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MOBOTIX fait entrer Dunkin’ dans le CLOUD

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DFNBG Gastro GmbH & Co. KG, exploitant de 48 succursales Dunkin’ et d’autres établissements de restauration en Allemagne, a migré vers MOBOTIX CLOUD pour la gestion centralisée de sa vidéosurveillance. DFNBG travaille depuis plus de dix ans en partenariat avec VALEO IT Neteye GmbH, Diamond Partner MOBOTIX, qui a mis en œuvre et optimisé en permanence des solutions vidéo MOBOTIX sûres et efficaces dans les 48 succursales Dunkin’.

 

En raison de la forte croissance de DFNBG, les exigences du système de gestion vidéo existant ont augmenté. Le stockage local des données vidéo est devenu de plus en plus complexe, à la fois en termes de réglementation sur la protection des données et de gestion des droits d’accès. L’exploitation des systèmes de stockage local s’est avérée particulièrement difficile dans les centres commerciaux. La solution : une migration progressive du stockage NAS local vers le MOBOTIX CLOUD, conforme à la protection des données.

Gestion des accès et conformité au RGPD : la solution MOBOTIX CLOUD

L’offre de vidéosurveillance en tant que service (VSaaS) MOBOTIX CLOUD permet aux utilisateurs de contrôler facilement leurs caméras via une application gratuite. Les vidéos enregistrées sont stockées dans des centres de données à haute disponibilité et cybersécurisés situés à proximité de l’utilisateur. Le stockage des données s’effectue dans le respect des exigences du RGPD.
L’un des principaux avantages de MOBOTIX CLOUD réside dans la combinaison de caméras intelligentes et d’une plateforme cloud performante. Les caméras analysent les événements sur place et ne transfèrent que les données pertinentes vers le cloud. Cela permet de réduire les besoins en bande passante tout en maintenant les normes de sécurité les plus élevées. La communication entre les caméras et le cloud s’effectue par l’intermédiaire du pont MOBOTIX, une unité de connexion hautement sécurisée qui assure la protection de la transmission des données. La solution cloud élimine également la nécessité de disposer sur place de salles de serveurs séparées répondant à des normes de sécurité élevées, ce qui constitue un avantage déterminant pour les succursales situées dans des centres commerciaux ou des lieux très fréquentés.

Les données stockées dans le cloud sont gérées directement par les utilisateurs eux-mêmes. Cela signifie que les entreprises telles que DFNBG peuvent contrôler leurs droits d’accès de manière centralisée sans avoir à créer des solutions individuelles pour chaque succursale. « Il était clair pour nous que le système était sûr – y compris sur le plan de la cybersécurité – et qu’il dépassait nos exigences. Mais la gestion centralisée de tous les droits d’accès nous fait vraiment gagner du temps et de l’argent », déclare Harry Taubert, Construction & Development Manager à la DFNBG. Environ la moitié des succursales de Dunkin’ ont déjà été converties au système MOBOTIX CLOUD, et les autres succursales suivront successivement.

VALEO IT Neteye : Partenaire exclusif de MOBOTIX pour des solutions vidéo innovantes

Diamond Partner MOBOTIX de longue date et l’un des plus grands intégrateurs de systèmes MOBOTIX en Allemagne, VALEO IT Neteye a joué un rôle déterminant dans la fourniture de solutions de surveillance personnalisées et évolutives à la DFNBG. VALEO IT Neteye propose également un service complet de formation à DFNBG afin de s’assurer que tout le monde reste au fait des évolutions du secteur. « Nous ne proposons à nos clients que des solutions MOBOTIX car nous sommes absolument convaincus de la qualité et de la durabilité des produits fabriqués en Allemagne », explique Norbert von Breidbach-Bürresheim, Managing Director de VALEO IT Neteye.

