Accueil Blog Page 53

Naitways dévoile ses deux grands axes de développement pour 2024

Naitways, acteur cloud français fournissant des services managés sur-mesure, poursuit son développement sur le marché du cloud affichant environ 15% de croissance en 2023 dans un contexte économique tendu. Avec plus de 250 clients, l’opérateur reconnu pour sa proximité et son accompagnement sur-mesure des TPE, PME et ETI, mise sur deux principaux axes pour 2024 : devenir le partenaire cyber des PME grâce à une offre complète de services et solutions « best of breed » ; et accompagner les acteurs du marché de la santé dans la gestion de leurs importants volumes de données.

Prônant une approche “Security by design” depuis 2015, Naitways a considérablement renforcé son offre cyber : elle réunit des services et solutions clés en main et sur-mesure, dimensionnés aux contraintes métier, techniques et financières des PME. L’offre s’articule autour 4 services d’évaluation, de protection, de détection et de réaction aux menaces cyber. Grâce à son « Security Operating Center », Naitways garantit le Maintien en Condition de Sécurité les SI de ses clients. Certifié ISO 27001 en 2022 et HDS en 2024, Naitways entend s’imposer avec son équipe d’experts et la complétude de son offre comme un partenaire de premier choix pour les PME.

Autre axe majeur de développement en 2024 : la santé. Récemment certifié HDS (Hébergeur de Données de Santé) sur l’intégralité de ses services d’hébergement et intégrateur de la solution Ring de de Scality, Naitways ambitionne de devenir un partenaire de référence pour les acteurs du marché de la santé (CHU, groupements de santé, cabinets médicaux, mutuelles…).
En effet, la certification HDS accompagnée de la robustesse technologique de la solution Scality permet de garantir de hauts standards de sécurisation et une très haute disponibilité de la donnée pour les acteurs gérant d’importants volumes de données (imagerie médicale, dossiers patients). Naitways propose, en outre, des services d’hébergement, d’archivage, de sauvegarde et de PRA personnalisé et sur-mesure.

Comment les cybercriminels exploitent les failles de sécurité : analyse approfondie

En cybersécurité, il est quasiment impossible de contrer certaines failles de sécurité. Parmi elles, les failles zéro day représentent une vulnérabilité logicielle non découverte ou non corrigée que les développeurs n’ont pas encore eu l’occasion de réparer ou pour laquelle aucun correctif n’est disponible. Les attaquants exploitent ces failles pour lancer des cyberattaques avant que la vulnérabilité ne soit connue ou corrigée, rendant ces cyberattaques particulièrement dangereuses et difficiles à prévenir. C’est pourquoi, il est nécessaire d’avoir un outil anti spam fonctionnel.

Comment les failles de sécurité sont exploitées par les cybercriminels ?

En effet, les cybercriminels arrivent à identifier les vulnérabilités non corrigées dans vos logiciels. Ils développent ensuite un code malveillant pour exploiter ces failles. Ces attaques peuvent inclure l’injection de malware, le vol de données, l’installation de ransomware, ou l’accès non autorisé à certains systèmes. Leur but est de voler les données sensibles ou d’exiger une rançon à votre organisation.

Pour garder une longueur d’avance, la prévention est cruciale.

  1. Une vigilance constante : Toujours être en état d’alerte et en surveillance proactive face aux menaces et vulnérabilités potentielles cachées dans l’environnement numérique de votre organisation.
  2. Des mises à jour de sécurité régulières : Faire des mises à jour régulièrement est essentiel pour anticiper et corriger les vulnérabilités, renforcer les défenses contre les nouvelles menaces, et maintenir l’intégrité et la performance des systèmes.
  3. L’ utilisation de solutions de cybersécurité avancées : Cela implique la mise en œuvre de mesures de sécurité continues, la formation des employés aux meilleures pratiques, et l’adaptation rapide aux nouvelles tactiques d’attaque, assurant ainsi une défense robuste contre les cyberattaques de plus en plus sophistiquées.

Exemple d’une faille zéro day

En mars 2023, un programme russe nommé Vulkan a été conçu pour parcourir le web à la recherche de vulnérabilités. En effet, il en existe un tas qui sont connues et inconnues. Elles sont présentes sur tous les systèmes et pour la plupart du temps passent de manière inaperçues.

