres les plus complètes du marché en matière de gestion sécurisée des données : conseil, intégration, maintien en conditions opérationnelles, services managés, services Cloud, Cyber résilience et formation. À ce jour, le groupe réunit 200 collaborateurs répartis sur 8 agences et travaille pour plus de 1 000 clients ETI et grands comptes.

Un acteur central en matière de cyber résilience et de gestion souveraine des données

La croissance des activités de Stordata est notamment due à la montée en puissance des activités vente de solutions et maintenance. Cela s’explique notamment par l’évolution des demandes des clients qui cherchent à s’appuyer sur des experts pour les accompagner dans leur transformation numérique sur des sujets comme l’infrastructure, la cyber résilience, la cybersécurité ou encore la conteneurisation par exemple. A noter également une forte traction de l’offre Cloud qui s’explique par l’approche souveraine de Stordata qui permet d’assurer une gouvernance sécurisée de ses données. Ces caractéristiques ont notamment permis à l’ESN de signer de nouveaux contrats d’envergure.

De bonnes perspectives pour l’année à venir

Fort de ses solides fondamentaux, d’une extension de son offre et de la signature de nouveaux partenariats stratégiques à l’image de Nutanix, Stordata prévoit de poursuivre sa croissance organique en France et à l’international. Le groupe compte aussi réaliser de nouvelles acquisitions pour compléter ses expertises. Plusieurs pistes sont actuellement à l’étude.

Sur les douze prochains mois, Stordata va continuer de recruter de nouveaux talents pour accompagner son développement et mener à bien ses objectifs. Dans ce contexte, de nombreuses opportunités seront proposées pour compléter ses équipes techniques, commerciales et support. Le groupe continuera enfin à faire évoluer sa gouvernance RSE pour se positionner parmi les acteurs les plus vertueux de son marché.

Enfin, au niveau RSE, le groupe a poursuivi ses investissements et ses efforts notamment au travers de la mise en œuvre de la démarche SBTI mais aussi de l’obtention du label EcoVadis Committed.

Joël THOUVENIN, Directeur général de Stordata « Malgré un contexte économique global tendu, nous avons maintenu notre croissance et su répondre aux attentes de nos clients pour les accompagner dans la mise en œuvre de projets IT à forte valeur ajoutée. Nous allons continuer d’investir en 2025/2026 pour compléter nos offres et étendre nos prestations dans des domaines en forte traction tels que la cybersécurité, la conteneurisation ou encore les infrastructures cloud par exemple. En ligne avec notre plan stratégique, nous bénéficions de toutes les ressources nécessaires pour poursuivre notre ascension en France et en Europe. »

Vultr dévoile ses prédictions 2026 pour le Cloud et l’IA 

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Vultr partage ses prédictions pour l’année 2026.  Ces prévisions s’appuient sur l’expertise de Vultr et sur son observation constante des dynamiques du marché. Elles mettent en lumière les tendances émergentes et les avancées technologiques majeures qui façonneront le cloud computing et l’intelligence artificielle.

 

Le marché du néo-cloud à l’heure de la consolidation mondiale

Plus de 80 % des parts de marché des GPU NVIDIA et AMD, qu’il s’agisse de l’écosystème IA de NVIDIA ou de celui d’AMD, seront détenues par une minorité de fournisseurs de néocloud et de cloud alternatif à l’échelle mondiale. Les grandes gagnantes seront les entreprises qui cumuleront des capitaux importants, une envergure suffisante et une stratégie de commercialisation performante. Elles devront aussi être capables de lever des fonds, de satisfaire la demande, de déployer rapidement des clusters GPU massifs et d’attirer les clients IA majeurs vers leurs plateformes. Les entreprises qui n’auront pas une ou plusieurs de ces capacités auront du mal à rester compétitives et prennent le risque de disparaître du marché.