Hyland continue de redéfinir la gestion de contenu en entreprise

L’adoption massive alimente la croissance de la plateforme nouvelle génération d’Hyland, qui a connu une hausse de 280 % en six mois transformant la manière dont les entreprises exploitent et gèrent leurs données critiques Le Content Innovation Cloud™ repousse les limites traditionnelles, rationalise les flux de travail, automatise les processus et permet aux organisations d’exploiter les données comme jamais auparavant. Avec une croissance accélérée de sa clientèle dans tous les secteurs, Hyland établit une nouvelle norme en matière de gestion de contenu d’entreprise.

« Nous avons entrepris de redéfinir la gestion intelligente du contenu, et c’est exactement ce que nous avons fait »,a déclaré Jitesh S. Ghai, PDG d’Hyland. « Grâce à l’automatisation agentique, aux données liées à l’IA et aux intégrations fluides, nos innovations transforment non seulement les entreprises, mais aussi l’ensemble du secteur. Il s’agit d’une étape importante qui mérite d’être célébrée, et ce n’est que le début de notre mission visant à transformer le contenu en intelligence, les flux de travail en agents et les données en avantage concurrentiel. »

« Dans la lignée de l’essor mondial de la plateforme Content Innovation Cloud™, qui a connu une adoption record de +280 % en seulement six mois, Hyland étend activement son utilisation de data-centers basés en Europe — combinant une portée globale avec une expertise locale ciblée pour mieux répondre aux besoins des organisations européennes », déclare Mountaha Ndiaye, Directrice EMEA, Ecosystem Sales & Programs chez Hyland.

Alimenter la transformation : stimuler la croissance, l’innovation et l’impact

•    Croissance robuste : au cours des six derniers mois, l’adoption du Content Innovation Cloud par les clients a bondi de 280 %, soulignant à la fois l’intérêt croissant des clients et les opportunités offertes par l’ensemble du portefeuille. 
•    Optimisation de la prise de décision : les clients utilisent l’enrichissement des connaissances et l’argentic document processing pour prendre des décisions plus autonomes et plus intelligentes.
•    Connectivité transparente et automatisation agentique : grâce à Agent Builder et au Content Federationservices, les organisations peuvent unifier et accéder à du contenu prêt pour l’IA dans tous les systèmes et tous les secteurs.
•    Mises à jour fluide : le service Cloud Update permet aux clients de rester à jour en automatisant les mises à jour mensuelles d’OnBase, réduisant ainsi la complexité et garantissant les dernières innovations du Content Innovation Cloud.
•    Une portée mondiale, une expertise locale : Hyland se développe en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique latine et sur d’autres marchés émergents afin d’offrir à ses clients la combinaison idéale entre connaissances localisées et envergure mondiale.
•    Optimisation des flux de travail en entreprise : les solutions Cloud-native integrations étendent le Content Innovation Cloud aux principales plateformes de CRM, de santé et d’assurance, permettant ainsi aux organisations de gérer et d’exploiter le contenu directement dans les systèmes qu’elles utilisent au quotidien.

Refroidissement liquide, GPU et edge : les data centers face aux défis de l’IA

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Par Andy Fenton (VP Sales and Marketing, Telehouse Canada), Ken Miyashita (Managing Director, Telehouse Thaïlande) et Sami Slim (CEO, Telehouse France)

L’intelligence artificielle n’est plus cantonnée aux laboratoires d’innovation. Elle est désormais déployée à grande échelle et transforme en profondeur le fonctionnement des data centers. Cette évolution se constate en Asie, en Europe comme en Amérique du Nord, où les organisations cherchent à rapprocher les moteurs d’inférence des utilisateurs finaux et des sources de données. En conséquence, la conception des infrastructures, les critères d’achat et les stratégies à long terme des data centers évoluent rapidement.

Il s’agit souvent de rapprocher la puissance de calcul des zones de consommation. Par exemple, les enseignes de la grande distribution installent des micro-régions en périphérie urbaine pour que leurs moteurs de recommandation répondent en quelques millisecondes. De leur côté, les salles de marchés exécutent des traductions en temps réel depuis des racks dépassant les 100 kW, avec refroidissement liquide, et connectés à la même boucle fibre que les moteurs de correspondance boursiers. Si ces GPU étaient installés plus loin, la latence du réseau effacerait tout le gain de performance lié à la puissance de calcul.

