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Santé : les données réglementées au cœur de la majorité des fuites dans le cloud et l’IA générative

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Les chercheurs du Threat Labs de Netskope ont analysé les principales cybermenaces qui ont touché les organismes de santé et leurs employés au cours des treize derniers mois et viennent de publier leurs conclusions dans leur rapport annuel sur le secteur de la santé.

Dans un contexte où de plus en plus de personnels de santé adoptent et utilisent les applications d’IA générative, le risque de fuite d’informations confidentielles à travers des prompts ou des documents continue de croître. Les données réglementées, telles que les dossiers des patients et leurs résultats cliniques, sont particulièrement exposées à ce risque, représentant 89 % de toutes les infractions aux politiques internes attribuées aux applications d’IA générative, chiffre nettement supérieur à la moyenne intersectorielle de 31 %.

Ce problème est aggravé par l’utilisation de comptes personnels pour ce type d’application sur le lieu de travail. Bien que ce comportement ait fortement diminué au cours des treize derniers mois, 43 % des professionnels de santé continuent d’utiliser des outils personnels échappant à tout contrôle interne, ce qui rend certaines fuites de données impossibles à détecter. Afin de parer à ce risque, les organismes de santé déploient désormais leurs propres versions d’applications d’IA générative à un rythme soutenu et incitent leur personnel à les employer. La proportion de collaborateurs utilisant ces applications validées par leur organisation est passée de 18 % à 67 % au cours de la même période, dépassant ainsi les moyennes intersectorielles (26 % à 62 %).

Les organismes de santé sont toujours plus nombreux à chercher de nouvelles pistes pour mettre l’IA au service de leurs objectifs. Le rapport du Threat Labs montre déjà une accélération du déploiement et de l’utilisation d’outils IA internes dotés de systèmes de sécurité spécialement conçus. Toutefois, même lorsque des applications d’IA générative ou des agents IA sont déployés en interne, ils doivent souvent se connecter au système cloud sous-jacent afin d’être traités via une API dédiée. La surveillance du trafic des API peut donc être utilisée pour évaluer les déploiements locaux d’IA. Dans le secteur de la santé, près de deux organisations sur trois détectent du trafic API vers OpenAI et AssemblyAI (respectivement 63 % et 62 %), et plus d’un tiers (36 %) vers Anthropic. Cette forte dépendance à l’égard des intégrations basées sur des API souligne le rôle croissant des services d’IA intégrés dans les systèmes cliniques, administratifs et opérationnels, qui doivent également être sécurisés et gérés avec soin pour limiter les risques d’incidents.

L’utilisation d’applications cloud personnelles sur le lieu de travail reste néanmoins problématique en matière de sécurité des données, les collaborateurs pouvant y importer (intentionnellement ou non) des données sensibles. Ici encore, les données réglementées sont les plus exposées, cette catégorie représentant 82 % des infractions aux politiques internes sur l’utilisation de ce type d’application. Des solutions existent pour réduire ce risque, comme l’affichage automatisé en temps réel d’avertissements en vue de dissuader le partage d’informations sensibles avec des services externes, ou encore le blocage des téléchargements vers des applications personnelles. Au cours de l’année écoulée, plus de la moitié des organismes de santé (56 %) ayant mis en place de telles politiques ont empêché les utilisateurs de télécharger des fichiers vers des comptes Google Drive personnels, ce qui illustre bien la fréquence des risques d’exposition des données dans les applications cloud les plus répandues. Google Drive est d’ailleurs suivi par Google Gmail (39 %) et OneDrive (30 %).

La confiance aveugle que les employés accordent aux applications cloud et aux fichiers que ces applications peuvent héberger est largement mise à profit par les cybercriminels. Dans le secteur de la santé, Azure Static Web Apps, GitHub et Microsoft OneDrive ont été les plateformes les plus fréquemment exploitées pour distribuer des logiciels malveillants, avec respectivement 8,2 %, 8 % et 6,3 % des organisations ayant bloqué des tentatives de téléchargement de logiciels malveillants à partir de chacune de ces applications.

