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Etude mondiale SUSE

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  SUSE  annonce aujourd’hui la publication de la première édition de son étude  Cloud and AI Pulse Survey. Celle-ci révèle qu’un nombre croissant d’entreprises se tournent vers des environnements cloud hybrides (59 %) et privés (16 %), sous l’effet de contraintes techniques et métiers, mais aussi d’exigences accrues en matière de souveraineté numérique.

Menée auprès de près de 600 décideurs technologiques aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en Inde et en Allemagne, cette enquête mondiale analyse l’impact de l’IA sur l’adoption du cloud, les budgets, la gouvernance, les priorités IT et la résilience des organisations.

Aux États-Unis, dans un contexte de recomposition des équilibres technologiques mondiaux, près d’un tiers des répondants (31 %) placent la souveraineté numérique parmi leurs priorités stratégiques cette année, une tendance portée par le besoin de solutions open source et par les préoccupations croissantes liées à la dépendance vis-à-vis des fournisseurs.

« Sans surprise, plus de la moitié des répondants identifient encore le déploiement de l’IA comme un défi majeur. En revanche, un signal fort se dégage : l’IA accélère clairement le basculement vers des environnements hybrides et privés, notamment pour mieux maîtriser les données utilisées dans l’entraînement des modèles », a déclaré Margaret Dawson, directrice marketing chez SUSE. « C’est exactement ce que nous constatons sur le terrain : les entreprises réorientent leurs priorités vers des infrastructures plus flexibles, réellement scalables et surtout mieux gouvernées. »

De nouvelles priorités impulsées par l’IA

À mesure que l’IA augmente la complexité des systèmes, l’exposition aux risques et les priorités évoluent vers des déploiements évolutifs et gouvernés.

  • À l’échelle mondiale, la mise en œuvre de l’IA est perçue comme un défi critique (24 %) ou majeur (37 %).
  • Concernant l’entraînement des modèles, la souveraineté numérique s’impose comme une exigence structurante, jugée extrêmement importante (42 %) ou très importante (40 %).
  • Dans quatre pays sur cinq, l’implémentation de l’IA constitue le premier poste de priorité budgétaire.
  • En Allemagne, l’implémentation de l’IA n’arrive qu’en douzième position des défis critiques, mais se classe en deuxième position des priorités budgétaires, révélant un décalage significatif entre perception de l’urgence et niveau d’investissement.

Retour en force du Cloud hybride et de l’open source

Les organisations mondiales redéfinissent l’architecture de leurs environnements IA autour de deux impératifs structurants : le contrôle et la conformité. Dans ce contexte, les approches hybrides et multi-cloud s’imposent comme des modèles de référence permettant de traiter des charges sensibles ou réglementées y compris en périphérie (Edge) tout en conservant une flexibilité opérationnelle. Ce mouvement marque un rééquilibrage vis-à-vis du cloud public et s’inscrit dans une tendance de fond portée par l’IA : montée en puissance des infrastructures privées dédiées (“AI factories”) et retour de l’on-premise pour maîtriser les coûts de calcul, optimiser les performances et répondre aux exigences de gouvernance des données. Selon Forrester, ces infrastructures privées pourraient atteindre 20 % d’adoption dès cette année.

  • 59 % des organisations prévoient de privilégier des déploiements en cloud hybride pour les cas de workloads où la souveraineté numérique est critique ; 16 % optent exclusivement pour des clouds privés.
  • 51 % anticipent une hausse de leurs investissements pour opérer à l’échelle sur plusieurs environnements cloud.
  • 46 % renforcent leurs budgets de support Open Source.

Priorités globales identifiées :

  1. Pénurie de compétences et de talents
  2. Renforcement de la sécurité
  3. Mise en œuvre de l’IA

États-Unis : dépendance fournisseurs et résilience IT au cœur des priorités

Aux États-Unis, les préoccupations liées à la dépendance aux fournisseurs et à la résilience des systèmes IT structurent désormais les décisions d’investissement et d’architecture.