 

Le Cloud souverain passe du concept à la réalité

Jusqu’à présent, le concept de cloud souverain a été perçu comme un idéal certes essentiel, mais dont la définition, la portée et la priorisation restaient floues. Malgré des engagements gouvernementaux forts en faveur de la souveraineté, l’absence de réglementations claires a freiné son adoption. En 2026, on assistera à un changement : les Etats aligneront leurs initiatives de cloud souverain sur des stratégies numériques plus vastes. Les déploiements seront ainsi liés aux objectifs d’innovation des start-ups, de la recherche universitaire et des écosystèmes d’IA. 2026 marquera le passage du cloud souverain, du concept à une mise en œuvre concrète et axée sur des objectifs précis.

 

L’essor des petits LLM spécialisés : la fin du “tout ChatGPT”

Les entreprises continueront d’explorer des modèles d’IA plus légers et compacts pour leurs initiatives agentiques, bien que leur déploiement à grande échelle en soit encore à ses débuts. Croire que toutes les solutions d’IA s’articuleront autour de ChatGPT, Anthropic ou Perplexity est une erreur. En revanche, des modèles plus petits, spécifiquement conçus et optimisés pour l’inférence, s’imposeront comme la norme, permettant ainsi aux  applications d’IA d’être plus rapides et plus performantes.

 

L’ère des GPU hétérogènes : diversité et agilité avant tout

En 2026, les entreprises opteront pour des portefeuilles de GPU diversifiés, intégrant majoritairement des solutions AMD et NVIDIA. Ces déploiements seront complétés par des puces spécialisées de fabricants tels que Cerebras et Groq. Cependant, le succès de ces investissements ne dépendra pas uniquement du hardware. L’adoption massive de frameworks d’IA basés sur des agents, tels que n8n ou Arize, ainsi que de plateformes d’inférence comme Fireworks ou Baseten, favorise le déploiement, l’itération et la mise à l’échelle rapides des initiatives d’IA. Des cycles d’itération plus courts permettront aux entreprises de tester davantage de cas d’usage, d’intégrer les retours clients et d’accélérer la mise sur le marché, transformant ainsi la diversité des composants électroniques en une valeur commerciale mesurable.

 

L’essor des hyperscalers alternatifs

Au-delà du simple néo-cloud, les entreprises identifieront le besoin d’un hyperscaler alternatif. Cette catégorie émergente de fournisseurs de cloud intégrera l’ensemble des fonctions du cloud public à des services d’infrastructure d’IA spécialisés, tout en favorisant un écosystème ouvert et flexible. Les plateformes qui l’emporteront seront celles qui offrent évolutivité, flexibilité et ouverture, permettant aux entreprises de déployer des charges de travail d’IA sophistiquées sans dépendre d’un unique fournisseur ou d’une pile technologique limitée.

 

De la stratégie à l’action : l’IA d’entreprise entre enfin en production

En 2026, les entreprises devraient enfin passer de la planification à l’exécution concrète de leurs stratégies d’IA. L’intégration de l’IA sera accélérée par des méthodes telles que l’ingénierie de plateformes. Parallèlement, la prise de décision change de main, en passant des data analysts aux développeurs qui privilégient souvent les outils open source aux solutions propriétaires. Parallèlement, la démocratisation des écosystèmes ouverts, l’émergence d’hyperscalers alternatifs et la diversification des composants électroniques contribueront à lever les freins au rééquipement et à la mise à l’échelle. Cela réduira considérablement les risques et la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique. Pour la première fois, nous assisterons à l’émergence de cas d’usage significatifs et de réussites concrètes, démontrant la valeur intrinsèque de ces technologies et offrant des modèles à suivre pour d’autres organisations.

 

L’IA agentique s’installe à la périphérie

L’edge AI se spécialisera par secteur, et gérera t des cas d’usage nécessitant une expertise métier, tels que les drones inspectant les centrales nucléaires avec détection en temps réel grâce à des modèles intégrés. Le déploiement massif d’agents IA polyvalents en périphérie sera un objectif à plus long terme, son adoption progressant usage par usage et secteur par secteur.