CANUT sélectionne OUTSCALE et UNITEL pour son Lot 3 « Cloud Souverain »

CANUT annonce l’attribution du Lot 3 « Cloud Souverain » à l’alliance formée par OUTSCALE, marque cloud de Dassault Systèmes certifiée SecNumCloud, et UNITEL CLOUD SERVICES, marque cloud du Groupe Unitel. Cette décision s’inscrit directement dans la continuité de la circulaire adressée par le Premier ministre aux acteurs des marchés publics, appelant à renforcer la souveraineté dans les choix numériques de l’État et des collectivités. 

À travers cet accord-cadre d’une durée de 4 années, la CANUT poursuit l’accompagnement des structures publiques qui souhaiteraient accélérer la relocalisation des charges de travail en France, renforcer la protection des données sensibles et contribuer à l’émergence de clouds souverains européens capables d’atteindre une taille critique. L’objectif est de proposer aux administrations et collectivités des environnements cloud souverains industrialisés, sécurisés, conformes et immédiatement exploitables.

L’alliance repose sur une complémentarité structurante. OUTSCALE apporte un socle cloud de confiance, certifié SecNumCloud, répondant aux exigences les plus élevées de l’État en matière de sécurité, de résilience et de protection des données. UNITEL CLOUD SERVICES complète ce dispositif par ses certifications PCI/DSS, HDSv2, ISO27001 ainsi qu’une capacité de déploiement et d’exploitation au plus près des territoires, grâce à un modèle fondé sur des datacenters souverains implantés en Île-de-France et dans les différentes régions françaises.

Cette dimension territoriale constitue un point clé du dispositif. Pour les collectivités et les établissements publics plus largement, la souveraineté ne se résume pas à la conformité : elle suppose aussi une proximité opérationnelle, une meilleure maîtrise des délais, une relation directe avec les équipes techniques, et une capacité d’intervention et d’infogérance adaptée aux contraintes locales. Les datacenters régionaux d’UNITEL répondent à cet enjeu en rapprochant l’infrastructure des utilisateurs, tout en conservant un cadre de sécurité et de gouvernance aligné avec les exigences publiques.

Pour la CANUT, le « move to cloud » ne peut être réduit à un simple choix technologique. La réussite des projets dépend aussi de la capacité à accompagner les migrations, d’assurer l’exploitation 24/7, de garantir la continuité de service et d’organiser la réversibilité. Le marché vise ainsi à sécuriser l’ensemble de la chaîne, de la migration à l’exploitation, tout en garantissant un niveau de performance et d’innovation équivalent aux meilleurs standards du marché, pour accompagner la modernisation des services publics.

Le dispositif répond également aux exigences croissantes liées à NIS2, qui impose un nouveau standard de cybersécurité, de gouvernance et de résilience pour de nombreux acteurs publics. Ce vecteur contractuel a notamment vocation à accompagner les collectivités concernées par la directive Européenne NIS2 (+30 000 habitants), appelées à renforcer leurs dispositifs de sécurité, de supervision et de pilotage.

Ce marché illustre une convergence stratégique entre la volonté de l’État de soutenir l’industrie française, la nécessité de relocaliser les charges critiques sur le territoire national et l’urgence de réduire les dépendances technologiques. Dans la nouvelle économie de l’IA, la souveraineté numérique devient un prérequis : sans maîtrise des données, des infrastructures et des chaînes technologiques, il n’y a ni sécurité durable, ni compétitivité.

Cette dynamique s’inscrit enfin dans le parcours de Kevin Polizzi, fondateur d’UNITEL, engagé depuis plus de vingt ans dans la construction d’un modèle d’infrastructures et d’infogérance ancré en France. L’attribution du Lot 3 « Cloud Souverain » vient confirmer la pertinence de cette vision : bâtir un cloud souverain concret, proche, conforme et industrialisé, au service des territoires et de la transformation publique.

 

Aras renforce sa stratégie cloud pour favoriser la flexibilité de déploiement et accélérer l’accès à l’IA

Aras annonce une stratégie cloud élargie pour Aras Innovator qui offre aux entreprises une plus grande flexibilité dans le déploiement, la modernisation et l’évolutivité du PLM sans sacrifier la flexibilité de configuration, le contrôle ou l’accès à des capacités IA avancées. Aras Cloud propose une plateforme qui prend en charge les déploiements en mode SaaS, en environnement géré par le client, ou en mode hybride.