  • 39 % des entreprises américaines identifient la réduction du vendor lock-in comme un enjeu majeur de souveraineté numérique — un niveau nettement supérieur à la moyenne mondiale (25 %).
  • 50 % considèrent cette dépendance comme un défi critique ou majeur.
  • 64 % placent la résilience IT en tête de leurs priorités technologiques, au-dessus de la moyenne globale (55 %).
  • 53 % citent le renforcement de la sécurité comme priorité IT clé.
  • Le déploiement de l’IA occupe une position centrale : premier poste budgétaire et deuxième défi critique.

Méthodologie

L’étude Cloud and AI Pulse Survey a été conduite en 2025 et repose sur un échantillon de 596 décideurs technologiques issus de grandes entreprises à l’échelle mondiale. Les répondants occupent des fonctions de niveau direction ou senior et sont directement impliqués dans les décisions relatives aux outils logiciels et à la stratégie d’infrastructure IT.

Forrester Blog – November 10, 2025: Predictions 2026: Prepare For AI, Security, And Integrated Network Infrastructure And Operations, Michele Pelino and Naveen Chhabra

Broadcom améliore Kubernetes pour simplifier le déploiement de l’IA en entreprise

Broadcom réaffirme son engagement dans l’écosystème Kubernetes à travers ses contributions à la communauté open source, des innovations répondant aux enjeux opérationnels concrets des entreprises, et l’élargissement de son écosystème de partenaires afin d’offrir plus de choix et de flexibilité aux clients.
« Nous ne sommes pas de simples utilisateurs de Kubernetes : nous participons à le faire évoluer pour le rendre plus simple à exploiter. », déclare Dilpreet Bindra, senior director of engineering, VMware Cloud Foundation Division, Broadcom. « En tant que l’un des cinq principaux contributeurs de long terme aux projets CNCF, notre travail upstream se concentre sur la fiabilité, la gestion du cycle de vie et la sécurité, contribuant à façonner l’évolution de Kubernetes à l’échelle des entreprises. Qu’il s’agisse de faire progresser Velero vers une gouvernance CNCF, de livrer vSphere Kubernetes Service 3.6 avec des améliorations opérationnelles concrètes, ou d’ouvrir notre écosystème à des partenaires validés, chaque avancée renforce la valeur de VMware Cloud Foundation pour les équipes plateforme et les professionnels de l’infrastructure. »

 

Faire progresser Velero vers une gouvernance CNCF
Broadcom a proposé le projet Velero au CNCF Sandbox, où il a été accepté, marquant son passage vers une gouvernance neutre et pilotée par la communauté. Velero est un projet Kubernetes natif dédié à la sauvegarde, à la restauration et à la migration. Il permet aux équipes plateforme de protéger l’état des clusters et les données persistantes, de gérer la reprise après sinistre et les retours arrière, et de migrer des charges de travail entre environnements.
Fonctionnant au niveau de l’API Kubernetes plutôt que du datastore du plan de contrôle, Velero offre des capacités de sauvegarde et de restauration portables, cohérentes entre cloud, on-premise et distributions Kubernetes.
Ce passage sous gouvernance CNCF vise à élargir la base de contributeurs, structurer la direction technique de manière ouverte et garantir la pérennité du projet.
« À mesure que les entreprises développent leurs charges de travail cloud-native, l’enjeu ne se limite plus à l’orchestration, mais s’étend à la résilience et à la gestion des données », explique Chris Aniszczyk, CTO de la CNCF. « Velero apporte une couche essentielle de sauvegarde et de reprise, garantissant la protection des applications stateful. »

 

Rendre Kubernetes plus flexible et plus simple à exploiter en entreprise
VMware vSphere Kubernetes Service (VKS) 3.6 introduit des améliorations ciblées sur les enjeux opérationnels des équipes plateforme : mise à niveau des clusters, stabilité des opérations et gestion de workloads critiques.