Par ailleurs, contrer les failles zéro day représente un défi majeur. Ainsi, les experts exploitent de plus en plus l’intelligence artificielle afin d’anticiper les cyberattaques émanant de ces failles. Ils cherchent à concevoir des systèmes générés par l’IA, capables de chercher automatiquement des vulnérabilités zéro day encore non détectées.

Quelles sont les conséquences des failles zéro day ?

Il existe plusieurs type de failles de sécurité.

  1. Failles d’injection (SQL) : Elles permettent l’exécution de code malveillants (malwares, ransomwares…), ayant un impact direct sur la sécurité des données de vos collaborateurs.
  2. Failles de « broken authentication » : Elles correspondent au risque de « casser » les mesures de sécurité. Entre autres, elles offrent la possibilité aux cybercriminels de contourner la gestion des authentification et accéder à vos systèmes informatiques de manière non autorisée, compromettant la sécurité globale de votre organisation. Elles comprennent notamment le vol de session ou la récupération de mots de passe.
  3. Failles de débordement de tampon : Ces failles peuvent conduire à l’exécution de code arbitraire, posant un risque majeur pour la totalité de vos collaborateurs.
  4. Failles Cross-Site Scripting (XSS) : Elles autorisent l’insertion de scripts malveillants (et autres codes…) pouvant affecter les utilisateurs et compromettre leurs données sensibles.
  5. Failles zéro day : Elles représentent des vulnérabilités inconnues des fabricants et des équipes de sécurité au moment de leur exploitation. Leur dangerosité réside dans l’absence de correctifs disponibles lors de leur découverte, ce qui les rend particulièrement efficaces pour les cyberattaques et nécessite une vigilance constante, des mesures de détection avancées, et une réponse rapide pour minimiser les dommages.

De plus, ces vulnérabilités permettent beaucoup d’autres cyberattaques passant pas ces failles : phishingspear phishing, malware, ransomware, etc…

Analyse des risques par email

Par ailleurs, trouver une faille de sécurité a une valeur exceptionnellement haute pour les pirates informatiques. Ainsi, un hacker qui découvre une faille zéro day pourrait ne pas immédiatement l’utiliser pour des attaques, mais plutôt choisir de la vendre au plus offrant. De là découlent les attaques par ransomwares, malwares, spear phishing, etc…

Pour reconnaître ces cyberattaques, il est important de bien vérifier certains points :

  1. L’adresse de l’expéditeur : par exemple, un domaine comme « exemplecompany.com » pourrait être falsifié en « examp1ecompany.com »
  2. Le contenu de l’email : méfiez-vous des emails vous pressant d’agir immédiatement, surtout si cela contient des erreurs grammaticales, des informations sensibles ainsi que des liens et pièces jointes suspects.
  3. La cohérence du message : certains expéditeurs semblent connaître plusieurs de vos détails personnels, mais qui sont légèrement inexacts ou utilisent ces informations de manière maladroite.

Il est crucial de noter que les failles zéro day ne se cantonnent à aucun système d’exploitation spécifique. Windows, Linux, macOS, et Android, ainsi que les navigateurs web tels que Chrome, Firefox, et Edge, et les applications (comme Adobe, WordPress, Drupal, Apache, PHP, Microsoft Office), les objets connectés et le firmware des équipements subissent tous leur effet. Leur impact tend toutefois à être plus prononcé dans les systèmes et applications largement répandus, attirant ainsi davantage l’attention des cybercriminels.

Quelle solution est la plus appropriée pour protéger votre entreprise des failles zéro day ?

La détection des failles zéro day est quasiment impossible. Pourtant, savoir qu’elles existent est essentielle pour protéger les organisations, en particulier les TPE, PME et ETI. Il existe plusieurs outils et technologies conçus pour détecter et contrer les attaques découlant de ces failles. En combinant des solutions de sécurité de l’email avancées avec des programmes de formation et de sensibilisation, les entreprises peuvent renforcer leur sécurité contre les failles zéro day. La vigilance continue et la préparation aux menaces émergentes sont essentielles pour protéger les données et les systèmes de votre organisation.

Pour qu’une solution puisse être efficace, elle doit répondre à plusieurs conditions.