Une adoption cloud en forte croissance, reconnue par les analystes

Aras est le leader du secteur dans la fourniture de solutions SaaS PLM hautement performantes. Reconnu par des analystes de premier plan, notamment IDC, qui a classé l’entreprise parmi les fournisseurs les mieux notés sur le marché des applications PLM et lui a décerné le prix 2025 « SaaS Customer Satisfaction Award for PLM ».

Aras constate une forte tendance à l’adoption du cloud, avec plus de 50 % des nouveaux déploiements d’Aras Innovator fournis en tant que SaaS et un nombre croissant de clients de longue date d’Aras migrant vers le SaaS.

Face à la nécessité de moderniser leurs environnements numériques d’ingénierie et de fabrication pour tirer pleinement parti du cloud et de l’IA, de nombreuses entreprises hésitent à adopter le SaaS par crainte de perdre en flexibilité, en gouvernance ou en investissements existants. Aras Cloud répond à ces enjeux avec une plateforme SaaS unifiée, dotée d’un plan de contrôle centralisé pour gérer identités, environnements, politiques et cycle de vie. Son architecture évite les migrations forcées, garantit une personnalisation avancée et une évolution continue, et permet de bénéficier des innovations cloud et IA sans redéploiements lourds.

Aras Cloud : une plateforme unique pour toutes les offres PLM SaaS, cloud et hybrides

Aras Cloud offre aux entreprises la flexibilité nécessaire pour adopter des solutions PLM et de continuité numérique hautement intégrées et compatibles avec le cloud grâce à une architecture à plateforme unique, de la manière la mieux adaptée à leurs besoins commerciaux, réglementaires et informatiques avec notamment :

  • Aras Innovator SaaS : L’offre cloud phare d’Aras est une plateforme complète de PLM et de continuité numérique, proposée sous forme de SaaS de niveau entreprise, avec le même degré de configurabilité et d’extensibilité qui fait la singularité d’Aras Innovator. Aras Innovator SaaS pour GovCloud répond aux besoins des acteurs de l’aéronautique, de la défense et des contractants gouvernementaux. Il prend en charge les exigences ITAR et protège les informations contrôlées non classifiées (CUI) conformément aux attentes CMMC 2.0.
  • Customer-Managed Cloud : Les clients peuvent héberger Aras Innovator Standard dans leur propre environnement cloud tout en bénéficiant de la flexibilité et de l’efficacité des services Kubernetes d’Aras, des architectures de référence et des bonnes pratiques.
  • Aras InnovatorEdge :  Ce produit ajoute à Aras Innovator des capacités de gouvernance et d’intégration fournies dans le cloud qui connectent les utilisateurs externes, les développeurs, les applications et les ressources d’IA. Avec le lancement des nouveaux services InnovatorEdge (Edge API Manager, Edge App Builder et Edge AI), les utilisateurs peuvent étendre les déploiements SaaS et gérés par les clients ou adopter des solutions de cloud hybride adaptées à leurs besoins spécifiques.
  • Aras DevOps : elle fournit une intégration continue/déploiement continu (CI/CD) basée sur le cloud pour les applications Aras Innovator, tant pour les abonnés Standard que SaaS.
  • Aras CIAM : elle fournit un service unique pour l’inscription, la connexion et l’accès aux services numériques Aras, notamment Aras Innovator, les services Aras InnovatorEdge, la communauté Aras et la Marketplace d’Aras.

« Chaque organisation se trouve à un stade différent dans son parcours vers le cloud, et nous nous efforçons d’accompagner nos clients là où ils en sont. Pour y parvenir, nous offrons à nos clients une grande flexibilité : ils peuvent choisir comment utiliser les logiciels pour soutenir leurs processus métier PLM, comment configurer leur continuité numérique, comment exploiter la puissance des capacités cloud modernes et comment intégrer l’IA dans leurs environnements d’ingénierie et de développement de produits. Cette flexibilité peut être mise à profit pour créer un avantage concurrentiel dans pratiquement tous les processus métier et tous les secteurs d’activité à l’échelle mondiale. » Leon Lauritsen, PDG d’Aras.