 

VKS 3.6 apporte les capacités et bénéfices suivants :
  • Kubernetes 1.35 conçu pour les opérations en entreprise : prise en charge de Kubernetes 1.35, avec un support étendu de 24 mois par version et des périodes de chevauchement permettant aux grandes organisations d’évoluer à leur rythme, sans imposer de mises à niveau globales ni de fenêtres de maintenance contraintes.
  • Un écosystème réseau ouvert et extensible : intégration native de plugins réseau partenaires (CNI) validés, tout en restant dans les cadres standards de cycle de vie, de mise à niveau et de support.
  • Optimisation des performances pour les workloads intensifs et sensibles à la latence : profils TuneD déclaratifs permettant d’ajuster en toute sécurité les paramètres noyau et sysctl pour les bases de données et applications à fort débit, sans personnalisation non supportée des hôtes.
  • Choix étendu de systèmes d’exploitation avec prise en charge de RHEL : RHEL 9 rejoint Photon OS 5, Ubuntu 22.04 et 24.04, ainsi que Windows Server 2022. VKS permet également l’utilisation de différents OS au sein d’un même cluster via des pools de nœuds distincts.
  • Mises à niveau plus fluides et opérations day-2 plus sûres : extension des vérifications de compatibilité en amont des mises à niveau, permettant d’identifier les conflits avant leur exécution et de réduire les interruptions imprévues.
  • Sécurité, conformité et gouvernance : simplification de la gestion des profils AppArmor via des ressources Kubernetes, synchronisées automatiquement sur les nœuds, et amélioration de l’autonomie opérationnelle avec la génération de bundles de support sans accès vCenter.
  • Gestion centralisée des pare-feu : administration des règles firewall des nœuds via API sur tous les OS supportés, avec support du backend nftables pour kube-proxy sur Linux.
Moderniser l’ingress avec VMware Avi Load Balancer
Suite à l’annonce du projet Kubernetes de retirer le contrôleur open source Ingress NGINX en novembre 2025, Broadcom accompagne les équipes plateforme dans la modernisation de leur architecture avec VMware Avi Load Balancer.
Avi propose un équilibrage de charge L4-L7 de niveau entreprise, un Web Application Firewall (WAF) intégré et une visibilité fine par transaction, tout en prenant en charge nativement les API Gateway et Ingress existantes.
Broadcom a également lancé l’Avi Conversion Tool (ACT), qui automatise la migration des configurations NGINX vers des manifests Gateway API standardisés et des ressources Avi.
Nouvelles collaborations au sein de l’écosystème Kubernetes
Broadcom étend l’écosystème VMware vSphere Kubernetes Service avec la validation de nombreuses solutions tierces, offrant davantage de choix et de flexibilité en matière de réseau, de gestion d’API et de sécurité.
  • F5 BIG-IP Container Ingress Services (CIS) : apporte des capacités avancées de gestion du trafic, de sécurité (WAF), d’offload SSL/TLS et de distribution multi-cluster, assurant performance et haute disponibilité.
  • Kong Konnect : fournit un plan de contrôle unifié pour les microservices et workloads IA, avec gestion avancée des API (routage, authentification, limitation de débit, observabilité).
  • Tigera Calico Enterprise : offre un plan de gestion unifié pour le réseau, la sécurité et l’observabilité, avec prise en charge des communications entre workloads sur tous les clusters et environnements.
Ces solutions éprouvées permettent aux entreprises de tirer parti des meilleures technologies tout en conservant cohérence opérationnelle et garanties de support.

Telehouse France et OUTSCALE accélèrent dans l’IA souveraine

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Dans un contexte d’essor rapide des usages de l’intelligence artificielle, Telehouse France et OUTSCALE, marque de Dassault Systèmes, renforcent leur collaboration pour accompagner le déploiement d’infrastructures d’IA souveraine, sécurisée et durable en France.

Partenaire depuis plus d’une décennie, Telehouse France et OUTSCALE innovent conjointement pour répondre aux cas d’usage critiques nécessitant des infrastructures cloud et IA hautement performantes.

Face à l’émergence de GPU toujours plus puissants, et à l’augmentation des besoins en calcul intensif liés à l’IA et au HPC, les infrastructures évoluent vers des architectures capables de supporter des charges de calcul à très haute densité.

Telehouse et OUTSCALE franchissent aujourd’hui une nouvelle étape en faisant évoluer leurs infrastructures vers des technologies avancées de refroidissement à eau (Direct Liquid Cooling). Cette technologie essentielle permet de supporter des charges de calcul IA et HPC à très haute densité, tout en garantissant une meilleure efficacité énergétique des centres de données pour les usages intensifs.

