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Cybersécurité et souveraineté numérique : comment réduire les dépendances technologiques

Longtemps cantonnée aux cercles d’experts, la souveraineté numérique s’est imposée en quelques années comme une préoccupation stratégique majeure pour les directions informatiques. Le rapport du Cigref publié en février 2025 révèle ainsi que près des deux tiers des DSI considèrent désormais ce sujet comme prioritaire. Une évolution qui traduit une réalité de plus en plus tangible : nos infrastructures numériques, nos données et une partie de nos capacités d’innovation reposent largement sur des technologies développées et opérées hors d’Europe. Dès lors, une question s’impose : comment préserver la performance et la sécurité des systèmes d’information tout en renforçant leur autonomie ?

Un environnement numérique devenu plus incertain

Le numérique n’échappe plus aux rapports de force internationaux. Les rivalités entre les États-Unis, la Chine, la Russie et l’Union européenne redessinent progressivement les équilibres technologiques mondiaux. Dans le même temps, les cyberattaques se multiplient et gagnent en sophistication. Ransomwares, attaques par déni de service distribué (DDoS), campagnes d’espionnage ou de déstabilisation : les infrastructures critiques sont devenues des cibles privilégiées. Chaque incident rappelle à quel point la maîtrise des infrastructures numériques constitue désormais un enjeu de sécurité autant qu’un enjeu économique.

Les risques liés à la dépendance technologique

Ces risques sont multiples et bien documentés. Selon une étude du Cigref menée en 2025, 80 % des dépenses liées aux logiciels et services cloud en Europe sont réalisées auprès d’acteurs américains, ce qui expose les organisations à des vulnérabilités structurelles. La hausse des coûts de licence et d’infrastructure pèse par ailleurs sur les budgets, avec une inflation estimée à 5 à 10 % par an pour les solutions cloud et logicielles étrangères.

La maîtrise des données au cœur des préoccupations

La question de la confidentialité constitue un autre sujet majeur. Lorsque des données transitent ou sont hébergées par des acteurs soumis à des législations extraterritoriales, elles peuvent potentiellement faire l’objet de demandes d’accès émanant d’autorités étrangères. Le Cloud Act américain illustre parfaitement cette problématique. Il permet aux autorités des États-Unis de solliciter l’accès à certaines données détenues par des entreprises américaines, y compris lorsque celles-ci sont stockées en dehors du territoire américain.

Cette réalité concerne également certains services de cybersécurité. Dans le cadre de la protection contre les attaques DDoS, par exemple, les centres de nettoyage du trafic analysent les flux afin d’identifier et d’éliminer le trafic malveillant. Même lorsqu’aucune donnée n’est conservée durablement, des métadonnées ou certaines informations applicatives peuvent être exposées selon les architectures mises en œuvre et le niveau de chiffrement utilisé.

À cela s’ajoute une préoccupation émergente : le scénario du « harvest now, decrypt later ». Des données interceptées aujourd’hui pourraient être conservées puis déchiffrées ultérieurement lorsque les capacités de calcul, notamment quantiques, permettront de contourner les mécanismes cryptographiques actuels.

Quand la géopolitique impacte directement les services numériques

Au-delà des enjeux techniques, les organisations doivent désormais intégrer un risque plus politique : celui d’une interruption ou d’une restriction d’accès à des services numériques sous l’effet de décisions gouvernementales. Les récents différends entre l’administration américaine et certains acteurs de l’intelligence artificielle comme Anthropic ont montré que des considérations stratégiques ou de sécurité nationale pouvaient influencer l’accès à certaines technologies. De même, la suspension en 2025 du compte Microsoft du procureur de la Cour pénale internationale à la suite de sanctions américaines a illustré de manière concrète l’impact potentiel de décisions politiques sur l’accès à des services numériques essentiels. Ces situations rappellent qu’une dépendance technologique peut rapidement devenir une dépendance opérationnelle.