  1. Filtrage intelligent : Ces solutions utilisent des algorithmes avancés pour analyser les e-mails à la recherche de contenus malveillants, de pièces jointes suspectes ou de schémas d’attaque.
  2. Analyse comportementale : Certaines solutions surveillent le comportement des utilisateurs et des e-mails entrants pour détecter des activités anormales.
    1. Détection précoce : Ces solutions identifient les comportements anormaux avant qu’une attaque ne se produise.
    2. Adaptabilité : Elles peuvent s’adapter aux nouvelles menaces en analysant en permanence les modèles de comportement.
    3. Réduction des fausses alertes : En se concentrant sur les comportements anormaux, ces solutions réduisent les fausses alertes.
  3. Protection contre le phishing : Elles sont conçues pour repérer les tentatives de phishing en examinant le contenu et les liens des e-mails.
  4. Formation et sensibilisation des collaborateurs : Certaines solutions offrent des fonctionnalités de formation et de sensibilisation des utilisateurs pour les aider à reconnaître les attaques d’ingénierie sociale.
    1. Reconnaissance des signaux : Les employés formés sont plus susceptibles de reconnaître les tentatives d’ingénierie sociale.
    2. Réduction des erreurs humaines : La formation contribue à réduire les erreurs humaines pouvant entraîner des compromissions de sécurité.

L’avenir de la cybersécurité présente des défis,  avec une combinaison de sensibilisation au phishing et de technologies avancées (anti phishing, anti spearphishing, anti malware et anti ransomware), les entreprises peuvent renforcer leur sécurité et se prémunir contre les menaces émergentes. Il est essentiel de rester informé des nouvelles tendances et de s’adapter rapidement pour protéger les données et les systèmes de votre organisation.

Par Paul-Louis Vincenti chez AltoSpam

Eurofiber, nouveau membre de la fédération française des télécoms : renforcement de l’écosystème télécom

Eurofiber, opérateur d’infrastructures numériques de nouvelle génération, rejoint les leaders français de l’industrie des Télécoms en intégrant la Fédération française des Télécoms.

Aujourd’hui, avec près de 10 000 km de fibre optique, le groupe est en mesure de raccorder directement ou indirectement près de 95 % des entreprises françaises. Eurofiber propose également l’hébergement avec des solutions Cloud , sécurisées et à la pointe de l’innovation.

Se positionner en partenaire télécom de référence pour les professionnels

La Fédération française des Télécoms regroupe les principaux acteurs du secteur des télécommunications en France. Elle joue un rôle essentiel dans la promotion d’un environnement favorable au développement et à l’innovation. La fédération travaille en étroite collaboration avec ses membres pour relever les défis technologiques, réglementaires et sociétaux auxquels le secteur est confronté. Interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, la Fédération française des Télécoms a pour mission de défendre les intérêts de ses membres et de promouvoir la compétitivité de l’industrie dans le pays.

Par cette adhésion, Eurofiber affirme son positionnement d’acteur de premier plan dans le secteur des Télécoms. Eurofiber compte participer activement aux travaux, manifestations et événements de la fédération et échanger avec les autres membres pour trouver de nouvelles synergies.

Nicolas Guerin, Président de la Fédération française des Télécoms « La Fédération française des Télécoms a le plaisir d’annoncer l’adhésion d’Eurofiber. L’arrivée d’Eurofiber témoigne de l’importance de la collaboration entre tous les acteurs du secteur pour relever les défis technologiques, réglementaires et sociétaux des télécommunications en France. La Fédération française des Télécoms s’engage à travailler en étroite collaboration avec Eurofiber pour promouvoir un environnement propice à l’investissement, à l’innovation et à la compétitivité de la filière des infrastructures numériques en France. »

Pierre CASSIER, CEO d’Eurofiber France « Rejoindre la Fédération française des Télécoms est une fierté pour l’ensemble de nos équipes qui œuvrent au quotidien pour concevoir, déployer et opérer une offre éprouvée sur tout le territoire. Sur les prochaines années, nous allons continuer d’investir massivement pour accroitre toujours plus notre qualité de service et ambitionnons au sein de la Fédération française des Télécoms de nous positionner parmi les leaders de l’industrie. »

Asguard Firewall maintenant disponible sur la marketplace de IONOS

Le groupe Numeryx, éditeur du firewall souverain Asguard via sa marque Sasyx, annonce un accord d’envergure avec IONOS qui distribuera sa solution au sein de sa marketplace. À travers ce partenariat, Numeryx lance à grande échelle la stratégie de distribution indirecte de son offre et illustre sa capacité à travailler étroitement avec les plus grands acteurs du marché.