Transformation numérique, le rôle central du datacenter et de l’hébergement

La digitalisation de l’ensemble des activités dans la sphère professionnelle amène les entreprises à repenser leur mode de gestion et à se doter de nouveaux outils pour piloter leurs opérations quotidiennes. Dans ce contexte, il faut aussi noter que la tendance à l’externalisation du SI est en forte accélération et que nombre de datacenters voient désormais le jour sur tout le territoire. Si l’on peut se réjouir d’un tel maillage, il faut toutefois bien étudier les offres du marché. En effet, n’oublions pas que confier l’hébergement de son SI, de ses applications et de ses données à une structure externe ne peut se faire à la légère.

Bien définir son besoin

Il n’existe pas un, mais des hébergements. Il faut donc bien faire le tour de son projet pour identifier l’offre d’hébergement et le prestataire qui sera en mesure d’y répondre. Ainsi, certains secteurs réglementés nécessiteront de se tourner vers des datacenters bénéficiant d’agréments et de badges qualité. Nous pourrions ainsi évoquer le sujet des données de santé avec la norme HDS par exemple. Mais nous pouvons aussi évoquer les certifications cyber et autres de type ISO 27001, 22301, 9001. À ces éléments viennent aujourd’hui s’ajouter d’autres critères comme la durabilité et l’efficience énergétique qui deviennent de nouveaux critères de choix pour les entreprises dans le cadre de leurs stratégies RSE.

Concilier performance, confiance et souveraineté

Garantir l’excellence opérationnelle, la performance et la sécurité doit aujourd’hui être une priorité pour les professionnels de l’hébergement. Mais ce n’est pas tout, si proposer des infrastructures de confiance est une chose cela ne peut suffire. Une logique de proximité et de souveraineté est aussi un facteur qui permettra de différencier les acteurs et de faire un choix éclairé. N’oublions pas qu’externaliser ses assets IT est un projet de fond qui doit être réalisé dans une logique de long terme.

Opérer des datacenters nécessite donc de réaliser de forts investissements et de s’adapter aux normes et standards du marché. C’est une assurance d’offrir une qualité de service premium à tout type d’acteurs (des plus simples à ceux qui évoluent sur des secteurs complexes).

Ces quelques éléments mettent clairement en avant que le marché de l’hébergement et des datacenters connait de fortes disparités qu’il est nécessaire de parfaitement évaluer  avant de faire son choix. Comme souvent, il n’y a pas nécessairement des bonnes ou des mauvaises offres, mais des offres spécifiques qu’il faut comprendre et transposer à son activité. Une chose est néanmoins évidente, opter pour un acteur qui intègre des standards qualité de premier plan est l’assurance de s’appuyer sur un partenaire à long terme qui saura s’adapter à son projet dans le temps.

Par Jimmy Mouraud chez Alphalink

Pourquoi souveraineté et communications unifiées sont aujourd’hui indissociables

L’utilisation de solutions de communication de nouvelle génération se positionne désormais comme un prérequis incontournable pour l’ensemble des entreprises. Dans ce contexte, nombre d’entre elles sont encore en phase d’équipement et se posent la question de choisir telle ou telle offre. Mais comment faire les bons choix et quels critères prendre en compte ? Si la question des fonctionnalités et du prix sont des critères souvent évoqués, ils ne sont plus aujourd’hui suffisants. En ce sens, un autre point clé est à prendre en compte : celui de la souveraineté. Mais qu’entend-on par souveraineté et pourquoi est-ce si important ?