Mieux mesurer pour mieux agir avec l’Indice de Résilience Numérique (IRN)

Face à ces constats, la première étape consiste à objectiver les dépendances. Dans ce contexte, l’Indice de Résilience Numérique (IRN) fournit aux organisations un cadre d’évaluation concret. Il prend notamment en compte l’origine des fournisseurs, la localisation des données, l’utilisation de standards ouverts ainsi que le niveau de diversification des prestataires. L’intérêt de cette approche est de transformer une notion parfois abstraite en indicateurs mesurables permettant d’orienter les décisions d’investissement et les plans de transformation.

Construire une souveraineté pragmatique

Renforcer sa souveraineté numérique ne signifie pas se couper du reste du monde ni exclure systématiquement les solutions étrangères. 

L’enjeu consiste plutôt à retrouver des marges de manœuvre et à réduire les dépendances les plus critiques. Cela peut passer par le recours à des solutions de cybersécurité certifiées (ISO 27001, SecNumCloud, ANSSI), l’adoption de technologies ouvertes favorisant l’interopérabilité, la diversification des fournisseurs ou encore le développement de capacités internes sur certains domaines stratégiques. La souveraineté numérique doit être envisagée comme une démarche progressive, guidée par l’analyse des risques et la recherche d’un équilibre entre performance, innovation et maîtrise.

La souveraineté numérique, un levier de compétitivité

La souveraineté numérique n’est pas une logique de repli. Elle constitue au contraire une réponse pragmatique aux nouvelles réalités du numérique mondial. Les organisations qui investissent dans la compréhension de leurs dépendances et dans la diversification de leurs solutions, notamment avec des offres européennes, renforcent non seulement leur résilience face aux crises mais aussi leur capacité à décider librement de leur trajectoire technologique. 

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Par Sacha HILIC, Directeur général chez IMS Networks

Veeam et HPE renforcent l’innovation dans le cloud privé pour l’IA et les workloads virtualisés moderne

Veeam® Software annonce un élargissement de sa collaboration en matière d’innovation avec HPE pour aider les organisations à moderniser et à faire évoluer leur cloud privé, d’une infrastructure prête pour l’IA et d’architectures validées à des solutions packagées reproductibles et prêtes à l’emploi pour les partenaires permettant d’accélérer les déploiements. Forts de leur alliance et s’appuyant sur l’approche Data Resilience by Design, un cadre qui place la résilience au cœur de la sécurité, de la gouvernance et de la restauration des données, Veeam et HPE développent de nouvelles capacités visant à accélérer l’adoption du cloud privé avec des architectures plus simples, des pipelines de données d’IA plus sûrs et une création de valeur plus rapide.

« Le cloud privé évolue rapidement car les entreprises cherchent à exploiter l’agilité du cloud, tout en bénéficiant d’un contrôle accru, d’une gouvernance renforcée et de la capacité d’opérationnaliser l’IA au plus près de leurs données », explique John Jester, Chief Revenue Officer (CRO) chez Veeam. « L’IA transformera les entreprises, mais seulement si les dirigeants peuvent avoir confiance dans les données qui l’alimentent. Cette confiance repose avant tout sur la résilience : la certitude que les données sont protégées, restaurables et gouvernées de bout en bout. En collaboration avec HPE, Veeam apporte cette couche de confiance aux environnements de cloud privé grâce à des architectures validées et des solutions prêtes à l’emploi pour les partenaires, afin d’aider les clients à protéger et gouverner leurs données, à réduire les risques tout au long des pipelines d’IA et à accélérer leurs résultats métier sans compromettre les performances ni l’agilité. »

HPE Private Cloud AI : nouvelles architectures validées pour les déploiements de cloud privé prêts pour l’IA

Veeam et HPE publieront de nouvelles architectures validées pour HPE Private Cloud AI afin d’accompagner les clients dans le déploiement d’environnements privés sécurisés et prêts pour l’IA. Usine d’IA clé en main co-développée avec NVIDIA dans le cadre du portefeuille NVIDIA AI Computing by HPEHPE Private Cloud AI a été conçue pour fournir un espace de travail IA complet et sécurisé, intégrant un lac de données unifié, des modèles déployables et des cas d’usage agentiques. Alors que les exigences en matière de souveraineté des données se généralisent à l’échelle mondiale et que les attentes en matière d’éthique de l’IA passent du stade de déclarations de principe à celui d’obligations opérationnelles, les organisations ont besoin d’architectures concrètes qui peuvent protéger les données, renforcer la capacité de restauration et accroître la confiance dans le traitement des données par l’IA.