Ce besoin de rapprocher les charges IA des points de génération de données pousse les exploitants de data centers et leurs clients à repenser entièrement la conception, la connectivité et la gestion de leurs infrastructures pour suivre le rythme de la prochaine vague de croissance de l’IA.

Des services conçus pour durer

 

L’IA évolue si vite que l’infrastructure doit pouvoir s’adapter en quelques mois, et non en quelques années. Cela implique de prévoir des zones GPU à haute densité, de déployer des routes en fibre noire contournant les points de congestion, et de concevoir des aménagements capables de passer de l’air au refroidissement liquide sans reconstruction complète. Si un fournisseur ne peut pas rapidement augmenter ses plafonds de puissance et de dissipation thermique, les projets IA risquent d’être bloqués.

La connectivité est un autre enjeu majeur, souvent sous-estimé. Une étude récente menée par S&P Global Market Intelligence – 451 Research pour Telehouse, auprès de plus de 900 cadres IT dans le monde, révèle que plus de 90 % des entreprises considèrent les accès cloud comme un élément clé de leur architecture IA/ML. Plus de 55 % signalent même des problèmes réseau importants liés à l’IA.

Dans les faits, ces préoccupations poussent les entreprises vers des campus de data centers neutres vis-à-vis des opérateurs, avec des connexions optimisées vers les clouds hyperscale, des délais de mise en service réduits à quelques jours, et une bande passante évolutive. Les entreprises nativement axées sur l’IA privilégient désormais la densité d’interconnexion et la rapidité d’approvisionnement plutôt que la seule surface au sol. Elles arrivent avec des exigences techniques précises et attendent que l’écosystème soit prêt dès le premier jour.

La demande pour des services spécialisés — comme le GPU-as-a-Service ou des environnements adaptés à différents types de charges IA — ne cesse de croître.

Certains data centers allouent déjà plusieurs mégawatts au refroidissement liquide dédié aux GPU. D’autres accompagnent les acteurs de l’IA transfrontaliers dans le respect des réglementations locales en matière de souveraineté des données. Les fournisseurs d’infrastructures ne doivent plus se contenter de comprendre le matériel, ils doivent maîtriser les charges applicatives. Cela suppose une expertise d’ingénierie, des budgets énergétiques transparents, et une capacité à moderniser les installations en fonction des impératifs économiques.

Les bonnes questions à se poser pour anticiper l’IA

 

À mesure que l’IA prend de l’ampleur, il devient essentiel de poser les bonnes questions lors de l’évaluation des capacités d’un data center. Tout commence par l’analyse des charges de travail : quels systèmes, utilisateurs ou flux de données doivent être connectés ? Cette définition des cas d’usage est cruciale, car les besoins en matière de localisation, de refroidissement ou d’interconnexion diffèrent fortement entre l’apprentissage (training) et l’inférence.

Les acheteurs doivent se renseigner sur la capacité maximale actuelle par rack, les seuils précis qui déclenchent une montée en puissance, ainsi que sur la feuille de route du refroidissement : quand et comment le liquide sera-t-il introduit ? Ils doivent également identifier les carriers et passerelles cloud disponibles dès l’ouverture, connaître les latences garanties et s’assurer du respect des règles de souveraineté des données et des exigences en matière de reporting carbone en temps réel.

Anticiper les besoins à 18 mois

 

Trois grandes tendances façonneront les exigences jusqu’en 2026 :

  1. Les éditeurs de logiciels grand public intègrent des assistants génératifs dans les suites bureautiques et plateformes de relation client, multipliant les transactions d’inférence dans les cœurs urbains.
  2. Les indicateurs de durabilité passent des rapports annuels aux tableaux de bord en temps réel. Boucles de récupération de chaleur, comptage énergétique granulaire et optimisation des bâtiments via machine learning vont devenir la norme.
  3. La pression budgétaire pousse à la création d’écosystèmes collaboratifs où opérateurs cloud, fournisseurs de télécoms et spécialistes des data centers mutualisent risques et marges pour proposer des plateformes IA intégrées, capables de monter en charge rapidement.