La solution Asguard Firewall s’applique au réseau de SDN/SD-WAN. Elle est conçue avec une technique brevetée « Filtre IP à Double Masque » dans un but ultime d’automatiser et de fiabiliser la configuration de la politique de sécurité des entreprises. En automatisant la politique de sécurité des entreprises, Asguard Firewall vient repenser l’expérience utilisateur et fournir un gage de confort et de sécurité.

Une combinaison d’expertise et d’innovation

Combiné avec les services d’hébergement sécurisé de IONOS, l’offre Asguard renforce la protection des données et des systèmes des entreprises. L’alliance IONOS-Asguard permet d’offrir une gestion centralisée des services cloud et de sécurité, simplifiant ainsi les opérations quotidiennes pour les équipes informatiques et permettant une intégration transparente entre les services cloud et de sécurité. La mise en place du firewall logiciel se fait sur la console IONOS, le DCD (Data Center Designer), les licences seront achetées par le client ou partenaire via Numeryx.

Ahmed Bouaziz, CTO Numeryx « En intégrant notre pare-feu nouvelle génération, les performances du réseau peuvent être optimisées grâce à des fonctionnalités de filtrage avancées et une gestion intelligente du trafic. Cela contribue à améliorer la disponibilité et la réactivité des services hébergés sur la plateforme IONOS. Certains secteurs d’activité sont soumis à des réglementations strictes en matière de sécurité des données et de confidentialité. L’utilisation d’Asguard avec des fonctionnalités de conformité intégrées peut aider à répondre à ces exigences. »

Simplicité, confiance et performance

Les solutions cloud de IONOS sont connues pour leur évolutivité et leur flexibilité, permettant aux entreprises de dimensionner leurs ressources IT en fonction de leurs besoins fluctuants. En intégrant Asguard, cette flexibilité peut être étendue à la sécurité du réseau, ce qui permet une adaptation rapide aux changements de charge et aux nouvelles menaces.

Thomas Brown, Sr. Channel Account Management Ionos  « Pour nos partenaires et nos clients, le fait de s’appuyer sur des solutions françaises telles qu’Asguard peut être un avantage en termes de souveraineté des données et de confiance dans la provenance et la qualité des services. En sélectionnant IONOS et Numeryx, les entreprises peuvent bénéficier de la sécurité et de la protection offertes par des entreprises européennes soumises au RGPD et non soumises aux lois extra-territoriales américaines. »

Sécurisation des infrastructures cloud : l’alternative de cegedim.cloud

Par Romain VERGNIOL RSSI du Groupe Cegedim

Le contexte géopolitique et les grands événements sportifs comme les JO ne font qu’accentuer le risque de cyberattaques visant aussi bien les entreprises que les services publics. À titre d’exemple, en moyenne 10 incidents cyber ont visé chaque mois[1] les collectivités territoriales de début 2022 à mi 2023 en France : compromissions de comptes de messagerie, intrusions, rançongiciels… Ces offensives déstabilisent les organisations, mettent les services en panne et les équipes sur les dents. Leur résolution s’avère aussi coûteuse que chronophage.

À l’ère de la transformation numérique impulsée par l’État et sa doctrine « Cloud au centre », comment concilier impératifs de sécurité et expansion des échanges dématérialisés ?

Si la migration cloud ouvre la voie au développement d’une nouvelle génération de services numériques (démarches administratives dématérialisées, outils collaboratifs, open data, smart city, etc.), elle requiert une vigilance à de multiples niveaux, allant du cœur de l’infrastructure jusqu’aux usages les plus décentralisés. Les organisations peuvent choisir de prendre elles-mêmes en charge cette sécurisation : une solution complexe et chronophage, exigeante en compétences cyber, trop rares sur le marché de l’emploi. Une autre option – certainement la plus onéreuse – revient à déléguer la gestion de la sécurité à un prestataire tiers, s’ajoutant au fournisseur de cloud.

Une sécurité native et managée

Entre ces deux approches, réside une troisième voie : le choix d’un interlocuteur unique, intégrant nativement à son offre cloud les briques sécuritaires, les équipes et les processus pour les faire fonctionner. La vision de cegedim.cloud réunit ces trois composantes clés, inhérentes aux bonnes pratiques de cybersécurité.