« Les entreprises se tournent vers le cloud privé pour répondre à leurs exigences en matière de performance et de souveraineté, tout en mettant en place les garde-fous nécessaires à l’IA », souligne Patrick Osborne, SVP of Technology Acceleration for hybrid cloud chez HPE. « Grâce à ces nouvelles architectures validées pour HPE Private Cloud AI et notre collaboration élargie avec Veeam, nous offrons à nos clients une approche prête à l’emploi pour déployer l’IA au plus près des données, en combinant une infrastructure éprouvée, une gouvernance renforcée et une confiance accrue dans la manière dont les données d’IA sont préparées, traitées et protégées lors du passage des phases pilotes à la production. »

Les architectures validées incluront les éléments suivants :

  • La Veeam Data Platform et la solution Veeam Kasten, toutes deux composantes de la Veeam DataAI™ Command Platform, pour assurer la continuité opérationnelle des workloads virtualisés et basés sur Kubernetes qui soutiennent les initiatives d’IA.
  • Une ingestion de données sécurisée permettant aux organisations de préparer et d’ingérer les données pour les cas d’usage de l’IA avec des contrôles renforcés et une plus grande confiance dans le traitement des données, en complément de HPE AI Essentials, qui gère le cycle de développement et de déploiement des modèles.

Ces architectures validées simplifient les déploiements et aident les clients à passer plus rapidement des projets pilotes de l’IA à la production, tout en maintenant des garde-fous opérationnels adaptés aux environnements de cloud privé des entreprises.

Cloud privé HPE résilient : reproductible et prêt à l’emploi pour les partenaires

Dans le prolongement de l’annonce récente de HPE concernant son cloud privé unifié, HPE et Veeam mettent à la disposition de leurs partenaires des outils de dimensionnement et des modèles intelligents pour faciliter le positionnement et le déploiement d’environnements de cloud privé résilients reposant sur HPE Private Cloud PC3000 avec HPE Morpheus Software VM Essentials. L’objectif est d’aider les partenaires à standardiser les architectures, à rationaliser le cadrage des projets et à accélérer les déploiements, afin que les clients puissent étendre leurs environnements de cloud privé avec une plus grande prévisibilité et des coûts opérationnels réduits grâce à Veeam et HPE Private Cloud.

Pour simplifier davantage l’adoption et la modernisation, Veeam fournit également un guide pratique de migration des machines virtuelles vSphere vers des machines virtuelles exécutées sur HPE Morpheus. Grâce à la Veeam Data Platform, HPE Private Cloud aide ses clients et partenaires à planifier et à mener à bien ces transitions à mesure qu’ils font évoluer leurs stratégies de cloud privé, tout en préservant la résilience et la capacité de restauration requises pour les workloads critiques de l’entreprise.

Élargir la feuille de route du cloud privé pour inclure la sécurité, la gouvernance et la confiance dans l’IA

À mesure que l’IA évolue du statut d’outils d’assistance à celui d’agents autonomes agissant sur les données d’entreprise à la vitesse des machines, les organisations sont confrontées à un écart croissant entre leur confiance dans leur niveau de préparation à l’IA et leur capacité à produire des éléments probants exploitables en audit, attestant que leurs pipelines de données, leurs contrôles d’accès, leurs mécanismes de gouvernance et leurs capacités de restauration peuvent résister à l’examen des conseils d’administration, des auditeurs et des autorités réglementaires. La confiance dans l’IA est élevée, mais la confiance seule ne suffit pas pour passer à l’échelle. C’est pourquoi Veeam et HPE mettent tout en œuvre pour aider leurs clients à opérationnaliser la confiance dans l’IA, et non simplement à l’envisager comme un objectif.