Au cœur du campus TH3 de Telehouse, OUTSCALE déploie ses infrastructures cloud souveraines et ses nouvelles capacités dédiées à l’intelligence artificielle. Ce choix permet de concilier haute puissance de calcul, efficacité énergétique et sécurité renforcée, tout en anticipant les besoins croissants des modèles d’IA. Ces infrastructures constituent les fondations de véritables AI factories, capables d’entraîner, d’optimiser et d’opérer des modèles d’intelligence artificielle à grande échelle dans un environnement sécurisé et conforme aux réglementations européennes.

Comme l’a souligné Arnaud Bertrand, CTO & SVP R&D d’OUTSCALE : « Nous sommes les seuls en France à pouvoir fournir les GPUs de dernière génération dans un modèle souverain, qualifié SecNumCloud. »

OUTSCALE opère des services cloud souverains et durables, conçus pour les plateformes de Dassault Systèmes ainsi que pour des organisations publiques et privées soumises à des exigences élevées en matière de sécurité et de conformité.

Premier opérateur cloud à avoir obtenu la qualification SecNumCloud 3.2 de l’ANSSI sur ses services de cloud public, OUTSCALE confirme son engagement à répondre aux enjeux de souveraineté et de maîtrise des données sur les marchés français et européen.

Cette vision partagée permet d’intégrer des capacités de calcul intensif au sein d’un environnement hautement sécurisé et conforme et d’accélérer la mise à disposition de services d’IA souveraine certifiés. Les utilisateurs bénéficient ainsi d’une garantie complète en matière de performance, de conformité et de contrôle de leurs données.

Sami Slim, Président de Telehouse France, affirme « Le défi n’est pas de ralentir l’IA, mais de contrôler la direction qu’elle prend et de la mettre au service de nos solutions. Le futur des data centers sera souverain, intelligent et durable. Et c’est ce que nous construisons ici avec OUTSCALE. »

La convergence quantique-souveraineté-réseau met les infrastructures sous pression selon le Kyndryl

Kyndryl dévoile les résultats de son Security and Networks Snapshot 2025-2026, intégré au Kyndryl Readiness Report. L’étude montre que, si les entreprises augmentent leurs investissements dans les infrastructures de nouvelle génération, beaucoup restent insuffisamment préparées à faire face à l’impact combiné de l’informatique quantique, de l’évolution des exigences en matière de souveraineté des données et du vieillissement des environnements réseau.

« Les menaces liées au quantique, l’évolution des règles de souveraineté des données et les réseaux vieillissants ne sont pas des défis distincts les uns des autres ; ce sont des points de pression interconnectés au sein d’un même système », explique Paul Savill, Global Practice Leader, Cyber Security & Resiliency, Network & Edge chez Kyndryl. « À l’ère de l’IA, les organisations structurées autour de l’agilité, de la souveraineté et de la préparation aux enjeux quantiques ne se contenteront pas seulement de réduire les risques, elles poseront les bases d’une innovation durable et de confiance. »

Le rapport souligne que traiter séparément la préparation au quantique, l’architecture intégrant la souveraineté et la modernisation des réseaux crée des lacunes entre ces domaines. Ces écarts génèrent des angles morts opérationnels et limitent la résilience nécessaire pour déployer à grande échelle des opérations métiers pilotées par l’IA.

Les principaux enseignements du rapport :

● Le risque quantique progresse plus rapidement que la préparation des entreprises. Bien que 62 % d’entre elles déclarent investir dans les technologies quantiques, seuls 4 % des dirigeants estiment que le quantique aura l’impact le plus significatif à court terme. Dans le même temps, 20 % redoutent que ces investissements ne produisent pas de retour sur investissement rapide. Ce décalage accroît l’exposition aux attaques de type « harvest now, decrypt later », ce qui rend la planification de la cryptographie post-quantique urgente pour les dirigeants.

● La souveraineté des données redessine l’architecture des entreprises. À mesure que les gouvernements renforcent les règles relatives à la localisation et à l’accès aux données, la souveraineté numérique devient une contrainte de conception, et non plus une simple question de conformité. Ainsi, 84 % des dirigeants déclarent que les réglementations liées à la souveraineté et au rapatriement des données ont gagné en importance au cours de l’année écoulée, tandis que 86 % estiment que l’alignement réglementaire des fournisseurs cloud devient de plus en plus critique.