L’opérateur de cloud souverain doit naturellement maîtriser la sécurité de ses propres systèmes. Il a également pour vocation de créer les conditions permettant au client de sécuriser au mieux les ressources demeurant sous sa responsabilité de donneur d’ordre, dont en particulier les applications et les données soumises à réglementation. Comment assurer ce double rôle ? Via la mise en œuvre d’un stack de technologies managées, intégrées nativement dans les services cegedim.cloud et requérant zéro configuration de la part du client. Ce dispositif de sécurité recouvre, par défaut :

  • Les aspects de protection et de prévention : proxy inverse, pare-feu de nouvelle génération, chiffrement des données, VPN SSL, bastion d’administration, anti-malware, authentification multi facteur, audits de vulnérabilités, etc.
  • Les moyens de détection et de réaction : EDR, protection contre les attaques par déni de service (DDoS), système de gestion des événements et informations de sécurité (SIEM), analyse comportementale (UEBA), détection d’intrusion réseau (NDR), CERT, surveillance par un SOC en 24/7, etc.
  • le plan de reprise après sinistre, ainsi que les audits internes et externes, la cyberveille et les tests d’intrusion.

Cette offre « clé en main » s’appuie sur une définition claire des responsabilités de chacun et permet aux clients de se concentrer sereinement sur leur cœur de métier. Elle procure un accompagnement à la fois technologique et humain, qui se différencie donc des offres de type « boîte à outils / marketplace », lesquelles proposent en option des éléments essentiels et n’incluent pas toujours les compétences pour les gérer. Or, s’agissant de l’hébergement, de l’échange et de l’utilisation de données critiques, la sécurité n’est pas une option. C’est une priorité.

[1] https://www.banquedesterritoires.fr/lanssi-decrypte-les-cyberattaques-subies-par-les-collectivites-territoriales

Datacenter – Immersion cooling : une technologie de refroidissement prometteuse à condition de la maitriser

Dans un contexte de densification des infrastructures numériques, avec l’arrivée des technologies telles que l’intelligence artificielle et le quantique, l’immersion cooling, ou refroidissement par immersion des serveurs, pourrait être une alternative prometteuse pour réduire la consommation d’énergie et d’eau des data centers, au côté d’autres technologies telles que le Direct Liquid Cooling (DLC). Conçue pour des besoins d’hébergement spécifiques, elle soulève un certain nombre d’interrogations.

 

Le point avec Georges Ouffoué, PhD informatique, responsable du Lab-by-APL, Nicolas Becquet, directeur de projets et Julien Molina, responsable du pôle optimisation énergétique chez APL.

Qu’est-ce que l’immersion cooling ?

L’immersion cooling consiste à plonger entièrement les composants électroniques des serveurs dans un liquide diélectrique (une huile minérale afin d’éviter les courts-circuits et l’oxydation) pour les refroidir. Le refroidissement des serveurs est assuré par la circulation de l’huile par convection (naturelle, ou forcée par pompe), ce qui limite l’utilisation de systèmes de climatisation énergivores. Un système d’autant plus efficace que l’huile est un excellent conducteur de chaleur (bien plus que l’air).

Concrètement, la chaleur produite par les composants électroniques des serveurs (CPU, GPU…) est transférée à l’huile, qui elle-même évacue cette chaleur vers une boucle d’eau grâce à un échangeur. Les températures des boucles d’eau sont bien plus importantes que dans les data centers classiques. De fait, le besoin de climatisation (groupes froids) est considérablement réduit.

Des aérorefroidisseurs, souvent adiabatiques (par évaporation), permettent de rejeter directement cette chaleur à l’extérieur du data center. Ou, mieux, d’utiliser la chaleur des boucles d’eau pour chauffer des logements, des bureaux voire une piscine. Enfin, l’absence de ventilateur sur chaque serveur rend ces derniers également moins énergivores.

Dans quels cas le refroidissement par immersion est-il le plus pertinent ?

Dans les data centers, le principal cas d’usage du refroidissement par immersion est une situation de haute densité calorifique, c’est-à-dire un maximum de puissance de calcul dans un minimum d’espace. C’est le cas par exemple des solutions dédiées à l’intelligence artificielle (IA), aux jeux en ligne, mais également de tous les centres de données avec calculateurs HPC (laboratoires de recherche, aéronautique, finance pour certaines opérations spécifiques, santé…).