Vers des infrastructures IA réparties et durables

 

À plus long terme, les charges d’inférence IA seront ancrées au plus près des utilisateurs, attirant les investissements vers des zones urbaines bien connectées ou en périphérie (edge). En parallèle, les conceptions modulaires, prêtes pour le refroidissement liquide, continueront de démontrer leur efficacité, permettant d’augmenter les densités de calcul sans reconstruction complète. La qualité de l’interconnexion pèsera désormais autant dans le choix d’un site que le prix au kilowatt ou le rendement énergétique.

Les indicateurs de durabilité et modèles de partenariat ne sont plus des ambitions, mais des attentes concrètes. L’efficacité énergétique et la capacité de collaboration définiront la compétitivité des fournisseurs pour le reste de la décennie.

Les entreprises qui planifient leur prochaine étape doivent comprendre la nature de leurs charges IAquantifier les limites actuelles et s’entourer de partenaires capables de faire évoluer la puissance, le refroidissement et la connectivité au rythme que l’IA impose.

Découvrez-en plus sur les décisions clés en matière d’infrastructure qui façonnent le succès de l’IA en 2025 et au-delà lors de notre webinaire avec des analyses approfondies des experts Telehouse du monde entier en cliquant ici

Directive NIS 2 : enjeux et bonnes pratiques de conformité

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Le constat est sans appel. Près d’une entreprise sur deux (47 %) a subi au moins une cyberattaque réussie en 2024. Une tendance à la hausse qui ne risque pas de s’inverser, l’Hexagone ayant enregistré +40 % d’atteintes numériques en 5 ans.

Désormais, dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, plus aucun secteur ni organisme n’est épargné. Les grandes entreprises ne sont plus les seules visées, bien au contraire. Parmi les raisons : l’émergence de l’IA générative facilitant notamment les campagnes de phishing. Or, malgré l’explosion des usages d’intelligence artificielle, seules 22 % des entreprises ont mis en place des mesures de cybersécurité adaptées.

Résultat, les plus petites entreprises comme les collectivités, disposant souvent de moins de ressources, ouvrent la porte de leurs systèmes d’information aux failles de sécurité et par la même occasion aux cybercriminels. Quant aux grandes entreprises, moins agiles, elles sont peut-être plus avancées dans leur transformation, mais elles doivent souvent composer avec des infrastructures obsolètes et des métiers peu enclins au changement.

En réponse, l’Union européenne a alors décidé d’étendre sa directive NIS 1 (Network and Information Security – ou en français, sécurité des réseaux et des systèmes d’information) pour couvrir un champ beaucoup plus large de domaines et d’entités. Officiellement entrée en vigueur en Europe le 17 octobre 2024, elle devrait être adoptée par la France courant 2025 avec quelques ajustements.

Préparer son projet NIS 2 dans une logique industrielle

En France, plusieurs milliers d’entités, qu’elles soient classées « Essentielles » ou « Importantes », se verront dans l’obligation de se conformer à NIS 2 dès 2025, là où elles n’étaient que quelques centaines à être couvertes par NIS 1. Selon l’étude d’impact de la directive NIS 2, 15 000 entités dans 18 secteurs d’activités, contre 500 dans 6 secteurs pour NIS 1, entrent directement dans le champ d’application de cette directive. Une nécessité face aux cyberattaques dont sont victimes les organismes : 90 % des entreprises de la région EMEA ont ainsi été confrontées à des incidents de cybersécurité que la conformité à la directive NIS 2 aurait pu prévenir.