● Les réseaux hérités freinent le potentiel de l’IA de nouvelle génération. Les opérations pilotées par l’IA reposent sur des flux de données continus et de haute qualité, alors même que de nombreux réseaux arrivent en fin de cycle. Ainsi, 25 % des réseaux, systèmes de stockage et serveurs critiques sont en fin de vie, et 20 % des dirigeants estiment que les réseaux constituent un frein majeur au déploiement à grande échelle des investissements technologiques récents. Malgré des investissements importants, seuls 37 % considèrent que leur infrastructure réseau est prête à faire face aux risques futurs.

Ces enseignements s’appuient sur les réponses de 3 700 dirigeants métiers et technologiques dans 21 pays. Ils mettent en évidence un écart croissant entre les domaines dans lesquels les entreprises investissent et le niveau réel de préparation de leurs infrastructures face aux menaces émergentes, dans un environnement mondial complexe et de plus en plus réglementé.

Pour en savoir plus, consultez le Security and Networks Snapshot 2025-2026 complet.

Edge datacenters, un pilier pour concrétiser les usages de l’IA

Par Rizwaan Raja chez nlighten

L’intelligence artificielle promet d’apporter d’énormes bienfaits à la société tout en transformant les entreprises et l’industrie grâce à des méthodes beaucoup plus rapides et intelligentes pour accomplir une multitude de tâches. Parallèlement, les applications d’IA engendreront une demande croissante d’espace dans les datacenters et une consommation énergétique considérable. La dernière configuration de baie NVIDIA GB200 consomme plus de 120 kW par exemple. De plus, selon une étude récente, un système d’IA générative pourrait consommer environ 33 fois plus d’énergie que des machines exécutant des logiciels dédiés à une tâche spécifique.

L’IA exige des ressources informatiques considérables et génère une quantité importante de données.

Il existe différents types d’IA : l’apprentissage automatique (ML) et ses variantes avancées, l’apprentissage profond (DL) et l’intelligence artificielle générative (GenAI). L’apprentissage automatique existe depuis un certain temps et est de plus en plus déployé non seulement dans les secteurs de la recherche académique, scientifique, médicale et gouvernementale, mais aussi dans l’industrie et les entreprises commerciales.

Cependant, l’apprentissage profond va plus loin que l’apprentissage automatique en automatisant le processus d’apprentissage après la phase d’entraînement initiale, ce qui lui permet d’apprendre et de s’améliorer sans intervention humaine continue. La GenAI va encore plus loin en générant des réponses semblables à celles des humains. ChatGPT en est un exemple typique. Il exploite de grands modèles de langage (LLM) pour traiter d’énormes quantités de données et générer du texte d’apparence humaine.

Les systèmes d’apprentissage automatique (LLM) sont un sous-ensemble de l’IA, spécifiquement conçus pour comprendre, générer et manipuler le langage naturel à une échelle impressionnante, ce qui les rend essentiels dans des applications telles que les chatbots, la création de contenu et la prise de décision avancée. L’intérêt croissant pour l’apprentissage automatique (ML) et l’intelligence artificielle générale (GenIA) ne fera qu’accélérer l’augmentation du volume de données massives à traiter et à stocker. Ce sont les données, et en grande quantité, qui sont au cœur de leur fonctionnement.

Ces trois types d’IA nécessitent un apprentissage et une inférence : l’apprentissage s’effectue en entraînant des modèles sur de vastes ensembles de données (Big Data), et l’inférence permet d’appliquer ces modèles entraînés à de nouvelles données. C’est ainsi qu’ils effectuent des prédictions ou prennent des mesures spécifiques.

Nous n’en sommes qu’aux prémices de l’aventure de l’IA. Cependant, à mesure que la société génère toujours plus de données grâce à l’utilisation des technologies et de leurs applications, nous savons que l’IA offre un potentiel immense pour stimuler l’innovation dans de nombreux usages.

 

Adopter une approche hybride de l’IA

Face aux exigences croissantes de l’IA, un modèle de datacenters hybride s’impose comme la solution la plus efficace, combinant les atouts des datacenters centralisés et edge.