Tenexa progresse vers SecNumCloud avec la validation du jalon J1

Tenexa annonce la validation officielle de son jalon J1 par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dans le cadre du processus devant conduire à la qualification SecNumCloud 3.2 de sa solution. Ce jalon J1 représente l’acceptation par l’ANSSI de la stratégie d’évaluation élaborée par Tenexa pour son Cloud Privé Horizon, consolidant ainsi l’entrée de l’entreprise dans une phase d’audit approfondi du processus de qualification.

Une progression majeure vers le plus haut standard de sécurité cloud français

La qualification SecNumCloud, développée et pilotée par l’ANSSI, constitue aujourd’hui la référence la plus exigeante en matière de sécurité, de souveraineté et de confiance numérique pour les services cloud. Elle repose sur un référentiel strict de critères techniques, organisationnels et juridiques, assurant notamment :

  •  l’étanchéité des systèmes d’information ;
  •  l’hébergement et le traitement des données exclusivement sur le territoire européen ;
  •  la protection des actifs numériques contre toute influence ou législation extraterritoriale.

La validation du jalon J1 marque une avancée significative dans ce parcours exigeant, après la validation du jalon J0 obtenue par Tenexa en novembre 2025, qui avait ouvert la phase d’instruction du dossier auprès de l’ANSSI.

Horizon : une plateforme prête pour un cloud de confiance

Le Cloud Privé Horizon, cœur de l’ambition SecNumCloud de Tenexa, est une infrastructure souveraine déjà conforme aux standards européens, opérée exclusivement en France par des équipes internes réparties en Ile de France et Hauts-de-France. Il repose sur un modèle d’exploitation maîtrisé alliant sécurité, performance et conformité et est déjà certifié ISO 27001, ISO 20000 et HDS (Hébergeur de Données de Santé).

« La validation du jalon J1 par l’ANSSI confirme la qualité et la robustesse de notre stratégie d’évaluation pour Horizon et témoigne du travail collectif et de l’expertise de nos équipes. Elle s’inscrit dans notre volonté d’offrir aux entreprises manipulant des données critiques, sensibles ou stratégiques, une plateforme cloud de confiance, sécurisée, souveraine et opérée en France, répondant aux plus hauts standards de l’État. » Stéphane Clément, Président Groupe Tenexa

La souveraineté des données au cœur des infrastructures numériques

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Par Mark Pestridge, Vice-Président Exécutif et Directeur Général de Telehouse Europe ; Sami Slim, CEO de Telehouse France ; Takeyuki Yanagisawa, Directeur Général du département Business Planning de Telehouse, KDDI

À mesure que les écosystèmes numériques se développent, la souveraineté des données s’impose comme un facteur critique dans la manière dont les infrastructures sont conçues et gouvernées. Pour les entreprises, le défi consiste à trouver le juste équilibre : les infrastructures doivent permettre une collaboration mondiale tout en respectant les réglementations locales et en garantissant la confidentialité et la sécurité des données.

Cet équilibre devient d’autant plus important que les violations des lois sur la souveraineté des données se multiplient. En Europe, les autorités ont infligé des amendes de plusieurs milliards d’euros au titre du RGPD, et des mesures d’application similaires apparaissent en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Cette tendance croissante souligne la nécessité de respecter strictement les réglementations locales en matière de résidence et de transfert des données. Des pays comme l’Inde, le Vietnam et le Brésil ont adopté des règles plus strictes, imposant que certains ensembles de données restent à l’intérieur de leurs frontières nationales ou soient transférés selon des conditions définies. Ces réglementations influencent les décisions architecturales et élèvent les attentes vis-à-vis des opérateurs de centres de données. Désormais, la capacité seule ne suffit plus : les clients exigent dès le départ clarté et confiance en matière de souveraineté des données.