La Veeam DataAI Command Platform est la première infrastructure unifiée de confiance pour les données et l’IA à l’ère agentique. Elle regroupe des domaines clés, notamment DataAI Security, DataAI Governance, DataAI Compliance, DataAI Privacy et DataAI Resilience, optimisé par le DataAI Command Graph, la couche d’intelligence de Veeam qui alimente toute la plateforme dotée de centaines de connecteurs couvrant tous les environnements cloud, les applications SaaS et les environnements on-prem.

S’appuyant sur l’approche Data Resilience by Design, les deux entreprises étendent leur collaboration afin de créer un lien entre les résultats en matière de résilience (protection, capacité de reprise et restauration fiable) et la gouvernance et les contrôles nécessaires à une IA de confiance. Pour contribuer à combler ce déficit d’exécution, HPE Services servira de partenaire pilote au nouveau Data and AI Trust Maturity Model de Veeam, un cadre alimenté par la recherche et validé par les clients, qui offre aux dirigeants une méthode claire et objective pour évaluer leur situation réelle, mesurer leurs progrès, et prioriser les capacités nécessaires pour renforcer leur niveau de préparation à la confiance autour de quatre piliers fondamentaux : la compréhension, la sécurité, la résilience et l’activation.

Zoom étend son IA pour aider les collaborateurs à reprendre le contrôle de leurs données

L’adoption de l’intelligence artificielle progresse rapidement dans les entreprises, mais elle s’accompagne de nouvelles interrogations sur la souveraineté, la conformité et la résidence des données. Les fournisseurs cherchent désormais à proposer davantage de flexibilité dans leurs modèles de déploiement.

L’intelligence artificielle est devenue un sujet stratégique pour de nombreuses organisations, y compris dans les secteurs les plus réglementés. Santé, finance, administration publique ou industrie cherchent à tirer parti de l’automatisation et de l’analyse avancée des données, tout en maintenant un niveau élevé de contrôle sur les informations traitées.

Cette tension entre innovation et gouvernance devient l’un des principaux défis des projets IA. Si les modèles hébergés dans le cloud public ont accéléré l’adoption de ces technologies, certaines organisations restent contraintes par des exigences de conformité, de confidentialité ou de résidence des données qui limitent leur capacité à externaliser certains traitements.

C’est dans ce contexte que Zoom introduit Zoom AI On-Prem. L’offre permet aux entreprises d’exécuter certaines fonctions d’intelligence artificielle directement dans des infrastructures qu’elles contrôlent, qu’il s’agisse de centres de données internes ou d’environnements cloud privés.

La solution s’appuie sur Zoom Node et permet notamment de traiter localement des fonctionnalités comme les sous-titres ou les transcriptions de réunions. L’objectif consiste à conserver les données sensibles dans l’environnement du client tout en bénéficiant des capacités d’automatisation associées à l’IA.

Cette annonce s’inscrit dans une tendance plus large observée sur le marché du cloud. Après plusieurs années dominées par une logique de centralisation, les entreprises recherchent désormais davantage de souplesse dans leurs architectures. Les modèles hybrides, multicloud et privés gagnent en importance à mesure que les contraintes réglementaires se renforcent.

L’essor de l’IA accélère encore ce mouvement. Les données utilisées pour entraîner, alimenter ou enrichir les systèmes d’intelligence artificielle deviennent des actifs stratégiques dont la gouvernance doit être maîtrisée. Les questions relatives à l’emplacement du traitement, à l’accès aux données ou à leur conservation occupent désormais une place centrale dans les décisions technologiques.

Pour les fournisseurs, la différenciation ne repose plus uniquement sur la puissance des modèles ou la richesse des fonctionnalités proposées. Elle dépend aussi de leur capacité à offrir plusieurs modes de déploiement afin de répondre aux exigences de sécurité, de conformité et de souveraineté propres à chaque organisation.