Datacenters centralisés pour l’apprentissage de l’IA

La phase d’entraînement de l’IA, qui consiste à construire des modèles à partir de vastes ensembles de données, requiert une puissance de calcul considérable. Les datacnetrs centralisés, souvent situés dans des zones non métropolitaines où l’énergie et le foncier sont moins chers, sont parfaitement adaptés à ce processus gourmand en ressources. Ces grandes infrastructures peuvent héberger le système de calcul haute performance (HPC) nécessaire à l’entraînement des modèles d’IA.

Datacenters Edge pour l’inférence de l’IA

La phase d’inférence de l’IA, où les modèles appliquent leur entraînement pour prendre des décisions en temps réel, est mieux adaptée aux Datcenters edge. Plus petits et distribués, ces Datacenters sont plus proches des utilisateurs finaux et des appareils, permettant un traitement en temps réel à faible latence pour des applications telles que les véhicules autonomes, le diagnostic médical et les objets connectés. En décentralisant les tâches d’inférence, les datacenters edge réduisent ainsi la dépendance aux hubs centraux, améliorant les performances et l’efficacité.

Les datacenters edge permettent également d’atténuer les problèmes de consommation énergétique croissante en évitant de dépendre entièrement d’un seul grand datacenter où le coût de l’électricité est déjà élevé. Une partie de la charge énergétique peut être répartie entre plusieurs datacenters edge écoénergétiques, situés dans des régions où l’électricité est moins chère. On bénéficie également de la présence de sites de production d’énergie durable et décentralisés, hors de portée des hubs centralisés.

De plus, un partenariat avec des opérateurs de datacenters Edge qui collaborent avec les fournisseurs d’énergie locaux pour soutenir la stabilisation du réseau et les initiatives locales de réutilisation de la chaleur, contribue à renforcer la durabilité et la neutralité carbone.

Bon à savoir  

  1. Réduction de la latence : Les datacenters edge sont conçus pour être situés au plus près des utilisateurs et des appareils qui génèrent et consomment des données. Cette proximité réduit considérablement la distance que doivent parcourir les données, ce qui diminue fortement la latence et permet des réponses plus rapides, voire en temps réel. Ceci est particulièrement important pour l’inférence dans les applications d’IA, car il est nécessaire de traiter des données spécifiques et de prendre des décisions en quasi temps réel.
  2. Optimisation de la bande passante : Le transfert de données entre les appareils et un centre de données centralisé peut consommer une quantité importante de bande passante réseau, ce qui peut entraîner une congestion du réseau et une augmentation des coûts. En traitant les données localement dans un centre de données edge, les applications d’IA peuvent utiliser la bande passante plus efficacement et réduire le volume de données à transmettre sur le réseau.
  3. Sécurité et confidentialité : Certaines applications d’IA traitent des données sensibles ou privées qui doivent être protégées. Le traitement local de ces données dans un datacenter edge  permet de réduire les risques de fuites de données en minimisant le volume de données transmises sur le réseau longue distance. Il assure également une meilleure conformité aux lois sur la souveraineté des données, qui imposent le stockage et le traitement de certains types de données dans des zones géographiques spécifiques.
  4. Fiabilité et redondance : Les datacenters edge peuvent continuer à fonctionner même en cas de perte de connexion réseau avec le datacenter centralisé. Ceci est essentiel pour les applications d’IA nécessitant une disponibilité continue, comme dans les secteurs de la santé ou de l’automatisation industrielle.
  5. Évolutivité : Les datacenters edge permettent d’augmenter la capacité selon les besoins sans impacter significativement l’infrastructure centralisée. Ceci est particulièrement utile lorsque le volume de données générées est en constante augmentation, comme c’est souvent le cas pour les applications d’IA.

En résumé, face à la croissance continue de la demande en IA, une approche de déploiement informatique trop centralisée risque d’entraîner des limitations de performance liées à la latence, notamment pour l’inférence. L’utilisation de datacenters edge, en complément des infrastructures centralisées, peut ainsi offrir une solution plus équilibrée, plus économique et plus optimisée.