Cette complexité croissante a stimulé la demande pour des environnements multi-cloud et neutres vis-à-vis des opérateurs, combinant une connectivité dense et une conformité éprouvée. De tels environnements permettent aux entreprises d’adapter leurs charges de travail aux juridictions, de maintenir le stockage des données dans le pays concerné et de respecter les obligations légales sans devoir repenser entièrement leurs infrastructures. À mesure que les cadres réglementaires évoluent, l’emplacement et la propriété des infrastructures influencent de plus en plus la gouvernance. La juridiction de l’opérateur d’infrastructure détermine les régimes juridiques applicables aux données, façonnant les considérations de confidentialité et la manière dont les revendications extraterritoriales sont traitées. Cela signifie que les centres de données doivent être conçus pour être adaptables, capables d’évoluer au rythme des technologies et des réglementations.

Moteurs réglementaires

Les exigences réglementaires influencent de plus en plus la conception des centres de données, en particulier dans les secteurs fortement régulés comme les services financiers. Par exemple, le règlement sur la résilience opérationnelle numérique (DORA), applicable à partir de janvier 2025, impose aux entités financières réglementées et à leurs partenaires technologiques, tels que les centres de données, de démontrer leur capacité à résister aux perturbations et à signaler rapidement les incidents. Cela s’inscrit dans une tendance mondiale plus large : les normes internationales évoluent vers une simplification de la conformité transfrontalière, tout en répondant à des attentes croissantes en matière de cybersécurité et de durabilité. Les certifications ISO/IEC 27001 (sécurité de l’information) et ISO/IEC 27701 (gestion de la protection de la vie privée) sont fréquemment demandées et s’alignent sur les réglementations européennes, notamment NIS2 et DORA. De même, le cadre de cybersécurité du NIST offre une approche commune de la gestion des risques, aidant les parties prenantes à maintenir des pratiques cohérentes lorsqu’elles développent leurs opérations à l’international. Si les normes internationales apportent une certaine cohérence, les règles de souveraineté des données restent fragmentées. Par exemple, bien que le RGPD constitue la référence en Europe, certains États membres imposent des dispositions locales plus strictes. Par ailleurs, des pays comme la Chine et le Japon disposent de leurs propres lois sur la souveraineté des données, avec des niveaux variables de contrôle des transferts transfrontaliers.

Perspectives régionales

Chaque région présente des exigences spécifiques en matière de souveraineté des données. En France, l’hébergement de données de santé à caractère personnel requiert la certification Hébergement de Données de Santé (HDS), et le schéma mis à jour impose un hébergement physique au sein de l’EEE avec des contrôles définis. Au Royaume-Uni, les centres de données sont désormais désignés comme Infrastructures Nationales Critiques, et le projet de loi sur la cybersécurité et la résilience devrait renforcer les exigences en matière de déclaration des incidents et de gestion de la chaîne d’approvisionnement. Parallèlement, le Japon a renforcé ses lois sur la protection des données, en durcissant les restrictions sur les transferts de données vers des pays tiers. Les amendements à la loi sur la protection des informations personnelles, qui s’inscrivent dans le cadre de l’accord de partenariat économique UE–Japon, garantissent une circulation de données de confiance entre les deux régions.

Stratégies de conception pour l’adaptabilité

À mesure que les cadres réglementaires évoluent, les centres de données doivent gagner en adaptabilité. Les conceptions modulaires, qui permettent une construction par phases et des rénovations progressives, sont de plus en plus courantes. Cette approche permet aux opérateurs de s’adapter aux changements réglementaires et aux exigences des clients sans procéder à des refontes majeures.

Les conceptions modulaires contribuent également aux objectifs de durabilité, avec des zones à haute densité prêtes pour l’IA et le refroidissement liquide, ainsi qu’une réduction du PUE (Power Usage Effectiveness), du CUE (Carbon Usage Effectiveness) et du WUE (Water Usage Effectiveness). Les campus neutres vis-à-vis des opérateurs, qui prennent en charge plusieurs fournisseurs de cloud et de télécommunications, permettent aux entreprises de respecter les exigences réglementaires tout en limitant la dépendance à un fournisseur unique.