Pour autant, elles sont peu nombreuses à répondre aux exigences de la directive. Opacité de certaines obligations, manque de ressources, problème de budget, frein au changement… Les raisons sont multiples et les pénalités lourdes. Des sanctions qui, néanmoins, peuvent s’avérer tellement dissuasives qu’elles poussent à accélérer la mise en conformité et, in fine, la transformation des entreprises. En ce sens, NIS 2 tend à s’imposer dans les années à venir comme un moteur d’innovation !

Tel est l’objectif réel derrière la directive : uniformiser la maturité des entreprises en matière de pratiques de cybersécurité dans toute l’Europe. Par conséquent, dans quelques années, la cybersécurité sera davantage intégrée à l’ensemble des activités de l’entreprise, plaçant l’automatisation et l’apprentissage automatique au centre des enjeux de sécurité. Néanmoins, la gestion des risques ne peut se faire sous le seul angle technique, et implique le plus souvent d’engager une transformation organisationnelle pour mettre en place une nouvelle gouvernance.

Soit un grand nombre de chantiers à lancer, parfois en simultané. Résultat, les entreprises peuvent rencontrer un certain nombre de difficultés d’implémentation ou même humaines. NIS 2 implique une vision 360 de la sécurité et une approche holistique, nécessitant un grand nombre d’expertises. C’est pourquoi les organisations qui décideront de mener ces transformations en interne s’exposeront davantage aux risques de pénalités financières du fait d’une conformité partielle ou d’erreurs d’interprétation de la règlementation. S’entourer d’experts pour se conformer à NIS 2 est donc un véritable must have.

 

Par Yoann Moreau, Head of Cybersecurity Audit & Advisory chez Squad

MariaDB accélère sa stratégie cloud avec l’acquisition de SkySQL

MariaDB plc annonce l’acquisition de SkySQL Inc., société pionnière d’une plateforme de bases de données gérées (DBaaS) sans serveur et optimisée par l’IA. Cette opération marque le retour de la solution DBaaS de SkySQL au sein du portefeuille MariaDB.

Initialement développée par MariaDB, puis devenue entité indépendante en 2023, SkySQL a considérablement enrichi son offre produit. Son acquisition permet désormais à MariaDB de répondre encore mieux aux attentes des clients et du marché en matière de flexibilité et de choix de déploiement, grâce à une gamme complète de solutions cloud autogérées ou entièrement gérées Les fonctionnalités de SkySQL seront intégrées à MariaDB Cloud, qui devient ainsi un pilier central de l’offre MariaDB.

« Nos clients nous demandent des solutions de bases de données puissantes, fiables et flexibles, adaptées à leurs besoins qu’ils soient sur site, dans le cloud ou dans un environnement hybride », déclare Rohit de Souza, PDG de MariaDB plc. « L’acquisition de SkySQL accélère notre feuille de route et renforce l’innovation de MariaDB Cloud. C’est un investissement stratégique pour nos clients et une étape majeure vers une plateforme complète, moderne et de classe mondiale, conçue pour les aider à prospérer et à conserver un avantage concurrentiel. »

Selon les prévisions d’IDC, les entreprises migreront de plus en plus leurs charges de travail vers des bases de données cloud pour optimiser évolutivité, coûts et accessibilité. Cette tendance s’explique par la nécessité d’une infrastructure agile, capable de suivre l’évolution des besoins métiers et de soutenir des équipes distribuées (IDC, Worldwide Database Management Systems Software Forecast, 2025-2029, US53032525, juin 2025).

MariaDB Cloud offre une base de données gérées sur les trois principaux clouds publics (AWS, Azure et Google Cloud), ainsi qu’un mode sans serveur permettant aux développeurs de concevoir instantanément des applications cloud natives et pilotées par l’IA, sans surcoûts. L’intégration de fonctionnalités d’IA agentique transforme déjà la manière dont les développeurs interagissent avec des données opérationnelles complexes. De plus, MariaDB Cloud permettra d’exploiter MariaDB Enterprise Platform, produit phare de l’entreprise, en mode cloud entièrement géré, offrant ainsi performance, sécurité des données, réplication, clustering et haute disponibilité pour les charges de production.