SASETY accélère sa croissance et renforce son positionnement cybersécurité

SASETY, expert européen des services SASE et de cybersécurité managée, clôture l’année 2025 sur une nouvelle phase d’accélération, marquée par une croissance soutenue et un positionnement renforcé autour de la protection des identités. Après une année 2024 de forte expansion, SASETY confirme en 2025 son ambition : devenir un acteur de référence en cybersécurité intégrée, combinant réseau, identité, validation continue et protection des environnements collaboratifs.

 

Une cybersécurité orchestrée autour de l’identité, du réseau et de l’IA

En 2025, SASETY a structuré son offre autour d’une vision claire : l’identité comme nouveau périmètre de sécurité.

L’entreprise s’appuie désormais sur quatre piliers technologiques majeurs :

  • Cato Networks – pour une architecture SASE unifiée, convergeant réseau et sécurité dans le cloud ;
  • Silverfort – pour la protection avancée des identités, la détection des compromissions et l’ITDR ;
  • Pentera – pour la validation continue de la posture de sécurité et la priorisation des remédiations ;
  • Mimecast – pour la sécurisation avancée de la messagerie, la protection contre le phishing, le BEC et les menaces ciblées.

Ces briques sont intégrées et opérées au sein d’un modèle MSP avancé, permettant aux organisations de disposer d’une visibilité consolidée, d’un scoring dynamique de leur exposition au risque et d’une capacité de réaction automatisée.

Jérôme Beaufils, Président de SASETY : « Aujourd’hui, la question n’est plus seulement de protéger le réseau ou les machines, mais de protéger l’identité, les usages et les communications. Nous avons structuré SASETY autour d’une approche orchestrée : réseau sécurisé, identité protégée, validation continue et sécurisation des canaux collaboratifs. Notre ambition est claire : permettre à nos clients de passer d’une cybersécurité défensive à une cybersécurité pilotée et mesurable. »

 

Une montée en puissance vers les grands environnements

En 2025, SASETY a significativement renforcé sa présence auprès des ETI et de groupes internationaux, avec des déploiements multi-pays et des environnements hybrides complexes. L’entreprise a consolidé son implantation en France, au Benelux et au Portugal, tout en accompagnant des projets globaux couvrant l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.

La société opère désormais plus de 80 organisations, avec :

  • Des architectures multi-sites critiques
  • Des environnements hybrides et multi-cloud
  • Des stratégies Zero Trust à l’échelle internationale
  • Des dispositifs de validation continue de la posture de sécurité

Cette évolution marque une étape importante : SASETY passe d’un rôle d’intégrateur expert à celui d’opérateur stratégique de la posture de cybersécurité.

 

Des résultats financiers en forte progression

En 2025, SASETY enregistre :

  • Une croissance de +25 % de son chiffre d’affaires
  • Une augmentation significative de son revenu annuel récurrent
  • Un carnet de commandes supérieur à 18 M€

Cette performance repose sur un modèle récurrent, modulaire et évolutif, aligné sur les nouveaux modes de consommation des solutions de cybersécurité.

 

Une mission inchangée : simplifier, orchestrer, accompagner

Au-delà des technologies, SASETY poursuit sa mission fondatrice : rendre la cybersécurité plus simple, plus cohérente et plus accessible.

L’entreprise investit dans :

  • L’automatisation des processus de détection et de remédiation
  • La construction d’indicateurs de maturité et de scoring de risque
  • L’intégration de l’IA dans l’analyse des événements et la priorisation des actions

« Nous ne vendons pas uniquement des technologies. Nous opérons une posture. Notre rôle est d’orchestrer, d’expliquer, de mesurer et d’améliorer en continu. La cybersécurité doit devenir un levier stratégique, pas une contrainte technique. » — Jérôme Beaufils

 

Cap sur 2026

Fort de cette dynamique, SASETY poursuivra en 2026 :

  • Le développement de son positionnement de gardien de l’identité
  • L’intégration de la sécurisation de l’IA dans son offre SASE
  • L’accélération de son développement commercial par des recrutements stratégiques

SASETY poursuit son ambition : accompagner dans la durée les organisations qui souhaitent transformer la cybersécurité en un levier stratégique de développement.