Bien comprendre les piliers indispensables pour s’appuyer sur une offre de communication unifiée souveraine

La souveraineté ne se positionne pas comme un simple concept ou argument marketing, mais bel et bien comme un ensemble de points complémentaires. Ainsi, il faut pouvoir identifier précisément les points suivants :

  • Où et comment est développée la technologie proposée (dans quel pays, en offshore, en local) ? Ce critère peut avoir un impact et des conséquences importantes sur la notion de propriété.
  • Où sont hébergées les données : dans le cloud, chez le client… et dans quel pays ? Là encore, cela change les règles du jeu et peut impacter des notions clés comme la confidentialité. Sur ce point, nous pourrions prendre l’exemple du Patriot Act aux États-Unis.
  • La réglementation dans le secteur des télécommunications est particulièrement complexe. Ainsi, d’un pays à l’autre, les règles sont fondamentalement différentes. Attention donc à bien comprendre le paysage réglementaire : Europe, Amérique du Nord, etc.
  • Intégrer les usages locaux et prendre en compte l’appropriation culturelle de ces derniers. Bien comprendre comment le produit sélectionné répond aux attentes locales.

Cartographier ces différents éléments est fondamental pour dessiner les contours de la souveraineté au sein de son projet d’équipement de solution de communication unifiée. N’oublions pas que la gestion des flux voix est un élément clé et critique et qu’il convient de ne pas se tromper pour s’appuyer sur une plateforme et un service qui garantira performance, sécurité et confidentialité.  Opter pour un acteur français ou européen est aussi l’assurance de travailler avec des équipes locales qui maitriseront en proximité toute la chaine du projet : de la conception de la technologie, à la mise en œuvre tout en s’appuyant sur un cadre réglementaire protecteur pour la confidentialité des échanges effectués.

Fort de ces éléments, les entreprises bénéficieront d’une grille de lecture complète pour choisir de manière éclairée des offres pas uniquement sur des considérations techniques et tarifaires, mais également sur des bases réglementaires et culturelles.

Par Olivier Marcillaud, Directeur Général chez Dstny France

Inetum France et TDF s’associent pour développer des solutions d’hébergement de proximité

Inetum et TDF vont proposer aux entreprises des solutions complètes d’hébergement. Ce partenariat vise à répondre aux besoins croissants des entreprises en matière d’infrastructures numériques de proximité, en proposant des solutions sur mesure, sécurisées et à haute densité énergétique (jusqu’à 150 kW/baie).

Une ambition commune pour un hébergement souverain et de proximité

L’essor du cloud hybride, d’exigences croissantes en termes de souveraineté des données et de performance énergétique, et de cas d’usage sensibles toujours plus gourmands en puissance de calcul, poussent les entreprises à rechercher des solutions flexibles et résilientes d’hébergement au plus près de leurs besoins.

Acteur industriel français de premier plan, TDF accompagne les grandes entreprises, opérateurs et collectivités dans le déploiement d’infrastructures numériques sur tout le territoire depuis cinq data centers régionaux et sa capacité à en déployer de nouveaux sur mesure en métropole et outre-mer. L’expertise technologique d’Inetum permettra à TDF d’accélérer le développement d’offres adaptées aux secteurs stratégiques telles que :

  • Hébergement de proximité pour répondre aux besoins de latence réduite et de résilience des entreprises locales ;
  • Plans de Reprise d’Activité (PRA) et Dual Sites, offrant des solutions sécurisées et redondantes ;
  • Hébergement haute densité, adapté aux applications gourmandes en puissance de calcul, telles que l’IA et le Big Data ;
  • Solutions spécifiques sur mesure, incluant des besoins spécifiques d’infrastructures des secteurs de l’industrie, de la santé et de la banque-assurance.

