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Mind7 Consulting accompagne La poste Colissimo pour améliorer ses performances et sa qualité de service

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L’ESN Mind7 Consulting met en avant son expertise en matière de traitement de la donnée et de mise en place d’organisations agiles en accompagnant La Poste Colissimo dans un vaste projet lui permettant de gagner en performances et en qualité de service.

Colissimo est le service de livraison de colis aux particuliers de La Poste. Dans le cadre de sa mission, le groupe s’appuie fortement sur le numérique pour mener à bien ses activités et offrir à ses clients des services de grande qualité.

C’est dans ce contexte que Colissimo a entamé il y a quelque temps une vaste réflexion pour gagner en performance au regard de l’explosion de son volume d’activité notamment dopé par le développement des commandes e-commerce réalisées par ses clients. Il s’agissait en effet d’assurer la gestion et le traitement d’un volume croissant de données pour continuer à délivrer une qualité de service de premier plan aux clients. La DSI a donc souhaité faire évoluer son infrastructure existante et innover pour que le groupe puisse conserver son avantage concurrentiel, servir toujours mieux ses clients et leur proposer des services à valeur ajoutée (notifications, suivi temps réel, etc.).

Mind7 Consulting, qui intervenait déjà sur d’autres périmètres au sein de Colissimo (monitoring et supervision notamment), a alors été sélectionné pour son expertise des sujets liés à la data et à la performance. L’ESN est intervenue sur deux volets : technique et organisationnel. Sur le premier domaine, il a été décidé de recourir aux technologies de Fast Data en open source et de passer sur une architecture réactive et événementielle pour gérer le traitement des données. De plus, au niveau du dimensionnement, l’architecture a été conçue pour s’adapter aux événements et se dimensionner aisément en fonction de l’activité. Mind7 Consulting, grâce à sa vision transverse, a donc pu piloter le projet de bout en bout -conseil, développement, choix des technologies (Scala,Cassandra, Elastic search, Postgre, etc.) – et assurer la mise en œuvre de la nouvelle architecture pour améliorer les performances, faire baisser les coûts d’exploitation ou encore simplifier la maintenance.

L’autre partie du projet a consisté à accompagner la transformation digitale en mettant en place une organisation et une culture agile au sein de la DSI notamment avec Scrum. Il a alors été créé des « features teams » et une organisation spécifique qui ont permis de repenser les modalités de travail entre les équipes, de transformer l’organisation au travers de processus agiles, de gagner en vélocité et de créer un environnement de travail de confiance.

Au regard de ces éléments, Colissimo a pu accéder à des bénéfices concrets :

– Traitement de 1 200 événements par seconde

– Capacité à traiter des pics de saisonnalité, par exemple 50 millions d’événements journaliers pour les fêtes de Noël soit l’équivalent de 4 millions de colis distribués par jour

– Traitement de 8 à 20 millions de requêtes par jour effectuées par les internautes sur le moteur de recherche pour suivre leurs commandes

– Mise en place d’une organisation agile pour concevoir et lancer les projets

Une vidéo présentant le projet est consultable à l’adresse suivante :

Ibexa présente la nouvelle version de sa plateforme d’expérience digitale

L’éditeur expert en transformation digitale B2B Ibexa a présenté Ibexa DXP v4.0 en France, la nouvelle version de sa plateforme d’expérience numérique, avec de nouvelles fonctionnalités clés et des améliorations produits. Ibexa DXP permet aux entreprises d’offrir à leurs clients des expériences en ligne, de pointe. En mettant l’accent sur la fourniture de contenu efficace, en offrant des parcours clients personnalisés et en facilitant les achats et le service client multicanaux, la plateforme révolutionne les ventes B2B et contribue à augmenter le chiffre d’affaires des entreprises.

Principales améliorations

La nouvelle fonctionnalité Product Catalog centralise la gestion de centaines de milliers de SKU uniques et offre une gestion des données produit considérablement simplifiée pour les éditeurs de contenu et les propriétaires de produits. Le Product Catalog est un composant PIM qui offre un contrôle total des données et des prix des produits, et améliore les opportunités de recherche et de filtrage pour les clients.

L’interface utilisateur (UI) repensée permet une navigation plus fluide et une gestion de contenu plus intuitive, ce qui facilite le travail des utilisateurs. De plus, les processus de création et d’édition de contenu ont été simplifiés, éliminant les clics inutiles.