Sauvegarder, c’est gouverner : la donnée au cœur de la résilience numérique

Le 31 mars 2026, la Journée mondiale de la sauvegarde rappelle que la protection des données est devenue un enjeu stratégique et réglementaire.

La transformation numérique des organisations s’accompagne d’une croissance continue des volumes de données et d’une dépendance accrue aux systèmes d’information. Dans le même temps, les cyberattaques se multiplient et ciblent fréquemment les données elles-mêmes. Dans ce contexte, la sauvegarde ne peut plus être considérée comme une opération purement technique. Elle constitue un élément central de la résilience numérique.
La Journée mondiale de la sauvegarde des données informatiques, célébrée chaque 31 mars, offre l’occasion de replacer ce sujet au niveau stratégique. D’autant plus que les entreprises évoluent désormais dans un cadre réglementaire européen renforcé, notamment avec NIS2 et DORA.

Une externalisation croissante vers le cloud

De nombreuses organisations font aujourd’hui le choix d’externaliser tout ou partie de leurs sauvegardes dans le cloud. Cette approche permet de bénéficier d’infrastructures mutualisées, d’une capacité de stockage évolutive et d’une accessibilité élargie.
Elle répond également à un objectif de continuité d’activité : disposer de copies externalisées limite les risques liés à un incident local, qu’il soit technique, humain ou malveillant.
Cependant, le recours au cloud ne supprime pas la responsabilité de l’entreprise. La définition des politiques de sauvegarde, la gestion des accès, la fréquence des copies et les tests de restauration restent de la responsabilité de l’organisation. L’externalisation doit donc s’inscrire dans une stratégie maîtrisée et documentée.

Un cadre réglementaire structurant avec NIS2 et DORA

La directive NIS2 (Network and Information Security Directive 2) renforce les obligations des entités essentielles et importantes en matière de gestion des risques de cybersécurité et de continuité des activités. Elle impose notamment la mise en place de mesures techniques et organisationnelles adaptées pour protéger les systèmes d’information. La capacité à restaurer les données après un incident fait partie des attentes en matière de résilience.
Le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), applicable au secteur financier, vise à garantir la résilience opérationnelle numérique des acteurs concernés. Il encadre la gestion des risques liés aux technologies de l’information et de la communication, impose des tests réguliers et renforce la supervision des prestataires tiers, y compris les fournisseurs de services cloud. Dans les deux cas, la sauvegarde n’est plus un simple choix technique : elle s’inscrit dans un cadre de conformité formalisé et contrôlable.

Une articulation entre performance, sécurité et disponibilité

La sauvegarde participe directement à trois enjeux majeurs des systèmes d’information : la performance, la sécurité et la disponibilité. Une stratégie adaptée permet de réduire les temps d’interruption en cas d’incident, de limiter l’impact opérationnel et de préserver l’intégrité des données. Elle soutient également les démarches d’audit et de gouvernance en apportant des preuves tangibles des dispositifs mis en place. Dans un environnement où la donnée est un actif stratégique, sa protection conditionne la continité des activités et la confiance des parties prenantes.

Une gouvernance à structurer dans la durée

La Journée mondiale de la sauvegarde ne doit pas être perçue comme un simple rappel ponctuel. Elle constitue un point d’étape utile pour interroger la maturité réelle des dispositifs en place et leur adéquation avec les risques actuels. Structurer une gouvernance de la sauvegarde suppose d’inscrire le sujet dans le temps long. Cartographier les données critiques, identifier les systèmes prioritaires, formaliser des politiques claires (fréquence, périmètre, durée de conservation), tester régulièrement les procédures de restauration et documenter les responsabilités sont des étapes essentielles pour répondre aux exigences actuelles. Cette démarche implique également un alignement entre les équipes IT, les responsables sécurité et la direction. La sauvegarde ne peut être efficace que si elle est pilotée, suivie et réévaluée régulièrement, au même titre que les autres dispositifs de gestion des risques.

La sauvegarde n’est plus un simple sujet technique. Elle est devenue un indicateur de maturité et de responsabilité. À l’ère du cloud et de NIS2 et DORA, structurer une stratégie de sauvegarde robuste, testée et documentée relève pleinement de la gouvernance.

Thierry LOUBES
Head of Business Line Cloud France

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