Philippe Bécane, Directeur général Inetum France Intégration & Outsourcing, déclare : « Ce partenariat avec TDF marque une étape importante dans notre engagement à fournir des solutions d’hébergement de données de proximité. Grâce à notre expertise technologique et notre capacité à concevoir des infrastructures sur mesure, nous sommes parfaitement positionnés pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises en matière de performance, de sécurité et de résilience. Ensemble, nous allons créer des solutions innovantes qui permettront aux entreprises de prospérer dans un environnement numérique en constante évolution. »

Rémi de Montgolfier, Directeur de l’offre Data Center chez TDF, ajoute : « Ce partenariat avec Inetum va nous permettre de renforcer notre position en tant qu’acteur majeur des infrastructures numériques en France. En combinant notre vaste réseau de sites stratégiques et notre savoir-faire industriel à l’expertise technologique d’Inetum, nous sommes en mesure de proposer des solutions d’hébergement qui répondent aux exigences croissantes de souveraineté et de performance énergétique des grandes entreprises françaises. »

CNIL, filtrage web et RGPD – Quand le droit rencontre la technologie

Par Gaëlle TILLOY, Avocate à la Cour, spécialiste des nouvelles technologies et des données personnelles et Jérôme BEAUFILS, CEO de SASETY, opérateur de services managés SASE et partenaire stratégique de Cato Networks.

Le 28 juillet 2025, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a publié un projet de recommandation sur le filtrage web, soumis à consultation publique.

La CNIL souhaite émettre des recommandations afin que les solutions de cybersécurité de plus en plus complexes respectent la règlementation sur les données.

Ce projet ne se limite pas à de simples conseils techniques : il met l’accent sur le fait que les solutions techniques de cybersécurité nécessitent du traitement de données et qu’il convient de penser ces solutions en prenant en compte le RGPD.

Sécuriser un système d’information ne peut plus se faire sans intégrer pleinement les exigences du RGPD : minimiser la collecte, limiter la conservation des données, sécuriser les accès et garantir la confidentialité.

Pour comprendre les enjeux et les réponses concrètes, Gaëlle Tilloy et Jérôme Beaufils livrent une interview croisée.

« Un projet qui fixe un nouveau standard »

Qu’est-ce que ce projet de la CNIL change pour les entreprises ?

Gaëlle Tilloy :

« Jusqu’ici, le filtrage web était perçu avant tout comme un outil de sécurité informatique : bloquer les sites malveillants, contrôler l’usage des ressources, assurer une traçabilité des accès.
La CNIL rappelle que ces dispositifs impliquent nécessairement un traitement de données personnelles. Une adresse IP, une URL consultée, l’heure d’accès… ce sont des données qui, une fois corrélées, peuvent identifier un individu.

Dès lors, les principes du RGPD s’appliquent pleinement :

  • Minimisation : ne collecter que l’essentiel (IP, domaine, horodatage, catégorie, action).
  • Durée limitée de conservation.
  • Sécurisation : chiffrement, authentification multi facteurs, contrôle des accès aux journaux.
  • Responsabilité : les fournisseurs ne doivent pas avoir la possibilité d’identifier les utilisateurs finaux.

Cela oblige les employeurs à repenser leurs pratiques, sous peine de se retrouver en non-conformité. »

« Ce n’est pas qu’une contrainte, c’est aussi un cadre protecteur »

Ces exigences ne risquent-elles pas de complexifier le quotidien des DSI et RSSI ?

Gaëlle Tilloy :« C’est vrai que cela ajoute une couche de complexité, notamment pour les DSI qui gèrent déjà des environnements hybrides avec de multiples solutions de sécurité. Mais ce n’est pas qu’une contrainte : c’est aussi un cadre protecteur.

On sait que les contentieux liés à la surveillance excessive des salariés ou à la mauvaise gestion des logs se multiplient. Avec ce projet de recommandation, la CNIL fournit une grille claire pour éviter ces écueils.

En réalité, il s’agit de renforcer la sécurité by design. Les entreprises doivent s’assurer que leurs outils de filtrage n’ouvrent pas la porte à des dérives, par exemple l’utilisation des journaux de navigation pour contrôler abusivement les collaborateurs. »

 

« Cato Networks intègre la conformité dans la technologie »

Concrètement, comment une technologie comme celle de Cato Networks permet-elle de répondre à ces obligations ?