Collaboration et partenariats écosystémiques

Si la conception des infrastructures pose les bases, l’atteinte effective de la souveraineté des données nécessite une collaboration entre de multiples partenaires. Aucun opérateur ne peut à lui seul répondre à toutes les exigences réglementaires, d’où l’importance d’un écosystème connecté. Celui-ci inclut la collaboration entre réseaux de télécommunications, fournisseurs de services cloud et partenaires de sécurité afin de garantir résilience, performance et conformité. Des écosystèmes de carriers denses et des points d’échange Internet (IXP) offrent des chemins courts et diversifiés vers les utilisateurs, réduisant la latence et la dépendance à un fournisseur unique. Parallèlement, les plateformes cloud hyperscale et les accès dédiés aux clouds privés assurent des performances prévisibles pour les charges de travail réglementées et permettent des transferts de données sécurisés et directs pour des technologies émergentes comme l’IA. Au-delà de ces partenariats techniques, des outils juridiques et de conformité tels que les clauses contractuelles types (SCC) et les accords de traitement des données renforcent la transparence et la responsabilité, garantissant que les données sont traitées conformément aux réglementations.

La voie à suivre

À mesure que la souveraineté des données devient un élément central de la conception des infrastructures, les opérateurs doivent se concentrer sur la flexibilité, la transparence et la conformité. En combinant des conceptions modulaires, une interconnexion neutre vis-à-vis des opérateurs et des normes reconnues, les entreprises peuvent bâtir des infrastructures qui respectent non seulement les lois actuelles, mais s’adaptent également à l’évolution des réglementations. Ainsi, la souveraineté des données n’est plus un obstacle à contourner. Elle devient un principe de conception à part entière, garantissant que les infrastructures puissent évoluer avec le paysage géopolitique, tout en soutenant l’innovation et en maintenant les données sécurisées et conformes.

ITS Integra valide le jalon J1 vers la qualification SecNumCloud

Après l’annonce courant septembre 2025 du passage du jalon J0, ITS Integra a validé l’étape suivante (J1) en décembre dernier dans l’objectif de décrocher la qualification SecNumCloud de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour deux offres :

  • ITSecureCloud : une solution IaaS de confiance, basée sur la suite Nutanix
  • ITSecureKube : un PaaS Kubernetes

Pour rappel, propulsée par la doctrine d’Etat « Cloud au Centre », la qualification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI permet de reconnaître des offres cloud de confiance, dont l’utilisation est préconisée pour la protection des données sensibles, et vise à faire émerger un écosystème d’acteurs du numérique de confiance proposant des services et solutions hautement sécurisés.

Que signifie le jalon J1 ?

Le jalon J1 est une étape clé du processus de qualification SecNumCloud 3.2. Il intervient après le jalon J0, qui correspond à l’acceptation du dossier de candidature, et ouvre la voie à la phase d’audit approfondi. Le jalon J1 sert principalement à valider la stratégie d’évaluation proposée par le prestataire Cloud. Concrètement, il marque :

  • L’acceptation officielle par l’ANSSI de la stratégie d’évaluation des services (IaaS, PaaS, CaaS, SaaS) par le fournisseur.
  • La confirmation que le dossier est solide et complet et que les processus opérationnels correspondent bien au référentiel SecNumCloud 3.2.
  • La crédibilité de la trajectoire vers la qualification finale, jugée réaliste et conforme aux attentes de l’ANSSI.

Que se passe-t-il après le jalon J1 ?

Une fois le jalon J1 validé, le fournisseur entre dans une phase plus lourde et plus déterminante :

  • Audits techniques et opérationnels : lancement d’audits avancés couvrant l’ensemble du dispositif de sécurité, les infrastructures, les processus opérationnels, la gestion des données et de la souveraineté, avec une vérification sur site par des évaluateurs indépendants.
  • Ajustements techniques : corrections des éventuelles non‑conformités détectées durant les audits.
  • Préparation de la revue finale de l’ANSSI : après clôture des audits et remédiations, le dossier passe en revue finale. L’ANSSI peut alors délivrer la qualification SecNumCloud 3.2, valable 3 ans.

Quelles étapes restantes pour décrocher la qualification ?