Cloud et télécoms : Kissgroup accélère sa croissance sans vente directe

Deux ans après sa création, Kissgroup franchit la barre des 180 partenaires actifs et des 2,2 M€ d’ARR. Un palier atteint avec un parti pris commercial qui détonne sur son marché : ne jamais vendre au client final. La société, rentable depuis un an, structure ses équipes commerciale et technique pour soutenir sa croissance.

Un modèle 100 % indirect, à contre-courant du marché

Fondée en 2024 par Julien Ohayon (CEO), Olivier Scala (CTO) et François Poulet (Chief Software Developer), Kissgroup adresse exclusivement les prestataires IT, ESN, intégrateurs et opérateurs, qui revendent ses services Cloud, connectivité, voix, sauvegarde, stockage et mobile sous leur propre marque. Aucune commercialisation directe, aucun appel d’offres en concurrence avec ses partenaires : le pacte est inscrit dans le modèle économique de l’entreprise.

Un positionnement assumé sur un marché où la plupart des opérateurs combinent une activité grand compte directe et un canal indirect, source récurrente de tensions commerciales avec les revendeurs.

Une croissance portée par le portail partenaire KissMy

La trajectoire de Kissgroup s’appuie sur un outil que la société présente comme son principal différenciant : KissMy, un portail unifié qui permet aux partenaires de gérer en autonomie l’intégralité du cycle de vie de leurs services : du devis à la résiliation, en passant par la configuration, le monitoring et la signature électronique. Une application mobile et un portail client final entièrement brandé à la marque du partenaire sont inclus, sans surcoût.

KissMy évolue au rythme d’une mise à jour par mois, alimentée en partie par les retours des partenaires. Cette mécanique d’itération continue est régulièrement citée par les revendeurs comme un facteur clé de fidélisation.

Disponibles sur l’ensemble des offres, des API ouvertes permettent aux partenaires d’intégrer Kissgroup à leurs propres outils ; facturation, ticketing, CRM ; supervision, d’automatiser les actions de provisioning et de monitoring, et d’exposer les données pertinentes à leurs clients finaux.

Une équipe qui se structure

Pour absorber la croissance et accélérer le développement de KissMy, Kissgroup vient de renforcer ses équipes avec l’arrivée d’un responsable commercial et d’un ingénieur systèmes et réseaux. La société prévoit de poursuivre ses recrutements sur les volets commercial et technique au second semestre.

« On a démarré avec une conviction simple : les MSP sont les mieux placés pour servir leurs clients. Notre job, c’est de leur fournir l’infra et les outils, pas de leur faire concurrence. Deux ans plus tard, 180 partenaires nous suivent et la boîte est rentable. La suite, c’est densifier ce réseau et continuer à faire évoluer KissMy au rythme des besoins du terrain. »Julien Ohayon, CEO et co-fondateur de Kissgroup

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Datacenters : comment conjuguer souveraineté numérique et performance de proximité

L’externalisation croissante des systèmes d’information amène les entreprises à se tourner vers des partenaires de confiance pour héberger leurs infrastructures, applications et données. Dans ce contexte, le choix de son datacenter s’impose comme un sujet stratégique et engageant pour toutes les entreprises. Alors comment faire le bon choix et quels critères privilégier ? Si de nombreux points peuvent être abordés, force est de constater que les sujets de la souveraineté et de la proximité sont aujourd’hui des critères déterminants.

La souveraineté : bien plus qu’un simple concept

Plus que jamais, l’actualité nous rappelle à quel point le sujet de la souveraineté n’est pas un simple gadget, mais un élément stratégique à prendre en considération dans sa gouvernance IT. En ce sens, opter pour des datacenters français et européens est une réelle assurance de protéger au mieux ses assets IT et données. En effet, en optant pour ce type de structures, les entreprises auront la garantie d’évoluer dans un cadre réglementaire protecteur notamment en matière de confidentialité de leurs données. À l’inverse, se tourner vers des datacenters nord-américains les exposerait à des risques importants sur ces mêmes aspects de confidentialité (Patriot Act). Attention donc à bien prendre en compte ce point stratégique dans son processus de sélection.