Pour sa part, le module d’Ibexa Personalization offre une grande variété de fonctionnalités qui permettent de générer des contenus spécifiques et des recommandations produits, mais également une segmentation automatisée qui permet de diffuser des contenus très ciblés ou de faire des recommandations de produits à des groupes spécifiques d’utilisateurs (personas) en fonction de vos intérêts, votre emplacement ou vos habitudes d’achat.

Enfin, la solution intègre un nouveau moteur de tarification qui offre de nombreuses possibilités de personnalisation. Cette fonctionnalité permet une gestion des prix très flexible grâce à la création de différents groupes de clients auxquels des règles de tarification spécifiques et globales peuvent être appliquées. Le nouveau moteur de tarification prend en charge toutes les devises.

Bertrand Maugain, Co-DPG d’Ibexa a commenté « avec cette nouvelle version, nous mettons à la disposition de nos clients et partenaires plus de fonctionnalités de série, telles que la fonctionnalité d’un PIM, de sorte que s’attaquer à un projet de transformation numérique est de plus en plus simple, ajoutant de la valeur sous tous les angles, d’une plateforme véritablement tournée vers l’avenir ».

Shortways lance sa distribution indirecte et recrute des partenaires

Shortways, éditeur d’un assistant numérique qui accompagne les entreprises dans la digitalisation du travail,lance une campagne de recrutement en 2022 pour constituer un réseau de partenaires commerciaux qui pourront proposer sa solution dans leurs offres.

Au service des grandes organisations, Shortways apporte un gain de temps et un support performant à l’adoption du digital. Grâce à Shortways, les entreprises passent au 100 % digital sur la formation IT et divisent par dix leur nombre d’appels au support. Les clients de Shortways sont des grands groupes qui économisent fortement sur leurs coûts de support utilisateurs.

Dans le cadre de cette campagne de recrutement de partenaires, l’éditeur souhaite notamment s’entourer d’intégrateurs et distributeurs complémentaires qui bénéficient d’une réelle expertise autour des solutions SAP, des ERP du marché et autres environnements métiers, notamment sur le segment RH par exemple. L’éditeur souhaite constituer un noyau dur de 10 partenaires qui lui permettront d’accéder à de nouvelles opportunités et de mettre en place des offres communes. Shortways propose un programme et un dispositif entièrement conçus pour répondre aux besoins des partenaires, une équipe technique et commerciale dédiée et un support marketing.

Au regard de ces différents éléments, les partenaires pourront donc commercialiser à une tarification attractive une offre à forte valeur ajoutée qui permettra aux clients grands comptes de mener à bien leurs projets de transformation numérique.

Toan NGUYEN, CEO et fondateur chez Shortways « Notre modèle de développement traditionnellement basé sur une approche directe va désormais s’ouvrir à l’indirect pour que nous puissions accélérer notre croissance. Dans ce contexte, au-delà de la qualité de notre solution, nous offrons à nos partenaires des ressources et des services qui leur permettront de déployer rapidement des solutions professionnelles au sein des grands comptes. En 2022, nous allons poursuivre nos investissements pour développer nos offres et lancer des services à destination de nos partenaires. Forts de cette campagne de recrutement, nous devrions donc pouvoir à la fin de l’année nous appuyer sur un réseau de 10 partenaires non concurrents et complémentaires. »

Forte croissance du chiffre d’affaires pour INO

INO, éditeur d’une solution de centre de contact, affirme son solide positionnement sur le marché en annonçant une croissance de son chiffre d’affaires qui s’élève à 9,3 millions d’euros sur son dernier exercice contre 8,2 millions en 2020.

INO a pour but d’accompagner les entreprises vers la création d’une expérience client d’exception, où l’équilibre entre “humain” et “digital” est devenu un élément stratégique pour les organisations désireuses d’atteindre l’excellence. Dans ce contexte, l’éditeur propose une solution de nouvelle génération qui intègre les fonctionnalités indispensables pour mettre en place une relation client de qualité. La société basée sur Montpellier a recruté près de 12 nouveaux collaborateurs en 2021 et bénéficie également d’implantations à l’international. À ce jour, plus de 200 clients parmi les plus grandes entreprises utilisent les solutions d’INO.

Ces différentes caractéristiques ont permis à INO de connaître un solide développement en 2021. Dans ce contexte, l’éditeur et sa solution cloud et télétravail-friendly ont permis à ses utilisateurs d’assurer une relation client de premier plan, indispensable au maintien de leur activité en cette période de covid. Outre les projets menés avec ses clients historiques, INO a également remporté de nouveaux contrats auprès d’acteurs évoluant dans les secteurs des banques et assurances, des mutuelles, des transports et des ressources humaines. Enfin, une grande partie de la croissance a été portée par le développement des parts de marché à l’international et notamment en Espagne (recrutement de 6 revendeurs et utilisation de la solution INO CX par plus de 500 agents). 