Certaines baies peuvent en effet aujourd’hui accueillir 50 kW, voire 100 kW ou plus. Dans ce contexte, l’immersion cooling devrait permettre de limiter drastiquement la consommation d’énergie électrique : les huiles synthétiques utilisées seraient capables d’absorber 1 500 fois plus d’énergie thermique que l’air, à volumes et températures isométriques.

Par ailleurs, les premières études environnementales (analyses du cycle de vie simplifiées) réalisées au Lab-by-APL avec la base NegaOctet sur un cas d’étude théorique, montrent que l’immersion cooling avec un liquide diélectrique à base de silicone engendrerait entre 30 et 50 % moins d’émissions de CO2 que le refroidissement classique (à détente directe) sur tout le cycle de vie (fabrication, transport, utilisation et fin de vie) des équipements et du liquide.

Quels sont les matériels compatibles avec l’immersion cooling ?

Les serveurs racks existants ne sont pas tous compatibles avec une solution immersive : d’une part, leur format ne s’adapte pas nécessairement aux unités de refroidissement à immersion (bain d’huile rectangulaire) et, d’autre part, la conception des serveurs traditionnels ne permet pas la circulation de l’huile.

Dans ce second cas, des modifications sont nécessaires, telles que la suppression des ventilateurs ou le remplacement de certains matériaux, tel que la pâte thermique qui doit être remplacée par un autre composant car elle se dissout dans n’importe quel liquide diélectrique.

Quant aux disques durs, si les SSD sont nativement compatibles avec l’immersion cooling, les disques durs rotatifs traditionnels ne le sont pas, sauf à être conçus étanches ou certifiés par le constructeur.

La fibre optique « de base » n’est généralement pas compatible avec l’immersion. Pour pouvoir utiliser les connections fibre, il est nécessaire d’utiliser des caches spécifiques.

Toutefois, plusieurs constructeurs commencent d’ores et déjà à proposer des serveurs compatibles avec l’immersion cooling (immersion-ready) dans leurs catalogues.

Existe-t-il des cas où l’immersion cooling pourrait ne pas être pas adéquat ?

Il s’agit principalement des data centers qui ont besoin d’une très forte agilité car les systèmes d’immersion cooling peuvent être moins mobiles que les infrastructures de refroidissement traditionnelles. Cela peut être le cas, par exemple, des fournisseurs d’infrastructure ou de cloud, qui ont besoin de changer rapidement et régulièrement des « petits » serveurs. Ce qui n’est pas forcément possible avec des serveurs immergés, du fait des précautions de manipulation nécessaires associées.

En outre, la maintenance des systèmes d’immersion cooling semble plus délicate en raison de la nécessité de manipuler le liquide diélectrique et de maintenir l’intégrité des systèmes scellés. Elle nécessite l’intervention de personnels formés pour maintenir ce type d’équipement, et pourrait requérir plus de temps et de matériels (bacs de fuite, chiffons et gants, blouse de laboratoire, chariot de service, etc.).

Par ailleurs, si certains liquides diélectriques sont conçus pour minimiser la corrosion, une évaluation approfondie des matériaux est toujours recommandée avant la mise en œuvre d’une solution d’immersion cooling.

Enfin, il n’existe pas encore de normes ou de standards régissant l’immersion cooling.

L’immersion cooling signe-t-il la fin du refroidissement des data centers par air ?

Les performances du refroidissement par immersion sont très intéressantes d’un point de vue théorique, en particulier dans les data centers à forte densité. Cependant, cette technologie comporte des contraintes, notamment en termes d’exploitation et de maintenance, qui la rendent plus adaptée à certains cas d’usage spécifiques.  Ainsi, le refroidissement par air reste, à ce jour, une solution alternative qui remplit son rôle pour les usages classiques.

En outre, il existe peu d’études (technico-économiques) approfondies ou de retours d’expérience sur des cas d’utilisation de l’immersion cooling réussis et maîtrisés à une échelle significative. Il convient donc de faire une évaluation approfondie des risques et des moyens mis en œuvre pour y remédier avant de mettre en œuvre cette solution.