Jérôme Beaufils :

« L’avantage de Cato Networks est d’avoir conçu sa plateforme SASE Cloud comme un service global, unifiant le réseau et la sécurité. Les fonctions de filtrage web y sont intégrées nativement, et déjà pensées pour la conformité.

Prenons quelques exemples :

  • Les logs : ils se limitent par défaut aux champs essentiels (IP, domaine, horodatage). Rien d’excessif.
  • La durée de conservation : configurable, avec une limite recommandée à six mois pour coller aux prescriptions de la CNIL.
  • L’inspection TLS : sélective, avec des listes blanches dynamiques. Pas besoin de déchiffrer inutilement le trafic bancaire ou médical, ce qui réduit le risque de traiter des données sensibles.
  • La sécurité d’accès : tout administrateur doit s’authentifier en multi-facteurs, et les rôles RBAC permettent d’attribuer des droits au plus juste.
  • L’anonymisation : en mode SaaS, les identifiants utilisateurs sont hachés de manière irréversible. Même Cato ne peut remonter à l’utilisateur final.

Ce n’est pas du bricolage a posteriori : la conformité est intégrée au design de la solution. »

« La cybersécurité conforme par défaut »

Et côté sécurité opérationnelle, quelles garanties supplémentaires ?

Jérôme Beaufils :

« Cato applique un chiffrement fort à tous les flux et aux journaux. Les logs peuvent être exportés vers un SIEM d’entreprise, mais toujours dans un format standardisé et filtré.

L’architecture même est un gage de sécurité : plus de 85 points de présence dans le monde, garantissant que le filtrage s’opère au plus près de l’utilisateur, avec une latence minimale et une haute disponibilité native.

Cela permet aux RSSI et aux DSI de ne pas avoir à arbitrer entre sécurité et performance : les deux sont garanties. »

« SASETY transforme la technologie en conformité opérationnelle »

Quel rôle joue SASETY dans ce dispositif ?

Jérôme Beaufils :

« Notre valeur ajoutée, c’est de traduire ces capacités technologiques en conformité exploitable et auditable. Nous intervenons sur plusieurs plans :

  • Audit initial : identifier quels flux sont collectés, vérifier leur proportionnalité, cadrer avec l’article 32 du RGPD.
  • Politiques de filtrage : définir des règles adaptées aux métiers, car un service RH n’a pas les mêmes besoins qu’une équipe IT ou qu’un sous-traitant.
  • Journalisation conforme : paramétrer la durée de conservation, activer l’anonymisation, configurer les listes blanches pour limiter l’inspection TLS.
  • Sécurisation opérationnelle : MFA obligatoire, gestion stricte des rôles, signature de clauses de confidentialité par les administrateurs.
  • Supervision continue : nous surveillons les flux, détectons les anomalies, et produisons des rapports de conformité que le DPO ou la direction peut utiliser directement en cas de contrôle CNIL.

En clair, nous faisons en sorte que l’entreprise puisse démontrer à tout moment que sa cybersécurité est conforme par défaut. »

« Contrainte ou opportunité ? »

Finalement, est-ce une contrainte ou une opportunité pour les entreprises ?

Gaëlle Tilloy :

« Les deux à la fois. C’est une contrainte parce qu’il faudra adapter les pratiques, revoir certaines architectures, et peut-être investir dans de nouveaux outils. Mais c’est aussi une formidable opportunité de montrer sa maturité numérique.
Une entreprise qui applique ces recommandations renforce la confiance de ses collaborateurs, de ses clients et de ses partenaires. Dans un contexte où la donnée est un actif stratégique, cette confiance devient un avantage compétitif. »

Pour aller plus loin :

– https://www.cnil.fr/sites/default/files/2025-07/projet_reco_deploiement_solution_filtrage_web.pdf

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