Pour aller plus loin et répondre à un vrai besoin sur le marché, INO prévoit d’investir dans la solution et de la faire évoluer au cours du deuxième semestre 2022. De nouvelles fonctionnalités devraient voir le jour pour optimiser l’expérience client mais également l’expérience collaborateur. L’éditeur compte également renforcer ses ventes à l’export, développer son réseau de partenaires et compléter ses équipes d’experts. Enfin, l’entreprise ambitionne de développer ses activités en Roumanie, en Pologne, en Colombie, au Chili et au Bénélux.

Patrick Salles, CEO de INO « Le secteur de la relation client est en pleine ébullition en raison de l’évolution des usages et de la place croissante qu’occupe le numérique. Depuis 25 ans, INO se positionne comme le partenaire des entreprises les plus exigeantes. Ces éléments nous permettent d’occuper une place à part sur le marché et de proposer une offre cloud simple à mettre en œuvre et permettant de vivre une expérience utilisateur de qualité (pour les équipes relation client comme pour les clients finaux). »

Hackuity prend son essor et annonce une levée de fonds de 12 M€

Hackuity, startup spécialisée dans la prévention des cyberattaques, lève 12 M€ auprès de Sonae IM et de la Banque des Territoires, déjà présente aux côtés d’Hackuity depuis 2021. Ce nouveau financement permet à la société de renforcer son ancrage en France et d’intensifier son déploiement à l’international.

Fondée en 2018 par Patrick Ragaru et Pierre Polette, amis de longue date, entrepreneurs chevronnés et anciens cadres dirigeants d’Orange Cyberdéfense, Hackuity permet aux équipes et aux responsables cybersécurité de collecter, hiérarchiser et corriger les failles de sécurité avant qu’elles ne puissent être exploitées à des fins malveillantes par les cybercriminels. L’explosion des infrastructures informatiques traditionnelles en un ensemble d’environnements hybrides et fragmentés et d’applications distribuées dans le cloud, combinée à la croissance naturelle de notre empreinte numérique, a créé une situation devenue ingérable pour les équipes de cybersécurité des organisations. La complexité exponentielle de leur surface d’attaque s’est traduite par un empilement d’outils, de processus et de tactiques, qui entrave considérablement leur capacité à identifier, hiérarchiser et corriger leurs vulnérabilités.

Hackuity réinvente la Gestion des Vulnérabilités en orchestrant l’arsenal de détection existant et en normalisant toutes les données d’exposition de l’entreprise. En cassant les silos technologiques, Hackuity permet de disposer d’un référentiel centralisé des menaces et d’une vision complète de sa posture de sécurité. De plus, grâce à ses capacités analytiques et de machine-learning uniques, Hackuity révolutionne la priorisation des plans de remédiation par une approche holistique qui porte sur toutes les dimensions des systèmes d’information, du code jusqu’au cloud.

“Avec les années, la Gestion des Vulnérabilités est devenue moins efficace et trop d’organisations font aujourd’hui la une des journaux à cause de cyberattaques qui auraient pu être évitées”, explique Patrick Ragaru, CEO et co-fondateur. “Nous nous sommes donnés pour quête de révolutionner cette pratique fondamentale de la cybersécurité afin de permettre aux entreprises de quantifier et d’améliorer objectivement leur cybersécurité. Les organisations, grandes et petites, doivent pouvoir mener leurs activités en toute sérénité, avec la garantie que leur posture sécurité est solide et peut faire face aux vagues incessantes cyberattaques dont notre monde numérique est la cible.”

 www.hackuity.io.

La CNIL renforce sa position contre les transferts de données vers les États-Unis : le cas de Google Analytics

La CNIL a publié, jeudi 10 février 2022, un article [1][2] annonçant la mise en demeure d’un gestionnaire de site web français vis-à-vis de l’utilisation de la solution Google Analytics du géant américain pour cause de transfert hors UE. Vous trouverez ci-dessous quelques informations pour comprendre la situation et conseiller vos clients pour accompagner leur mise en conformité.

Google Analytics

Google Analytics est un outil de mesure d’audience de site Web et un des leaders dans le domaine avec plus de 80% des parts de marché dans le monde.