La proximité : un réel gage de qualité

Lorsque l’on parle de proximité, le champ d’application va au-delà de la simple commodité géographique. L’infrastructure de datacenters edge doit être spécialement conçue pour prendre en charge la colocation et les applications nécessitant une latence minimale. Les datacenters edge sont situés dans des emplacements privilégiés, à proximité des clients, des collaborateurs et principaux points de connectivité. Ces caractéristiques favorisent un écosystème dynamique pour les entreprises locales, la distribution de contenu, les connexions réseau et les solutions cloud.

Forts de ces éléments, la demande de services en datacenters Edge ne cesse d’augmenter avec les besoins croissants en terme de volume de données et de rapidité. Les sites de proximité sont donc indispensables aux entreprises qui veulent aborder sereinement la croissance constante de l’Internet des objets (IoT), de l’intelligence artificielle (IA), des technologies 5G, du big data et des applications cloud. 

En prenant en compte les notions de souveraineté et de proximité, les entreprises et structures publiques pourront mener à bien leurs stratégies d’hébergement et travailler à long terme avec des partenaires de confiance. Ces derniers pourront alors  les accompagner  en mettant à leur disposition des infrastructures évolutives et adaptées à leurs besoins.

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Thomas MURTIN chez nLighten France

Cribl : l’IA agentique fait évoluer les besoins d’infrastructure data et de télémétrie

Une enquête HBR Analytic Services soutenue par Cribl montre que le déploiement des agents IA augmente les volumes de télémétrie, renchérit les coûts d’infrastructure et pousse les entreprises à moderniser leur socle data.

L’IA agentique ne transforme pas seulement les usages métiers de l’intelligence artificielle. Elle modifie aussi les besoins d’infrastructure des entreprises. En permettant à des agents IA d’exécuter des workflows complexes, d’interagir avec plusieurs systèmes et de prendre des décisions en fonction du contexte, les organisations augmentent mécaniquement leurs besoins en données, en connectivité, en gouvernance et en observabilité.

Les chiffres issus de l’enquête HBR Analytic Services soutenue par Cribl montrent que cette transformation est déjà visible. 80 % des répondants indiquent que leur organisation s’attend à devoir faire évoluer son infrastructure data à cause de l’IA agentique. Cette donnée illustre un basculement important : les projets IA ne peuvent plus être pensés uniquement comme des couches applicatives ajoutées à l’existant. Ils nécessitent un socle capable d’alimenter les agents en données fiables, accessibles et exploitables en continu.

La télémétrie occupe une place centrale dans cette évolution. Les agents IA génèrent et consomment des données liées au comportement des systèmes, aux interactions utilisateurs, aux performances applicatives et aux décisions automatisées. Le rapport indique que 76 % des organisations ayant des agents en production, en pilote ou en expérimentation constatent une hausse du volume de données de télémétrie. Pour près d’un tiers d’entre elles, ce volume a doublé ou davantage.

Cette hausse crée un défi pour les infrastructures existantes. Les outils traditionnels d’observabilité et de supervision, déjà sollicités par la multiplication des architectures cloud, microservices et distribuées, peuvent rapidement atteindre leurs limites lorsque les agents IA viennent s’ajouter à l’équation. Les entreprises doivent alors être capables de traiter plus de données, plus vite, tout en maîtrisant les coûts et en conservant la flexibilité nécessaire pour expérimenter.

Le rapport fait également ressortir un enjeu financier. Parmi les organisations ayant des agents en production, en pilote ou en expérimentation, 47 % indiquent que les coûts d’infrastructure data liés à l’IA agentique sont supérieurs aux attentes. Cette situation montre que le coût réel de l’IA ne se limite pas aux modèles ou aux applications visibles. Il inclut aussi les investissements nécessaires dans les plateformes data, les outils d’observabilité, les capacités de stockage, les réseaux et les architectures à faible latence.