Le planning de projet prévoit une qualification mi-2026 ce qui reste ambitieux compte tenu de la cadence imposée par l’ANSSI. Les deux étapes restantes sont :

  • le J2 (l’acceptation des travaux d’évaluation),
  • la décision de qualification (J3) qui peut aboutir à un Visa de sécurité de l’ANSSI.

Pour Caroline Dumur, Responsable Qualité de ITS Integra et Cheffe de projet pour SecNumCloud, il reste encore « beaucoup de travail à réaliser pour arriver à l’objectif. C’est avant tout un effort collectif et collaboratif où de nombreux acteurs de l’entreprise sont mobilisés. C’est un projet complexe présentant différents défis. Mais je suis très bien entourée et toujours aussi satisfaite de constater que les équipes n’économisent pas leurs efforts. »

Nokia choisit le fournisseur de cloud indépendant Vultr pour accélérer son « supercycle IA » et optimiser ses architectures réseau

Vultr  annonce que Nokia, leader mondial des télécommunications, a choisi ses serveurs bare metal pour déployer des workshops internationaux de routeurs virtuels et des environnements réseau complets.

Nokia accélère son « supercycle IA » avec Vultr

Nokia, pionnier des réseaux mobiles 5G/6G natifs IA, transforme l’infrastructure sans fil en y intégrant l’IA pour optimiser les performances et l’interconnexion des centres de données via ses solutions optiques et IP. Pour diffuser ce savoir-faire, le groupe déploie des workshops mondiaux alliant théorie et pratique pour 30 participants. Parallèlement, ses ingénieurs développent une solution de points de présence virtuels (vPoP) multi-locataires. Basée sur le routeur VSR et pilotée par un contrôleur SDN, cette innovation sécurise et fluidifie la connexion entre le cloud public et les sites distants.

Dans les deux cas, Vultr apporte une réponse concrète au dilemme entre budget et puissance. Nokia a ainsi identifié en Vultr le partenaire cloud apte à remplir un cahier des charges précis :

  • Gestion des coûts : offre de tarifs ultra-compétitifs pour les frais de sortie de données

  • Performances et capacité : fourniture de serveurs bare metal hautes performances et haute capacité sans surcoût lié aux logiciels intermédiaires
  • Vitesse de déploiement : instantiation rapide des ressources pour prendre en charge plus de 30 utilisateurs simultanés
  • Résilience et agilité : flexibilité multicloud et résilience opérationnelle à l’échelle mondiale

« Vultr a été sélectionné avant tout pour son excellent rapport coût-efficacité et sa grande flexibilité. Les coûts proposés par les autres fournisseurs majeurs de cloud étaient, en comparaison, considérablement plus élevés », explique Paolo Sergi, Strategic Solutions Lead chez Nokia Customer Engineering NI APAC.

Serveurs AMD EPYC et Intel Bare Metal

Nokia a choisi Vultr en raison des avantages suivants :

  • Pour l’équipe Customer Engineering

    • Coûts de sortie compétitifs et présence étendue dans toute la région Asie-Pacifique
    • Accès à des serveurs Intel Bare Metal haute performance
  • Pour les workshop labs
    • L’utilisation d’AMD EPYC 9354P est prévue pour alimenter diverses applications et services : containerlab, Event-Driven Automation (EDA), Visual Studio Code Server, Harbor et les systèmes d’exploitation réseau conteneurisés.

« Les serveurs Vultr Bare Metal nous offrent les performances, la flexibilité et le contrôle nécessaires pour déployer SR Linux, SROS et SONiC au sein de containerlab et de notre plateforme EDA », ajoute Thomas Corre, IP Routing Product Line Manager chez Nokia.

Une collaboration fructueuse : économies et satisfaction client

  • Économies spectaculaires : le coût de sortie VSR est plusieurs fois inférieur à celui des autres grands fournisseurs de cloud
  • Stratégie multicloud : Vultr sert soit de point de terminaison stratégique pour les charges de travail locales, soit de transit vers d’autres plateformes cloud
  • Impact sur les workshops : « Ces économies nous permettent de financer nos initiatives sur toute l’année. Vultr joue ainsi un rôle déterminant dans la réussite et la qualité de nos workshops internationaux », conclut Thomas Corre

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