« Le niveau de sophistication de SkySQL – de son élasticité intégrée à sa technologie sans serveur avancée et à ses capacités d’IA agentique – est impressionnant », souligne Vikas Mathur, directeur produit chez MariaDB plc. « En intégrant SkySQL, nous répondons immédiatement aux besoins de nos clients tout en posant les bases pour faire de MariaDB la solution de référence dans la création d’applications GenAI. »

Dans le cadre de cette acquisition, l’ensemble des équipes de SkySQL rejoindra à nouveau MariaDB, renforçant les pôles produit, ingénierie, support et mise sur le marché avec une expertise DBaaS précieuse.

« Je suis très fier de ce que nous avons construit en si peu de temps avec SkySQL : un service de base de données flexible, pensé pour les charges de travail sans serveur et les applications fiables pilotées par l’IA », déclare Jags Ramnarayan, cofondateur de SkySQL Inc. « Cette acquisition est une excellente nouvelle pour nos clients, qui bénéficieront de nos efforts conjoints et de cycles d’innovation accélérés. Rejoindre à nouveau MariaDB nous permettra d’apporter ces capacités au marché mondial plus rapidement et plus efficacement. »

L’acquisition de SkySQL fait suite à une autre acquisition récente d’une solution de haute disponibilité , Galera Cluster, en juin 2025, et au lancement d’une nouvelle version améliorée de MariaDB Enterprise Platform en janvier 2025, qui comprenait l’introduction de la recherche vectorielle open source. MariaDB Enterprise Platform a récemment été reconnue comme la meilleure base de données globale lors du prix DBTA Readers’ Choice Award 2025 et comme la meilleure solution d’IA open source lors des AI TechAwards 2025. La dynamique de MariaDB cette année fait suite à l’ opération de sortie de bourse opérée par le fonds K1 Investment Management et à la nomination de Rohit de Souza au poste de PDG de MariaDB en septembre 2024.

Hyperscalers : le rôle central des datacenters de proximité dans le cloud

Par Anwar Saliba, Managing Director France chez nLighten

Nous assistons à une réorganisation silencieuse mais profonde du paysage numérique mondial. À mesure que les géants du cloud poursuivent leur croissance exponentielle, une évidence s’impose : la centralisation massive ne suffit plus. L’avenir du cloud ne se joue plus uniquement dans les hubs géants de Francfort, Dublin ou Ashburn. Il se dessine désormais au plus près des territoires, là où les usages numériques explosent, où la latence devient un facteur critique, et où les attentes réglementaires et écologiques imposent une nouvelle géographie de l’infrastructure.

 

Les hyperscalers face à un paradoxe de croissance

La promesse originelle des hyperscalers reposait sur une logique d’industrialisation et de massification. Mutualiser la puissance de calcul à l’échelle mondiale, optimiser les coûts d’exploitation, centraliser les données dans des méga-structures techniques interconnectées aux grandes dorsales Internet. Cette approche a démontré sa force… jusqu’à atteindre ses limites.

Aujourd’hui, les hyperscalers doivent relever un triple défi :

  1. Répondre à des usages de plus en plus exigeants : vidéo en 4K, gaming, IA générative, objets connectés industriels… Ces usages nécessitent une latence minimale, une bande passante locale et une haute disponibilité.
  1. Se conformer à des régulations locales toujours plus strictes : souveraineté des données, hébergement en Europe, contraintes liées à la santé, à l’éducation ou au secteur public, exigences fiscales ou énergétiques spécifiques à chaque pays.
  1. Réduire leur empreinte environnementale : la pression monte de la part des gouvernements, des investisseurs et des citoyens. Il ne suffit plus d’être “green” en façade, il faut prouver que chaque watt est optimisé localement, que l’eau est préservée, que les émissions sont limitées.

Or, les architectures centralisées, pensées pour l’optimisation globale, peinent à répondre simultanément à ces enjeux de proximité, de souveraineté et de durabilité.