Pour fonctionner, l’outil envoie certaines données à caractère personnel (DCP) vers les serveurs de Google localisés aux Etats-Unis [3] :

Processor ServiceTypes of Personal Data
Google AnalyticsOnline identifiers, including cookie identifiers, internet protocol addresses and device identifiers; client identifiers
Google Analytics 360Online identifiers, including cookie identifiers, internet protocol addresses and device identifiers; client identifiers
Google Analytics for FirebaseOnline identifiers, including cookie identifiers, internet protocol addresses and device identifiers; client identifiers

Transfert de données

Jusqu’en 2020, ce transfert était encadré par le EU-US Privacy Shield [4] qui autorisait les échanges de DCP entre les deux continents. Or, le 16 juillet 2020, la cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) a mis fin à cet accord avec l’arrêt Schrems II, jugeant qu’il ne fournissait pas de protection suffisante vis-à-vis de la réglementation européenne de protection des données (RGPD).

Depuis, Google a mis en place des clauses contractuelles types (CCT) [5] avec ses clients pour :

  • Garantir un niveau de protection suffisant des données
  • Légaliser le transfert des DCP aux Etats-Unis
  • Permettre l’utilisation de son service par ses clients

Note : les CCT sont des modèles de contrats de transfert de données personnelles adoptés par la Commission européenne pour transférer des données vers un pays tiers (ex : Etats-Unis) [6]

Législation américaine

Or, dans son article [2], la CNIL précise qu’en tant que fournisseur de communications électroniques, Google est sujet à l’article 702 de la loi américaine sur les renseignements (FAA) [7]. Google a par conséquent l’obligation, dans le cadre de la loi FAA, de fournir au gouvernement américain des données personnelles indépendamment du contenu des clauses CCT, ce qui n’est pas conforme au RGPD.

Aussi, les mesures supplémentaires (notamment techniques) mises en place par Google sont jugées insuffisantes par la CNIL pour protéger les données DCP contre de tels accès.

Par ailleurs, il n’existe aucun moyen technique d’empêcher le transfert des données DCP vers les Etats-Unis : l’outil ne le permettant pas.

Cela explique la mise en demeure de la CNIL et la non-conformité vis-à-vis du RGPD de l’utilisation du service Google Analytics.

Réponses européennes

L’actuelle mise en demeure concerne un gestionnaire de site Web français. Comme le précise l’article, d’autres actions sont en cours au niveau européen pour faire suite aux plaintes déposées par l’association viennoise NOYB [8].

Nous pouvons donc nous attendre à des décisions similaires dans les prochaines semaines par les autorités de contrôle européennes. En effet, la CNIL est d’ores et déjà en train de s’intéresser aux plaintes portées à l’encontre de sociétés françaises de Retail, équipementier sportif, parfumerie.  

Solutions

En l’état actuel des choses, c’est-à-dire sans changement des lois de renseignement américaines et sans modification rapide des mesures de protection mises en place par Google, nous recommandons à nos clients, d’identifier et mettre en œuvre des alternatives compatibles avec leurs usages.

Dans un autre article [9] publié le 23 septembre 2021, la CNIL propose des alternatives pour faire de la mesure d’audience des sites internet, qui présentent le double avantages d’être :

  • Conforme au RGPD, c’est-à-dire sur le traitement des données à caractère personnel des utilisateurs
  • Conforme à la directive européenne ePrivacy sur l’utilisation des cookies

En effet, pour chaque outil, la CNIL propose une configuration avec laquelle son utilisation serait exemptée de consentement.

Parmi ces outils figurent (entres autres) :

Alternatives gratuitesAlternatives payantes
Abla Analytics de Astra PortaAnalytics Suite Delta de AT Internet (français)
Piwik PRO Analytics Suite de Piwik PROSmartProfile de Net Solution Partner
Matomo Analytics de Matomo (open source) 

Conclusion

Nous recommandons donc l’usage d’une des solutions alternatives proposées par la CNIL ou tout autre solution européenne dont les données seraient hébergées sur le continent. 