Pour Cribl, cette évolution impose de repenser la manière dont les entreprises collectent, traitent et orientent leurs données de télémétrie. L’enjeu n’est pas seulement d’accumuler davantage de données, mais de donner aux équipes la capacité de choisir où les envoyer, comment les transformer, combien les conserver et comment les exploiter en fonction des usages. Cette approche devient essentielle pour éviter que les volumes générés par l’IA agentique ne créent une nouvelle pression économique et opérationnelle.

L’infrastructure data devient ainsi un facteur de passage à l’échelle. Sans données de qualité, intégrées et gouvernées, les agents IA risquent de produire des résultats limités, difficiles à expliquer ou impossibles à industrialiser. Le rapport souligne d’ailleurs que les principaux axes d’amélioration concernent la qualité des données, l’intégration entre systèmes et la gouvernance de la donnée.

Avec ce rapport, Cribl positionne la télémétrie comme un maillon essentiel du développement de l’IA agentique. Les entreprises qui veulent déployer des agents IA à grande échelle devront moderniser leur socle data, maîtriser leurs flux et construire une infrastructure suffisamment ouverte, flexible et efficace pour accompagner l’augmentation des usages sans subir l’explosion des coûts.

Emploi et formation : Cleansoft investit dans les compétences des infrastructures critiques

Cleansoft continue d’innover et annonce la création d’un plateau technique dédié à la formation des Techniciens en Datacenters. Situé sur Aubagne, ce dernier représente un investissement conséquent et permet de former des futurs experts aux métiers de l’entretien et de la réhabilitation des datacenters .

Répondre à la formation de métiers en tension 

Fort d’une poussée importante du nombre de datacenters sur toute la France, le besoin en technicien expérimenté dédié au maintien en conditions opérationnelles des équipements se positionne comme un sujet stratégique. C‘est dans ce contexte que le nouveau plateau technique permettra de former massivement de nouveaux talents.

La Cleansoft Academy : un mini data center pour former les techniciens

Ainsi, ce plateau unique de 75 M2 permettra aux apprenants de se former aux techniques de maintien en conditions opérationnelles les plus avancées sur le marché des datacenters & infrastructures critiques. Il sera ainsi possible d’acquérir des expertises précises sur des sujets complexes comme les opérations de deep cleaning, de micro-dépoussiérage, de réhabilitation, de confinement, ou encore des travaux sur des ouvrages de second œuvre (planchers techniques, plafonds suspendus, cloisons et autres ouvrages sensibles).

À travers cette annonce, le groupe Cleansoft démontre une nouvelle fois sa capacité à se positionner comme un acteur central sur ces domaines d’expertise et à diffuser de bonnes pratiques pour permettre aux exploitants de datacenters d’intégrer la performance et l’excellence opérationnelle au centre de leur modèle de croissance. 

Bertrand Debruyne, Directeur Général du groupe Cleansoft « Pour la construction de notre Datacenter Ecole nous avons mobilisé l’ensemble de nos équipes, terrain comme bureau, dans un format collaboratif et immersif.  La Cleansoft Academy est bien plus qu’un simple chantier : c’est un outil de formation et de transmission, au service de la qualité, de la sécurité et de l’avenir de nos métiers »

Un Datacenter regroupant l’ensemble des savoirs faire de Cleansoft

-Planchers techniques 
-Plafonds suspendus
-Cloisons grillagées 
-Couloirs de confinement 
-Menuiserie & Métallerie
-Micro-dépoussiérage – Deep Cleaning et contrôle de la qualité de l’air
-Levage d’équipements IT actifs pour remplacer des planchers surélevés défaillants.

Bertrand Debruyne, Directeur Général du groupe Cleansoft « Nous sommes fiers de lancer cette initiative sans précédent qui est une chance unique de former des techniciens aux techniques de maintien en conditions opérationnelles des datacenters. Cela nous permettra d’une part de former nos équipes en continu, mais aussi de former nos jeunes techniciens soucieux de développer et d’acquérir des expertises reconnues et ce afin de pouvoir répondre rapidement au développement nos activités dans ce secteur dynamique. »

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