Le datacenter de proximité : levier stratégique, pas infrastructure secondaire

Il serait erroné de considérer les datacenters régionaux comme des extensions périphériques. Ils sont aujourd’hui des nœuds stratégiques dans l’écosystème numérique. Ces infrastructures locales permettent aux hyperscalers de sortir de la logique du “one-size-fits-all” pour adopter une approche beaucoup plus granulaire, agile et résiliente.

Concrètement, un datacenter de proximité permet :

  • Un traitement local des données sensibles, évitant leur transit inutile vers des pays tiers, facilitant le respect du RGPD ou des réglementations sectorielles.
  • Une réduction immédiate de la latence, essentielle pour les services interactifs (cloud gaming, e-santé, véhicules autonomes).
  • Une optimisation de la bande passante, en désengorgeant les grands réseaux nationaux et internationaux.
  • Une conformité réglementaire native, en s’adossant à des partenaires locaux déjà intégrés dans les cadres juridiques et économiques nationaux.
  • Une meilleure efficacité énergétique, en exploitant des solutions adaptées aux contextes locaux (récupération de chaleur, refroidissement naturel, électricité bas carbone…).

Les datacenters régionaux deviennent ainsi de véritables catalyseurs d’un cloud distribué, capable de répondre à la fois aux besoins globaux et aux exigences locales.

Vers une souveraineté distribuée et pragmatique

Ce mouvement vers des infrastructures plus proches n’est pas une régression. Il ne s’agit pas de fragmenter l’Internet, mais de l’adapter. De passer d’un paradigme purement centralisé à une approche distribuée, évolutive et contextualisée.

L’Europe, avec sa diversité législative, linguistique et culturelle, est le terrain idéal pour expérimenter cette nouvelle approche. Elle impose de facto une stratégie d’hébergement multirégionale et multifournisseurs. Dans ce contexte, les hyperscalers ont tout intérêt à s’appuyer sur des partenaires d’infrastructures locaux qui allient expertise technique, maîtrise réglementaire et ancrage territorial.

Cette collaboration n’est pas uniquement technologique : elle devient stratégique et politique. Elle permet aux hyperscalers de gagner en agilité opérationnelle, en légitimité auprès des acteurs publics, et en résilience face aux aléas géopolitiques et climatiques.

 

Un cloud hybride, multi-niveaux, enraciné dans les territoires

Ce que nous observons, c’est l’émergence d’un modèle de cloud hybride et hiérarchisé. Les hyperscales ne disparaîtront pas, mais ils seront complétés, interconnectés, renforcés par un maillage dense d’infrastructures locales. Chaque niveau du cloud aura un rôle spécifique à jouer dans cette nouvelle architecture :

  • Le core, pour la puissance brute et les grands volumes.
  • Le region, pour la résilience, la conformité et les traitements intermédiaires.
  • L’edge, pour la réactivité, la personnalisation et les usages temps réel.

C’est à cette condition que le cloud pourra réellement accompagner la transformation numérique des territoires, des entreprises et des citoyens.

En somme, l’avenir du cloud ne sera pas uniquement hyperscale. Il sera polycentrique, intelligent et profondément enraciné dans l’écosystème local. C’est cette conviction qui guide notre mission chez nLighten, et que nous partageons avec les acteurs du numérique prêts à construire un avenir plus durable, plus souverain et plus performant.

Les disques durs restent indispensables dans les centres de données


Par Rainer W. Kaese, Senior Manager, HDD Business Development at Toshiba Electronics Europe GmbH

Ces dernières années, la disparition du disque dur a été annoncée. Pourtant, ce support de stockage reste indispensable dans les centres de données des entreprises et des fournisseurs cloud. Et, dans un avenir proche, il est peu probable que cela change.