Par Albane Girollet – Consultante Governance, Risks & Compliance chez Almond

Antoine Hochenedel – Consultant Governance, Risks & Compliance chez Almond

Marine Adreit – Consultante Governance, Risks & Compliance chez Almond

Références

[1] https://www.cnil.fr/fr/utilisation-de-google-analytics-et-transferts-de-donnees-vers-les-etats-unis-la-cnil-met-en-demeure

[2] https://www.cnil.fr/sites/default/files/atoms/files/med_google_analytics_anonymisee.pdf

[3] https://privacy.google.com/businesses/adsservices/

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouclier_de_protection_des_donn%C3%A9es_UE-%C3%89tats-Unis

[5] https://www.google.com/analytics/terms/dpa/dataprocessingamendment_20200816.html

[6] https://www.cnil.fr/fr/transfert-de-donnees-les-clauses-contractuelles-types-cct-de-la-commission-europeenne

[7] https://en.wikipedia.org/wiki/Foreign_Intelligence_Surveillance_Act_of_1978_Amendments_Act_of_2008

[8] https://noyb.eu/fr/plaintes-concernant-les-virements-ue-usa

[9] https://www.cnil.fr/fr/cookies-solutions-pour-les-outils-de-mesure-daudience

Comment tirer le meilleur parti de l’intelligence artificielle

Par Lloyd Humphreys chez Tradeshift

L’intelligence artificielle est un excellent exemple d’une technologie considérée comme mystérieuse. Les professionnels de l’IT contribuent à entretenir cette perception, se référant souvent à l’IA comme une « boîte noire ». Ainsi, au lieu de voir l’IA comme un « simple outil », elle devient hégémonique et toute puissante. Les organisations doivent changer leur façon de concevoir l’IA. Utilisée correctement, c’est un outil incroyablement puissant qui offrira de nouvelles perspectives à ses utilisateurs. 

Ce que l’IA fait de mieux

L’intelligence artificielle n’est pas toujours aisément accessible, c’est pourquoi de nombreuses organisations supposent qu’elle devrait être principalement déployée sur les projets les plus importants. Et bien que l’IA puisse apporter des avantages importants, elle ne peut répondre à tous les projets.

La facturation est une activité où l’IA peut apporter un avantage significatif et stratégique. Le traitement des factures est une tâche fastidieuse. Un rapport récent a estimé que 23 % de toutes les factures contiennent une erreur nécessitant un examen et un retraitement manuels, les raisons allant d’un décalage entre la facture et le bon de commande (PO) à des erreurs de numérotation de facture. Les équipes des comptes fournisseurs (AP) passent généralement un quart de leur temps à rechercher et à corriger les erreurs de facture. En fait, environ 81 % de toutes les factures nécessitent une intervention manuelle.

Certaines entreprises pourraient considérer cette situation comme une fatalité alors que d’autres pourraient vouloir automatiser l’ensemble du processus de traitement de chaque facture. Aucune de ces deux approches n’a de sens. Les entreprises doivent trouver l’équilibre entre l’homme et la machine, en s’assurant que chacun se complète afin que l’automatisation ne se fasse pas au détriment de la précision.

Garder le contrôle

L’intelligence artificielle n’est efficace que dans la mesure où elle est correctement « alimentée » et guidée afin de traiter des tâches sensibles comme la gestion de factures.  

Une tâche « robotique » parfaite pour l’IA consiste à effectuer une correspondance de ligne entre la facture et le bon de commande. Ce sont des exemples faciles à enseigner. Pendant les deux premiers mois, un collaborateur contrôlera que les tâches sont bien exécutées avant de laisser l’IA traiter seule les opérations à venir. De plus, il est possible de définir le niveau d’autonomie laissé à l’IA, l’idée est tout simplement de trouver un juste milieu, adapté à son organisation, et qui allie sécurité, performance et productivité. 

Un pas de plus vers l’automatisation

Une fois que l’on estime pouvoir faire confiance à l’IA pour effectuer une tâche avec précision, il est possible de passer au niveau supérieur : évoluer de l’intelligence artificielle vers l’automatisation. Pour prendre un exemple lié à la facturation, lorsque l’IA a été testée, et paramétrée, elle permet aux organisations de mettre en œuvre un traitement direct. Cela signifie qu’à partir du moment où une facture est reçue, l’IA cartographie les documents et trouve une correspondance avec le bon de commande associé. Tout se fait de manière transparente. Lorsque l’on atteint ce niveau de qualité, il est possible d’accéder à de vrais avantages. Ainsi, la conjugaison de l’IA et de l’automatisation permet de réduire le coût de traitement des factures et le temps de traitement moyen. Mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Lorsque l’on maitrise l’IA, il est possible de supprimer le processus d’approbation de certaines opérations récurrentes ou de faible valeur. Il est possible d’analyser de grandes quantités de données et de détecter des anomalies qui pourraient passer inaperçues si les opérations étaient réalisées manuellement.

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