La recherche et l’innovation se poursuivent tandis que des initiatives de standardisation telles que celle de l’OCP (Open Compute Project) ont été lancées. À terme, ces initiatives permettront sans doute à la filière data center de maîtriser de bout en bout la conception, l’exploitation et la maintenance des infrastructures d’immersion cooling.

 

A propos d’APL Data Center : www.apl-datacenter.com

Equinix devient Société à Mission et définit ses objectifs pour impacter positivement tout son écosystème

Equinix, Inc., fournisseur de services au cœur de l’infrastructure numérique mondiale®, obtient le label de Société à Mission, tel que défini par la loi Pacte en 2019. Ainsi, le leader du secteur des Datacentres, conformément à sa raison d’être, va décliner en trois points ses engagements :

I. Accompagner les entreprises et administrations vers une Transformation Digitale responsable :

– Être une source d’innovation et de progrès pour une transition numérique durable

– Quantifier l’impact environnemental de la Société et celui de ses clients pour ainsi développer des actions réduisant l’empreinte environnementale de chacun

II. Faciliter le rapprochement et la mise en valeur des talents :

– La Société aspire à être un lieu où chacun peut se sentir en sécurité, avoir un sentiment d’appartenance et d’importance

– La Société favorise l’innovation, la créativité et le bien être dans un cadre inclusif pour mieux vivre ensemble et donner le meilleur de soi-même

III. Accompagner des projets ambitieux et innovants en matière d’inclusion

numérique :

– La Société et chacun de ses collaborateurs joue un rôle clé en aidant à identifier et à soutenir les organisations et les entreprises sociales qui se consacrent à la promotion de l’inclusion numérique au niveau local et mondial.

Pour Régis Castagné, Directeur Général d’Equinix France « Devenir une Société à Mission, c’est endosser une grande responsabilité. Notre souhait est de fédérer nos collaborateurs mais également nos clients, nos partenaires et nos fournisseurs autour d’un projet commun dont l’objectif est de relever les défis sociétaux et environnementaux actuels. » Il ajoute : « Nous, les Chefs d’Entreprise, avons un devoir d’exemplarité à ne pas négliger car à notre échelle, nous pouvons agir concrètement pour faire évoluer les mentalités et renforcer la prise de conscience sur ces problématiques. »

En effet, Equinix met un point d’honneur à multiplier ses engagements en matière de bien-être auprès de ses collaborateurs. Fruit de ses nombreuses initiatives, il figure notamment dans le Classement «Best Workplaces France 2023». Créer un espace de travail inclusif où tout un chacun puisse s’épanouir pleinement et encourager la complémentarité des diversités comme source de richesse constituent la pierre angulaire de la culture d’entreprise de ce leader.

Dès 2014, Equinix est le premier opérateur de Datacentre à s’engager pleinement dans le développement durable et à se fixer comme objectif à rendre ses activités climatiquement neutres au niveau mondial en 2030, objectif déjà atteint en France. Depuis, Equinix est devenu précurseur dans sa conduite écoresponsable et s’emploie à adopter de nombreuses initiatives pour réduire l’empreinte carbone du numérique : déploiement d’innovations telles que le Liquid Cooling pour ses Datacentres, la signature de PPA (contrats d’achat d’énergie verte de longue durée) générant la création de 7 parcs éoliens en France ou encore la sensibilisation de l’ensemble des collaborateurs français aux sujets environnementaux notamment grâce aux ateliers Fresque du Climat. En effet, ce n’est qu’en intégrant l’ensemble des parties prenantes dans une démarche écoresponsable qu’il est possible de favoriser une innovation durable au sein d’un écosystème résolument disrupté par le numérique.

Dans la continuité de ses engagements RSE, « agir pour l’inclusion numérique » est une des grandes causes d’Equinix qui s’est ainsi associé au très beau projet qu’est la Digitale Académie d’Aubervilliers : un tiers lieu d’enseignement supérieur créé pour accompagner les étudiants qui suivent des formations à distance, en partenariat avec le CNED et 35 universités.

Les initiatives du leader des Datacentres ne s’arrêteront pas là. Le programme 2024 s’annonce riche en évènements avec pour objectif principal de multiplier les actions en ligne avec les engagements l’entreprise et sa raison d’être en sa qualité de Société à Mission.

A propos d’Equinix :

Autres catégories