Si les disques durs ont disparu de la plupart des appareils grand public – et donc du point de vue des utilisateurs finaux –, ils restent très présents dans les centres de données. Plus encore, ils supportent l’essentiel des besoins de stockage de données, car aucun autre support de stockage ne peut offrir l’accès direct et la capacité nécessaires à l’IA, au streaming vidéo et à d’autres applications gourmandes en données de manière aussi économique que les disques durs. Après tout, les SSD restent environ cinq à huit fois plus chers par unité de capacité. Même si leur prix devait égaler celui des disques durs, il faudrait des décennies et des investissements considérables pour augmenter la capacité de production à un niveau où les SSD pourraient éventuellement remplacer les disques durs. Cela est dû à la production complexe et coûteuse de mémoire flash.

Par conséquent, non seulement la majorité de la capacité de stockage installée dans les centres de données est constituée de disques durs, mais les nouvelles capacités reposent également majoritairement sur ce support de stockage classique. Rien qu’en 2024, 56 millions de disques durs d’entreprise ont été livrés dans le monde, pour une capacité totale de 959 exaoctets, soit 959 millions de téraoctets et plus de quatre fois la capacité des SSD d’entreprise livrés sur la même période (59 millions d’unités pour un total de 226 exaoctets).

La raison pour laquelle le disque dur est toujours aussi demandé près de 70 ans après son lancement est principalement due à la croissance constante de sa capacité – de 2 téraoctets par an – tout en maintenant des coûts stables. Initialement, des innovations telles que les disques remplis d’hélium et les disques plus fins ont permis des capacités plus élevées. Aujourd’hui, de nouvelles technologies d’enregistrement telles que l’enregistrement magnétique assisté par micro-ondes (MAMR) et l’enregistrement magnétique assisté par chaleur (HAMR) sont à l’origine de cette progression. Ces technologies utilisent respectivement des micro-ondes et des diodes laser, ce qui réduit le besoin d’énergie magnétique et permet une tête d’écriture plus compacte. Des têtes d’écriture plus petites permettent un stockage de données plus dense et, par conséquent, des capacités supérieures. Les experts prévoient que des disques pouvant atteindre 50 téraoctets par unité seront possibles dans les années à venir.

De plus, malgré leurs pièces mobiles, les disques durs sont remarquablement durables et efficaces. Le taux de défaillance des disques durs d’entreprise est généralement d’environ 0,35 %, ce qui correspond à seulement sept disques défectueux par an dans un centre de données comptant 2 000 disques durs en fonctionnement. Les grands opérateurs de centres de données et les fournisseurs cloud affichent souvent des taux de fiabilité encore supérieurs. La consommation électrique des disques durs est également relativement constante, quelle que soit la capacité ou la charge de travail, car la majeure partie de l’énergie est utilisée pour faire tourner la broche (généralement entre 7 et 8 W). Pour les disques durs haute capacité, cela rend les disques durs très économes en énergie, ne consommant que 0,3 à 0,5 W par téraoctet, ce qui est comparable à celui des SSD de même capacité.

Les performances relativement faibles des disques durs sont souvent pointées du doigt, mais ce constat ne s’applique qu’à un seul disque. Dans les architectures de stockage modernes, des dizaines de disques durs fonctionnent ensemble en matrices, permettant des opérations de lecture et d’écriture parallèles. Ainsi, les systèmes de stockage peuvent facilement atteindre des débits de 15 Go/s et plus de 15 000 IOPS.

En fin de compte, les disques durs offrent tout ce que les opérateurs de centres de données et les fournisseurs cloud apprécient: des capacités élevées à faibles coûts d’acquisition et d’exploitation, une fiabilité élevée et des performances suffisantes pour la plupart des applications. En cas de performances insuffisantes, quelques SSD peuvent facilement être ajoutés, mais la majorité des données résident toujours sur des disques.

Les disques durs ne sont peut-être pas la star des centres de données; ils existent depuis trop longtemps pour cela. Ce sont plutôt des outils silencieux et indispensables qui fonctionnent en arrière-plan de manière fiable. Sans eux, il est juste de dire que notre monde numérique ne fonctionnerait plus.

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